mardi 13 mai 2014

La quête d'Ormis - Vincent Pineault

Grâce à un équipement de dernière technologie crée par son père et le collègue de celui-ci, Ormis est transporté par erreur sur une autre planète. Ormis sera accueilli par une communauté monastique qui l'aidera à s'épanouir face à sa nouvelle vie où il entreprendra une quête personnelle sur cette planète inconnue.

Nouvel auteur et nouvelle maison d'édition, j'ai eu le privilège de lire et de pouvoir critiquer le tout premier titre publié par les éditions 273.

Ce roman de science-fiction joliment écrit offre une quête spirituelle et non pas une conquête ou le dépassement des capacités physiques d'un homme. Sachant ces faits, le lecteur ne doit pas s'attendre à un roman d'action ou de suspense.

C'est un peu ce que je reproche à ce genre de récit, cette impression qu'il ne se passe rien. Toutefois, ce roman n'est pas dénudé d'intérêt.

Premier tome d'une trilogie, Vincent Pineault, par ses explications détaillées, nous plonge dans son univers avec une précision étonnante. Chaque lieu, chaque société est décrite afin que le lecteur comprenne bien ce qui attend Ormis.

Qualité pour plusieurs, pour moi qui a un peu de misère à garder ma concentration, j'ai plus de facilité à rester absorber par une histoire lorsque celle-ci contient plus de rebondissements. Dans cette quête, Ormis s'arrête et visite plusieurs sociétés, toutes différentes, chacune avec leurs traditions et leurs valeurs et il prend le temps de discuter, de parler et d'apprendre la culture et l'histoire de ces peuples.

Il n'y a pas un événement majeur, autre que la connaissance de soi et la quête spirituelle, qui serait le fil conducteur de ce roman. Il n'y a même pas le désir, sauf vers la fin, de revenir sur sa planète voir ses parents et amis. Peut-être qu'Ormis, fatigué des contraintes du quotidien, s'accommode plutôt bien de sa nouvelle vie.

La qualité de description est importante, parce que l'auteur parvient à nous faire vivre ses sociétés, à nous transporter dans le quotidien de ces gens. Il implante son univers pour ensuite, je suppose, l'exploiter tout au long de sa trilogie.

Une chose m'a titillé plusieurs fois pendant ma lecture et c'est l'emploi de noms propres et communs inventés et d'autres fois réels. Pourquoi un érable pour ensuite nous introduire un arbre ou un épice au nom bizarre et inconnu? Pourquoi Orblova quand ce dernier croise un certain Jacques? Et Ginette? Et Edgar? Cela m'a semblé invraisemblable et m'a agacé.

Aussi, au fil de l'histoire, Ormis a bien de la chance. Trop même. Il peut tomber par hasard sur la personne qu'il avait besoin sans vraiment avoir eu besoin de la chercher ou manger dans un restaurant où la serveuse l'avertit au sujet des autres établissements du village ou bien, un événement ou une action surviendra parce que la chance lui a souri.

Avec les dieux, le cube et les mondes, j'ai immédiatement pensé à la série La porte des étoiles. Le cube remplaçant l'anneau. Ormis découvre les merveilles et les dangers de sa nouvelle vie, la méditation, la quête spirituelle pour ensuite s'imposer devant des citoyens comme étant le nouveau Seigneur. Cela ressemble aux peuples des Jaffas et de la domination des goa'ulds.

Ormis demeure à certains endroits, aide les familles ou les villageois, tout cela fait parti de sa quête. Certains changements de tons ou paroles utilisées comme, par exemple, lorsqu'il parle devant des citoyens alors qu'il a battu le dictateur en place, m'ont paru irréels. Peut-être que d'autres lecteurs ne verront pas ces inconvénients.

Je tiens à remercier l'auteur, Vincent Pineault, de m'avoir fait confiance pour la critique de son livre. Son roman est loin d'être inintéressant. Au contraire.

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