mardi 17 mars 2015

Je suis Charlie... quand ça fait mon affaire

Ça faisait un bon bout de temps que le nom de Jeff Fillion n'était pas apparu dans les journaux pour annoncer une poursuite ou une supposée dérape de l'animateur. Voilà, c'est fait, la Gaspésie est en criss!

Bon, OK, ce n'est pas la première fois que Fillion s'exprime tout croche en ondes et que ses propos fâchent les gens, mais voilà environ un mois, nous scandions tous "Je suis Charlie" en hommage aux morts de la fusillade au Charlie Hebdo et à la liberté d'expression que les groupes extrémistes musulmans veulent nous limiter et même nous enlever.

Le Québec n'était pas à part.

Mais nous sommes Charlie quand tout le monde dit la même chose, rame du même bord. Si les paroles d'un animateur controversé blesse des gens et que les députés en profitent pour se faire du capital politique à quelques mois des élections fédérales, il faut le dénoncer haut et fort.

Pourquoi vouloir lui retirer son micro et déposer une plainte au CRTC?

J'admets que les mots choisis n'étaient pas les bons. Mais Fillion n'a pas tort : la Gaspésie est une région qui subsiste grâce aux investissements gouvernementaux. Les métiers saisonniers ne sont pas une façon de vivre. Tu ne peux pas travailler 16 heures par jour pendant 6 mois et chômer les autres 6 mois.

D'ailleurs, le gouvernement fédéral coupe aussi dans ses services en Gaspésie. Si le provincial investit des millions de dollars de mes poches dans les éoliennes qui ne servent presque à rien ou dans une cimenterie, je crois que j'ai le droit, et Fillion a le droit, de dire si ou non nous sommes d'accord.

Ce n'est pas un blogue perdu parmi tant d'autres qui changera les choses. Fillion lui, avec sa réputation et son retour sur les ondes traditionnels, peut rejoindre plusieurs milliers d'auditeurs. Ce qu'il dit ne vous plait pas? Changez de poste! Je me suis désabonné de Radio Pirate parce que je commençais à trouver ça redondant et je ne suis plus l'auditeur assidu que j'étais. Je suis un occasionnel. Faîtes pareil!

Lors de l'épopée de la fermeture de CHOI, tous les journalistes écrivaient leur accord avec le choix du CRTC. Depuis ce temps, la liberté d'expression a régressé au Québec et au Canada.

Si les offusqués gaspédiens avaient ignoré les propos de Fillion, les gens auraient déjà oublié ladite déclaration.

Nous sommes Charlie... quand ça fait notre affaire et surtout quand tout le monde dit la même chose. Triste quand même.

samedi 14 mars 2015

L'offre de dekhockey à Québec

Tout comme les microbrasseries, ces dernières années ont vu l'apparition de plusieurs surfaces de dekhockey.

Il y a dekhockey de la Capitale (ddlc), les 3 glaces, Lévis (Charny), Beauport et Portneuf.

Selon moi, c'est beaucoup. Plusieurs joueurs vont évoluer à divers centres, surtout l'été, mais voilà que Beauport a annoncé qu'à l'hiver prochain, eux aussi proposeront du dekhockey intérieur. Voilà de la compétition directe à ddlc. L'annonce ne dit pas combien de surface et si ce sera du 3 vs 3, 4 vs 4 ou 5 vs 5.

Présentement, Beauport a une surface de 5 vs 5 extérieure sur le boulevard Sainte-Anne. Le centre est coincé entre deux entreprises, l'autoroute Dufferin et le boulevard. De l'autre coté du boulevard, il y a des terrains vacants, mais j'ignore le zonage. En annonçant du dekhockey intérieur dès l'hiver prochain, il est évident qu'un local a été trouvé. À moins que ça se bâtit de l'autre coté du boulevard, ce que je ne sais pas parce que je n'ai pas affaire à passer dans ce coin.

Cela dit, les deux centres de dek intérieur risquent de se partager des équipes. C'est ddlc qui a le plus à perdre puisqu'il est le seul à Québec à offrir du dek à l'année. L'organisation amènera-t-elle le règlement à un niveau supérieur? Je constate qu'un ménage a été entrepris. J'ai discuté avec le responsable de la ligue qui m'a confirmé que des mises à jour importantes seront apportées.

J'espère qu'il s'agit de la bonne cotation de TOUS les joueurs qui évoluent cette saison et d'un arbitrage impartial et professionnel. J'espère aussi que les problèmes de création d'horaire en début de saison n'arriveront plus. Cela fait plusieurs années que rien ne fonctionne comme il était supposé lorsque le calendrier de la saison devait sortir.

J'ai aussi entendu dire que Charny songeait à agrandir. Il y a 3 surfaces extérieures et une intérieure. L'administration voudrait ajouter des surfaces intérieures. Est-ce que la rumeur est crédible? Je ne le sais pas.

Des ajustements ont déjà été faits aux 3 glaces. Leur prix était beaucoup trop élevé et les inscriptions devaient tarder à entrer puisqu'ils annoncent chaque nouvelle équipe sur leur page Facebook. La baisse proposée fait épargner entre 400$ et 500$ pour la saison. Ce n'est pas rien. C'est ça que ça donne la compétition, les joueurs s'inscrivent ailleurs.

Quoi qu'il en soit, le marché commence à être saturé. Il n'y a pas 1000 joueurs qui apparaissent quand une nouvelle surface est créée. Ce sont les mêmes joueurs qui évolueront un peu partout à quelques exceptions près. L'arbitrage, déjà difficile à certaines places, pourrait aussi être déficient puisque les bons arbitres sont durs à trouver. Les centres sauront-ils bien recruter et bien former les nouveaux arbitres?

Ce sont les joueurs qui en sortent gagnants puisque si un centre ne les satisfait pas, ils pourront jouer ailleurs.

Je vieillis et il me reste moins d'années à jouer. J'aimerais continuer les parties amicales, mais la compétition, même si j'évolue au sein d'une bonne équipe (nous sommes en première place sur 55 équipes) respectueuse de tous et chacun, un jour je n'arriverais peut-être plus à suivre la game. Un choix s'imposera à ce moment-là.


mardi 10 mars 2015

Boston : quand une ville n'apparaît pas sous son meilleur jour

Je viens de passer 4 jours à Boston avec ma blonde, son fils et l'ami de celui-ci. De Québec, ça prend environ 6:30 de route pour s'y rendre. En passant pas la douane de Stanstead nous avons sauvé beaucoup de temps. Le jeudi, il y avait une douzaine de voitures qui attendaient et le dimanche vers 13 heures, il y en avait qu'une! Belle surprise de ne pas attendre une heure ou plus à la douane.

Deux aspects jouaient contre nous. Le premier était la saison choisie. Nous ne l'avions pas vraiment choisi, nous y allions parce que le beau-fils et son ami participait à une convention de jeux vidéo au centre des congrès de Boston.

C'était la première erreur d'y aller avec des ados. Nous avons sans cesse été obligé de revenir à l'hôtel, dans couper l'activité en cours, pour attendre le message du beau-fils et ainsi donner un lift aux deux gars qui ne pouvait pas utiliser le métro ou la navette offerte par l'hôtel. D'ailleurs, la seule fois qu'ils ont accepté de le faire, ils se sont levés à la dernière minute et la mini van a manqué de place. C'était le dernier transport de la journée.

Encore une fois, maman taxi a dû se perdre dans les chemins de Boston pour que fiston participe à son événements.

Et c'est ça le hic. Pas que tous et chacun participe à quelque chose, mais que nous soyons à la merci des ados qui eux, s'en moquent pas mal qu'on perdent notre journée ou notre activité. Tant qu'ils ont le lift voulu pour ne pas perdre la leur.

C'est ça qui est triste avec les ados, ils font les gentils pour obtenir ce qu'ils veulent, un coup acquis, ils ne t'écoutent plus. Ils sont tous ainsi.

Revenons à Boston.

En 2014-2015, l'Est des États-Unis a vécu les pires tempêtes et les pires période de froid depuis longtemps. Même à Québec il n'y a pas autant de neige. Cet hiver, il n'y a eu aucune tempête. Seul le froid été très présent. Encore là, pour Boston, j'avais apporté les bons vêtements.

Les trottoirs sont envahis par des montagnes de neige, cachant même les parcomètres et souvent seul un petit espace assez grand pour une personne est disponible pour circuler. La neige déborde jusqu'au bord de la rue, si bien que bien des stationnements ont disparu ou plusieurs véhicules sont engloutis sous la neige depuis belle lurette.

La ville est terriblement malpropre. Le carton des verres de café écrasé çà et là, des bouteilles de verre, des papiers d'autobus ou de métro, des sacs, la ville sera dégoûtante quand tout aura fondu. Je ne comprends pas les gens, toutes villes confondues, de ne pas faire plus attention à la propreté de leur ville.

Boston est gangréné par le trafic. Parce qu'il a fallu reconduire et aller chercher les deux gars, nous avons dû utiliser la voiture. Chose que je déconseille fortement quand vous visitez une ville de cette taille. Pour une raison incompréhensible, et pourtant j'ai un bon sens de l'orientation, j'étais incapable, même avec l'application google maps du cellulaire à la main de me guider dans la ville. Les déplacements ont été laborieux toute la fin de semaine.

Boston a un cachet, c'est sûr. Nous avons tellement cherché les autres endroits à visiter, même les bostonnais ne connaissaient pas les endroits demandés, que nous avons manqué Harvard.

Nous avons rejoint le Freedom trail, mais la ligne de briques qui devaient nous guider dans les rues pour nous faire connaître et visiter les points à voir était cachée sous la neige et à un moment donné, nous l'avons perdu. Nous voulions aller au Quincy market, et encore là, après plusieurs demandes à d'aimables piétons, c'était très complexe de trouver l'endroit.

Boston est un bel endroit, mais j'ai beaucoup plus aimé New York.