mercredi 27 août 2014

Mise à jour : La Korrigane

Comme je l'ai fais pour le Corsaire à Lévis, qui déçoit par la qualité du service et du menu, la Korrigane n'a cessé d'élever la qualité de leurs produits brassicoles. Voici la critique que j'ai écrite sur Tripadvisor :

Vendredi dernier, ma conjointe avait décidé d'inviter mes ami(e)s pour ma fête à la microbrasserie la Korrigane. Elle savait que c'est l'une de mes microbrasseries préférées alors le choix n'était pas très difficile.

Puisque j'y vais assez souvent, il m'est agréable d'être reçu avec un sourire par les serveuses qui me reconnaissent et qui prennent le temps d'une petite discussion lorsqu'il n'y a pas un rush. >Cela rend l'endroit encore plus amicale ou friendly, utilisez le terme que vous aimez!

La Korrigane offre deux des bières que je préfères à Québec. Un bière brune (la Boggart) et une bière blanche (la Mary Morgan). Je vous conseille vivement d'essayer la Boggart si vous la voyez sur le menu parce qu'elle n'y figure pas toujours. Cependant, la Mary Morgan a toujours sa place!

La stout à l'avoine (la Cornik) est bien réussie et la IPA (la Kraken) étonne par son goût d'agrumes. Si vous voulez manger, les incontournables sont la poutine à la bière et le fish and chips à la bière.

L'ambiance ne m'a jamais déçue. La musique choisie est adéquate pour l'endroit et chaque salle où est exposée les cuves est identifiée dans le processus de fabrication de la bière. L'endroit est propre, le décor révèle bien son attachement au quartier St-Roch dans le sens que l'endroit s'agrémente bien aux autres commerces autour, bref, c'est une belle place.

Vous pouvez aussi consulter leur page Facebook si vous désirez connaître les bières au menu avant de vous déplacer. Lorsque la Korrigane a ouvert ses portes, je trouvais les bières trop douces et pas assez goûteuses. Quelques années plus tard, je vous informe que je suis devenu un client régulier. Si vous êtes amateur de bières, vous ne regretterez pas.

J'ai eu droit à un cadeau de fête, un magnifique verre de la Korrigane!

mardi 26 août 2014

Microbrasserie : La boîte à malt

Dernièrement arrivé sur la rive-sud de Québec, la microbrasserie La boîte à malt a tout le potentiel pour un énorme succès. Il partage, avec un Subway, un petit local indépendant sur un stationnement d'un centre commercial de St-Nicolas.

Quand l'endroit a ouvert ses portes, je n'étais pas vraiment intéressé à le visiter parce qu'il n'avait pas obtenu son permis de brassage et il ne servait que les bières des autres microbrasseries et si je veux boire ces bières, je me déplacerais dans les villes ou villages qui peuvent me le servir.

Je n'ai rien contre une offre d'une bière ou deux d'une microbrasserie invitée, mais pas tout le menu. J'ai donc attendu. Je veux goûter aux bières de l'endroit.

L'attente en a valu la peine. L'intérieur est moderne, propre et original. Comme je l'ai déjà mentionné sur ce blogue, j'aime le cachet vieillot de St-Roch chez la Korrigane dont j'ai appris que c'était l'ancienne taverne L'échouerie ou celui de la Barberie, mais j'aime bien aussi une microbrasserie au look comme la boite à malt.

La terrasse est de bonne dimension (il faut dire que moi et ma blonde nous y sommes présentés un après-midi, donc c'était assez tranquille côté clientèle) et même si le boulevard est à proximité, étonnamment, ce n'est pas trop bruyant. Je ne dirais probablement pas cela si je sirotais ma bière en pleine heure de retour à la maison, mais ça, je ne peux pas vous l'affirmer puisque je ne l'ai pas fais.

La première bière que j'ai essayée est la blanche des rivières, une witbier comme la Hoegaarden. L'été, moi, ce sont les bières pâles! Belle couleur, belle texture, manque de goût. J'aime bien ce type de bière quand ça goûte l'orange. Ma préférée est la Mary Morgan de la Korrigane.

Une nouvelle IPA venait de faire son apparition, la Yankee. Je l'ai bien aimé. La rousse appelée Gros ours aussi.

Malheureusement, parce qu'il ne brasse pas assez de bières, il est impossible de commander un plateau de dégustation. J'espère que ça va venir très prochainement.

Nous ne sommes pas restés pour manger donc je n'ai aucune idée de la qualité de leur menu.

Je n'ai pas assisté à un spectacle, je ne peux donc pas vous dire si oui ou non ça en vaut la peine.

Mon but n'étant pas de faire une critique de bières parce que je me considère pas un expert, mais un amateur qui aime fréquenter les microbrasseries et boire des bières qui goûtent quelque chose, j'affirme que je retournerai à La boite à malt pour profiter de l'ambiance, essayer leur menu et constater que leurs bières deviennent meilleures avec le temps.

vendredi 22 août 2014

Là je suis vieux!

Aujourd'hui, c'est ma fête et j'ai 40 ans.

Nouvelle étape dans ma vie :)

Je suis maintenant rendu vieux!

jeudi 21 août 2014

Microbrasserie Siboire

Peu avant le début de l'été, j'ai eu la chance d'être à proximité de Sherbrooke et de goûter aux produits de la microbrasserie Siboire.

À proximité d'un chemin de fer, je crois que la microbrasserie occupe les anciens locaux de la gare ferroviaire de Sherbrooke.

L'intérieur est très vaste, environ 250 places et il y a une petite mezzanine qui était fermée quand je suis passé. En entrant par la terrasse, à ma droite, d'énormes fenêtres me présentent les cuves. Au milieu, le bar et au fond, outre les toilettes, il y a un comptoir qui sert autre chose que de la bière et si ma mémoire est bonne, j'aurais dû écrire ce billet à mon arrivée, c'est à cet endroit qu'on sert la nourriture.

Il faisait un temps magnifique, je suis donc resté sur la terrasse. L'une des forces d'une microbrasseries est son plateau de dégustation. Ça aide beaucoup à choisir quand tu ne connais pas la spécialité de l'endroit.



Les petits bocks sont cutes. La lager américaine, la stout et la IPA ont retenu mon attention. Les autres ne goûtaient pas assez à mon goût sans être mauvaises. Même si je suis un amateur de bières noires, j'ai opté pour la IPA.


Fait intéressant : le menu indique le numéro de brassage, le nombre de fois qu'une sorte a été brassée. La IPA était rendue à plus de 40. Plus l'indice d'amertume et les bonnes explications des serveuses, le Si boire mérite le détour.

Essayez le fish and chips, il est excellent.

mercredi 20 août 2014

Burlington - Vermont (deuxième partie)

La température n'étant pas clémente, il faisait froid et la pluie était intermittente, nous devions choisir des activités intérieures.

L'un des endroits les plus promotionnés de Burlington est le Echo lake aquarium and science center. Après avoir garé notre véhicule, nous avons marché jusqu'à l'établissement. Il était tôt le matin, nous avons décidé de marcher un peu le long de la rive du lac Champlain.

Malheureusement, la pluie voulant contrecarrer nos plans, nous avons dû entrer immédiatement à l'aquarium.

Quelle arnaque touristique! Pour 13.50$ vous aurez droit à des jeux éducatifs pour enfants, avec une animatrice qui tente de nourrir une grenouille et une couleuvre, ce qui ne fonctionne pas vraiment si les animaux ne collaborent pas, des dinosaures en papier mâché et quelques rares poissons et tortues pataugent dans des aquariums.

Rien pour appeler sa mère!

Nous descendons au sous-sol et déception au centuple! Un aquarium avec trois gros brochets, un poisson-chat et deux autres spécimens. Voilà tout ce qu'il y a à voir, les deux ou trois autres aquariums étant trop insignifiants pour être pris en considérations.

De retour au rez-de-chaussée, il y a une grande pièce avec des jeux de construction en bois et une boutique souvenirs. Une arnaque je vous dis! Beaucoup trop cher et il n'y a rien à voir! On s'est fait avoir et la visite dure à peine une heure. À éviter! Il y avait plus de choix à la défunte faune domestique sur le boulevard Hamel.

Parce qu'il pleuvait encore, nous avons décidé de magasiner au Burlington town center et au University mall. Je m'attendais à y trouver les deals de ma vie! Absolument rien d'extraordinaire, c'est un centre d'achat comme on en voit des centaines d'autres et les prix ne sont pas avantageux. Ajoutez les dépenses connexes des repas, de l'essence et de l'hébergement, je n'ai pas fais de deal. J'ai même essayé d'expliquer avec des images ce qu'est le dekhockey dans l'espoir d'acheter une paire d'espadrille, mais quand j'ai choisi la paire que je voulais, il n'en avait pas de ma pointure.

Nous sommes allés au Fiddlehead Brewery. Il y avait une pizzeria jouxtée à la microbrasserie. Leurs échantillons de trois bières offertes étaient bons. Encore là, et c'est un défaut majeur et peut-être s'agit-il d'une réglementation, les clients font remplir leur cruchon vide et vont consommer ailleurs. Aucune consommation sur place. Donc, tu achètes ta bière au Fiddlehead et la vide à la pizzeria à côté. Nous n'avons rien acheté et avons traversé de l'autre côté de la rue pour y jeter un œil aux vignes et peut-être consommer un verre de vin si nous pouvions rester. Il ne restait plus de places assises, nous sommes donc partis pour le centre-ville de Burlington.

Au Fiddlehead. À l'arrière, à ma droite, le couloir qui donne accès à la pizzeria.
Une des places que les journaux recommandaient s'appelle le Farmhouse tap and grill. Ce restaurant sert de la bière de microbrasserie locale et même si nous arrivions du Fiddlehead, j'ai choisi une IPA qui ne figurait pas sur le menu de la microbrasserie. Bon produit, je n'ai pas été déçu.

J'ai mangé un burger : un LaPlatte River Angus Farm Beef, ma blonde aussi et Denis a opté pour un Misty Knoll Free Range Turkey. Nourriture excellente, service rapide et courtois, prix raisonnables, c'est l'un des endroits que je vous recommande pour le souper.

Fait intéressant : le menu des bières propose quelques microbrasseries du Québec.

Puisque tout ferme tôt, nous sommes arrêtés à l'épicerie chercher ce que nous allions grignoter et boire dans la soirée et nous avons dû terminer la soirée dans une de nos chambres.

N.B. : Il est possible que l'ordre de visite ne soit pas respecté. Nous avons visité plusieurs petites places, nous n'y sommes pas resté très longtemps, j'ai même de la difficulté à me souvenir de leur nom.

mardi 19 août 2014

Burlington - Vermont (première partie)

La ville de Burlington dans l'état du Vermont n'est qu'à trois heures trente de voiture de Québec. Moi, ma blonde et mon ami Denis avions gardé quelques articles de journaux précisant les endroits à ne pas manquer. De plus, le radotage incessant du président sur les prix des vêtements beaucoup moins cher aux États-Unis qu'au Québec avait piqué ma curiosité, je voulais le voir de mes yeux. Le timing était bon, j'ai besoin d'une nouvelle paire d'espadrilles pour jouer au dekhockey, les miennes sont percées et la semelle commence à décoller.

Découverte brassicole, magasinage et visites des endroits incontournables selon les journaux étaient notre plan de match.

L'hôtel Travelodge qui allait nous héberger pour les trois prochains jours est situé sur l'artère principale de South Burlington : Shelbourne road. L'hôtesse à l’accueil nous a accueilli avec le sourire. Ce n'est pas malpropre, mais l'endroit aurait besoin de quelques millions d'investissements afin d'être remis au goût du jour. En fait, tout est vieillot à part le tapis neuf dans les chambres. Celles-ci n'offrent pas les mêmes facilités pour tous. Notre chambre avait un petit réfrigérateur, un four micro-ondes et un fer à repasser. Objets que Denis n'avait pas dans la sienne.

Par contre, son bain avait une dimension standard tandis que le mien semblait avoir été coupé pour entrer dans la pièce.

Ce qui est surtout déplaisant avec le Travelodge c'est le bruit continuel des automobiles sur Shelbourne. Difficile de dormir le matin, le vendredi c'était pire que la fin de semaine pour la raison que les gens allaient travailler et parce qu'à l'arrière, il y a un guichet automatique libre-service dont tu ne sors pas de ton véhicule et où un imbécile à décider que c'était une bonne idée de faire gronder son moteur et faire un start à 6:30 du matin.

Le déjeuner continental offre ce qu'il doit offrir. Céréales, yaourts, jus, café, pain, œufs et tranches de viande réchauffées (ou préchauffées), ne vous avisez pas de vous présenter après 10 heures, les Américains ne vous accommoderont pas d'un quinze minutes supplémentaires pour manger. Comme en Floride, c'est tout juste si on ne vous mets pas à la porte.

Cet hôtel est un peu cher pour le rapport qualité/prix. D'après moi, l'emplacement géographique joue un rôle important dans cette surévaluation.

Après avoir eu nos chambres, nous avons marché jusqu'à la Magic Hat Brewery. Situé un peu à l'écart de la route, aspect que nous allions découvrir pour les microbrasseries pendant la durée de notre voyage, lorsque vous entrez chez Magic Hat, vous avez l'impression d'être dans un magasin d'Halloween. Les couleurs, le décor et l'éclairage donnent cette impression. Vous vous dirigez au comptoir, le serveur vous tend une carte donnant droit à quatre verres de dégustation. Après avoir fait votre choix, vous achetez la bière, vos cossins et quittez les lieux.



Aucune possibilité de consommer tranquillement sur place, comme nous allions également le constater durant notre voyage, les microbrasseries du Vermont embouteillent pour la plupart sans proposer un endroit où l'on peut déguster leurs produits.

Au comptoir en train d'attendre le prochain échantillon à goûter.

Dur à rendre en photo, l'effet en plus saisissant en personne.

À droite, l'entrée, à gauche, une sorte de tour dans lequel nous pouvions monter.

Nous pouvions visiter les lieux et grâce à la mezzanine, voir les étapes de la production avec un guide si nous respections l'heure de visite, mais nous avons visité sans attendre les explications de ce dernier.
L'usine d'embouteillage. C'est très bruyant quand toute la machinerie se met en marche.

Nous nous sommes dirigés à Burlington, au Vermont Pub and Brewery. Nous avons soupé et essayé les premières bières de microbrasseries. C'était bien sans plus. Je n'ai pas été impressionné par le menu ni par leurs bières. Ma blonde a choisi un plateau de dégustation et je n'ai tombé en amour avec aucune des six bières. Nous ne retournerons pas de notre séjour à cet endroit.


Deux hommes heureux de boire leur première bière du Vermont.

Les couleurs sont belles, le goût l'est moins.

Nous avons visité le centre-ville qui n'est pas vraiment plus grand que la rue Cartier. Des boutiques attrapes-touristes, restos, magasins de cafés, bijouteries, un acrobate, etc. Nous sommes entrés dans quelques unes des boutiques et nous avons remarqué que ce n'est pas moins cher qu'au Québec, surtout si l'on ajoute les frais d'hébergement, l'essence et la nourriture. Nous sommes ensuite revenus à notre hôtel. Cette rue n'était pas la place idéale pour magasiner. Nous allions tenter notre chance ailleurs le lendemain puisque la météo allait nous obliger toute la fin de semaine à nous limiter à des activités intérieures. Sans oublier que la ville ferme tôt, très tôt même, vers 20 heures plus rien ne se passe!

Deux touristes au centre-ville.

Profitez des photos, j'en ai presque pas des autres endroits. Il n'y a pas grand-chose à photographier au Vermont!

mardi 12 août 2014

Pour la commémoration des 100 ans de la Première Guerre mondiale

Parce que ce n'est pas toujours évident de savoir le sujet d'un ouvrage juste avec le titre et le nom de l'auteur, voici les titres critiqués sur ce blogue en lien avec la Première Guerre mondiale. Des ouvrages très pertinents si ces moments sombres de notre histoire vous intéressent.

Le feu, journal d'une escouade - Henri Barbusse - la vie des poilus dans les tranchées et en permission

La peur - Gabriel Chevallier - la vie d'un soldat dans les tranchées

La Première Guerre mondiale - John Keegan - l'histoire de la guerre

L'ordre du jour - Edlef Köppen - la vie d'un soldat allemand

J'étais médecin dans les tranchées - Louis Maufrais - le quotidien d'un médecin français dans les tranchées.

Si vous avez des titres à me suggérer, inscrivez-les dans l'espace réservé aux commentaires.

mercredi 6 août 2014

J'ai survécu au débarquement - Marilou et Martine Doyon

Plusieurs fois j'ai lu que les anciens vétérans refusaient de raconter leur histoire tellement les souvenirs de la guerre était horrible. La guerre ne s'oublie pas, les vétérans ne guérissent pas de la guerre, ils apprennent à vivre avec. 

Germain Nault, ancien combattant canadien, a débarqué à Juno Beach en Normandie et il a participé à l'éviction des nazis de la France et des pays voisins. 

Il avait toujours refusé de parler de la guerre jusqu'à ce que les sœurs Doyon le convainquent de le faire.

Avec une écriture simple et efficace, elles nous racontent la guerre telle que vécue par un ancien combattant canadien-français.

Les États-Unis ont sorti grand vainqueur de la Deuxième Guerre mondiale et Hollywood nous a bombardé, sans vouloir faire de jeu de mots poche, de leurs tragédies des champs de bataille reléguant les autres pays, dont le Canada et je dirais aussi l'Angleterre au rôle de figurants.

Même les jeux vidéo oublient qu'il n'y a pas que trois belligérants (États-Unis, Allemagne, Russie).

Germain Nault débute son histoire dans son patelin en Estrie, à Bromptonville, nous remémorant les difficultés économiques de l'époque, les familles nombreuses, les rumeurs d'un conflit en devenir en Europe, etc.

Au contraire de la majorité des québécois, Germain Nault est un volontaire et a accepté sa participation et son rôle à la guerre. Dur de croire que les recrues sont impatientes de combattre les nazis parce qu'elles sont blasées de l'entrainement. Mais c'est vrai et aucun entrainement ne peut préparer les soldats aux tirs ennemis, aux canons, panzers, maisons piégées, etc.

C'est après la lecture de ce livre que Günter Gallish a écrit le sien lorsqu'il combattait pour les forces de l'axe. Parce que j'ai un trop plein des aventures américaines, apprendre la réalité de ces soldats, raconté de leur vivant et non pas par des historiens, donne une excellente idée de ce qu'a été la Deuxième Guerre mondiale pour quelqu'un sur le terrain.

Je crois que Germain Nault a pas mal vu toutes les horreurs qu'un homme peut voir à la guerre. J'ignore comment sa mémoire a pu retenir tous ses détails avec autant de précision. Je suppose que ce sont des événements tellement marquants et horrifiants qu'on en reste marqué le reste de ses jours, même rendu nonagénaire.

Ce livre est un incontournable si vous vous intéressez aux actions du Régiment de la Chaudière par exemple. Quelques photos ici et là, de la collection personnelle de Germain Nault et d'autres clichés empruntés à des sites ou blogues nous aident à comprendre l'ampleur des dégâts causés par les combats.

Et détrompez-vous, en 1944, la plupart des nazis convaincus étaient morts, le front de l'Est ayant décimé le gros des troupes d'élite, et les soldats disponibles n'exécutaient que les ordres. Certains moins que d'autres.

Si ce genre littéraire vous passionne, lisez ce titre en premier. Germain Nault a même écrit la préface du livre de Günter Gallish. Le temps a accompli son oeuvre et les ennemis du passé peuvent maintenant se parler en toute franchise.

mardi 5 août 2014

Restaurant : Le bureau de poste

Situé au coin de la rue Dorchester et de la rue St-Joseph à Québec, le bureau de poste n'a de la poste que le nom.

Chaque fois que j'allais siroter une bière à la Korrigane, j'apercevais la file sur le trottoir qui attendait d'avoir une place. Cela, en plus du nom, a piqué ma curiosité.

Le pouvoir attractif du bureau de poste est son menu où tout est offert à 4,95$.

Outre la bière en fût, dont la célèbre 50 que j'aurais pu demander tablette, il y a une variété de cocktails intéressants. Pour ma part, amateur de bloody césar que je suis, mon choix n'a pas été difficile. Et je n'ai pas été déçu, avec ses épices, la boisson chauffait ma gorge et avait très bon goût. Je pouvais choisir 1 ou 2 onces de vodka ou pas d'alcool du tout. C'est bien d'offrir ce choix.

J'ai mangé un hamburger avec une salade. C'est ici que l'endroit surpasse les autres en rapport qualité/prix. Le hamburger avait une bonne grosseur et n'avait rien à envier à un Chez Victor dont le hamburger, la principale vedette de leurs plats, a diminué de grosseur sans pour autant baisser de prix. Goûteux, bien garni, rien à dire de négatif sur le hamburger. La salade maison était correcte elle aussi. Pour le montant déboursé, j'étais satisfait de mon repas.

L'établissement est fréquenté par beaucoup de jeunes. Je n'ai rien contre et c'est logique si tu te dis qu'on a moins les moyens dans la vingtaine qu'à la quarantaine et dans le quartier St-Roch, il est possible que les gens aient moins les moyens de payer une grosse facture.

Ma seule critique négative est le décor qui n'a aucun lien ni rapport avec le nom du restaurant. Et ne me dites pas que je fais du zèle sur mon emploi, ce n'est pas le cas. Si j'ouvre le restaurant Au paradis de la luzerne, je ne pourrais pas offrir de gros steak angus de trois pouces d'épaisseur. Je ne pourrais pas non plus présenter des têtes d'animaux empaillées sur les murs avec des émissions de chasse sur toutes les télés.

Au bureau de poste, c'est des skateboards partout, sur tous les murs et à quelques endroits au plafond. La télévision offre que des spectacles de skates et l'énorme poteau à proximité de la minuscule cuisine est décoré d'autocollants de skateboards. Un peu plus et c'est la boutique exo qui commandite la décoration.

À quoi je m'attendais? Je ne saurais le dire, j'attends qu'on me surprenne.

Ça crée quand même son petit effet et on ne va pas manger les murs, mais ce qu'il y a dans notre assiette, donc, ignorez le décor et concentrez-vous sur l'excellent rapport qualité/prix.

Si vous allez à la salle de bain, vous aurez l'impression d'être dans le vieux-Québec tellement c'est étroit. Murs en pierres, lumières tamisées, salle de bains correctes, c'est propre et on ne va pas au bureau de poste pour visiter les toilettes!

Une belle découverte et pour un lundi, c'était plein à l'intérieur comme sur la terrasse. La popularité du bureau de poste est indéniable!

Notez que le bureau de poste n'accepte pas le paiement direct, les frais bancaires sont trop élevés que le serveur nous a dit. Apportez de l'argent ou une carte de crédit.