jeudi 25 avril 2013

La complainte des perdants

S'il y a un sujet dont mon seuil de tolérance est atteint est bien celui de Postes Canada. J'en ai ras le pompon de voir depuis plusieurs mois, depuis le lock-out en réalité, que Postes Canada est déficitaire (après 16 ans de profit), que la poste-lettre diminue, qu'il faut couper et ne pas combler les postes laissés vacants par les départs à la retraite, etc. Il y a déficit, mais il faut le surmonter, pas pleurer sur son sort.

Qui aurait cru qu'on s'ennuierait de Moya Greene? Deepak Chopra, pdg de Postes Canada est 100 fois pire dans sa façon sournoise de détruire nos emplois. Ce sont ses amis du conference board qui ont rendu le verdict de 1 milliards de déficit d'ici 2020.

Et la porte-parole de Postes Canada se fait un plaisir de nous diminuer et de banaliser la réalité. A-t-elle déjà livré une seule lettre?

Depuis le nouveau pdg, Postes Canada est en déficit et la société d'État ne cesse de publier dans les médias que ça va mal. Cela permet aussi aux gens de verser leur fiel sur la tête des postiers. Pour ce faire, vive l'anonymat des médias sociaux! Métier en disparition, trop payé, etc. les Québécois sont un peuple de jaloux du succès des autres. Pour eux, l'argent est sale et si tu gagnes bien ta vie, t'es un crosseur, un bandit, un voleur.

Pour le Québécois, il faudrait tous être pauvre égal.

La poste-lettre aurait diminué de 15%. Cependant, Postes Canada envoie à leurs clients de la médiaposte sans adresse et avec adresse les incitants à s'abonner à Postel, le service en ligne de Postes Canada. C'est comme si le Canadien incitait les fans à écouter leurs matchs à la télé et de ne pas se présenter au centre Bell. Que les salles de cinéma insisteraient pour qu'on télécharge les films en salle sur des sites illégaux. Ou que les clubs vidéos encouragent l'utilisation du canal 900 sur illico. Bref, tu ne peux pas dire de telles inepties à ceux et celles qui apportent les revenus à ton entreprise.

Pourquoi Postes Canada pleurniche-t-elle sans cesse dans les médias? Pour monter les citoyens contres leurs facteurs et factrices et après une supposé "consultation" de ce que devrait être Postes Canada, couper et changer nos jobs en installant de boîtes communautaires à chaque coin de rue? Je l'ignore, j'aimerais la vérité, la vraie de vraie!

Le Syndicat est en désaccord avec ces chiffres. Le STTP National se questionne sur les chiffres utilisés par le conference board. Même son de cloche chez le STTP Montréal. Le député de Trois-Rivières, Robert Aubin, a les mêmes questionnements.

Je concède le fait que la poste-lettre est en voie de disparition et que le colis sera le marché de l'avenir. Faudrait être déconnecté pour ne pas accepter et comprendre cette réalité. Même les commerces devront se poser des questions un jour. Par exemple, un fil pour recharger un ordinateur portable coûte 89.99$ plus les taxes et la super taxe éco. Sur un site en Californie, 20,99$ plus 8,99$ de frais de livraison. Peut-être ont-ils une boutique, mais un site comme Amazon n'a besoin que d'une poignée de travailleurs et d'une compagnie qui livre ses commandes et Postes Canada en est une!

Postes Canada a la structure pour battre tous ses concurrents au Canada. Fedex et UPS, et peut-être d'autres compagnies que j'ignore, ont conclu des ententes pour que Postes Canada livre en campagne les colis acheminés chez eux.

Des clients sont revenus chez nous après avoir essayé la compétition. On doit faire de bonnes choses.

Mais pour ce faire, ça prend la volonté des hauts dirigeants et le savoir-faire des employé(e)s. Ne me racontez pas vos histoires négatives, chaque compagnie a ses problèmes et a des employé(e)s à problèmes. La vraie question : pourquoi diminuer sa marque de commerce sur la place publique? Pour inciter les gens avec le plus d'ancienneté à quitter afin d'engager de nouveaux employés à moindre salaire qui prendront plus de temps pour atteindre le maximum de l'échelle salariale et des vacances? Peut-être, seule la direction pourrait répondre et elle cacherait ses véritables intentions.

Quoi qu'il en soit, moi, les pleurnichards, je déteste ça! Cette mauvaise publicité me pue au nez. Sans faire l'autruche, concentrons-nous sur notre travail, notre gagne-pain et notre avenir sera garantie.

mercredi 10 avril 2013

Liberté d'expression et Stéphane Gendron

Les factrices et les facteurs sont en beau joual vert. Comme Stéphane Gasse a dit sur les ondes de CHOI que le syndicat voulait récupérer les deux suicides de ses membres de Montréal pour promouvoir sa cause, le maire Gendron, lui, minimise le travail de facteur.

Plusieurs personnes voient le travail de facteur comme une marche de santé. Je ne compte pas le nombre de fois qu'un piéton me dit que je suis chanceux de prendre une marche tandis qu'il doit se motiver à le faire. Sans oublier la perception populaire qu'un facteur, ça finit à midi. Je ne me gêne pas pour leur faire comprendre que c'est pas mal plus qu'une marche et qu'à Montréal, avec la poste maux-derne, il n'y a plus vraiment de plaisir dans ce métier.

Jeff Fillion, André Arthur, Benoit Dutrizac, Stéphane Gendron, Dominic Maurais, Stéphane Gasse et autres, ces polémistes ont besoin de créer une controverse pour obtenir une réaction. S'ils ne suscitent aucune réaction, leur côte d'écoute en souffre et par le fait même, leur job.

Ne leur donnez pas d'importance!

Gendron ignore ce qu'est le travail de facteur comme 99,99% de la population. Il est instable mentalement et il a déjà avoué en ondes l'intention de mettre fin à ses jours. L'animateur comparait le fait de travailler de 11 heures par jour de certains facteurs à celui de son père qui en faisait autant sinon plus à son époque. Gendron n'est pas rendu en 2013. Ces conditions de travail ont été durement gagnées, pourquoi faudrait-il les éliminer et comparer 1950 à 2013?

Voici un bel exemple du syndrome pas dans ma cour. Si ça ne se passe pas chez moi, je m'en moque.

Deux facteurs se sont enlevés la vie, 7 en 2 ans et demi. Je vous l'accorde (et je le sais) ça ne va pas bien à Postes Canada. Les conditions de travail se détériorent et l'employeur est de plus en plus mesquin et méchant, pour ne pas dire insouciant, envers ses employés et ses employées.

Gendron a obtenu des réactions, ce qui a alimenté son facebook et son twitter. C'est ce qu'il désirait avoir. J'espère que vous le saviez et que ce n'est pas une surprise!

Une chose me déplaît : déjà que la liberté d'expression a été bafouée à mainte reprise au Canada, je ne veux pas qu'on lui enlève parce que je ne veux pas qu'on me la retire. Nous ne vivons pas en Chine ou en Corée du Nord. 

Dites-vous que Gendron n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à dire des pitreries. Et Gendron en dira encore. C'est la controverse qui le fait vivre, pas de controverse, il retourne chez lui au chômage ou avec une paie ridicule de maire de village.

Je me rappelle que quelques mois après le lock-out, un éditorialiste du journal les Affaires avait écrit que la convention de l'employeur avait été imposée par un arbitre alors que rien n'était encore terminé. Je lui avais alors écrit comme membre de l'exécutif local, lui demandant de vérifier ses sources avant d'affirmer des mensonges et de se rétracter. Il l'a fait le texte suivant, s'excusant parce qu'il croyait que Postes Canada avait eu la même conclusion que Air Canada. Donc, je vous le demande, combien de textes de journalistes "sérieux et professionnelsont truffés de conneries?

Arrêtez de capoter sur Gendron, il doit avoir eu plusieurs orgasmes aux réactions que vous lui avez données...

lundi 8 avril 2013

Nouvelle route

Affiche de mon ancienne itinéraire
Et nouveau secteur!

Eh oui, je n'avais pas l'ancienneté nécessaire pour signer à nouveau dans le secteur que je suis depuis presque 5 ans, j'ai donc dû me déplacer de l'autre côté du boulevard Henri-Bourassa.

Ma route actuelle compte 930 familles et commerces, la nouvelle route qui débutera le 13 mai 2013 aura 1426 familles, c'est un méchant bond de presque 500 familles. C'est énorme.

Cependant, rendu à moi, que cette route soit toujours disponible était une chance inouïe (j'espère avoir le même discours après le 13 mai) parce que je n'ai qu'un seul deuxième étage et 4 immeubles de 50 appartements. À 4 sortes de circulaires, c'est 800 fois le même geste, mais autrement, ça doit être pas si pire. Si j'avais placé mon choix sur l'autre route, j'aurais eu plus de familles et de deuxième étages.

Enfin, lorsque j'avais une affectation de relève (c'est-à-dire celui qui remplace les absences, qui n'a pas sa propre route) j'ai été une seule fois dans ce secteur. Martin, celui qui a crée les routes avec la représentante de l'employeur, m'a recommencé cette route et comme j'ai dit précédemment, les choix s'amenuisant, c'était ce qu'il y avait à faire.

On verra bien le 13 mai prochain!