dimanche 13 juillet 2014

Fidel doit mourir - Miguel Martinez

Emilio Torres Salazar vit à Holguìn là où sévit une forte répression des forces de l'ordre. L'État communiste ayant réparti la pauvreté à part égale à toute la population sauf l'élite du parti communiste, un sentiment contre-révolutionnaire nait dans l'esprit d'Emilio : assassiner Fidel. Il devra monter les échelons du parti afin d'atteindre son but.

Le livre commence avec un introduction sous forme d'avertissement. Miguel Martinez est, en réalité, un nom de plume. L'auteur veut éviter la polémique que son ouvrage pourrait créer et probablement tous les problèmes qui s'y rattachent.

L'histoire débute à Holguìn où Emilio, sa soeur Eliset et leur mère survivent tant bien que mal. Eliset profite de sa beauté pour faire la jinetera avec les étrangers. En clair, elle se prostitue même si la famille refuse de l'admettre. Emilio fait de petits boulots çà et là.

Le régime communiste répartie la pauvreté de manière égale sauf pour les membres du parti.

La haine d'Emilio pour la révolution et Fidel ne cessent de s’accroître. Pour lui, si la révolution de Fidel et du Che contre le dictateur Batista avait sa raison, Fidel et son entourage politique patauge maintenant dans la richesse pendant que son peuple en arrache.

Afin d'aider sa famille, Emilio se présente au bureau du parti communiste cubain. Il devient membre et monte tranquillement les échelons du parti. C'est à ce moment que l'histoire perd à crédibilité. J'ai trouvé facile qu'Emilio devienne membre. Peut-être que ça se passe ainsi, j'en n'ai pas la moindre idée. Surtout que ce nouveau membre gagne rapidement la confiance de Jorge, le premier secrétaire du Parti et Juan son bras droit. Dans le livre ça va assez vite quoique je crois que c'est réparti sur plusieurs mois.

Le lecteur comprend que le peuple souhaite une seconde révolution pour anéantir le régime de terreur de Fidel. Tout le monde parle à mots couverts pour ne pas être dénoncé et ensuite torturé et emprisonné pour idées contre-révolutionnaires. Ce sentiment de révolte germe dans l'esprit de la plupart des Cubains. Les plus jeunes surtout qui en ont marre de la pauvreté.

J'ai trouvé intéressant l'idée d'organiser l'assassinat de Fidel, mais ce sentiment de facilité m'a obsédé pendant toute ma lecture. Il y a bien eu quelques obstacles qu'Emilio, mais pas grand-chose. Je trouve assez particulier que toute la population souhaite la disparition du dictateur, mais que ce soit le petit nouveau, celui qui déteste Fidel qui doit exécuter le dictateur.

C'est un roman, une fiction, il ne faut pas l'oublier, mais en utilisant Fidel Castro et Cuba comme toile de fond, le lecteur ne peut que ce demander s'il y a un fond de vérité dans tout cela.

Le fil de l'histoire se promène d'un roman d'amour et à un roman d'espionnage et polar, j'ai bien de la difficulté à le catégoriser. J'ai bien aimé cette vision accusatrice du mépris de Fidel pour son peuple. À la vitesse que j'ai lu, Martinez a réussi sa mission, celle de s'accrocher aux pages de son livre.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire