vendredi 29 mars 2013

La folie homosexuelle québécoise

La folie dure depuis presque un mois. Cela a commencé avec les publicités qu'on nous oblige à regarder un homme qui en embrasse un autre ou une femme qui en embrasse une autre.

Comme il est fort le lobbying gay!

Détrompez-vous, je n'ai absolument rien contre les homosexuels(les), tant qu'ils me laissent vivre ma vie et vivent la leur.

Pourquoi alors les marginaliser?

Vous me direz que ces pubs sont dirigés pour sensibiliser ceux et celles qui n'acceptent pas les homosexuels(les). Ce à quoi je vous réponds : « Pourquoi se concentrer sur le petit pourcentage qui n'acceptent pas au lieu de féliciter et profiter de ceux et celles que ça ne dérange pas? »

J'ai fait la même erreur quand j'étais populaire avec la musique. Au lieu de me concentrer sur mes fans, je voulais faire changer d'idée ceux qui me détestaient. Grave erreur!

On veut tellement que l'homosexualité soit acceptée et les discours sont tellement à sens unique (regardez comment celui de Jeff Fillion a été critiqué), personne ne peut critiquer la communauté gay et la présence médiatique de cette dernière doit être acceptée. Ne peut-elle pas avoir commis une erreur ou simplement recevoir une suggestion? C'est maintenant la folie sur les réseaux sociaux, j'aime les homosexuels(les) et je les respecte. Si tu es d'accord, partage. Franchement, on a des cas pas mal plus urgent au Québec dont celui de ne pas couler comme en Grèce.

Vivre et laisser vivre, les gays et lesbiennes ne connaissent pas cela?

Bien sûr que oui, c'est une minorité qui réagit de la sorte. Minorité très puissante! Lors de mon voyage en République dominicaine, il y avait un couple de lesbienne (très jolie en passant) et jamais l'intention de leur sauter dessus ou de les traiter de noms m'est passé par la tête. Si ça avait été des hommes, j'aurais respecté leur orientation sexuelle comme j'exige qu'on respecte la mienne (straight, c'est bien banal non!??)

Petite anecdote : quand je fréquentais le CÉGEP, une amie n'avait que des homosexuels comme ami. Depuis longtemps, elle voulait que je la suive dans un bar gay. Je refusais toujours, prétextant que ce n'était pas ma place et que je n'avais pas envie de me faire cruiser. Un jour, elle me convainquit en m'expliquant qu'elle informerait tous ses amis gay que je ne le suis pas.

Nous sommes sur le toit du bar et une terrasse y a été érigée. Autour de moi, des hommes se caressent et se frenchent sans gêne ni complexe. J'ai quand même un malaise et j'évite de regarder ce spectacle. Ici, c'est moi le marginal.

Le gars avec qui je parle est très sympathique. Évidemment, si je l'avais croisé dans la rue ou si je lui avais posé une question dans un magasin quelconque, je n'aurais jamais deviné qu'il était gay et son orientation sexuelle n'a aucun rapport avec ses compétences ou son service à la clientèle.

Pas besoin d'être efféminé pour vivre son homosexualité.

Ma connaissance pour la soirée va se chercher une bière. À son retour à notre table, un homme l'a suivi. Ce dernier ne sait pas que je ne suis pas gay. Donc, il commence à nous cruiser. Le gars avec qui je discutais me dévisage. Moi, je ris en me disant : « Ça se peux-tu, je viens ici une seule fois dans ma vie et je me fais cruiser. »

Finalement, au bout d'une éternité, le type s'en va. Ma connaissance gay me révèle qu'il me dévisageait pour faire croire à l'autre qu'il sortait avec moi. Bien sûr, je n'avais rien compris du signal! Voyez-vous, cet homme ne m'a jamais tanné avec son orientation sexuelle et on a tenu de banales discussions qu'on peut tenir avec n'importe qui.

Ce sont des gens comme vous et moi, comme un africain ou un asiatique. La différence est sa préférence pour les gens de même sexe comme les autres sont leurs traits physiques.

Donc, ma question : pourquoi marginaliser l'homosexualité? Il y aura toujours des gens qui accepteront et d'autres qui n'accepteront pas. Idem pour la religion. Crois en Dieu, Allah, Yahvé, Bouddah, les martiens ou ton playstation, mais viens pas m'écoeurer avec ça.

Petite parenthèse : avec une population vieillissante et les églises qui font place à des condos ou des maisons de ville, dans une vingtaine d'années, il y aura plus de mosquées et de synagogues au Québec que d'églises.

À la limite, je crois qu'il faut aussi respecter ceux et celles qui n'acceptent pas l'homosexualité. Tant qu'il n'y a pas de morts et qu'on n'injure pas ces gens dans la rue ou dans les places publiques, je crois que le mot tolérance est plus approprié qu'acceptation.

vendredi 22 mars 2013

Soupe et compagnie

Ce restaurant spécialisé dans les soupes-repas est situé sur la troisième avenue à Limoilou. Comme vous devez vous en douter, dans ce secteur, le stationnement sans vignette est limité à 60 minutes et puisque nous y sommes allés après une journée de tempête, nous avons eu bien du plaisir à garer la voiture dans un amas de neige non ramassé par les déneigeurs (le service de déneigement de Québec étant merdique depuis les fusions forcées).

Le décor est typique du quartier. Briques vieillottes et inégales, plancher de bois franc absent de verni, plafond haut, etc. les habitués ne seront pas dépaysés. Sur les murs, il y a des bois d'orignaux et des louches servent de support à vêtements. Les chaises sont des grosses bûches vernies et la grande banquette contient des coussins élimés.

Il y a une deuxième zone de salle à manger, mais je n'ai pas été la voir.

Après quelques minutes, la serveuse nous apporte notre eau dans des pots mason version tasse et elle dépose le petit menu sur la table. Ma blonde choisit un tartare de saumon et moi, une soupe vietnamienne avec des rouleaux impériaux et un thé glacé maison.

Le thé glacé goûte vraiment le thé et il est rafraîchissant.

Ma blonde reçoit son tartare et la serveuse m'en sert un. Je lui dis que ce n'est pas ce que j'ai commandé. Elle retourne au comptoir, s'obstine un peu avec le cuisinier qui insiste sur le fait que notre table a commandé deux tartares avant d'enfin revenir avec ma soupe. Elle dépose une petite assiette avec fève germée et feuilles de menthe à côté de moi.

Ma soupe contient de grandes nouilles, des échalotes, diverses épices et de la viande à fondue presque crue. Pour manger mon repas, je n'ai autre choix qu'une petite cuillère chinoise ou des baguettes. J'ai dû me battre un certain temps avec mes nouilles (en fait, je les ai coupé avec la cuillère pour les empêcher de glisser) avant de commencer à déguster mon repas.

Le repas était correct, sans plus. Pas bon ni mauvais.

Vous aurez remarqué que je n'ai pas mentionné mes rouleaux impériaux, la serveuse les a oubliés. Je lui ai dis quand elle a desservi la table, elle m'a proposé d'en faire préparer immédiatement, que ce n'était pas long, mais j'ai refusé. Fallait y penser avant, ma belle!

En réalité, la serveuse est seule pour toute la salle à manger et quand celle-ci est remplie, elle ne fournit plus. Un des cuisiniers lui est venu en aide. Il faudrait peut-être songer à offrir des uniformes, parce qu'il avait l'air de s'habiller au Village des Valeurs... sans oublier le plongeur avec son fond de culotte aux genoux et ses bobettes beige! Bon, ça n'a aucun rapport avec la qualité du repas, le look n'influence pas les repas, mais comme j'ai écrit plus haut, c'est typique du secteur.

Nous avons essayé la soupe-dessert. Ne vous laissez pas berner par la photo sur la fenêtre, le bol est pas mal plus petit que celui sur l'image. La soupe au chocolat froid, avec quelques fruits et de petites boules genre tapioca. Correct, sans plus aussi.

Deux heures plus tard, je commençais à avoir faim. Mon ventre criait tellement fort que ma blonde l'entendait. Je mange rarement le soir, mais j'aurais passer la nuit éveillé si je n'avais pas grignoter quelque chose.

Ce restaurant est idéal pour le dîner, pas pour un souper. Les soupes sont trop peu nutritives (dans le sens de ne plus ressentir la faim) et les portions proposées sont idéales pour les femmes qui, habituellement, mange moins que les hommes.

Ah oui, il faudrait aussi songer à changer le sens d'ouverture des portes d'entrée. La première ouvre par en-dedans et la seconde ouvre par l'extérieur, ce qui fait que les deux portes se rejoignent presque et que nous sommes bloqués dans le minuscule portique. Je ne voudrais pas voir une file d'attente!

dimanche 17 mars 2013

Ô sixième sens

Si vous désirez une expérience complètement déstabilisante, choisissez le restaurant Ô sixième sens sur la rue Germain-des-prés à Sainte-Foy.

Lorsque vous entrez, vous accrochez votre manteau sur un cintre et l'hôte (ou hôtesse, à ma visite c'était un hôte) vous demande d'éteindre les cellulaires. Il ne doit y avoir aucune source de lumière dans la salle à manger.

L'hôte nous a demandé si nous désirons un accord vin, accord bière ou aucun accord (par exemple, mon ami qui était avec moi ne consomme pas d'alcool, il a arrêté son choix sur aucun accord).

Les serveurs sont tous non-voyants. Nous devons profiter de la salle de bain avant que le serveur nous dirige à notre table. Nous faisons alors le petit train, la main sur l'épaule de notre ami devant nous. Nous traversons un grand rideau noir puis un second.

Voici alors le choc : nous sommes plongés dans le noir total. Aucun source de lumière. Nous avons peur de nous barrer les pieds dans le tapis ou une chaise, nous avançons donc à petits pas. Le serveur nous arrête à notre table, il demande de choisir une place sur une chaise ou la banquette et nous y prenons place à tâtons.

Je sais que mes amis et ma blonde sont proches de moi, mais je ne peux les voir. Je me guide au son de leur voix. Ça prend quelques minutes avant d'être à l'aise dans les ténèbres.

Chaque service comprend de petits ramequins, trop petits, dans une grande assiette accompagné de la consommation comprise dans l'accord demandée par l'hôte à notre arrivée. Nous avons une fourchette, mais dans le noir, c'est assez compliqué de piquer notre nourriture. Personne me voit, je prends les mains!

Les trois services sont présentés de la même façon. Quand nous avons terminé notre repas, nous allons rencontrer une serveuse qui nous montre et explique les boissons et les mets que nous avons eus. Derrière une grande fenêtre, trois gros chiens roupillent sur leur coussin.

L'expérience est super et nous l'avons tous apprécié. Personnels courtois et attentionnés, ils savent nous mettre à l'aise. Il n'y a aucun menu à consulter et ne faites pas le saut, la facture est salée, très salée même. C'est l'un des points faibles de notre expérience sixième sens. J'ajouterai ce que ma blonde m'a dit : nous allons avoir faim dans deux heures.

Autre point faible : les portions sont insuffisantes et à mon avis, le repas ne vaut pas ce prix. L'aspect noirceur, dirigé par des gens aveugles et serviables mérite d'être souligné par son originalité. Nos deux heures ont passé à vitesse éclair. Vais-je y retourner de mon plein gré comme je le ferai chez St-Hubert par exemple? J'en doute, sauf si j'accompagne des amis ou de la famille.

Une portion des recettes bénéficient à des organismes pour aider les non-voyants. C'est une très belle cause!

mardi 12 mars 2013

La maison au fond de l'impasse - Frédérick Durand

Marc Leblanc a perdu tous ses repères lorsque Marie le quitte et qu'il perd son emploi. Il appelle Dieu à son secours sans résultat. Il décide donc d'appeler le diable qui répond à ses prières. Mais demander l'aide de Satan a un prix et pas n'importe lequel.

Le travail d'introspection du personnage est génial. La psychose de Leblanc est raconté de main de maître avec une exactitude et un souci du détails incroyable. Le personnage n'a alors aucun autre choix que les siens et ceux qu'il s'impose pour répondre aux exigences du démon.

Cependant, le fait qu'un seul personnage contribue à l'ensemble du roman m'a un peu déçu. Leblanc a une discussion laconique avec son voisin et c'est pas mal tout, même si ce n'était pas l'objectif de ce roman, j'aime bien quand ça bouge.

Durand nous voyage entre le monde du rêve et de la réalité. Au début, le lecteur ne sait pas la différence quoique plus tard, puisque les rêves se ressemblent, on devine facilement lorsque le personnage dort.

Puisque Leblanc est malade, il n'a plus aucun contact avec la réalité. Il parle avec son ami qui s'est enlevé la vie qui agit comme messager des paroles de Satan. Délire ou réalité? Je crois que Durand a voulu nous laisser douter et c'est bien ainsi.

Si l'auteur avait cet objectif en tête (le doute) dans une histoire, donc Leblanc qui ne sait plus s'il est dans le monde réel ou non, et d'exploiter la psychose comme toile de fond, alors c'est très réussi. Si l'auteur a pensé autre chose que la maladie, il aura alors échoué sa mission car je vois mal ce que ça peut être d'autre qu'un type au bord de la folie.

Quelques phrases creuses m'ont dérangé. En voici une : Je remplis mes pensées de toute la haine et de toute la laideur du monde.

Ça ne veut absolument rien dire, c'est vide de sens. Aussi, le mot MAL qui revient à l'occasion est tout aussi vague. Et pour m'être fait reprocher par le comité de lecture de Brins d'éternité d'utiliser le mot MAL à outrance, je le remarque immédiatement quand l'auteur exploite la même idée.

Je vous avoue qu'avec la série Surnaturel et les quelques romans que j'ai lus qui exploitent les anges, Dieu et tous les personnages bibliques sans oublier Satan, il ne peut qu'y avoir une certaine redondance qui crée de la lassitude chez un lecteur comme moi (et je suis loin d'être un grand lecteur qui a tout lu et connait tout le monde de la science-fiction littéraire).

Un bon livre au rythme soutenu. C'est court, ça passe quand même vite et l'écriture de Durand est efficace comme toujours.

Acheter ce livre.

mardi 5 mars 2013

La mort dans l'âme - Maxime Houde

À Montréal, la Sûreté enquête sur l'assassinat de femmes à travers la ville. Coveleski, qui vit durement sa séparation avec Kathryn, est embauché par DeVries, l'agent qui travaille dans le dossier, pour l'aider à faire avancer une enquête qui piétine. 

Oui, je sais, je ne lis pas les aventures du détective Stan Coveleski dans le bon ordre. Avec Le salaire de la honte, j'en savais déjà un peu plus sur la relation, ou plutôt la rupture, entre le détective et sa femme et cet ouvrage me permettait d'en connaître les raisons.

Ce qui m'a déçu, c'est que le livre prend environ 100 pages avant que l'action commence. Je comprends que Houde veut mettre en place ses personnages, mettre un peu de remords au coeur de Coveleski, mais je veux lire un polar, suivre une enquête, comprendre comment la Sûreté de Montréal va s'y prendre pour trouver le coupable, pas m'embourber dans la peine d'amour et les espoirs de revoir naître une relation amoureuse.

Je me suis senti obligé de les états d'âmes de Coveleski et cela m'a ennuyé.

Quand l'auteur démarre ce qu'il fait de mieux, c'est-à-dire nous démontrer les talents du détective et les diverses façons utilisées par la police pour faire avancer l'enquête, le lecteur a les yeux rivés aux pages de ce livre.

J'y reviens encore : la narration utilisée me titille un peu. J'ai cette impression que Coveleski n'est pas d'origine québécoise ou canadienne française, qu'il parle français (ou joual) avec un accent, je n'arrive pas à me l'imaginer autrement. L'auteur utilise avec succès le langage de tous les jours pour le québécois francophone, pas sûr que c'est approprié! Je suis tannant avec ça, mais ça m'a trotté dans la tête durant toute ma lecture.

Houde nous plonge (et sait comment nous y faire plonger) dans le Montréal d'après-guerre. On s'y croit vraiment et avec toutes les références aux boutiques, aux rues et aux lieux de l'époque sans oublier les problèmes de corruptions, de prostitutions et autres. J'adore aussi la façon dont les agents veulent clore rapidement l'enquête, leur manière de penser, les pots-de-vin, etc. On dirait que j'y ai vécu!

Il me semble que le seul problème des suspects de la police est l’alcoolisme. Manque d'originalité ou problème réel de cette époque, je ne sais pas, je suis peut-être dans le champs.

Aussi, j'ai été déçu de me taper la version rapide du procès de l'accusé. Tout ceci avant le rebondissement final.

Bref, un polar qui manque d'enquête, de rebondissements et de recherches policières.  Houde prend le temps de bien installer ses intrigues, de mettre de la chair autour de l'os de ses personnages, même, si à un certain moment, cela devenait une certaine longueur et que cela l'éloignait de ce que je m'attends de ce genre de roman.

Houde est une bonne alternative à Malacci, mais je m'ennuie de ce dernier.

Acheter ce livre.