jeudi 1 août 2013

Un homme sans allégeance - Jean-Pierre Charland

Soldat de l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession, David Langevin doit infiltrer la Fraternité fénienne pour le compte du Royaume-Uni. Langevin, qui porte également le nom de Devlin, car ses parents décédés sont Irlandais, a été élevé à Rivière-du-Loup. 

Parmi les plans révolutionnaires des féniens, sous un fond d'indépendance de l'Irlande, Devlin rencontrera plusieurs personnages historiques qui ont façonné l'histoire du Canada et des États-Unis.

Si vous désirez un roman historique, l'écrivain Jean-Pierre Charland est un incontournable. Il a écrit plusieurs best-sellers et j'ai écrit une critique d'un de ses livres.

L'auteur nous plonge littéralement à l'époque après la guerre de Sécession. Les officiers de l'Union pourraient être très efficaces pour guider les troupes révolutionnaires irlandaises. Cependant, et même si cela affecte l'action du livre, parce que la conclusion des actions de la Irish republican Brotherhood s'avère toujours la même, la ferveur des membres de la Fraternité ne suit pas leurs gestes.

L'idée loufoque des raids féniens contre le Canada qui représente la monarchie britannique et, dans un certain sens, qui oppose un pays à une organisation échoue chaque fois et si les quelques morts témoignent de l'assaut, la plupart du temps, les soldats irlandais prennent la fuite.

La Fraternité a été infiltrée autant aux États-Unis qu'en Irlande. Jamais les chefs d'États ou les généraux affairés à la défense du Canada ignoraient ce que la Fraternité mijotait. Ils ont toujours été espionnés.

L'auteur promène son personnage de New York à Montréal et nous démontre les mentalités de l'époque, l'impossibilité des gens de la classe moyenne de marier quelqu'un de la classe riche, l'arrivée des immigrants dans la métropole américaine, etc.

Une seule chose m'a titillé pendant tout le roman et c'est l'aspect pédagogique. Tel personnage historique apparaît, prononce quelques phrases et le narrateur omniscient nous raconte ce que ce personnage fera ou ce qu'il lui arrivera dans un avenir pas si lointain. Moi, ça m'a tanné. Même l'aspect meurtre du président Lincoln m'a semblé complètement inutile à l'histoire. Pourquoi nous informer sur le meurtrier? Vers la fin des années 1860, on apprend que le général Ulysse Grant est le président des États-Unis et selon moi, le lecteur n'avait pas à en savoir plus.

Pour le reste, ce roman d'espionnage vaut qu'on s'y attarde.

Une réédition sous un nouveau titre (la première édition s'appelait Un pays pour un autre) que j'ai encore une fois apprécié. Vais-je me laisser tenter par un autre ouvrage de Charland, fort probable, mais je décrocherai si la pédagogie omniprésente persiste.

Acheter ce livre.

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