mardi 31 juillet 2012

Microbrasserie : La Korrigane

Vendredi passé, Denis, le premier vice-président, m'a proposé d'aller le rejoindre à la Korrigane, sur le boulevard Dorchester. J'y suis retourné avec Steve le dimanche suivant, histoire de décompresser de mes péripéties avec mon gars. Voici donc mon appréciation :

Les deux jours, l'endroit était désertique. La première fois, un client au comptoir sirotait une blanche et quelques clients profitaient de la terrasse accessible par la rue St-Joseph, la deuxième, personne à l'intérieur et 4 ou 5 personnes sur la terrasse.

Nous avons traversé l'établissement, assez grand (au moins une centaine de places intérieures) et propre avant de choisir notre table sur la terrasse.

Première chose que j'ai remarquée, le service est assez long. Pourtant, la serveuse nous avait vu arriver et nous avons attendu plusieurs minutes avant qu'elle vienne nous voir. Le dimanche, un couple est arrivé, s'est assis et est reparti parce que personne n'était venu les voir. Était-ce la cause ou non, je ne le sais pas, mais ça parait louche.

Bien sûr, j'ai choisi la Cornik, leur bière noire. Bonne, mais pas assez goûteuse J'aime les bières qui goûtent les épices, l'érable ou les fruits, mais la Cornik n'y parvient pas. J'ai ensuite essayé la Vila, une blonde délicieuse, sans être pour autant impressionnante. Le défaut de la Korrigane est de ne pas offrir de bière au goût prononcé.

La Korrigane sert de la nourriture à partir de 17h. Avant cela, il faut aller chercher de la bouffe chez les commerces voisins. Un peu plate, je vous le donne. Au moins, la rue est à quelques pas.

L'établissement offre aussi des bières de microbrasseries invitées. Je crois que ça change chaque mois, mais je n'en suis pas sûr.

La terrasse est bien aménagée, mais la musique est trop forte et deux grosses thermopompes sur les bâtisses voisines amplifient le bruit. Pour se parler, il faut presque crier, on ne relaxe pas vraiment. Et le service Internet Zap ne fonctionne pas. Signal pas assez puissant, je l'ignore, mais je n'ai jamais pu me connecter.

Malgré tout, la Korrigane est un endroit sympathique et je n'hésiterais pas à y retourner.


dimanche 29 juillet 2012

Cul-de-sac médical

Mon fils est arrivé chez moi le 19 juillet dernier et théoriquement, il doit rester jusqu'au 3 août. Monsieur Phelps, ceci est une mission : impossible.

Tout d'abord, la crise du 19 mélangée aux maints combats pour des trucs ordinaires (se laver, arrêter de manger et de boire tout le temps, s'intéresser à autre chose que les jeux vidéo, sociabiliser, etc) et se bouger l'arrière-train (encore pour se laver (hier, ça sentait tellement mauvais...), vider le lave-vaisselle, etc. m'épuisent.

Ce dont je ne suis plus capable ce sont les éternels dénigrements (chu fou, chu cave, chu gros, chu laid, etc.) et les incessants rouspétages. Contester l'autorité pour un ado, je considère ça normal, mais virer toujours ça en conflit, non. Je suis plus que tanné de toujours hausser le ton pour obtenir quelque chose, ce n'est pas normal. J'ai côtoyé assez d'ados pour comprendre qu'on peut se parler sans toujours crier ou capoter pour rien.

Pas le choix, hier, avec la promesse d'achat d'un jeu vidéo, j'ai amené fiston au CHUL, au centre mère-enfant. J'arrive là pompé, me fait poser 1001 questions insignifiantes, me fait dire par l'infirmière de rester calme dans la salle d'attente. J'en ai ras-le-bol, mais surtout, je sais que ça ne changera rien. C'est la rencontre de la dernière chance.

Dans la semaine, j'avais appelé sa mère pour lui demander si elle acceptait de recommencer le processus. J'ai essuyé un NON catégorique. Je lui ai alors proposé de consulter mon blogue pour connaître la raison de ma décision (la journée du 19). Elle refuse encore disant qu'elle avait lu des billets antérieurs et que je l'avais presque traité de menteuse. Mais comment puis-je prendre au sérieux quelqu'un qui me dit que son père est à l'hôpital et que ça ne va pas bien, qu'il n'en a pas pour longtemps, cancer ou je ne sais quoi, et me faire dire, 2 ans après, si tu n'arrives pas à me rejoindre, appelle mon père à tel numéro?

Comme puis-je prendre au sérieux quelqu'un qui, dans les derniers mois de notre relation, partait toute la nuit travailler supposément dans un motel et la fois où j'ai appelé, la dame au téléphone m'a dit que personne de ce nom travaillait là. J'ai réessayé quelques jours plus tard et un homme me répond que ça fait 15 ans qu'il travaille là et qu'aucune personne de ce nom n'a travaillé ici. Que faisait-elle toute la nuit en abandonnant ses flos à la maison? Cocu? Probablement! Peu importe, ça ne change plus rien à l'histoire et pour moi, elle n'a aucune crédibilité. Faut que je deal avec quand même, il ne me reste que 5 ans...

Mais faut juste pas me prendre pour plus cave que je suis. Je me tais pour éviter la guerre et pourtant, mon garçon se retrouverait tirailler dans les batailles entre moi et sa mère. Non, mais, je fais tout pour que ce soit le plus harmonieux que possible. J'ignore ce qui se passe chez elle ou s'il me raconte des mensonges.

On rencontre quelqu'un en moins de deux heures, ça m'étonne. On poirote une bonne demi-heure dans le cabinet jusqu'à l'arrivée du médecin qui me demande, après nos explications : "Qu'est-ce que vous voulez que je fasse pour vous?" Je suis déflaboxé, dire "De l'aide." serait imprécis et vrai, mais c'est ce dont j'ai besoin pour mon gars qui va encore les endormir car pour se débarrasser d'eux, il n'a pas son égal. Il les a tous endormis pendant 8 ans, ça ne changera pas aujourd'hui.

Encore une heure d'attente avant l'arrivée d'une pédopsy. Elle se pointe le nez après 1h30. On lui raconte l'historique des évènements, mon fils prends ça comme du blastage (comment veux-tu prendre ça quand tu vois tout en noir, tu es toujours négatif, tu n'aimes rien, chiale sans arrêt pour tout et pour rien, etc.) et qu'il clame qu'il s'en va à l'asile. S'il se comportait en enfant normal, avec un comportement normal, on n'en serait pas encore rendu là.

Finalement, après 9 heures à l'hôpital (la pédopsy à Sacré-Coeur refusait de réouvrir le dossier car madame ne s'était pas présentée aux derniers rendez-vous), me revoilà dans un cul-de-sac. À ce moment, mon fils ne voulait plus venir me voir parce qu'on s'était encore pogné solide sur je ne me souviens plus. Que voulez-vous, je ne lui laisse pas tout faire, j'utilise un peu mon autorité, je ne crois pas être un mauvais père et je l'ai revu seulement quand j'ai dû aller le chercher à l'école pour ce rendez-vous. Puisqu'il n'avait pas été chez moi pendant un certain temps, les intervenants m'ont signifié que je n'avais pas à revenir, qu'il fallait parler à la mère. Elle ne se présentera jamais.

Diagnostic : il n'a aucun problème d'ordre mental comme la dépression ou ces trucs du genre. C'est un gros manque de savoir-vivre et de comportements inadéquats. OK, championne, à partir de là, on fait quoi? Rencontrer un psy sur la Côte-Nord? Sa mère n'ira pas. En rencontrer un dans mon secteur, comment fixer un rendez-vous quand tu ne sais pas quand fiston vient te voir? Et puis, ça ne changera rien, il va les bullshiter comme toujours.

Il ne faut jamais dire jamais, mais dorénavant, je me tiens loin de tous les spécialistes en santé mentale. Je m'organiserais avec mes problèmes et je trouverais moi-même les solutions.

vendredi 27 juillet 2012

À rebrousse-temps - Philip K. Dick

Sur Terre, en 1998, le cours du temps s’est inversé. Les morts reviennent à la vie en se réveillant dans leur tombe. Les cigarettes ne se consument plus, elles s’allongent. Les vêtements sales du matin redeviennent propres le soir.

Sebastian Hermes dirige un vitarium, une entreprise qui sort les morts de leur fâcheuse position. Il remarque qu’un de ses clients se nomme l’Arnaque Peak, un célèbre leader religieux. Il doit revenir à la vie après 20 ans sous terre. Mais va-t-il se souvenir de qui il est? Et pourquoi les Oblits, les Udites, le Vatican et autres veulent s’emparer du prophète?


Voici l’archétype du roman de science-fiction qui a mal vieilli. Un peu comme les vieux films de Batman avec Jack Nicholson comme Joker ou Danny DeVito en pingouin versus les films actuels (faisons abstraction de la tragédie du Colorado). Ce livre publié en 1967 recèle toutes les croyances de l’époque.

Vous allez me dire, pourquoi lire de si vieilles publications si c’est pour chialer que rien ne tient? Personnellement, je crois qu’il est nécessairement que je consulte quelques œuvres d’auteurs reconnus et respectés pour mieux comprendre la science-fiction. Et Jules Verne? C’était aussi ridicule de propulser des gens sur la lune avec un canon. Mais il a été publié 100 ans avant Dick.

Dans ce livre, les autos sont des aéroglisseurs, les téléphones sont des vidéophones (je pourrais accepter ce détail avec Skype, mais ce n'est pas ce que Dick avait en tête lorsqu'il a écrit ces lignes, j'en suis sûr!), il y a des colonies sur Mars, on ne mange plus des crevettes ou du spaghetti, c’est du Sogum, on utilise le L.S.D., les robots, appelés rob, sont hyperperfectionnés, etc.

Dick mentionne même qu’un personnage change la chaîne de télévision en tournant le bouton. Tout ça saupoudré de religion, de saint et de Dieu. Un personnage ne sait pas quoi faire, il lit la Bible pour s'y référer plus tard (résurrection, Bible vous voyez le lien?) J’en oublie certainement, mais mon but n’est pas de planter cet ouvrage.

Pour le reste du roman, on a droit à un monde spirituel dirigé par Sa Puissance Ray Roberts qui veut acquérir l’Arnaque Peak (Roberts est le successeur de Peak) et qui dicte ses ordres à Hermes. L'intrigue est intéressante sans plus. L’Arnaque est retenue prisonnier et la femme de Hermes sont retenus à la même place. Quel dilemme pour Sebastian!

Je n’ai pas vraiment accroché à ce livre. Plus d’une semaine pour lire 250 pages, ça prouve que je n’ai pas accroché, mais pas du tout. Je l’ai trouvé ennuyant et tellement rempli des espoirs de l’époque qu’on ne peut qu’en rire. Dans 30 ans, on dira probablement la même chose des auteurs actuels.

Acheter ce livre.

mardi 24 juillet 2012

Rafting sur la Jacques-Cartier

Dimanche, ma blonde, son fils, le mien, moi et Steve sommes allés à Stoneham participer à une excursion de rafting sur la rivière Jacques-Cartier. Je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre.

Nous avons attendu une trentaine de minutes, le temps que l'autre groupe revienne de son périple avant de payer, remplir la paperasse et recevoir notre combinaison. Nous étions chic dans ces habits moulants! Nous avions aussi un casque, une pagaie et un gilet de sauvetage. Un moniteur a expliqué à tous les clients le déroulement de l'après-midi avant de décerner un moniteur à chacun des groupes présents.

Notre petit groupe a eu droit à un moniteur jovial, compétant et dynamique. Nous avons soulevés notre embarcation jusqu'à la rivière et sommes montés chacun notre tour. Notre moniteur nous a poussé à quelques mètres de la rive et a ensuite embarqué.

Pendant que nous naviguions à la dérive, il nous a expliqué les directives qu'il nous dictera pendant l'excursion comme à l'avant, à l'arrière, tout le monde à gauche etc et c'était parti, nous devions rejoindre les autres un peu plus loin (nous étions les derniers entrés à l'eau). Moi et Steve nous sommes installés à l'avant. Nous étions les moteurs de l'embarcation.

J'ignorais que nous devions nous asseoir sur le bord et non dans le milieu de l'embarcation. Il y avait aussi des embarcations du Village Vacances Valcartier. Tous les moniteurs se connaissent et la camaraderie les rassemble.

Je ne pensais pas avoir autant de plaisir. Oui, c'était exigeant, mais je me considère à pas pire forme et mon cardio de joueur de dek et de facteur m'a grandement aidé. Mon fils qui ne fait aucun sport, qui avait la baboune, ne participait pas vraiment. L'objectif était quand même de le sortir du sous-sol et des manettes de consoles.

À aucun moment je me suis sentis en danger. Nous avons commencé par de petites rapides pour nous diriger dans de petites chutes. J'ai alors manqué de tomber à l'eau, Steve m'a retenu à la dernière minute. Quelques minutes après, c'était le fils de ma blonde qui tombait dans la rivière. C'était comique parce que, malgré que les rapides l'éloignait de nous, le moniteur d'une autre embarcation l'a attrapé et nous avons pu récupérer notre naufrager.

Nous sommes arrêtés proche d'un gros rocher d'où nous pouvions sauter à l'eau. Mon fils l'a fait, moi, j'ai fait la planche sur la rivière, dérivant tranquillement au gré du faible courant. Quand tout le monde a sauté, nous nous sommes rejoins proche de gros rocher et chacun a repris sa place.

Plus loin, nous nous sommes baignés dans la rivière. Moi et mon fils avons eu une épreuve de force dans l'embarcation pour savoir qui tomberait à l'eau le premier. Je devais gagner le combat, pas parce qu'il est plus jeune, mais pour lui montrer que son père a encore du punch! À 180 lbs (j'ai 170 lbs), je vous avoue que j'ai eu beaucoup de difficulté à le faire passer par-dessus bord. Finalement, c'est l'expérience qui a gagné et au prix de plusieurs essais, il est tombé à l'eau!

La dernière épreuve était un secteur très rocailleux où les risques de rester pris étaient grands. Cette fois, c'est mon fils qui est tombé à l'eau. À chaque fois que nous affrontions des rapides, le moniteur nous expliquait les mesures de sécurité si nous tombions à l'eau.

Partout dans les bois, attaché aux arbres, j'ai vu des planches de secouristes. Notre moniteur nous expliquera que s'il y avait un blessé, nous serions attachés sur l'un de ses planches et les moniteurs, probablement ceux dans les kayaks qui nous suivent pendant tout le trajet, monteraient le blessé aux ambulanciers.

Pauvre moniteur qui devait sauter à l'eau pousser ou déprendre l'embarcation. Je lui lève mon chapeau, c'est tout un métier physique que le sien. Nous avons avancé de plusieurs mètres et mon fils est tombé une deuxième fois à l'eau. Incapable de s'agripper quelque part, notre moniteur lui a lancé une corde et l'a ramené au sec. Enfin, c'est relatif, l'intérieur est constamment rempli d'eau.

Le passage s'est bien déroulé, nous avons pagayé tranquillement jusqu'à notre lieu de débarquement et sommes revenus en autobus scolaire. Fiston a donné un moyen fort pour la journée, ce qui veut dire toute une réussite!

vendredi 20 juillet 2012

La détresse

Ceux et celles qui consultent mon blogue le savent, j'ai beaucoup (x1000) de difficulté avec les comportements de mon garçon. Pas que je n'essaie pas, depuis son jeune âge, il ne veut rien savoir de personne sauf si cette personne joue aux jeux vidéo qui l'intéressent et s'encabanent dans la maison même quand le soleil brille dehors.

J'ai tenté de stimuler ses intérêts. Je l'ai inscrit à la natation pour qu'il apprenne à nager (à ce jour, c'est la seule activité physique qu'il aime encore, mais pas trop souvent), jouer au soccer, apprendre le karaté et je l'ai amené avec moi au dekhockey à Beauport (une fois, il est resté à l'intérieur, dans le petit chalet à manger des chips et boire un Gatorade et une autre fois, j'avais trouvé la solution qu'il cherche les balles qui sortaient accidentellement de la surface).

Rien à faire, les seules activités qu'il accepte de faire sont les jeux vidéo et la télévision. Et ne croyez pas que je ne tente pas de l'intéresser à autre chose, j'ai tout simplement lancé la serviette. Mon fils va avoir 13 ans le mois prochain, souffre d'embonpoint, ne se lave plus, mange mal, ne bouge pas et surtout, et c'est le sujet de mon billet, pète des méchantes coches.

Hier, je reviens du dekhockey, ma conjointe avait été le chercher à la gare du palais. Fiston était déjà hors de contrôle. La raison? Mon ordinateur (qui n'a pas de carte vidéo pour les jeux vidéo) ne peut faire jouer minecraft. Il s'est frappé, a encore menacé de se suicider, qui la vie était de la marde, a saisi une scie de mon atelier pour la prendre comme arme pour qu'on ne l'approche pas, m'a traité de tous les noms. Je venais d'entrer dans la maison et j'étais déjà à bout.

Là, il est prêt à tout vendre pour acquérir une carte et de la mémoire. Quand il a su que c'était non, qu'aucune carte ou modifications quelconques entreraient dans mon ordi, ça n'a pas été chic comme réaction. Il s'est finalement calmé quand le fils de ma blonde lui a montré d'autres jeux vidéo, bien sûr.

Quelle existence plate et pathétique! Comment peut-il vivre ainsi dans le négativisme et de hurler que tout est de la marde sauf les jeux vidéo? Pourquoi les supposés experts de l'enfance n'ont rien vu de sa détresse passée (parce que c'est évident que cet enfant est en détresse psychologique depuis longtemps)? Je sais bien que mon fils risque d'avoir des maladies dites de vieux à un très jeune âge... s'il s'y rend. Parce que, même si jamais je ne pourrais jamais être prêt à ça, je tente de me préparer mentalement à la mort prématurée de mon seul et unique fils.

J'aimerais tellement dire que nos instituts sont compétents, ce n'est pas le cas. Mon garçon a menti et a monté un bateau au gens de Sacré-Coeur qui n'ont jamais jamais jamais vu sa détresse. Vous allez dire que je suis le parent, c'est normal que je vois ce qui ne va pas avec mon garçon, mais hier, je songeais à l'amener en santé mentale à l'hôpital de l'Enfant-Jésus.

Il est évident qu'il a un problème grave et majeur. Que le refuge dans le dénigrement et la mort le protège de ce qu'il ne veut pas voir, de ne pas se laver peut être un dégoût de son physique, mais les pseudos experts, en qui je n'ai AUCUNE confiance parce qu'ils m'ont TOUS déçus dans le passé, vont agir comment autre que de dire que je n'aime pas mon fils et de me dénoncer à la DPJ?

Papa, maman et autres visiteurs, venez me dire qu'il y a une porte de sortie, que c'est possible que cette jeune vie misérable change pour le mieux. Moi, probablement le nez trop collé sur l'arbre pour voir la forêt, je vois l'avenir sombre et difficile.

dimanche 15 juillet 2012

The Offspring et le RTC


Hier, les amis du fils de ma conjointe ont choké et à la dernière minute, sans vraiment l'avertir, ils ont décidé de ne pas aller voir The Offspring au festival d'été de Québec.

Ma blonde a donc demandé à la mère d'un des gars, celle qu'elle connaissait le mieux, s'il elle pouvait emprunter les 2 bracelets. La maman a accepté. Nous sommes allés chercher les bracelets, avons fait un détour chercher le fils, arrêté à la maison sortir le chien pour qu'elle fasse ses besoins (nous étions partis depuis 13h chez ma mère), et j'ai stationné mon auto sur la rue Bourdon, proche de l'intersection première avenue et avenue Lamontagne.

Nous avons utilisé les services du RTC pour nous rendre aux plaines, ce qui, à mon avis, était pas mal moins compliqué que de tenter de trouver une place de stationnement. Pour le spectacle, nous étions loin à l'arrière, mais nous avons trouvé une place sur une petite butte qui nous permettait de voir la marée de monde plus la scène. OK, je ne voyais pas les musiciens, je devais regarder sur les écrans géants, mais me faire bousculer par les tripeux chaud ou gelés ou les deux, ne m'intéressait pas. Le spectacle était super, mais très court. The Offspring ont plusieurs succès et ils les ont pas mal tous joués.

Peut-être que l'impossibilité de communiquer et d'être compris par les fans ont, comme voilà plusieurs années quand j'ai été voir System of a down au Colisée, empêché le groupe de parler un peu plus.


Le retour à la maison a été catastrophique. Il y avait 2 places d'embarquements : sur le boulevard René-Lévesque et sur l'avenue Honoré-Mercier en face du Palace Royal. Nous nous sommes dirigés vers celui-ci. Il y avait 2 files d'attente séparées par une corde, à droite le 800 et à gauche le 801. Nous prenons place à gauche.

Les pseudos-experts du Réseau de transport de la Capitale, le RTC, n'avaient pas pensé d'installer un plan de raccompagnement efficace. Il manquait des autobus et quand celui-ci passait, il était bondé d'utilisateurs et passait tout droit. Après 4 ou 5 autobus qui nous ont passé dans la face, j'ai suggéré de descendre à la basse-ville à pied, avec espoir que des gens débarqueraient à cet endroit libérant ainsi une ou des places que nous pourrions prendre.

Même chose sur la rue de la Couronne, le 801 et le 3 nous ont passé sous le nez sans même arrêter pour faire une tentative tellement ils étaient bondés de monde.

Je propose alors de marcher jusqu'à mon véhicule et revenir les chercher. Moi-même je me dis que mon plan est ridicule parce que veinard comme je le suis, le prochain bus va pouvoir embarquer des clients. Je descends donc la rue de la Couronne, passe par la rue du Chalutier, saute une clôture (je m'étais fais piégé dans un stationnement, dans le temps que je travaillais comme relève (remplaçant à temps plein attitré à un bureau) au défunt Vieux-Port, j'avais souvent livré dans ce coin et c'était accessible sans problème, mais ça fait plus de 5 ans de ça!), traverse le pont Drouin et remonte la première avenue. Plus de 4 km à pied et au sprint. Trajet ici.

J'ai pu tester ma fameuse cuisse blessée depuis plus de 6 mois et guérit dernièrement plus la fascéite plantaire que le médecin m'a diagnostiqué plus tôt dans la journée avec consigne de mettre de la glace, prendre des anti-inflammatoire et remettre en permanence mes souliers avec mes orthèses. Tout a bien été, le vieux est encore blessé, mais le cardio suit et les bobos vont s'estomper. J'ai hâte, ça me brime dans mes activités et mon travail. Malgré ces blessures, je n'ai pas manqué une seule journée de travail. J'espère que mon employeur va me donner une carte-cadeau Mcdo pour me féliciter après un an! J'attends encore l'autre de presque 2 ans!

Revenons au RTC. Le temps de me rendre à l'auto, 3 autobus ont passé. Au troisième, j'ai appelé ma blonde pour m'informer s'ils avaient pu embarquer dans l'un d'eux. Négatif, ils revenaient eux aussi à pied, ils étaient rendus sur le pont Drouin.

Quel système merdique que le RTC. Privatisez-moi ça au plus vite, je n'ai pas à payer de mes taxes pour un service aussi nul. Le problème ici n'est pas les chauffeurs, mais le service offert. J'ai moi-même été victime de 2 grèves du RTC quand j'étais étudiant. Je travaillais la fin de semaine et je devais marcher une heure aller-retour pour  mon travail. Labeaume leur a tout donné (contrairement aux policiers et aux pompiers sans convention) et depuis son accession au pouvoir, il n'y a eu aucune grève. Je vous épargne les quelques anecdotes de situations vécues avec ce merveilleux réseau de transport.

Combien d'autobus sillonne les rues de la ville sans aucun client ou avec un ou deux clients à son bord? Quand je livre ma route de facteur, le 4, secteur St-Pie-X, est toujours vide ou presque. Hier, il fallait prévoir 100 autobus (je lance un chiffre au hasard) qui allait prendre du monde sur le boulevard René-Lévesque et d'autres, vide, qui allait se remplir sur l'avenue Honoré-Mercier. Pourquoi n'ont-ils pas prévu ça? Pourquoi, moi, un ti-caille qui n'avait pas pris le bus depuis 15 ans et qui espère ne plus jamais le reprendre, a-t-il pu penser à cela? Au lieu d'acheter des Écolobus qui prenne en feu parce que les batteries surchauffent, les dirigeants devraient s'occuper de créer un système efficace dans ce grand territoire où il y a peu de monde qui s'appelle l'agglomération de Québec.

Hier, je me suis ennuyé de mon char!

mercredi 11 juillet 2012

Sous le feu des canons - Jonathan L'Heureux

Après la défaite de Louisbourg aux mains des Anglais, Richard Lereau quitte pour Rimouski. Sa femme et son fils sont morts et Richard s’est juré de faire payer celui qui a orchestré l’attaque : le général anglais James Wolfe. Lereau s’engage dans l’armée française prête à défendre Québec de l’envahisseur anglais.

Ce livre raconte de belle façon l’histoire de la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques. Appuyé par une bonne bibliographie, L’Heureux explique, tantôt sous la gouverne de Montcalm, tantôt chez l’assaillant Wolfe et ensuite, le point de vue de son héros Richard Lereau, les stratégies utilisées dans les deux camps. Lereau, lui, se mêle plutôt à la population qui, comme c’est le cas de toutes les guerres, souffre de famine et de mortalité.

L'auteur est un habile narrateur et il a réussit le défi à m'intéresser à l'un de nos plus populaires faits historiques. Je crois sincèrement qu'un ado qui aime lire va accrocher facilement à ces pages. Dans les croyances populaires, on a tendance à croire que la bataille des plaines d’Abraham a été perdue parce qu’elle était défendue par des soldats Canadiens, infidèles à la Patrie et portés sur la fête, mais l’auteur raconte une tout autre version, Wolfe ayant faire croire qu’il débarquerait à Beauport pour arriver par Cap-Rouge.

Je n’ai pas d’aspect négatif majeur à dénoncer dans ce livre. Collection destinée aux 12 ans et plus, l’écriture est simple et efficace. Apprendre et comprendre notre histoire devient facile et divertissant quand elle est racontée ainsi. C'est un ouvrage honnête.

Acheter ce titre.

dimanche 8 juillet 2012

Microbrasseries

Un de mes bons amis, Steve pour ne pas le nommer, m'a fait découvrir les plaisirs des microbrasseries et depuis, j'ai découvert la stout, une bière noire à saveur de chocolat, d'expresso ou de cappuccino ou de café.

C'est épouvantablement bon!

Le trip de boire une bière pour être saoul est passé depuis longtemps. D'ailleurs, la bleue, la bud, la Molson Dry, Molson Ex ou pour les plus toughs, une bonne Wildcat tablette fait l'affaire!

Voici donc les microbrasseries que j'ai visitées :

Le trou du diable : situé à Shawinigan, il faut réserver avant de se présenter sinon pas de place. Comme nous étions descendus de Québec et que nous étions l'après-midi, nous avons pu déguster leurs bières. Ce qui était plate, c'est qu'il fallait partir quand les autres arrivaient. La place est correcte, sans extravagance et c'est probablement cela qui fait son charme. J'ai opté pour leur palette de dégustation et j'ai eu un coup de coeur pour la Sang-d'encre. Commençait ici mon amour pour la stout.

La Barberie : l'endroit le plus weird que j'ai visité. En plein coeur de Saint-Roch, en arrière du palais de justice de Québec, La Barberie détonne par son allure tout-croche. Chaises écrianchées, tables recouvertes de graffitis, mur à la peinture terne, le propriétaire a agrandi dans un petit local juste à côté du sien et les sièges sont des bancs d'église en bois. Lors de ma visite, notre table voisine avait 2 jeunes enfants avec eux et un monsieur avec un long manteau de poils est entré avec son chien acheter un fromage à fondue. Puisque c'était le troisième dimanche du mois, c'était le spécial dimanche stout. C'était délicieux (c'est le principal d'ailleurs!) et cela confirmait mon amour pour ce genre de bière.

L'Archibald : la microbrasserie du Lac-Beauport a, depuis environ 1 an, un petit frère à Ste-Foy dans le stationnement en face du cinéma. Puisque la vue sur les autos n'est pas très palpitante, un mur de bois et de buissons a été érigé pour garder une certaine intimité. La Veuve Noire est excellente, la Chipie et la Valkyrie aussi. Par contre, la nourriture est atroce, digne d'un mcdo. C'est l'endroit in pour amener votre conquête et la courtiser à prix respectable! Par contre, si l'Archibald veut conserver ses clients, il devra revoir la qualité de son menu.

Les 3 brasseurs : ce restaurant d'origine française possède des établissements un peu partout sur la boule. Le décor est magnifique, quoique la succursale de Ste-Foy (j'ai aussi visité l'une des 2 succursales sur la rue Ste-Catherine à Montréal) est très bruyante. On a de la misère à s'entendre et à parler. Aucune stout ni de bière de saison est offerte, même pour un temps limité. La noire est ordinaire et c'est l'endroit où la bière est la moins bonne. La bouffe est acceptable.

Microbrasseries des beaux-prés : situé à l'entrée de Ste-Anne-de-Beaupré, c'est l'endroit par excellence pour la stout. La croix noire est écoeurante! Je cherche mes mots pour la décrire tellement je l'aime. La bière arrive colorée de 3 teints de bruns différents (un peu comme la photo). La robe où je me trempe les lèvres pour goûter au chocolat est exquise. Je ne peux pas vous parler des autres bières, je ne les ai pas essayées. L'intérieur est plus moderne que les autres sauf que les 2 ou 3 fois où j'y suis allé, il n'y avait presque personne. Mauvais présage? Je ne le sais pas et j'espère que non.

Microbrasserie de l'île d'Orléans : situé à Ste-Famille et fermé en hiver, cette microbrasserie offre la plus belle des terrasses. Nous pouvons admirer le fleuve ainsi que la ville de Ste-Anne-de-Beaupré. L'endroit propose une bonne variété de bières et la MGR d'Esgly est leur bière noire. Un peu trop amer à mon goût, mais pas mauvaise. Les autres bières sont aussi un bon choix pour ceux et celles qui n'aiment pas les bières foncées. Là aussi, la nourriture et le menu font pitié. N'essayez pas les bâtonnets de fromage, c'est juste de la panure.

Et voilà, ça fait le tour pour le moment. Déguster des bières est vraiment plus trippant que de brosser!

jeudi 5 juillet 2012

Réaction d'auteur

C'est toujours valorisant de lire les commentaires d'un auteur après avoir rédigé une critique d'un de ses livres. Voici donc, cette fois-ci, Jean-Marc Lofficier, l'auteur de Crépuscule Vaudou :

Salut Benoit,

Je suis tombé par accident sur ta sympathique critique de CREPUSCULE VAUDOU. En anglais: THE KATINA PROTOCOL.

Je ne suis pas certain que vous ayez bien compris (en tout cas Esbe77) qu'il s'agit d'une serie de 10 ou 12 romans, série créée par le talentueux Xavier Mauméjean et Guillaume Lebeau où, dans chaque roman, l'héritier van Helsing et/ou ses collaborateurs chassent des monstres différents. Moi, j'ai hérité des zombies, mais d'autres romans mettent en scène d'autres monstres.

Bref, je connais un peu la religion vaudou haitienne/africaine de l'ouest pour avoir étudié le sujet et avoir écrit d'autres ouvrages sur le sujet, et je renais à te dire que les zombies créés dans cette mythologie n'ont rien à voir avec ceux des films de Romero, WALKING DEAD, etc, etc. qui sont des zombies "scientifiques" si j'ose dire.

Les zombies vaudou sont de véritables morts dont l'âme demeure sous l'emprise du dieu de la mort, plus connu sous le sobriquet de "Baron Samedi". Celui-ci peut les faire chanter ou danser, voire les renvoyer au monde des mortels, si l'envie lui prend. Notons en passant qu'ils ne sont par particulierement cannibales, ni se nourissent de cerveaux.

Dans CREPUSCULE VAUDOU, en particulier, seuls deux zombies (Zigor Side et Ohisver van Helsing) qui sont spécifiquement sous le contrôle du Baron Samedi parlent, étant en quelque sorte les intermédiaires du dieu pour communiquer avec les mortels. À la fin du livre, le Baron Samedi libère l'âme d'Ohisver qui va rejoindre ses ancêtes, mais grâce à l'intercession du dieu Damballah, Zigor redevient humain (du moins en apparence).

Tu peux bien sûr préférer les zombies "modernes" à ceux de cette très ancienne religion africaine, mais pour ma part, ce ne sont pas ceux qui font l'objet de mon roman.

Amitiés,

Jean-Marc Lofficier


Je tiens d'abord à remercier Jean-Marc d'avoir pris le temps de rédiger ce court message.

Effectivement, grâce au Guide de survie de Max Brooks, je connaissais la différence entre les zombies « moderne » et les zombies « vaudou ». Je dois spécifier que ce n'est pas ma matière forte et que les points que j'ai soulevés peuvent paraître bizarres pour le connaisseur. En zombie, je suis un néophyte. Je préfère les tuer dans Resident Evil!

Avec Alexandre Najjar (Facebook), Pierre H Charron (sur ce blogue) et Joël Champetier (courriel), Jean-Marc Lofficier est le quatrième auteur à me contacter pour me donner l'appréciation de ma critique. Il y a aussi l'éditeur de Les faces cachées d'Amir Khadir qui m'avait écrit un petit commentaire à propos de la protection DRM. Sans oublier les quelques auteurs de nouvelles dans les quelques revues que j'ai critiquées. J'en ai peut-être oublié. Merci à vous tous et j'encourage les autres à les imiter! Je suis chialeux, mais pas méchant!

dimanche 1 juillet 2012

Fidel Castro - George Galloway

Un livre sur l’accession au pouvoir de Fidel Castro, de son enfance jusqu'à aujourd'hui.

Mais quelle est le but de cet ouvrage médiocre, pro-Castro et anti-américain? L'auteur, un socialiste britannique plus que convaincu que le communisme peut résoudre tous les maux de la planète, nous vomit à chaque page les bienfaits du la révolution cubaine.

À la fin de l'ouvrage, Galloway énumère ses sources des citations et donne ses crédits photographiques, mais j'aurais vraiment préféré qu'il nous les mentionne en bas de page avec une courte explication pour que je comprenne mieux ces affirmations pro-communiste.

Castro, appelé Fidel dans ce livre, est l'Homme de la situation internationale. Il a tenu tête aux méchants américains et à la droite cubaine réfugiée à Miami, mais s'est accoquiné avec le bloc soviétique. Lui et Che Guevara ont participé à la révolution contre Batista et malgré un net désavantage en équipement et en hommes, ils ont renversé le gouvernement.

Pour Galloway, Fidel comprend tout. Il comprend la situation de tous les pays de l'Amérique latine et s'il s'y mettait, pourrait comprendre le fonctionnement des moteurs des navettes spatiales (l'une des inventions les plus complexe créée par l'homme selon la NASA). Je vous le dis, Fidel est le Jésus-Christ de l'Amérique latine.

Fidel croit au socialisme, système qui n'a jamais vraiment fonctionné sauf pour appauvrir et affamer les populations, mais Galloway est pathétique dans sa tentative de nous vanter, sans aucune objectivité, les qualités de leader de Fidel Castro contre l'impérialiste américain. Fidel ou le Che savaient que les États-Unis perdraient la guerre au Vietnam et maintenant, avant la passation des pouvoirs à son frère Raùl Castro, Fidel s'accoquinait avec les États anti-capitaliste.

Évidemment, c'est la faute des États-Unis si le monde à presque plongé dans un conflit atomique avec le débarquement de la baie des Cochons. En gros, les Américains avaient des missiles en Turquie donc les Russes se sont dit pourquoi pas en mettre à Cuba? Fidel est blanc comme neige et même s'il y a un embargo depuis des dizaines d'années, tout va bien sur l'île. L'éducation et les soins sont gratuit.

Un livre propagandiste, ridicule, bourré de photos nous montrant Castro à son meilleur, avec des citations et des explications pro-communisme. Je voulais lire un livre révélant des faits historiques sur la révolution, surtout sa façon d'y parvenir, mais je n'ai trouvé qu'un ouvrage vantant les mérites du socialiste. Mauvais est un mot très faible.