vendredi 1 novembre 2013

22/11/63 - Stephen King

Al, l'ami de Jake Epping, a découvert une faille temporelle qui le ramème en septembre 1958. Chaque fois qu'il revient dans le présent, seulement deux minutes se sont écoulées et quand il retourne en 1958, tout ce qu'il a fait précédemment a été effacé de cette réalité. Atteint d'un grave cancer, Al réussit à convaincre Jake de recommencer l'enquête qu'il avait entamée en 1958 et d'empêcher Lee Oswald d'assassiner le président Kennedy le 22 novembre 1963.

Avant de commencer à lire ces lignes, je dois vous avouer que c'est le premier Stephen King que je lis de ma vie. J'ai bien vu quelques films, mais je n'ai aucune idée des classiques qu'il a écrits. Pourquoi ai-je choisi ce livre au détriment des autres? Parce que j'adore les histoires de voyages dans le temps, de mondes parallèles ou de personnages qui sait qu'il vit dans un univers fictif.

Cette brique de 1100 pages nous raconte, en vérité, l'histoire d'amour d'un gars qui doit s'occuper pendant cinq ans avant de passer à l'acte, c'est-à-dire neutraliser l'assassin de JFK.

King décrit avec exactitude et brio la vie des années fin 50, début 60. Le quotidien des gens, les voitures, les vêtements, la cigarette omniprésente partout puisque tout le monde fume, etc.

Par contre, même si cela s'avérait un passage obligé, j'ai trouvé long de connaître la vie de Jake à cette époque. Al lui avait cédé de l'argent qu'il avait gagné en pariant sur certains événements sportifs (ressemblance mal choisie avec Retour vers le futur 2) et même si les coûts d'hébergement ou de restaurant sont moins exorbitants que maintenant, Epping devait gagner sa vie jusqu'à la date fatidique.

Évidemment, que serait une telle histoire sans une histoire d'amour. On a alors droit à au moins 400 pages sur l'emploi d'enseignant George Amberson, le pseudonyme de Jake Epping, sa rencontre avec une nouvelle enseignante, tout en menant, dès le retour de Oswald de la Russie, l'espionnage avec les techniques de l'époque et les précieuses notes de Al.

Oui, cela est pertinent et intéressant, surtout qu'en 1958, Oswald était encore dans la marine. Ici, l’assassinat de JFK est une toile de fond pour une autre histoire, celle de Jake Epping, alias George Amberson.

King rendra bien, dans les 100 dernières pages, les répercussions d'avoir sauvé le président Kennedy. Aussi, il rendra bien le FBI de J. Edgar Hoover, tout semblait crédible et véridique.

Si King avait coupé de moitié son roman, il n'aurait pas pu amener toute la profondeur émotionnelle de son personnage. Il n'aurait pas pu bien nous plonger dans l'atmosphère du début 1960, en pleine guerre froide et peur de la guerre atomique (pensons à la crise des missiles à Cuba). Un bon roman que j'ai bien apprécié. Test réussi pour King!

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