jeudi 13 juin 2013

Le procès de Nuremberg - Jean-Marc Varaut

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, quatre pays vainqueurs ont traduit plusieurs nazis en justice international. Crime de guerre, crime contre la paix et crime contre l'humanité sont les principaux chefs d'accusations, le troisième étant une nouveauté puisque les alliés avaient pris connaissance des camps de concentration ou des mauvais traitements des prisonniers.

Goering, Dönitz, Hess, Raeder, Ribbentrop, Schirach, Keitel, Sauckel, Kaltenbrunner, Jodl, Rosenberg, Von Papen, Frank, Seyss-Inquart, Frick, Speer, Streicher, Neurath, Funk, Fritzsche et Schacht étaient les accusés.

Le procès dura 10 mois. Le ton monotone des traducteurs faisaient somnoler un peu tout le monde. Varaut a lu les quarante-deux volumes du procès-verbal.

Au début du livre, un graphique nous indique les places où siégeaient les accusés, traducteurs, avocats de la défenses et de la poursuite et le tribunal présidé par lord Geoffrey Lawrence, etc.

Le sommaire nous démontre chaque sujet des chapitres, que ce soit les camps de concentration, la solution finale, les révélations d'Albert Speer, le ministre de l'armement et de la production de guerre du Reich, etc. Ces chapitres contiennent des retranscriptions des dialogues qui ont eu lieu lors de l'interrogatoire. Des fois, c'est pénible à lire par leur caractère juridique.

Enfin, quelques pages des juges et juges suppléants composant le tribunal ainsi que leur pays d'origine.

Détrompez-vous, ce procès n'était pas une parure. Des règles avaient été établies et il fallait les suivre. J'ai été impressionné par la défense allemande. Souvent, les accusés dominaient les avocats de l'accusation. Malgré tout, le président du tribunal était quelqu'un de droit (dans le sens moral et juridique) et n'hésitait à ramener les accusés ou les avocats sur la bonne ligne quand ceux-ci semblaient s'en éloigner.

J'ai trouvé ce livre complet, facile et intéressant à lire malgré un sujet aussi lourd. J'ai après quelques détails que j'ignorais sur la Grand Guerre (j'en apprend presque à chaque lecture de ce genre de livre ou au visionnement d'un documentaire). J'ai aussi aimé cette absence majoritaire américaine comme quoi ils sont des héros contre des imbéciles bêtes et méchants. Oui, la population avait eu le cerveau lavé avec la propagande nazie, mais ce n'était pas tous les allemands qui étaient antisémite ou qui voulaient la guerre. Hitler a réussi à faire passer son message de haine et à imposer son idée d'espace vital allemand. Un excellent ouvrage sur le sujet.

Acheter ce livre.

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