mardi 24 décembre 2013

Et si Noël n'était qu'un immense succès commercial?

Ce n'est pas une surprise pour personne, dès qu'une fête se termine, les magasins liquident leur surplus et les remplacent pour ceux de la fête suivante.

Après Noël, c'est le boxing day suivi de la Saint-Valentin, Pâques, la fête des mères, la Saint-Jean, la rentrée scolaire (ce n'est pas une fête, mais c'est très publicisé), l'Halloween et Noël et j'en ai sûrement oublié.

La majorité des enfants manquent tellement de rien qu'ils ne savent même pas quoi demander à Noël donc dès l'adolescence, ils reçoivent des cartes-cadeaux, ce qui permet à ceux qui donnent d'éviter la cohue des centres d'achat.

Je connais peu de monde qui aiment le magasinage de Noël, mais les sapins débordent de cadeaux, cadeaux qui seront majoritairement oubliés dans les jours qui suivent. Mais les magasins mettent de la pression pour acheter des tonnes de bebelles.

Et c'est peut-être là une des sources des problèmes des enfants, ils ont tout et si un parent refuse, ils demanderont à l'autre parent et/ou les beaux-parents. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, un fort pourcentage des enfants vivent la garde partagée ou la monoparentalité du moins. Le parent seul, même avec un nouveau conjoint ou une nouvelle conjointe, se sent obligé de satisfaire aux exigences de l'enfant-roi.

Les gens ne l'avoueront pas, mais ils en ont ras-le-bol de cette course aux fêtes.

Et plusieurs couples, surtout après plusieurs années de fréquentation, s'entendent pour ne plus se donner de cadeaux.

On se sent obligé d'offrir des cadeaux et les enfants s'attendent à en recevoir. Où est la magie de Noël quand tu prends deux heures pour ouvrir les cadeaux? À l'Halloween, tu es obligé de donner des bonbons (ou, je connais le vieux truc de garder la lumière éteinte) et comme parents, tu es obligé de passer avec les enfants. Les parents aiment tellement ça qu'ils suivent leurs rejetons en char et je ne parle pas exclusivement quand il y a une averse.

Oui, la réunion des familles est géniale, mais je questionne l'envie de donner par rapport à la pression exercée par les magasins. Je ne dis pas qu'il faut revenir aux oranges, mais les enfants n'ont aucune idée de la signification de Noël autre que de recevoir des cadeaux à la tonne et souvent, par leurs parents séparés, donc les beaux-parents et grands-parents de ceux-ci, ils ont maintenant huit grands-parents et quatre parents. Ce n'est pas de leur faute, mais faut-il gâter autant les enfants? Ces enfants qui ne connaissent pas le refus et encore moins le mérite parce que la société a tout standardisé.

Les commerces font leur année pendant la période des fêtes. C'est tout dire la raison d'insister pour que vous veniez dépenser chez eux.

Bon débat quand même, n'est-ce pas?

vendredi 20 décembre 2013

Vieux démons - Simon R. Green

Joanna Barrett est à la recherche de sa fille en fugue. Elle a consulté tous les détectives privé de la ville et, en désespoir de cause, le nom de John Taylor lui a été suggéré. Taylor et Joanna partiront dans le Nightside, endroits où les pires cauchemars sont réalités, à la recherche de Catherine Barrett.

Le Nightside est situé dans une sorte d'univers parallèles à Londres. Monstres, extra-terrestres et créatures de toutes sortes y vivent. John Taylor est né dans le Nightside d'une mère qu'il n'a jamais connu et d'un père devenu alcoolique à cause de celle-ci et décédé d'une crise cardiaque alors que John avait 10 ans.

Aucun indice n'a été laissé et personne ne s'est présenté aux obsèques. La mère de Taylor demeure un mystère et pendant tout son séjour au Nightside, on ressent la tristesse et le désir du détective d'utilise son don, celui de tout retrouver même l'introuvable, pour rencontrer sa mère.

J'ai découvert ce livre par hasard, après lecture du quatrième de couverture, et j'ai pris une chance d'apprécier ce roman. En vérité, j'ai été agréablement surpris de l'efficacité de l'écriture et du rythme de ce cours roman de 254 pages. Avec un humour approprié pour ce genre de personnage, Green rend son personnage attachant.

Taylor avait quitté le Nightside depuis cinq ans avec la promesse de ne plus y retourner. En manque d'argent, il accepte d'y retourner accompagné de Joanna, une riche femme d'affaire qui lui a promis beaucoup d'argent pour qu'il retrouve sa fille en fugue. C'est alors que nous faisons la rencontre des amis, des ennemis et des connaissances de Taylor. Ce dernier a déjà l'avantage d'avoir une solide réputation dans ce milieu sombre où l'heure est figée à 3 heures du matin.

L'attitude professionnelle, mais aussi désabusée du détective et surtout la façon qu'il nous décrit cet univers parallèle dans Londres inconnu m'a empêché d'arrêter de lire avec la fin du roman. Rebondissements intéressants, fantastique présent en permanence, j'ignore s'il existe une suite ou une série Nightside, si oui, je veux la lire!

Acheter ce livre. 

mercredi 18 décembre 2013

Les déceptions de Grand theft auto 5

J'ai terminé le jeu depuis quelques semaines et je suis avancé dans les missions alternatives. Je m'attendais à pouvoir satisfaire mes pulsions sadiques, c'est-à-dire jouer juste pour descendre du monde, ce dont je ne peux pas faire.

Voici quelques raisons qui font qu'après l'émerveillement de GTA 5, le jeu devient une déception :


  • Comparativement à Liberty City, Vicewood n'est pas densément peuplé. Excluons la partie désert au nord de la carte pour se concentrer sur la ville. Il y a du monde, mais pas assez pour faire les imbéciles et liquider tout le monde sans raison en leur tirant dessus ou en les frappant avec notre véhicule.
  • Il n'y a pas assez d'endroits où nous pouvons entrer. En enlevant Burger shot et Cluckin' bell, Rockstar aurait dû penser à nous offrir l'opportunité d'entrer à d'autres endroits. Je ne parle pas de 24/7 ou des magasins de vêtements dans lesquels nous ne pouvons pas assassiner froidement la commis à la caisse (nous pouvons faire nos crimes au 24/7). Il n'y a pas de restaurants, de bars (hormis le bar de danseuses dans lequel nous ne pouvons rien faire de meurtrier (en passant, bonne idée de dévoiler entièrement les seins des danseuses, ça fait plus réaliste)), etc. Je ne compte pas le nombre d'heures passées à placer des autos en file indienne au Cluckin' bell en plein centre-ville de Liberty city, de liquider tout le monde parce que plus personne ne peut se sauver et de créer une explosion en série quand la police tenter m'arrêter (personne ne peut sortir, personne ne peut entrer aussi). Ah que de plaisir sadique!
  • Parlant de police, elle est tout ce qu'il y a de plus énervante. En plus de nous poursuivre dès une première infraction, elle est dure et longue à semer. Même si tu te caches, ils te trouvent. La preuve, mon véhicule était en piteux état et je me suis caché dans une sorte de passage piétonnier sous l'autoroute. Sur le radar, je voyais les auto-patrouilles, elles me trouvaient pas et les étoiles clignotaient. Quand j'ai pensé que l'alerte était terminée, un policier a retenti devant moi et l'alerte a recommencé. Ça aurait été logique, surtout que l'achat de silencieux a été ajouté dans ce titre, que la police soit alertée si quelqu'un te voit et si on t'entend tirer des coups de feu. Là, comme disait mon ami Simon, c'est le professeur Xavier des X-men qui utilise ses pouvoirs pour nous retracer!
  • Rockstar semble avoir oublié ses petits jeux. Nous pouvons jouer aux dards, mais même s'il y a une table de billard, une table de air hockey, des jeux de QUB3D, ils sont inaccessibles. Les quilles ont disparus. Certes, il y a le golf et le tennis, ça aurait été quoi de laisser ces petits jeux disponibles? Trop lourd pour la console? Ce n'est pas vrai que c'est divertissant de faire un tour de grande roue et de montagne russe.
Comparativement à GTA 4, GTA 5 manque de choix pour les jeux alternatifs et le défoulement général. Acheter un endroit à vendre et recevoir un texto du gérant pour être informé d'un vol et qu'il faut faire quelque chose, tu t'y diriges et une fois rendu sur place, la lettre qui correspond à la personne avec qui tu devais parler a disparu, ce qui t'empêche d'intervenir, c'est assez poche comme option. Rockstar semble avoir misé sur le jeu en ligne. Et vous, quels sont vos points positifs et négatifs?

dimanche 15 décembre 2013

Quelle est l'origine du nom D-Natural?

Cette question, on me l'a posée des dizaines de fois autant en 2003 que maintenant. Voici donc la réponse :

À 15 ou 16 ans, j'étais un grand amateur de lutte. J'aimais bien la NWA, devenue la WCW et achetée par McMahon et la WWF dont le nom a changé pour la WWE.

Moi et un de mes bons amis de l'époque avons crée un jeu de lutte genre Donjons et Dragons. Reportez-vous vers 1990, les jeux MMORPG n'existaient pas et les jeux vidéo à la D&D non plus. Il fallait acheter des dés 20, dés 4 ou dés 8, un livre du maître de donjon, créer un personnage sur papier, etc.

Même qu'à cette époque on jouait encore dehors!

Nous avons donc crée une association de lutte fictive, avec des personnages fictifs inspirés, évidemment, de vrais lutteurs. Même les jobbers y étaient. Le personnage de Monsieur Justice, qui parodiait un gars que nous connaissions et qui avait comme mission d'affronter les lutteurs les plus forts et de manger une volée, a été inventé quelques temps avant ce jeu.

Peut-être est-ce moi qui rêve, mais ce jeu était si complet que je crois qu'il aurait été commercialisable. Nous avions une liberté d'action incroyable et pas grand-chose avait été oubliée. Comme pour D&D, les personnages avaient des catégories, forces, faiblesses, attitudes, etc. Nous avions même crée une revue nommée Eye gouge wrestling (la lutte de doigts dans les yeux!). Bref, ce jeu a marqué mon adolescence, bien plus que D&D proprement dit.

Quel est le lien dans tout cela? J'y arrive!

La WWF n'était pas une parodie de n'importe quoi comme maintenant. Ou elle l'était moins. Moi, j'aimais les méchants et surtout les frères Rougeau et Rick Martel parce qu'ils étaient québécois. Je détestais Hulk Hogan parce qu'il se relevait tout le temps de la prise de finition du méchant (mais j'ai adoré le rôle qu'il s'est donné avec la N.W.O avec Hollywood Hogan) et le lutteur que j'ai toujours méprisé et que je méprise encore est l'insignifiant Ultimate Warrior. C'est simple, je n'aimais pas les 2 favoris de la WWF.

Mon personnage s'appelait "Le naturel" Ben Bourdeau et je m'étais inspiré de Bad news brown (cliquez sur le lien pour visionner le combat le plus hilarant de l'histoire).

Quand j'ai eu mon émission à la radio communautaire CKIA Radio basse-ville, c'est là que j'ai commencé à vouloir mettre sur cassette (oui, le numérique n'existait pas) des chansons que j'avais écrites. Cela a même crée un conflit avec le co-animateur, qui chialait évidemment sur mes choix de paroles et de musique et en me traitant de tous les noms si bien que cela a tué l'émission.

Je cherchais un nom "d'artiste" et c'est là que je me suis dis que ce serait une bonne idée d'utiliser le qualificatif de mon personnage. Je ne voulais pas garder Le naturel, je l'ai donc changer en The natural pour finalement m'arrêter sur D-Natural.

Et voilà, D-Natural vient du nom d'un personnage fictif pour un jeu de lutte!

J'ai même eu le privilège de jouer D-Natural, celui de Musique plus, à la défunte CCW au centre monseigneur Marcoux à Québec, j'ai mangé quelques atémies et un brise-rein qui auraient fait sourire ceux qui voulaient me voir souffrir :), mais j'ai gagné le combat avec un side slam!

J'ai aussi participé à une association de lutte à Sorel. Les organisateurs, si cette association existe ou non, m'excuseront d'avoir oublié leur nom.

samedi 14 décembre 2013

Entrevue dans le Québec hebdo

J'ai apparu dans le Québec hebdo pour ma défunte maison d'éditions, maintenant j'y suis en réaction à la décision de Postes Canada.

Cliquez ici pour lire l'article.

jeudi 12 décembre 2013

Inferno - Dan Brown

Robert Langdon se réveille à l'hôpital, victime d'une amnésie partielle. Alors qu'il tente de se souvenir des jours précédents, quelqu'un tente de l'assassiner. Il fuit en vitesse, aidé par une médecin qu'il ne connait pas.

Il comprendra alors qu'il était à Florence dans le but d'élucider une énigme lié au masque de Dante et qui pourrait occasionner une catastrophe mondiale.

Je ne vous apprendrais rien si je vous dis que Dan Brown ne réinvente pas la roue avec cette nouvelle aventure de Robert Langdon. Code Da Vinci, Anges et démons ou Inferno, c'est la même mouture avec d'autres lieux, d'autres organisations et d'autres personnages mystérieux.

Organismes internationals, tentative de meurtre, poursuites, traîtrises, liens avec des noms connus du Moyen-âge ou de la Renaissance, etc., je vous avoue qu'à l'occasion, je lisais le texte et je pensais à autre chose. Pourquoi? Parce que c'est du déjà vu.

Je m'imaginais même comment Tom Hanks rendrait une scène ou une autre.

Le lecteur voyage de Florence à Venise puis à Istanbul accompagnant Langdon dans sa quête à la recherche d'indices. Les amateurs de rythmes effrénés seront comblés. Toujours efficace avec ses courts chapitres et son action basé dans un court laps de temps, Brown est à son meilleur dans ce genre d'histoire.

Si vous aimez le genre, je vous conseille Inferno. Il n'y a pas de temps mort et c'est toujours intéressant de suivre les aventures du professeur de symbologie. Si vous recherchez quelque chose de nouveau, oubliez ce titre.

Acheter ce livre.

samedi 30 novembre 2013

Microbrasserie Benelux et péripéties dans la métropole

La microbrasserie Benelux est situé dans un immeuble de plusieurs étages près de l'UQAM à Montréal. L'établissement était à quelques minutes de marche de notre hôtel donc, tant qu'à rester dans la chambre à regarder la télé, nous avons laissé les ados à l'hôtel et nous nous sommes dirigés chez Benelux.

Quand je suis entré, la première chose que j'ai constaté est un endroit sombre aux lumières tamisées, aux murs à la peinture foncée, aux bancs au revêtement noir décoré de quelques miroirs. Ce n'est pas laid ni défraîchi, mais pas exceptionnel non plus.

Nous avons choisi les bancs au comptoir. Les cuves apparaissent derrière une petite fenêtre horizontale en haut des bouteilles de fort sur le mur face au comptoir. La serveuse, un brin snobinarde, ne nous a jamais salué et ça lui a semblé irritant de prendre notre commande. J'ai bien sûr choisi la stout, la marge et ma blonde a essayé l'armada, une brown ale américaine.

La résidence pour personnes âgées située de l'autre côté de la rue contraste avec la clientèle plus jeune de chez Benelux.

Nous sommes revenus chercher les ados vers 16:30 pour les débarquer au Centre Bell. Nous avons appris que nous devions revenir pour 18:30 et présenter la carte de crédit afin d'identifier l'acheteur du billet pour qu'ils entrent dans l'amphithéâtre. Je voulais aussi goûter à la bière chez Dieu du ciel, nous sommes donc montés sur la rue Laurier dans le trafic de Montréal. J'ai bu leur stout, c'est celle-ci qui ressemble le plus à celle de la microbrasserie des beaux-prés (logique, le proprio a travaillé chez Dieu du ciel) et ma blonde un bière belge aux prunes (c'était bon, essayez-le!), je me suis égaré pour revenir au Centre Bell, ma blonde a demandé à un passant le chemin, il a commencé à grêler et j'ai dû arrêter à l'hôtel en chemin parce que la bière faisait son effet sur ma vessie.

Ma blonde est revenue une trentaine de minutes après. Nous étions affamés et nous avons mangé à une place louche! Nous sommes retournés chez Benelux jusqu'à l'appel des ados pour qu'on retourne les chercher au Centre Bell.

Ça été une journée mouvementée, mais quand même agréable!


lundi 11 novembre 2013

Pourquoi je continue à écrire des billets?

Ce n'est pas un hasard si la quantité de billets que j'écris a diminué. Depuis que je me suis distancé du monde littéraire pour les raisons que j'ai déjà énumérées sur ce blogue et qui m'a valu d'être effacé de plusieurs blogrolls, j'ai, bien sûr, perdu une bonne partie de mes lecteurs.

Comme j'ai lu sur un blogue, les commentaires sont le salaire des blogueurs.

Oublions les visites vides provenant de sites comme zombiestats qui, en passant, a finalement cessé de polluer mes statistiques de visites. Je continue à croire qu'une critique, bien écrite et polie, même si les propos sont cinglants et virulents mais non diffamatoire et presque lue par personne, peut quand même réussir à faire avancer des choses à petite échelle.

Le gouvernement ne baissera pas les taxes parce que je me plains d'en payer trop.

Plusieurs me diront que je ne fais que chialer, d'autres vont protester avec véhémence, pour moi, c'est une sorte de thérapie.

Cependant, je sais que Taxi Québec a réagi rapidement quand le président de la coopérative a su que j'avais critiqué l'attitude d'un de ses chauffeurs dans l'un de mes billets. J'ai même découvert qu'un profil avait été crée en mon nom sur un site de taxi à Montréal et que mon billet y avait été copié. 

La page de mon dernier billet a été vue 75 fois. Le titre a peut-être induit quelques personnes en erreur, mais ayant plusieurs joueurs de dekhockey parmi mes amis Facebook, plusieurs se sont reconnus et d'autres ont su de quoi je parlais puisqu'ils faisaient partis des joueurs de l'équipe adverse. L'un m'a même confié qu'il ne comprend pas l'une de mes punitions. Je n'en comprend pas 3 sur 4! 

Est-ce que quelqu'un de la direction du centre a lu mon billet? Je l'ignore. Est-ce que ça va changer quelque chose? Non. 

Ça a fait du bien et il faut dénoncer ces injustices.

Les critiques littéraires suscitent bien peu d'intérêt. En fait, c'est l'indifférence totale, un peu comme la rédaction de commentaires. La plupart consulte, et ce n'est pas la cohue, mais ces visiteurs n'écrivent pas. 

Je suis un blogue perdu parmi des millions, il ne faut pas s'attendre à mieux. 

À l'occasion, je reçois des demandes de partenariat. Surtout pour le monde du voyage. Ça ne me rapporte pas une cenne, mais ça me permet d'augmenter ou de maintenir mon pagerank. Donc, tenez-vous le pour dit, si vous ne voulez pas inclure un lien vers mon blogue, oubliez-moi. 

Je parle aussi de mon travail. Je suis le deuxième vice-président de la section locale de Québec et ça me permet, tout en respectant la confidentialité, d'expliquer ce qui se passe, vu de l'intérieur, dans le merveilleux monde postal. Au lock-out, je racontais chaque jour ou chaque geste exécuté par les membres de Québec. Le National se charge des médias et nous, même si cela arrive que nous leur parlons, nous nous occupons du quotidien. Et comme je l'ai dis plusieurs fois, nous avons un hostie de mandat! Depuis mon élection, lock-out, tri séquentiel, restructuration des bureaux, de plus en plus de membres en détresse, employeur mesquin, etc.

Presque personne ne vient aux assemblées mensuelles, mais tout le monde réclame de l'aide.

Je continue d'écrire des billets parce que même si je n'écris plus de romans ou de nouvelles et, à mon grand étonnement, cela ne me manque pas, je crois que plusieurs de mes sujets sont pertinents et répondent à des questions que des internautes peuvent se poser. Est-ce qu'un jour, je vais abandonner ce blogue? C'est possible, mais tant que la passion y est, je vais continuer.

samedi 9 novembre 2013

Le voleur de show

Dernièrement, j'ai été victime de l'incompétence d'un arbitre. Incompétence grave et acharnement.

Dès le début du match, il m'a décerné une punition discutable quoique la seule méritée. J'ai perdu pied et j'ai tombé sur le gardien. Ç'a été considéré comme de l'obstruction sur le gardien.

Peu de temps après, le même arbitre m'a puni pour coup de bâton. J'avais donné un coup sur la lame du bâton avec la mienne, ce qui est légal. Tellement légal que le capitaine de mon équipe a pris ma défense, il est arbitre lui aussi, et a été puni pour avoir sacrer. Pourtant, tout le monde sacre, et pas juste une fois, pendant un match...

Sorti du match, c'est-à-dire que j'avais perdu toute ma concentration à jouer, la troisième punition pour rudesse est la résultante de l'incompétence et l'acharnement de l'arbitre. Je la méritais, mais s'il avait été juste et honnête, elle n'aurait pas eu lieu.

Et la quatrième, que je ne méritais pas, j'avais levé le bâton de l'adversaire et cet arbitre a considéré que c'était un bâton élevé ou du moins, que j'avais accroché le gars, ce qui n'était pas le cas.

J'avais deux minutes de punition en 9 parties avant ce match.

Quand on parle d'incompétence grave, de chercheur de troubles, de voleur de show, d'acharnement, de pourri, le visage de cet idiot, parce qu'il en est un, apparaît à côté de ces mots dans le dictionnaire. 

J'ai porté plainte à l'arbitre en chef. Ça ne donnera absolument rien puisque l'homme était présent ce soir-là et il n'est jamais intervenu. D'ailleurs, la seule qualité de cet homme est d'être bête comme ses deux pieds. Il tente de faire son tough. Anecdote : au début d'un match, le marqueur s'est déclaré malade. Après avoir trouvé une solution, cet homme est venu nous dire, bête comme ses deux pieds et nous n'avions pas manqué de politesse, que c'était ça ou rien. Il aurait pu le remplacer, lui, le marqueur! Donc, pourquoi agir ainsi? Je ne paie pas pour me faire écœurer.

En fait, je débourse plus de 500$ par année pour jouer une saison, pas pour être frustré, crier après les arbitres ou affronter des équipes avec des joueurs trop fort pour le calibre. Pour ce dernier point, j'attends le verdict de l'appel, mais ça fait presque un mois que l'événement est arrivé et le gars est rendu à 44 buts en 11 matchs. Le responsable de la ligue semble vouloir me donner raison, mais j'attends toujours. Pendant ce temps, ce joueur engraisse ses stats.

Quel redressement pourrais-je avoir après avoir été victime de cet arbitre? Des excuses? Je ne veux rien savoir. Un montant d'argent? Ne rêvons pas en couleurs! Qu'il n'arbitre plus nos match? C'est ce que j'ai demandé, mais je doute fort de l'obtenir.

La discrimination sous toutes ses formes me pue au nez!

Avec l'histoire des calendriers, une plainte contre un alignement illégal et ce dernier événement, je dois conclure que la seule préoccupation du centre est son résultat financier annuel et c'est bien triste.

On demande des arbitres neutres, des marqueurs attentifs et des réponses à nos appels. 

Je sais bien que nous sommes des milliers de joueurs et qu'il peut y avoir des dizaines d'appels ou de plaintes, mais certaines mériteraient considérations plus que d'autres.

Le respect des joueurs-payeur aussi.

vendredi 1 novembre 2013

22/11/63 - Stephen King

Al, l'ami de Jake Epping, a découvert une faille temporelle qui le ramème en septembre 1958. Chaque fois qu'il revient dans le présent, seulement deux minutes se sont écoulées et quand il retourne en 1958, tout ce qu'il a fait précédemment a été effacé de cette réalité. Atteint d'un grave cancer, Al réussit à convaincre Jake de recommencer l'enquête qu'il avait entamée en 1958 et d'empêcher Lee Oswald d'assassiner le président Kennedy le 22 novembre 1963.

Avant de commencer à lire ces lignes, je dois vous avouer que c'est le premier Stephen King que je lis de ma vie. J'ai bien vu quelques films, mais je n'ai aucune idée des classiques qu'il a écrits. Pourquoi ai-je choisi ce livre au détriment des autres? Parce que j'adore les histoires de voyages dans le temps, de mondes parallèles ou de personnages qui sait qu'il vit dans un univers fictif.

Cette brique de 1100 pages nous raconte, en vérité, l'histoire d'amour d'un gars qui doit s'occuper pendant cinq ans avant de passer à l'acte, c'est-à-dire neutraliser l'assassin de JFK.

King décrit avec exactitude et brio la vie des années fin 50, début 60. Le quotidien des gens, les voitures, les vêtements, la cigarette omniprésente partout puisque tout le monde fume, etc.

Par contre, même si cela s'avérait un passage obligé, j'ai trouvé long de connaître la vie de Jake à cette époque. Al lui avait cédé de l'argent qu'il avait gagné en pariant sur certains événements sportifs (ressemblance mal choisie avec Retour vers le futur 2) et même si les coûts d'hébergement ou de restaurant sont moins exorbitants que maintenant, Epping devait gagner sa vie jusqu'à la date fatidique.

Évidemment, que serait une telle histoire sans une histoire d'amour. On a alors droit à au moins 400 pages sur l'emploi d'enseignant George Amberson, le pseudonyme de Jake Epping, sa rencontre avec une nouvelle enseignante, tout en menant, dès le retour de Oswald de la Russie, l'espionnage avec les techniques de l'époque et les précieuses notes de Al.

Oui, cela est pertinent et intéressant, surtout qu'en 1958, Oswald était encore dans la marine. Ici, l’assassinat de JFK est une toile de fond pour une autre histoire, celle de Jake Epping, alias George Amberson.

King rendra bien, dans les 100 dernières pages, les répercussions d'avoir sauvé le président Kennedy. Aussi, il rendra bien le FBI de J. Edgar Hoover, tout semblait crédible et véridique.

Si King avait coupé de moitié son roman, il n'aurait pas pu amener toute la profondeur émotionnelle de son personnage. Il n'aurait pas pu bien nous plonger dans l'atmosphère du début 1960, en pleine guerre froide et peur de la guerre atomique (pensons à la crise des missiles à Cuba). Un bon roman que j'ai bien apprécié. Test réussi pour King!

Acheter ce titre.

jeudi 24 octobre 2013

L'inconnu ou je-m'en-foutisme?

Le 14 octobre 2013, j'ai fait appel d'un match dont je juge que l'adverse avait un alignement illégal.

Parce que je n'obtenais pas de réponse, je me suis déplacé en personne et le hasard a bien fait les choses, j'ai rencontré celui qui s'occupe de la ligue. Je lui ai posé quelques questions comme qui prend la décision d'un appel et je lui ai expliqué verbalement la raison de l'appel.

En gros, chaque catégorie a le droit d'aligner un joueur d'une catégorie plus forte, mais dans le D2 et le D1, aucun joueur de B n'est admis. La ligue a rédigé un document Excel en assignant des cotes aux joueurs qualifiés d'élites et l'un d'eux, qui accumule les buts au rythme de 4 par match, est classé B.

Mais voilà, ce même joueur continue de démolir les gardiens de but adverse et la ligne n'intervient pas. Je demande, autant en courriel que sur la page Facebook de la ligue, de l'information sur le temps d'attente avant de connaître le verdict, rien.

En consultant les autres messages, ça me console de savoir que je ne suis pas le seul dans cette situation. Avouez quand même que ça ne fait pas sérieux, autant que leur problème de calendrier.

mercredi 9 octobre 2013

Grand theft auto 5

Dans la magnifique ville de Los Santos, Franklin, Michael et Trevor s'associent pour exécuter leurs coups. Franklin fait parti d'un gang du rue et se plait dans son rôle de gangsta, Michael tente de démontrer qu'il est un bon père de famille, avec très peu de succès et Trevor, le psychopathe, fucké, continue de faire ses crimes. 

Ce n'est plus un secret pour personne, GTA 5 a été le jeu le plus coûteux à produire, aussi cher que les méga-productions hollywoodiennes, et juste avec les préventes, le jeu était devenu rentable.

Première spécificité,  ça vous prend 8 go de disque dur pour jouer. Oubliez, comme moi, la Xbox 360 arcade, avec son petit disque dur de 120 mo. Le fils de ma blonde a du brancher son disque dur pour que je puisse procéder à la mise à jour et jouer.

Dès les premières minutes, pendant le braquage d'une banque, l'atmosphère Grand theft auto s'empare de votre écran. Le titre du groupe gangsta rap N.W.A, appetite for destruction, embarque pendant une poursuite avec la police. Ce scénario est digne d'un film.



La carte est immense et les possibilités le sont tout autant. Les personnages peuvent piloter des avions, faire de la plongée sous-marine, se pratiquer à tirer dans les stands de tir chez ammu-nation, etc. Bien des caractéristiques des GTA précédents sont présentes : visite chez les danseuses ou les prostituées, jouer à des jeux, exécuter des missions alternatives, laver son auto, etc. Malheureusement, à ma grande tristesse, il est désormais impossible de rendre visite à nos restaurants préférés, c'est-à-dire Burger Shot et Cluckin' bell. Il y a une mission qui nous permet de trouver un Burger Shot, mais nous ne pouvons pas y entrer et commander un bleeder. Le logo de Cluckin' bell apparaît sur des trains de vans stationnées.

Les vendeurs de hot-dogs sur les trottoirs ne sont plus présents (enfin, peut-être ce sera débloqué plus loin, je n'ai que 30% du jeu de complété). Parce que c'est un autre aspect intéressant du jeu

Autre chose intéressante, nous pouvons acheter des actions ou des propriétés. Pendant le jeu, si vos actions ont dérangé l'industrie du tabac, par exemple, achetez des actions du concurrents, ils pourraient monter en flèche. On vous fournit des indices pendant les animations sur les noms des compagnies. Bien pensé.



Si une fusillade se produit avec au moins deux des trois personnages, vous pouvez changer de personnages en pleine action et bénéficier d'un autre angle de tir ou d'une arme différente. Mais attention, Trevor n'est pas du genre à rester cacher et si vous transférez pendant qu'il court dans la rue, fusil à la main, vous risquez de vous faire tuer.



Même la visite aux danseuses a été repensée. Les danseuses n'ont plus les mamelons cachées et vous pouvez leur toucher pendant la danse, mais il ne faut pas que le portier vous voit. Si vous réussissez à monter la ligne du désir au maximum, vous obtiendrez le numéro de téléphone de la danseuse, pourrez l'appeler pour un plan cul et récupérer votre énergie.

Certaines activités comme la course, le tir, le pilotage, la plongée permettra à votre personnage de s'améliorer. Quand vous exécutez ces manœuvres, le point du personnage dans votre radar sera entouré d'une couleur bleue.

Je n'ai pas essayé de jouer Xbox live parce que cela ne m'intéresse pas. J'ai téléchargé le dirigeable et je me demande si de nouvelles options, comme l'ouverture des Burgers shot par exemple, pourraient être envisageable. J'écris ces lignes sans savoir si techniquement cela se fait.

Coiffeuses, tatoueurs, danseuses, parcs, marinas, aéroports, je ne peux pas énumérer toutes les options qui s'offrent au joueur. Sans oublier les petites missions alternatives ou les petits jeux comme les fléchettes ou le air hockey. Vous pouvez continuer à faire vos crimes gratuits sur des citoyens innocents, mais la police est moins tolérante et plus compliqué à semer. Un jeu avant-gardiste et excellent!

Voici un lien pour trouver des choses insolites sur la carte et celui du fantôme du mont Gordo!

Acheter GTA 5

vendredi 4 octobre 2013

Syndicalistes ou voyous? - Jocelyn Dupuis et Richard Goyette

Le monde syndical est un monde dur et leurs représentants effectuent des tâches ingrates. Jocelyn Dupuis et Richard Goyette, qui ont tous deux dirigé la FTQ-Construction, nous livre ici leurs réflexions envers les accusations indirectes que la commission Charbonneau ou les médias les accusent depuis plusieurs mois.

La base du mouvement syndical est l'amélioration des conditions de travail, les salaires et les relations avec les employeurs, etc. Je ne vous apprends rien ici!

Le livre commence avec l'enfance des auteurs. Une soixantaine de pages que j'ai trouvées pénible à lire parce que cela ne m'intéressait tout simplement pas. J'avais hâte de lire la version des auteurs envers le monde syndical, politique et criminel. On le sait, depuis plusieurs années, des liens, véridiques ou non, ont été faits entre le motard, les syndicats et la politique.

Appuyé par des livres, des journaux ou des sites Internet, les deux syndicalistes nous expliquent leurs versions des événements. Certes, dernièrement, Dupuis revient encore sur la sellette, mais cet ouvrage s'avère, selon moi, une tentative d'explications de leur vision de la collusion et des accusations portées contre eux à la commission Charbonneau.

Le livre est très intéressant et j'ai eu beaucoup de difficulté à arrêter de lire, même s'il était tard. C'est intéressant parce que les événements se passe présentement. Chaque jour, un article de journal parle de Jocelyn Dupuis ou un éditorialiste nous fait la morale sur ce qu'il en pense.

Dans ce livre, chaque premier ministre élu après Maurice Duplessis, c'est-à-dire de Jean Lesage à Pauline Marois, est dénoncé dans leurs actions ou leurs non-actions. Les ministres du travail d'avant jusqu'à aujourd'hui sont aussi écorchés au passage et j'en passe.

Bien sûr, ce livre est une tentative pour blanchir la réputation des auteurs autant que les médias cherchent le sensationnalisme en remplissant leurs journaux ou leurs sites Internet de témoignages de la commission Charbonneau, copie presque conforme de la commission Cliche des années 70. Vous avez le loisir d'y croire ou de croire les journalistes, les deux tirant la couverture de leur côté.

Acheter ce livre.

jeudi 3 octobre 2013

Téléchargement de Rendez-vous au House

Je me dis que mettre des extraits c'est insuffisant, voici donc la version complète en téléchargement. Je l'ai en pdf seulement. Roman de vampires, sexe et vengeance. Bonne lecture!

pdf 

Si vous n'êtes pas un habitué de Google drive, quand le pdf va s'ouvrir, vous n'aurez qu'à cliquer sur l'onglet téléchargement situé en haut à gauche, représenté par une ligne et une flèche vers le bas.

mercredi 2 octobre 2013

Extraits sexe de Rendez-vous au House

Je profite de la quiétude de mon blogue pour partager avec vous des extraits de scènes de sexe que j'avais écrites pour mon roman de vampires intitulé Rendez-vous au House. Peut-être qu'un jour je vais le mettre en ligne lui aussi. Peut-être trouverez-vous cela mauvais, mais j'ai eu du plaisir à les écrire!

Extrait 1

Je mets mes mains sur ses hanches et parcours ses courbes jusqu’aux fesses. Elles sont douces et galbées. Jamais je n’aurais cru, un jour, caresser une femme et apprécier! Amélie me couche sur le matelas et me déshabille. Elle retire mon chandail et lance ma brassière à l’autre bout de la pièce. Elle dévore mes seins, je soupire de plaisir. Elle me donne des baisers sur le ventre et chacun d’entre eux provoque une intense chaleur au fond de moi. J’en veux plus!
            Je pousse de petits gémissements et glisse mes doigts dans les longs cheveux bruns de mon amie. C’est lorsqu’elle embrasse ma vulve que mes yeux roulent dans leurs orbites. Je comprends l’ampleur de ce qui s’en vient.
            Sa langue s’active sur mon clito et ses doigts jouent dans ma chatte. Je me tortille sur le matelas. Toute ma concentration, toute mon âme focalisent à cet endroit. Son poing disparait dans mon sexe. C’est si mouillé qu’on dirait le déluge du Saguenay! Sa langue poursuit son œuvre! Je jouis comme une folle. Je cherche mon souffle. Mes cris risquent d’alerter les voisins et si ça continue, la police va débarquer et nous accuser de tapage nocturne!

            J’ai un orgasme incroyable! Cent fois plus intense que le travail manuel! Presque un sport extrême!

Extrait 2

J’en avale une. Bernard revient avec deux bloody to go. Nous nous dirigeons aux casiers et après une courte recherche, en trouvons un de libre. Je retire ma robe et mes sandales. Il enlève sa chemise et ses pantalons fleuris qu’il pousse en tapon sur la tablette du haut. Les yeux de Bernard m’examinent de la tête aux pieds. Je crois même déceler un début d’érection. Il est beau bonhomme. Quelques bourrelets, mais pas si pire. Nous nous approchons de la piscine.
À chaque pas, je me fais accrocher par quelqu’un. J’aime cette sensation, cette chaleur sur mon corps, j’ai le goût de la chair. Des frissons me parcourent la colonne vertébrale. Ce soir, il y a beaucoup de compétition. À chaque centimètre, il y a du mâle à la chasse et des femelles en rut! Le désir monte en moi. Il faut qu’on me caresse, qu’on m’embrasse, qu’on me baise!
« Ça va? T’as l’air toute drôle. », me demande Bernard.
« Je… Oui, ça va, je suppose. »
La serveuse propose une pilule à Bernard. Il refuse.
« T’en as pris?
— Oui.
— Tu sais que ça augmente l’appétit sexuelle de façon épouvantable. »
Merci, j’avais pas deviné! J’ai un goût de sexe right fucking now! Nous nous arrêtons sur le bord de la piscine. Une femme reconnaît Bernard et vient lui parler. Peut-être une amie qu’il a appelée. Je ne m’informe pas, pour le moment, j’ai d’autres projets dans la tête.
Je gravis les marches qui me mènent sur le plateau. De là, je constate ce que je savais déjà : il y a du monde en bibitte! Impossible de voir les visages, la lumière gêne ma vue. De plus, un nuage de fumée plane constamment autour de la piscine. La scène commence à se remplir. J’enjambe des gens dans l’espoir de découvrir un meilleur spot. Plusieurs mains me caressent les jambes, montent aux cuisses et frôlent mon sexe. Mes genoux fléchissent. Des gars palpent ma poitrine. D’autres lèchent la cicatrice de mon cou. L’un d’eux introduit son membre dans ma bouche. Je le dévore avec voracité!
Un autre se joint à nous. Il retire mon bikini et me pénètre immédiatement. Je m’installe sur le dos afin qu’un autre mâle remplace mon partenaire. Une bonne demi-heure s’est écoulée. J’ai perdu le décompte de mes conquêtes. J’ai du sperme dans la face, sur mon ventre, qui coule hors de ma chatte et dans mes cheveux. On m’a resservi une de ces pilules miracles. Ce désir incontrôlable m’a repris de nouveau. Un ado, probablement âgé de cent ans, me prend en levrette. Je distingue le visage interloqué de Bernard à quelques mètres de l'action, en bas des planches.
Ma jouissance est coupée lorsque j’aperçois Anne-So à ma droite, dans la même position que moi. Elle me regarde et me sourit, elle aussi éprise de l’acte sexuel sans lendemain.


Extrait 3

Nous quittons le bar après une couple d’heures. Jonathan n’en peut plus. Depuis le début, je stimule son érection en glissant ma cuisse dans son entrejambe. J’ai entretenu son bandage en flattant son sexe avec mes doigts. Je lui propose d’aller dans un motel. Il accepte. J’aurais été mal à l’aise s’il avait insisté pour qu’on s’exécute sur la scène.
Ça n’a pas pris de temps pour qu’il m’enlève mon string et me pénètre brutalement. Il me retient par les chevilles et me garde les jambes bien écartées. Le désir monte en moi, instantané et brûlant. Les cris de Jonathan ressemblent à ceux d’un macaque. J’accompagne sa jouissance, j’aime le sentir en profondément en moi.
Ce déchirement entre le plaisir et mon objectif me trouble.
Soudainement, je mange un coup de poing sur la gueule. Ça me fait mal, mais j’endure.
« T’aimes ça, hein, salope? », hurle-t-il en haletant.
Je ne réponds pas, je suis perturbée. Il me frappe à deux reprises. Ensuite, il serre les mains autour de mon cou. Je suffoque, mais tripe comme une folle. Au rythme de sa violence, mon partenaire donne de vigoureux coups de bassin.
Il me force à m’installer à quatre pattes. Je sais ce qui s’en vient. Ça m’écoeure et je me mords les lèvres pour me fermer la trappe. Il rentre sa queue d’un seul élan. Me voilà en pleine relation anale. Ça fait moins mal que la dernière fois, mais dans ma tête cet orifice demeure un sens unique. Je m’efforce de simuler que j’aime ça.

Leçon trois : contrôle ta douleur.


Facebook gère de plus en plus nos vies

Non, ce n'est les problèmes de confidentialité, c'est plutôt le fait de s’immiscer dans nos vies qui me tracasse le plus. Je vous explique, en partant de loin avant d'arriver aux faits :

Quand j'écrivais des romans et des nouvelles, j'aimais beaucoup parler de sexe. Mon roman de vampires, la suite de laterrasse.com, nouvelle parue dans le fanzine Katapulpe, traite de long en large de ce sujet avec des séquences de violence. Un de mes amis comparait ce roman à Kill Bill version vampire.

Je parle très mal, je sacre en masse et ma blonde s'amuse à embarquer avec moi dans mes conneries. La gaffe que j'ai faite, et que j'ai admise à ma blonde, c'est de m'amuser à en parler avec la blonde de mon ami qui s'est amusée à me répondre de la même façon.

Ma blonde s'en est aperçu et n'était pas du tout contente. Elle m'a expliqué son point de vue, j'ai expliqué le mien en admettant mes torts et jurant que je ne le ferai plus. Depuis, j'ai une conduite exemplaire quoique ma blonde trouve quelquefois dur d'accepter ce que j'ai fait. Elle considère cela comme une sorte d’infidélité. On a eu plusieurs prises de bec à ce sujet, mais chaque jour, je continue à lui démontrer que je suis sérieux dans ma démarche.

Évidemment, cet événement ne pouvait pas ne pas causer de dommages. Je n'entrerai pas dans les détails, je n'aime pas cette situation, j'ai fait des erreurs, j'ai sous-évalué l'impact émotionnel que j'avais causé et j'ai conclus que je devais couper les ponts avec mon ami et sa blonde.

Voilà où Facebook entre en action : ma copine n'acceptait pas que ces gens nient. Un jour, dans un excès de colère, mon ami a insulté ma blonde de plusieurs qualificatifs dégradants. Comme je lui ai mentionné quand je l'ai revu, j'aurais dit le quart de ces mots à la sienne et il ne me parlerait plus.

Même lors de situation frustrante, certaines conversations méritent qu'on utilise les bons mots sans insulter celui ou celle avec qui ont discute. Pas toujours facile, je l'avoue.

Quand j'ai rencontré mon ami pour lui dire qu'il l'avait échappé lorsqu'il avait insulté ma blonde, il m'a alors demandé qu'elle fournisse les preuves de ce qu'elle avance (les conneries dites sur le sexe) sinon, il envisageait de la poursuivre pour diffamation. J'ai cru pertinent d'en informer ma blonde dans l'espoir qu'on arrête d'en parler une bonne fois pour toute.

J'avais fait les gestes adéquats, couper les ponts virtuellement et quotidiennement, et je m'efforçais de démontrer mon sérieux en ayant une conduite exemplaire. Ce que je fais toujours depuis. Sauf qu'avec Facebook, garder cette personne parmi mes amis virtuels, surtout après les menaces qu'il avait proférées, n'était plus une situation acceptable selon ma blonde. Je devais le retirer, ce que j'ai aussi fait pour prouver mon véritable sérieux de me repentir. Eh oui, ça m'attriste beaucoup, mais je veux revoir ma blonde heureuse et bien avec moi, sans qu'elle se pose 1001 questions.

Mon ami s'est donc rendu compte de son retrait. Il l'a écrit sur son mur Facebook en insultant à nouveau ma blonde et en disant que je suis un whippet. Il a le droit de le penser.

Il aurait fallu un peu d'ouverture d'esprit de sa part pour éteindre ce feu, ouverture qui n'a jamais eu lieu. Il aurait fallu qu'il comprenne ce qu'en pensait et comment ma blonde vivait la situation au lieu de la juger. Je me suis fâché plusieurs fois envers elle parce que j'étais écœuré d'en discuter, le tour avait été fait et puisque je ne les fréquentais plus, j'espérais qu'elle comprenne mon sérieux.

Je trouve plus juste d'agir dans le monde réel plutôt que dans le monde virtuel. Sauf que Facebook semble nous obliger à gérer tout ça différemment. J'ai plusieurs contacts qui sont des connaissances et d'autres des joueurs de dek ou des écrivains avec qui je parle peu. C'est inscrit ami, mais le terme est large. Les cercles de Google + sont plus précis si vous voulez mon avis.

Je l'ai fais pour prouver que je la respectais sur sa douleur émotive et que je comprenais que d'enlever mon ami de mes contacts aiderait à guérir de sa peine, mais je crois que de l'avoir fait au jour le jour, dans le monde réel, était pas mal plus sérieux et adéquat comme action à faire.

lundi 30 septembre 2013

Cyclistes et RTC

On leur accorde de plus en plus de place sur nos routes et Montréal fait (encore) rire d'elle avec la presque faillite des Bixi, pratiquer le vélo (car le bicycle ou le bike sont out) est devenu une activité commune et encouragée par l'élite green-green et les ennemis de l'automobile.

À Québec, le service d'autobus, le RTC, se nourrit de nos taxes, faute d'usagers, et est incapable de fournir du service quand cela est nécessaire. Consultez mon billet sur un événement vécu lors du spectacle de Offspring sur les plaines. Aussi, je me souviens très bien que le RTC, auparavant nommé la STCUQ, m'a déjà fait vivre 3 transferts et 1h30 de transport pour me rendre de Beauport à... Beauport. De Montmorency (le 53) à l'ancien hôtel-de-ville (les 50 et 801).

Ou cette impossibilité d'utiliser le 52 qui se rendait du terminus Charlesbourg vers Giffard et devoir me taper le 801, 800 et 52, attendre mes transferts et prendre 3 fois plus de temps.

Ou encore, aller travailler à pied, de la 7e rue à Limoilou jusqu'au boulevard Montmorency (une heure aller-retour) parce que les chauffeurs étaient en grève, donc services essentiels seulement, c'est-à-dire aucun service la fin de semaine. Que de beaux souvenirs!

Au moins, la paix avec le syndicat semble prévaloir et les grèves à répétition ne surviennent plus.

Les cyclistes se croient tout permis et ne récoltent aucune contravention ni même un avertissement pour leurs gestes. Même si une auto-patrouille était présente, les policiers n'interviendraient pas. Les autorités sont incapables, tout comme le cellulaire au volant, de faire respecter les lois. Quoique je ne crois pas qu'il existe beaucoup de lois punitives envers les cyclistes pour les infractions aux codes de la sécurité routière.

À Québec, il existe des dizaines et peut-être même des centaines de kilomètres de pistes cyclables, bel et bien utilisés, et les autorités ont imposé aux automobilistes des feux de circulation favorisant le déplacement en toute sécurité des cyclistes, marcheurs, joggers et autres. D'accord, c'est bien normal, la majorité des chauffeurs n'ont aucune courtoisie et ne laisseraient pas la chance à ces gens de traverser la rue.

Ce qui m'enrage, c'est que trop de cyclistes utilisent la route dédiée aux automobiles et ce, même s'il y a une piste cyclable à proximité. Par exemple, sur le boulevard Pierre-Bertrand, on nous a écœuré tout l'été avec la construction et le réaménagement des feux de circulation au milieu du boulevard, mais les cyclistes continuent à emprunter la route. Ils sont tellement brillants que certains roulent en sens inverse du trafic. D'autres cyclistes zigzaguent entre les véhicules, n'arrête pas aux stops, ce que les automobilistes doivent faire parce que ce serait trop dangereux de l'omettre et surtout illégal. Les cyclistes continuent donc, naïvement, à se promener au beau milieu de la circulation cherchant de quelle façon il pourra éviter de perdre son élan.

Je vous entends déjà vous plaindre que ce n'est pas tous les cyclistes qui agissent ainsi. Heureusement, vous avez raison. Les greens ont déclaré la guerre aux automobiles à cause du réchauffement climatique et il y a trop de véhicules, les familles en ont besoin. Je ne vois pas la maman se taper 2 heures d'autobus pour aller chercher bébé chez la gardienne dans un coin de la ville et son plus vieux à l'école à l'autre coin.

Je comprend qu'il faut essayer de protéger notre planète et son écosystème, mais offrez-moi une alternative.

Si un cycliste n'utilise pas une piste cyclable alors qu'il y en a une disponible, il faut qu'on lui donne une contravention. Y a-t-il encore des policiers en vélo sur ces pistes? Si oui, il devrait servir à autre chose que faire de la prévention.

Idem pour les autobus. On nous a imposé des espaces réservés aux autobus, espaces toujours vides d'autobus, mais lorsque je vois un autobus devant moi, rouler, sans raison, dans ma zone réservée, je me dis que lui aussi devrait recevoir une contravention. Parce que moi, si j'emprunte sa zone vide d'autobus et que je me fais prendre, je paie de ma poche ma délinquance, pourquoi pas eux?

Cela fait des années que la guerre aux automobiles et au pétrole a été déclarée et ce n'est pas en écœurant les automobilistes que vous aurez leur appui, même si vous imposez vos choix et votre vision comme le fantasme du maire Labeaume, le tramway.

mardi 17 septembre 2013

Nouvelle saison

Je m'amuse beaucoup avec ma nouvelle équipe. J'avoue que ça me déçoit de voir des capitaines que je connais piger dans la banque de joueurs que je leur ai présentés et créer leur propre équipe.

Que voulez-vous, dirait Jean Chrétien, c'est la vie!

Tu aimes ou n'aimes pas ma personnalité et mon franc-parler. Je suis seulement sincère, il n'y a pas de pensées méchantes dans ce que je dis et moi-même j'accepte la critique. À l'aube de mes quarante ans, j'ai appris à vivre avec cet aspect.

Avec ma nouvelle équipe, j'ai hérité du titre d'assistant-capitaine!

Le plus plaisant est que je n'ai plus mal aux jambes. J'espère que les dernières douleurs, aussi minimes soient-elles, disparaîtront à jamais.

Dans une équipe, le respect est important pour moi. Avec les X-men, ce respect n'existait plus. Envers moi, du moins. De ce que je tire comme conclusion, j'étais le problème. Personnellement, j'aurais un autre nom à proposer... Avec ma nouvelle équipe, pendant la saison estivale, j'ai réussi 16 points en 12 matchs et on me laisse jouer comme je le veux. Sans posséder un talent extraordinaire, je connais la base du hockey, les positions, comme agir et réagir et j'essaie de m'améliorer avec les conseils qu'on me donne. Avec ma nouvelle équipe, les joueurs ne me disent pas sans arrêt quoi faire, ne me mutent pas à un poste différent à chaque match et je ne reste pas sur le banc pendant les avantages numériques.

Et j'apprécie beaucoup mieux jouer dans le 3 vs 3.

Quoi qu'il en soit, je refuse de vivre dans le passé et je m'amuse avec ma nouvelle équipe. Le reste, ils s'organiseront avec leurs affaires!

dimanche 25 août 2013

Restaurant l'académie

Il y a une vérité et un mensonge dans cette phrase : le restaurant l'académie attire les foules et offre des repas de qualité.

La vérité est qu'il attire les foules et le mensonge est ses repas de qualité. Voici donc pourquoi je ne remettrai plus jamais les pieds à cet endroit et ce, peu importe l'activité.

Le restaurant l'académie est situé à place Sainte-Foy, au deuxième étage, coin de la rue Bernardin-Morin et boulevard Hochelaga. Le restaurant présente une grande aire ouverte et la décoration tente de nous démontrer un endroit branché, d'un certain luxe, à prix abordable. L'endroit passe ce premier test, le problème n'est pas la déco.

La première fois que j'ai mangé à l'académie c'était avec ma famille pour le repas du jour de l'an (ou du lendemain, je n'en suis plus sûr). Quand il avait réservé les places, mon oncle avait demandé si l'académie possédait assez de sièges (boosters) pour enfants. La réponse avait été affirmative.

La réalité était tout autre. L'académie avait UN siège pour enfants et il était déjà en utilisation. Ma cousine aurait apporté ses sièges si la personne au téléphone n'avait pas répondu n'importe quoi. Ses jumeaux se sont assis sur des bottins téléphoniques qu'ils arrachaient les pages avec joie. Pour le repas, je n'ai pas souvenance de ce que j'ai mangé, donc je ne critiquerai pas.

La deuxième fois, c'était pour le party des fêtes de mon bureau. Nous étions jumelé avec un autre bureau. Confiné dans un coin, je pouvais à peine bouger et encore moins discuter avec les gens aux autres tables. Nous avions le choix d'une table d'hôte et j'avais choisi les crevettes. Quelle déception de voir cette assiette vide, aux crevettes naines, trop cuite. La serveuse semblait complètement dépassé par les événements et tentait de guider les plats que distribuaient ses coéquipiers. Ça a été bordélique toute la soirée.

Hier, c'était la troisième fois et ce n'était pas parce que je voulais y aller, je méprise profondément cet endroit. Cependant, ça n'arrive pas à toutes les années qu'on puisse fêter les 90 ans de sa grand-mère et j'aurais été un imbécile de me plaindre ou de ne pas me présenter.

J'avais le goût de pâtes et j'ai choisi des cannellonis. Oui, je sais, j'aurais pu choisir bien d'autres trucs comme de la viande, des fruits de mer ou de la volaille, mais j'avais envie de manger ce plat.

Wow, déception au centuple!

J'ai été servi le premier, un petit bol avec deux cannellonis qui baignaient dans une sauce rosée. Il y avait un peu de fromage, même pas une branche de persil. Les filles de mes cousins, dont l'une a deux ans et avait un repas pour enfant, du spaghetti dans un grand bol, savouraient des pâtes en plus grande quantité que moi. Le serveur guindé faisait son travail comme un robot. En voyant arriver mon repas (à 15,95, ce qui ne le vaut absolument pas), mon oncle croyait que je recevais mon entrée. Eh non, c'est mon repas! Une chance que les femmes ne mangeaient pas trop et j'ai hérité du surplus de poulet, filet de saumon et cuisses de grenouille!

J'avoue que les autres assiettes semblaient meilleures autant au goût qu'à la présentation.

Ma question est la suivante : pourquoi cet endroit est encore ouvert? Chaque fois que j'y suis allé, j'ai été déçu. Pourquoi ça tombe sur moi, puisque l'établissement semble afficher complet ou du moins, il a une bonne clientèle. C'est un des restaurants les plus surévalués et il ne vaut pas le détour. Mon repas ressemblait à du Normandin, avec plusieurs dollars de plus sur la facture.

Sans oublier qu'un de mes oncles avaient acheté une carte-cadeaux de 50$ pour ce restaurant et quand le serveur est venu pour ajouter la différence du montant de la facture sur la carte de crédit, le serveur s'est plaint que la terminal proposait du pourboire que sur la différence et non pas le montant total du repas. Quel manque de savoir-vivre, mon oncle lui aurait donné son argent sans qu'il pleurniche. Il lui a donc offert un Wilfrid-Laurier!

Un petit conseil, n'essayez même pas.

mardi 13 août 2013

L'histoire secrète des Beatles - Geoffrey Giuliano et Avalon Giuliano

Les auteurs, auteurs et historiens de 35 ouvrages sur le groupe, nous servent ce que vivait les membres du Fab four quotidiennement. La drogue, l'alcool, l'agressivité, les relations avec la famille, etc. Cela nous prouve que ces hommes étaient... des hommes et ce, malgré qu'ils avaient tout ce qu'ils voulaient sans même claquer des doigts.

Les auteurs débutent leur histoire en nous racontant les péripéties des Quarrymens. Au Cavern club ou ailleurs, la rencontre avec Ringo Starr et Georges Harrison, comment ;'entourage des ces hommes vivaient le succès des Beatles.

Le quatrième de couverture révèle que ce livre a soulevé la controverse et des querelles juridiques ont suivi. Mais les auteurs n'ont pas été pris en défaut.

Même s'ils signifient la libération d'une génération, sexuelle et autres, la pression d'être un Beatle se faisait sentir chaque jour. Les paparazzis, les journalistes des journaux à potins qui modifient leurs articles pour mieux vendre, les fans en délire qui les attendent devant leur résidence, même dans la mort ou la maladie, un Beatle doit se cacher et cacher la vérité.

Dès le premier jour, ce livre m'a captivé, j'ai lu une centaine de pages. Je savais que je devais passer par cette époque, mais j'ai eu un manque d'intérêt pour leurs activités en Inde et la méditation transcendantale. Puisque les Beatles ont eu beaucoup de succès lors de la jeunesse de mes parents, donc, évidemment, je n'étais pas né, certaines événements comme celui d'avoir omis de manger à la table de la première dame d'un pays sous l'emprise d'un dictateur et la difficulté à quitter ce pays parce que les citoyens étaient devenus haineux envers le groupe.

Je n'ai pas lu d'autres biographies du groupe, je ne peux pas vous dire si ce livre contient des informations supplémentaires des biographies ordinaires du groupe. J'ai bien aimé la façon dont les auteurs ont amené leur histoire, ça se lit très bien et c'est très intéressant et étonnant. Je vous le conseille si vous êtes curieux de connaitre l'histoire obscure des Fab four.

Acheter ce livre.

dimanche 4 août 2013

Microbrasserie : Gambrinus

Sur le boulevard des Forges, à Trois-Rivières, il y a la microbrasserie Gambrinus.

Petite bâtisse indépendante située au coin d'une rue, on a l'avantage de ne pas se promener pendant trente minutes pour trouver un parking comme c'est le cas à Saint-Roch par exemple.

Et pourtant, un samedi soir vers 18 heures, l'endroit était presque absent de clients et le deuxième étage était fermé. Peut-être étions nous arrivés trop de bonne heure.

Pour trouver la porte d'entrée, il faut emprunter l'accès des personnes en chaises roulantes et si nous avions choisi la terrasse, ce que nous avons pas fait à cause de la mauvaise température, nous aurions descendu les quelques marches à notre droite afin d'être au niveau de la rue.

Dès que nous avons passé la porte battante, une serveuse nous a accueilli avec le sourire. Elle nous a suggéré des tables dans la verrière ou dans le restaurant. La verrière semble être un ajout, une annexe avec de grandes fenêtres donnant vues sur la rue. Nous avions choisi cet endroit pour finalement changer pour le restaurant afin d'observer de plus prêt son design et son look.

Des bouteilles de bières de marques différentes et même disparues (j'ai aperçu une Molson Grand Nord) sont placées un peu partout sur des tablettes et au deuxième étage, que nous avons visité pour regarder leurs cuves. Les bouteilles étaient placées contre les fenêtres. Il y en a beaucoup, je ne voudrais pas être celui qui époussette...

Sur les murs, proche des tables, des tableaux d'un dessinateur sont à vendre. C'est maintenant un incontournable dans une microbrasserie qu'un artiste loue ou utilise cet endroit pour exposer ses œuvres.

La serveuse a pris le temps de nous expliquer les huit sortes de bières inscrites au tableau. Pour la palette de dégustation, il faut choisir la palette aux numéros pairs ou impairs. Moi et ma blonde avons décidé de prendre une palette de chaque numéro. Bien sûr, la mienne contenait la stout, prénommé la Godin. Bizarrement, sur le menu comme sur le site Internet, la stout porte le nom de la veuve noire. On-t-il changé de nom pour éviter un conflit avec le Archibald?

La palette est servie avec des biscuits soda. La serveuse nous a spécifié que c'était simplement pour enlever le goût de la bière précédente avant de passer à la suivante. Bonne idée! Leurs bières sont goûteuse et ce qui est cool, la serveuse a aussi pris le temps de nous expliquer l'ordre dans laquelle il fallait boire ainsi que les arômes de nos bières.

Je crois bien que tous les amateurs de bières aimeront les bières artisanales du Gambrinus.

J'ai aimé la stout quoiqu'elle ne se situe pas dans mon top trois!

Pour le repas, nous avons commandé chacun un hamburger différent, mais avant cela, parce que j'avais trop faim, j'avais demandé six ailes de poulet. Un peu décevant sur ce point, les ailes un peu maigrichonnes me collaient au doigt, comme si la sauce provoquait une réaction de colle.

Les hamburgers goûtaient le grill est cet effet a été très apprécié. La nourriture s'apparente à chez Victor et j'apprécie ce restaurant. Si j'y retourne, il est assuré que j'essaie autre chose pour goûter quelque chose de différent et la qualité de leur menu. Première note négative : il vous offre leur mayonnaise maison et il l'ajoute à la facture au prix de 0.87 sous plus taxes, donc, un dollar. C'est purement du vol pour une si petite quantité et cela nous a surpris car la serveuse avait omis de nous informer de ce léger supplément. Les prix sont cependant adéquats.

Quelques autres détails m'ont dérangé. L'un est l'absence de wi-fi et l'autre, le plus honteux, est l'impossibilité d'utiliser l'Interac, il faut sortir de l'argent de la machine ATM. Ça fait une éternité que je n'ai pas utilisé AMT, mais la dernière fois, ATM te facture 5$ de frais (moitié pour ATM et moitié pour l'institution financière, ce qui donne en réalité 25$ et non 20$). J'ai donc payé avec ma carte de crédit. Pas question que je donne de l'argent aux propriétaires de cette machine! J'avoue que ce fait a fait baissé mon appréciation du Gambrinus.

La soirée à Trois-Rivières a été très réussie et très appréciée!

jeudi 1 août 2013

Un homme sans allégeance - Jean-Pierre Charland

Soldat de l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession, David Langevin doit infiltrer la Fraternité fénienne pour le compte du Royaume-Uni. Langevin, qui porte également le nom de Devlin, car ses parents décédés sont Irlandais, a été élevé à Rivière-du-Loup. 

Parmi les plans révolutionnaires des féniens, sous un fond d'indépendance de l'Irlande, Devlin rencontrera plusieurs personnages historiques qui ont façonné l'histoire du Canada et des États-Unis.

Si vous désirez un roman historique, l'écrivain Jean-Pierre Charland est un incontournable. Il a écrit plusieurs best-sellers et j'ai écrit une critique d'un de ses livres.

L'auteur nous plonge littéralement à l'époque après la guerre de Sécession. Les officiers de l'Union pourraient être très efficaces pour guider les troupes révolutionnaires irlandaises. Cependant, et même si cela affecte l'action du livre, parce que la conclusion des actions de la Irish republican Brotherhood s'avère toujours la même, la ferveur des membres de la Fraternité ne suit pas leurs gestes.

L'idée loufoque des raids féniens contre le Canada qui représente la monarchie britannique et, dans un certain sens, qui oppose un pays à une organisation échoue chaque fois et si les quelques morts témoignent de l'assaut, la plupart du temps, les soldats irlandais prennent la fuite.

La Fraternité a été infiltrée autant aux États-Unis qu'en Irlande. Jamais les chefs d'États ou les généraux affairés à la défense du Canada ignoraient ce que la Fraternité mijotait. Ils ont toujours été espionnés.

L'auteur promène son personnage de New York à Montréal et nous démontre les mentalités de l'époque, l'impossibilité des gens de la classe moyenne de marier quelqu'un de la classe riche, l'arrivée des immigrants dans la métropole américaine, etc.

Une seule chose m'a titillé pendant tout le roman et c'est l'aspect pédagogique. Tel personnage historique apparaît, prononce quelques phrases et le narrateur omniscient nous raconte ce que ce personnage fera ou ce qu'il lui arrivera dans un avenir pas si lointain. Moi, ça m'a tanné. Même l'aspect meurtre du président Lincoln m'a semblé complètement inutile à l'histoire. Pourquoi nous informer sur le meurtrier? Vers la fin des années 1860, on apprend que le général Ulysse Grant est le président des États-Unis et selon moi, le lecteur n'avait pas à en savoir plus.

Pour le reste, ce roman d'espionnage vaut qu'on s'y attarde.

Une réédition sous un nouveau titre (la première édition s'appelait Un pays pour un autre) que j'ai encore une fois apprécié. Vais-je me laisser tenter par un autre ouvrage de Charland, fort probable, mais je décrocherai si la pédagogie omniprésente persiste.

Acheter ce livre.

mercredi 31 juillet 2013

Microbrasserie des beaux-prés

À trente minutes à l'est de Québec, il y a une de mes microbrasseries préférées : la microbrasserie des beaux-prés.

Si vous arrivez de Québec, vous ne pouvez pas la manquer, elle est située au début de Sainte-Anne-de-Beaupré, à votre droite. Évidemment, si vous arrivez de Beaupré, c'est à la sortie de la ville, à votre gauche, que la mdpb vous attend! En fait, pour ceux qui connaissent la région, il s'agit de l'ancien local de la fromagerie de Côte-de-Beaupré.

C'est dans une atmosphère moderne et détendue que la mdbp vous accueille. Pas que les autres endroits soient laids ou non originaux, mais j'ai remarqué que la plupart des microbrasseries offrent un endroit au style vieillot. Et attention, vieillot ne veut pas dire que ce n'est pas charmeur.

J'aime les chaises et les tables qui n'ont pas l'air de sortir d'une vente de garage. La peinture n'est pas défraîchie et nous pouvons observer les cuves par de grandes fenêtres de l'intérieures et de l'extérieures. La terrasse offre une vue époustouflante sur le fleuve et l’île d'Orléans.

Je me demande si, avec des jumelles, je n'apercevrai pas la microbrasserie de l'île d'Orléans.

Peut-être qu'ici mon orientation fait défaut...

C'est à la mdbp que j'ai bu et boit encore la meilleure stout en ville. Onctueuse, aux goûts prononcés de café et de chocolat, quand la gentille serveuse me l'apporte avec son dégradé de couleurs, j'accepterai de boire le collet de la croix noire à la cuillère!

Ne vous fiez pas qu'à la noire, la cream ale (la St-Pat), la St-Joachim (à saveur de bananes), la Mestachibo obscur sont d'excellents choix. Je vous parlerai toujours de bière noire. Je vous parlerai toujours de bière noire parce que c'est ma préférée, mais les autres choix combleront chacun d'entre vous. J'ai goûté à plusieurs sortes, blondes, blanches, rousses et je les ai toutes aimées. Vous direz que je suis vendu à cette microbrasserie, je vous dirai que si je cherche un défaut, il vient de la cuisine.

L'été, il y a du barbecue, les autres saisons ce sont des grignotines comme des nachos ou des ailes de poulet. Sans être mauvais, la nourriture n'est pas la force de la mdbp.  Il faut préciser qu'il n'y a pas de cuisine. Je ne peux leur en tenir rigueur, je les visite pour leurs bières!

Alors quand vous irez déguster une croix noire, une bonne Sainte-Anne ou une grosse île, pensez venir écrire votre commentaire sur mon blogue, j'aimerais savoir si je suis le seul à apprécier autant cet endroit.

dimanche 28 juillet 2013

Le corsaire

Dans la région de Québec, à Lévis plus précisément, dans l'ancien bureau de poste de surcroît, la microbrasserie le corsaire a fait couler beaucoup d'encre.

Les problèmes liés à la terrasse finalement passés (les rumeurs étaient très fortes pour un déménagement sur la Rive-Nord) les propriétaires ont investi plusieurs centaines de milliers de dollars dans un nouveau local dans un parc industriel afin de brasser plus de litre de bière.

Quand nous sommes entrés, j'ai adoré le décor. Bien sûr, le concept bateau et pirates est original et charmant. Il y a un deuxième étage, mais je n'ai pas pu y accéder puisque c'était fermé.

La terrasse est minuscule (rappelons-nous que c'était un problème de terrasse qui accaparait les proprios et la ville de Lévis). J'espère que ce n'était pas des plaintes des condos ou des maisons avoisinantes sinon, je n'ai qu'une chose à leur dire : quand tu décides d'habiter dans un quartier où ça bouge un peu, il faut s'attendre à entendre un peu de bruit et du va-et-vient.

Dans ce secteur, il y a quelques restos, boutiques et le traversier. Ce coin de la rue St-Laurent bouge un peu plus qu'ailleurs. Idem pour les chialeurs anti-agora ou ceux qui restent sur la Grande-Allée qui ne voudraient pas entendre de la musique ou des fêtards sortis amochés du Dag.

Pour l'isolement et la tranquillité, il y a Lac-St-Charles, Sainte-Thérèse-de-Lisieux ou Notre-Dame-des-Laurentides...

La terrasse offrait une vue magnifique sur le stationnement, la piste cyclable et surtout, et c'était vraiment magnifique, la ville de Québec. Le petit Champlain, le cap Diamant, etc. les lévisiens ont la plus belle vue de Québec.

Ç'a été un peu long avant que la serveuse vienne s'enquérir de nos commandes. Devinez quel a été mon choix? La stout bien sûr! Ma blonde a choisi la palette dégustation. Ici aussi, déception, elle n'avait pas le choix des bières qu'elle voulait essayer. Ses quatre bières étaient une blanche nommée la perruche, une blonde, une rousse et la stout. La perruche ne goûte rien, entre amis ont mentionneraient que c'est une bière de filles, la blonde et la rousse ne sont pas mauvaises et la stout est simplement divine!

La stout m'a été servi comme elle doit l'être, avec un collet mousseux et un dégradé de couleurs allant de pâle au-dessus à foncé dans le fond. Le goût est exquis, chocolat, café et il n'y a aucune amertume. Elle vient en tête de liste avec la croix noire et la veuve noire comme les meilleurs stouts de la région de Québec.

Endroit tout de même tranquille, original, propre et bières de qualité, j'y retournerai et ça ne prendra pas autant de temps que ma première visite!

samedi 27 juillet 2013

Le désir gratuit

Dernièrement, je discutais avec un ami du flop de Soleil noir.

Je lui avais dit que j'avais mis sur mon blogue un lien achat au cas où quelqu'un serait intéressé, mais que je ne m'attendais pas à en vendre un seul surtout que les gens du milieu m'ont majoritairement boycotté donc retiré de leur blogroll parce que mes opinions vont à l'encontre des leurs et cela les dérange.

Les visiteurs qui trouvent mon blogue grâce aux moteurs de recherche consultent rapidement sans commenter ni acheter.

Je lui ai aussi dit qu'un potentiel lecteur en avait rien à cirer de mon roman. Même si j'ai lu des trucs 100 fois moins original que Le désir, presque du plagiat de télé-séries américaines, les éditeurs avaient refusé de me publier.

Ça doit faire un an et demi que je n'ai rien écrit sauf des griefs et des textes syndicaux!

De plus, le monde tripe encore papier. Tout le monde dit que les lettres, les clubs vidéo, les journaux, les disques compact, les magazines et autres disparaîtront, mais les livres en papier, non. C'est faire l'autruche.

Mon ami m'a dit tant qu'à le laisser dans le disque dur de ton ordinateur, offre-le en téléchargement sur ton blogue. Qui sait, peut-être que LA bonne personne le lira et toi aussi tu auras aussi une publication papier.

J'ai répondu que l'aspect fantastique n'est pas assez franc pour les éditeurs. D'avoir travaillé la personnalité d'un imbécile, de le détester pendant toute la lecture n'avait pas été une si bonne idée, que les rares lectrices et rares lecteurs qui ont lu mon roman trouvaient très bien le travail psychologique, mais aussi trouvait cela très lourd, car Richard Turbide, le personnage principal qui peut exaucer tous les vœux qu'il désire, prononce toujours celui que tu te dis, mais à quoi il pense?

J'ai laissé ça mijoter dans ma tête quelques jours et finalement, j'ai téléchargé les trois fichiers suivants sur un site de partage de fichiers. J'espère juste que vous n'aurez pas de longues minutes d'attentes avant et pendant le téléchargement.

Vous pourrez maintenant me dire, comme certain l'ont fait quand j'ai publié une de mes nouvelles sur mon blogue, ce qui ne fonctionne pas, pourquoi c'est normal que je n'ai jamais été accepté par un éditeur, que ce livre est de la schnoutte, pas original du tout ou au contraire, vous avez été étonné.

Voici les liens :

epub

mobi (amazon Kindle)

pdf

Désolé pour les liens précédents, Internet regorge de sites louches de stockage de fichiers qui pop-up des liens de sites de cul et je me doutais bien qu'il y avait ces pubs de mauvais goûts. De plus, je crois que le site forçait l'utilisation à installer une barre de tâche, je déteste qu'on me force à quelque chose. Ça fonctionne peut-être mieux avec Google drive. Encore désolé, je n'avais pas permis le transfert public, maintenant c'est réglé et ça devrait fonctionner. Cette application est nouvelle pour moi.

mercredi 24 juillet 2013

Pourquoi D-Natural était seul dans son clip D-Natural est mon nom?

C'était la question que vous vous posiez sans jamais avoir osé la demander? Voici la réponse :

En 1994, quand j'ai été sélectionné par le concours Démoclip à Musique plus, je devais être jumelé à une télévision communautaire de la région de Québec. De mémoire, il y avait Vox à Québec, Vox à Lévis, un autre dont j'ai oublié le nom dans Portneuf et la coopérative de l'arrière-pays.

Démoclip était un concours qui permettait à des quidams comme moi de faire un clip et de le voir diffusé pendant un mois chaque jour à Musique Plus.

Le responsable du projet de trouver une télévision communautaire pour filmer mon clip vivait et travaillait à Gatineau. Vous avez pu le voir à une défunte émission à Radio-Canada animée par Patrice L'Écuyer (je crois que ça s'appelait Qui l'eut cru). Cet homme était le lien entre moi et Louis-José Houde, l'artiste invité. C'était moi qui avait guidé la recherchiste pour qu'elle trouve les liens qu'elle devait contacter. Seul Pierre Nadeau, l'auteur de Boys and Girls, et grande vedette de Dollaraclip, avait été retrouvé par les recherchistes de Radio-Canada.

Toutes les télés communautaires ont refusé de participer au projet de D-Natural. Le responsable me suggéra, puisque ça faisait des mois qu'il cherchait sans succès : "Si tu viens à Gatineau, je tournerai ton clip."

Il était bien gentil, mais il ne connaissait rien au rap et surtout, sa télévision n'avait pas une cenne noire à investir dans ce clip (sauf son salaire, c'était son mandat de m'aider finalement), donc demandez-vous pas pourquoi le clip était dans le plus que cheap!

Mais si ça avait été bon, personne n'en aurait parlé 10 ans plus tard!

Précisons que ce monsieur était un fan de Francis Cabrel, Patrick Bruel, etc. Vous voyez le genre de contraste...

De plus, les profiteurs qui m'accompagnaient à mes trucs de musique à l'époque avaient décidé de ne pas venir avec moi (c'était plus payant de voler ma table tournante). Personne ne savait le résultat que ça allait donner, vous ne pouvez pas prétendre que c'était pour les raisons d'un mauvais clip.

Alors, je me ramasse seul à Gatineau, à 21 ans, sans budget (j'avais un emploi à temps partiel au salaire minimum). J'étudiais au CÉGEP et je vivais déjà en appart. Je ne suis pas et je n'ai jamais été le genre à quêter de l'argent ni les autres. Ma mère m'a éduqué dans la mentalité de faire tout ce que je veux, mais de m'organiser avec mes problèmes. J'ai agi ainsi.

Nous recherchions des figurants. Nous avons visité le CÉGEP de Gatineau. Les étudiants ont commencé à niaiser avec des commentaires comme " Vas-y, man!" accompagné d'une bine sur l'épaule de son chum, etc. Nous avons donc conclu que nous devions nous organiser à deux, lui derrière la caméra et moi devant.

Imaginez le scénario : une toune dont les paroles traite de la ville de Québec qui est filmé à Gatineau et que personne n'a accepté de figurer (à ce moment-là, personne ne savait ce qu'il adviendrait de D-Natural après le mois de diffusion).

Nous avons dû choisir des lieux neutres (cour à scrap, rues quelconques, tunnel, etc.) parce que la chanson parle d'un endroit où nous ne sommes pas.

En 1995, quand le clip a été diffusé sur les ondes de Musique Plus, hormis mes démos que j'ai données grâce à la complicité des boutiques Platine et L'importateur, D-Natural est tombé immédiatement dans l'oubli. Quand Dollaraclip l'a ressuscité, je l'ai su (jamais je ne regarde Musique Plus) par des messages haineux sur un site gratuit que j'avais construit sur le serveur français Multimania. Eh oui, les gens manquent tellement d'arguments que les seules choses qu'ils peuvent dire sont des insultes.

Le respect est une valeur qui se perd.

Le compositeur de la musique, un gars qui ne connaissait rien au rap (à l'époque, tout le monde disait que le rap était plate, que ça ne faisait que parler, etc., maintenant, quand les jeunes tentent de se donner une attitude de gangster, ça me fait bien rire) et un autre type en qui je n'aurais jamais dû avoir confiance (je me suis fais poignarder plus d'une fois par les autres au cours de ma vie (au sens littéral, on s'entend)) étaient présents et la toune est née du sous-sol de ce gars qui demeurait dans le Mesnil.

Encore là, ce producteur a tenté de m'arracher de l'argent voilà quelques années en m'obstinant qu'il devait recevoir des redevances. J'ai répondu que je l'ai payé pour la musique et si ce qui est arrivé n'était jamais arrivé, il n'aurait jamais écrit ce message sur le forum pour tenter de me subtiliser quelques dollars. Et je l'avais bel et bien payé, je ne dois rien à personne.


Interpréter D-Natural m'a fait découvrir de belles choses, mais surtout m'a fait découvrir la véritable nature humaine et celle-là, elle n'est pas vraiment jolie. Jalousie, haine, jalousie, diffamation, jalousie, bataille, jalousie, vous avez compris que les gens sont majoritairement jaloux de votre succès peu importe la façon dont vous l'obtenez.