mardi 5 mars 2013

La mort dans l'âme - Maxime Houde

À Montréal, la Sûreté enquête sur l'assassinat de femmes à travers la ville. Coveleski, qui vit durement sa séparation avec Kathryn, est embauché par DeVries, l'agent qui travaille dans le dossier, pour l'aider à faire avancer une enquête qui piétine. 

Oui, je sais, je ne lis pas les aventures du détective Stan Coveleski dans le bon ordre. Avec Le salaire de la honte, j'en savais déjà un peu plus sur la relation, ou plutôt la rupture, entre le détective et sa femme et cet ouvrage me permettait d'en connaître les raisons.

Ce qui m'a déçu, c'est que le livre prend environ 100 pages avant que l'action commence. Je comprends que Houde veut mettre en place ses personnages, mettre un peu de remords au coeur de Coveleski, mais je veux lire un polar, suivre une enquête, comprendre comment la Sûreté de Montréal va s'y prendre pour trouver le coupable, pas m'embourber dans la peine d'amour et les espoirs de revoir naître une relation amoureuse.

Je me suis senti obligé de les états d'âmes de Coveleski et cela m'a ennuyé.

Quand l'auteur démarre ce qu'il fait de mieux, c'est-à-dire nous démontrer les talents du détective et les diverses façons utilisées par la police pour faire avancer l'enquête, le lecteur a les yeux rivés aux pages de ce livre.

J'y reviens encore : la narration utilisée me titille un peu. J'ai cette impression que Coveleski n'est pas d'origine québécoise ou canadienne française, qu'il parle français (ou joual) avec un accent, je n'arrive pas à me l'imaginer autrement. L'auteur utilise avec succès le langage de tous les jours pour le québécois francophone, pas sûr que c'est approprié! Je suis tannant avec ça, mais ça m'a trotté dans la tête durant toute ma lecture.

Houde nous plonge (et sait comment nous y faire plonger) dans le Montréal d'après-guerre. On s'y croit vraiment et avec toutes les références aux boutiques, aux rues et aux lieux de l'époque sans oublier les problèmes de corruptions, de prostitutions et autres. J'adore aussi la façon dont les agents veulent clore rapidement l'enquête, leur manière de penser, les pots-de-vin, etc. On dirait que j'y ai vécu!

Il me semble que le seul problème des suspects de la police est l’alcoolisme. Manque d'originalité ou problème réel de cette époque, je ne sais pas, je suis peut-être dans le champs.

Aussi, j'ai été déçu de me taper la version rapide du procès de l'accusé. Tout ceci avant le rebondissement final.

Bref, un polar qui manque d'enquête, de rebondissements et de recherches policières.  Houde prend le temps de bien installer ses intrigues, de mettre de la chair autour de l'os de ses personnages, même, si à un certain moment, cela devenait une certaine longueur et que cela l'éloignait de ce que je m'attends de ce genre de roman.

Houde est une bonne alternative à Malacci, mais je m'ennuie de ce dernier.

Acheter ce livre.

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