samedi 31 décembre 2011

Les vendeurs

J'ai finalement arrêté mon choix sur une Kia Rio 2012. Elle est achetée, mais comme d'habitude, le concessionnaire ne l'a pas en stock et je dois patienter quelques semaines. Ça m'amène à me demander pourquoi ces autos dans la cour s'ils n'ont jamais le modèle voulu ou la couleur désirée?

Je vous avoue que les vendeurs sont de très bons acteurs. Le gars vient nous voir en prétextant qu'il va nous trouver un bon prix pour sa dernière vente de l'année. Il s'absente souvent, assez longtemps pour faire croire qu'il travaille fort et m'offre 4 pneus d'hiver qu'il me vend, d'après ses dires, au prix coûtant.

Première bullshit : parce que mes pneus sur mon Echo, du 14 pouces, m'ont coûté plus de 500$ en novembre dernier et qu'il me vend du 15 pouces à 700$, je sais qu'il se situe pas mal dans les prix normaux toutes taxes incluses.

De plus, je croyais éviter le 1% d'augmentation de la TVQ et profiter du solde de 500$ minimum, mais parce que je ne reçois pas mon véhicule le 30 décembre 2011, je dois débourser ce que ça vaudra en 2012.

Seul point positif, s'il y a une promotion à mon avantage, et je vais être aux aguets, je pourrai en profiter. C'est à voir!

Après la vente, je dois passer au financement. Le gars est très sympathique, mais nous propose un paquet de cossins et c'est tannant parce que je vois le montant mensuel grimper en flèche.

Mes choix sont faits, avec les conseils de Steve qui m'accompagnait, je crois avoir de bonnes protections.

Deuxième bullshit : accompagné de son représentant du service à la clientèle, mon vendeur pleure qu'il ne peut pas m'épargner la TVQ (genre de rabais de 150$ qu'il aurait pu me donner) et qu'il n'y a rien à faire pour la promotion KIA actuelle, que le meilleur deal est sur la table.

Ouin, ouin, ouin, bin de la difficulté à croire ça!

D'après les vendeurs, ils ne nous arnaquent jamais, ils font toujours le minimum d'argent sur chaque vente, tu es son client préféré et tu profites toujours des meilleurs deals de la place. Foutaise! Kia ne fermera pas ses portes parce qu'il me donne 500$ de rabais et mon vendeur ne verra pas sa commission chuter de 30% à cause de cela.

C'est tannant parce que tu te demandes toujours si tu te fais avoir. Les vendeurs sont comme les danseuses dans l'isoloir, ils répètent toujours les mêmes balivernes dans le but que tu consommes. C'est leur travail, mais mon aiguille à arnaque est boostée dans le piton et c'est déplaisant!

Bonne année!

vendredi 30 décembre 2011

Assurance et économie

Hier, un commentaire de mon père m'a fait sursauter. Dans sa tête, dès la fin de paiement de mon auto, je devais économiser ce montant en prévision de l'achat d'un prochain.

Je l'avais appelé pour l'informer que mon véhicule était jugé perte totale. Honnêtement, j'en doute, cette conclusion est facile. Je dois maintenant attendre que le rapport de police soit acheminé à l'assureur (2 à 3 semaines) et dès qu'il reçoit le rapport, je perds ma voiture de courtoisie dans les 4 jours suivants. Après, organise-toi avec tes problèmes! Je dois donc m'informer auprès du concessionnaire s'il peut me prêter une voiture en attendant. De plus, je dois payer le remisage à la fourrière et la location de la voiture en attendant la conclusion du dossier (qu'il me déclare non responsable de l'accident) et qu'il paie ou me rembourse, je ne sais pas à qui ils vont donner l'argent.

Une voiture comme la mienne vaut encore, après quelques recherches sur divers sites, 3600$. J'ai su que je pouvais ajouter les réparations effectuées ou les pneus achetés (c'est mon cas) qui datent des 6 derniers mois.

Toujours hier, je magasinais les nouveaux véhicules en prévision de la réponse fatidique et à mon retour à la maison, j'avais un message sur le répondeur : les assurances. J'apprends donc la mauvaise nouvelle. J'ai demandé à voir l'analyse (que j'aurais la semaine prochaine) parce que je trouve la conclusion sévère. L'évaluateur n'a pas passé 3 heures à -32 à vérifier si mon véhicule était bon pour la casse, peut-être qu'il n'y est même pas allé.

Autre chose qui m'agressait, même s'ils n'ont pas le choix d'agir ainsi, c'est de toujours me faire dire "si vous êtes déclaré non responsable". La représentante ne connait pas les évènements, moi si et c'est frustrant de devoir entendre cela et de payer en attendant qu'ils concluent que c'est le vieux qui m'a foncé dedans et non l'inverse. En passant, dans mon billet sur l'accident, j'avais oublié de mentionner que jamais le vieux n’est venu s'informer de mon état de santé ou de celle de mon fils. Il est demeuré dans sa Volkwagen en attendant la police. L'âge n'est pas toujours synonyme de jugement ni de sagesse.

Revenons au paternel. Si je comprends bien son raisonnement, il faut toujours économiser jusqu'à 6 pieds sous terre. Les Québécois n'ont plus les moyens d'économiser. Ils sont saignés à blanc par le gouvernement et dès qu'ils le peuvent, les québécois cancres en économie redemandent des taxes. Bien beau faire l'écureuil, mais pour payer le rythme de vie des baby-boomers, je risque moi-même de travailler jusqu'à la fin de mes jours parce que la plupart des caisses de retraite auxquelles j'aurais contribué toute ma vie auront été vidées par la génération précédente.

Saviez-vous que les baby-boomers sont la première génération qui léguera un État dans de pires conditions qu'à leur arrivée sur le marché du travail?

Comme disait David Descôteaux, payer maintenant, la génération suivante remboursera. Ceux et celles qui payeront ne sont même pas encore nés!!

Donc, je n'aurais pas dû utiliser cet argent pour autre chose que l'économie. C'est une vie plate ça, empiler les dollars jusqu'à la mort! Certes, il faut économiser pour nos beaux jours, mais le laisser fructifier sans en profiter? Et si j'étais mort dans cet accident et mon fils, mon seul héritier, aussi, qui aurait eu mes économies? La société St-Vincent-de-Paul?

Je me suis planté une fois et c'est pour l'achat de ma première maison. Il y a eu plusieurs facteurs qui ont causé cette catastrophe. Peut-être qu'en vieillissant, on devient craintif.

Quoi qu'il en soit, j'aime mon père (un baby-boomer qui a profité de la mise à le retraite offerte par Lucien Bouchard voilà plus de 15 ans (une des pires décisions politiques que je connaius)) et je vais continuer à lui demander conseil, il n'a pas eu que de mauvaises idées.

jeudi 29 décembre 2011

Spam et bot, la suite

Dernièrement, je vous demandais si vous receviez des messages d'utilisateurs au nom de Buy viagra ou Buy cialis avec, comme résultat si vous cliquiez sur ce nom, de vous rediriger sur un site de vente de médicaments. Il semble que j'ai résolu le problème et c'est tant mieux.

Sauf que depuis plus d'un mois, j'avais le site domar.ru dans mes statistiques de visites. J'étais bien surpris de voir les Russes s'intéresser à mes billets et je me doutais bien qu'il s'agissait d'une arnaque comme un bot.

Après une brève recherche, j'ai découvert un blogue qui vit avec le même problème. Voici le lien. Comme vous allez le constater, j'ai informé le blogueur de cette problématique viagra/cialis.

Cependant, domar.ru semble très répandu et comme lorsqu'on se fait usurper son numéro de carte de crédit, il se peut que le problème devienne récurrent.

Ce blogueur affirme que les utilisateurs de Adsense pourraient voir leurs revenus affectés parce que Google considérerait la présence de ce bot comme une violation du contrat d'utilisation. Je ne peux pas vous dire si c'est vrai ou non, je n'écris pas des billets pour faire de l'argent, donc je me fie à ces dires.

Voici quelques conseils ou billet , autre billet (en anglais) pour aider à comprendre le phénomène.

Consultez vos statistiques et dites-moi si vous avez ce même problème. Sinon, il se peut que vous ne perdiez rien pour attendre. La Russie ou n'importe où sur la planète (un pays louche probablement) pourrait venir empester votre blogue.

Un nouveau blogue semble avoir été crée pour spammer les autres : http://new-year-day-2012.blogspot.com/. Ne faites pas comme moi, ne cliquez pas!

Si vous avez domar.ru, NE CLIQUEZ PAS SUR LE LIEN, cela confirmerait l'activité de votre blogue et pourrait faire augmenter la représentation du bot dans vos statistiques. Vous pensiez recevoir 100 visiteurs par jour, peut-être qu'en réalité il y en n'avait que 70!

dimanche 25 décembre 2011

Accident de la route

Je ne devais pas écrire un billet le jour de Noël, mais j'ai vécu un évènement plate hier soir vers 17h.

J'allais chercher mon fils chez son ami. Je descendais la 3e avenue pour rejoindre l'autoroute. Mauvaise expérience antérieure toujours en mémoire, j'évite maintenant d'emprunter les rues secondaires parce que plus glissantes et moins déneigées. Voilà une dizaine d'années, j'ai glissé sur de la glace noire et mon char a percuté un lampadaire.

Je remarque un véhicule qui roule dans ma voie. Il signale qu'il désire tourner à gauche. Il passe une rue, deux rues, l'entrée du Olco, je klaxonne et bang, il frappe mon aile avant côté passager.

Impossible de l'éviter, j'étais coincé entre un autobus à gauche et une voiture à droite.

Le vieux, un homme d'environ 72-73 ans, n'a même pas tenté de freiner ni de tourner. Mon fils et moi sommes indemnes. Le pauvre Echo s'est sacrifié pour nous sauver! Roue enfoncée, pare-choc cassé, miroir extérieur arraché, les deux véhicules roulaient à vitesse normale (environ 40 km/h) et les sacs gonflables ne sont pas sortis.

Une gentille dame s'est arrêtée et a appelé les secours. Elle suivait la voiture du vieux depuis le Colisée. Elle le pensait saoul.

Le vieux a échoué l'alcootest, mais a avoué qu'il était aveuglé par les phares. Probablement inapte à conduire un véhicule le soir et la nuit. Pensez-vous vraiment que les autorités vont lui retirer son permis ou au moins indiquer qu'il ne peut pas conduire le soir et la nuit? Dans notre système de justice basé sur le laxisme, j'en doute. Et même s'il recevait cette mention, rien ne garantit qu'il ne reprendra pas le volant un soir et ne tuera pas quelqu'un cette fois.

Demain, je dois appeler l'Industrielle Alliance qui a, si je me fis aux publicités, environ 95% de taux de satisfaction. Je vous reviens avoir ça!

Les curieuses et curieux peuvent voir l'endroit de l'impact.

samedi 24 décembre 2011

Mexique - Les derniers jours

Nous avons passé les derniers jours à l’hôtel. Nous poirotions sur la plage et autour de la piscine tentant de prendre quelques couleurs autres que le blanc verdâtre que l'hiver québécois laisse à notre peau.

Nous nous dirigeons sur la plage vers 9h30. Nous remarquons qu’une série de chaises longues couchée sur le côté fait un mur pour cacher quelque chose. Beaucoup de monde, dont des gens de l’autorité mexicaine, s’active autour.

Ne nous préoccupant pas de cette affaire, moi et ma copine prenons des photos de la mer des Caraïbes, les deux pieds dans l’eau. Aujourd'hui, les vagues sont importantes et assez violentes.

La curiosité étant ce qu’elle est, je tourne la tête vers l’endroit interdit et remarque deux jambes étendues cachées par des serviettes de plage.

« Ça ne peut pas être ce à quoi je pense. », me dis-je.

Nous nous éloignons de la plage et après une courte recherche, nous trouvons des chaises pour nous étendre au soleil. Quelques instants plus tard, la policia municipal apparaît avec leur mitraillette au cou. C’est donc plus grave que je le croyais.

Il y a des Québécois un peu partout. J’entends des bribes de conversations.

Ce matin, trois personnes se baignaient sans surveillance d'un sauveteur. Vers 9h, au début du quart de travail de ce dernier, ces trois individus, 2 hommes et 1 femme, ont des difficultés à revenir sur la rive. Les vagues n’ont pas diminué et si le sauveteur saute à la mer les secourir, il serait agrippé et descendu profondément dans l'eau. N’importe qui en difficulté dans l’eau agirait ainsi.

Il tente donc de leur lancer la bouée de sauvetage. Trop courte, des nœuds diminuent la longueur de la corde. D’autres clients viennent aider le pauvre lifeguard qui devait se dire qu’il aurait mieux fait de rester couché ce matin.

Le groupe sort deux des trois baigneurs en difficulté. D’après la rumeur, et là c’est le jeu du téléphone arabe ce que je vous raconte n’est peut-être pas la vérité, le troisième baigneur, un homme corpulent dans la soixantaine, revenait par lui-même sur la plage. Les vagues venaient lui lécher les mollets quand, soudainement, il s’est affaissé dans l’eau, victime d’une attaque cardiaque. Il est décédé. La noyade reste toujours une hypothèse.

Les deux jambes que j’ai vues sous les couvertures étaient bien ce que je refusais de croire : celle d’un individu décédé. Cela faisait environ 2 heures que la tragédie était arrivée. Avec une civière (identique à celle utilisée lors d’une partie de hockey, mais sans les roulettes), le corps est attaché et recouvert de quelques nappes. Après quelques pas, les 4 hommes  manquent échapper le cadavre. Ils ont dû s’y prendre à 6 et faire de fréquents arrêts pour l’amener vers un véhicule motorisé. J’ai vu un bout de bras et de bedaine grisâtres. Ouf, assez morbide comme début de journée.

Nous avons pu nous baigner qu’à notre arrivée le dimanche et le lundi. Personnellement, et je ne suis pas peureux dans l’eau, mais je trouvais les remous trop fort pour m’y risquer. Merci la méfiance!

Les autres journées ont été plus tranquilles.




Le jour du départ, nous avons été avisés que nous partirions plus tard. Nous avons profité de quelques heures de chaleur avant de quitter avec 4 heures de retard pour l’aéroport de Cancún.

Donc, voici mes conseils si vous voyagez au Mexique ou dans un pays semblable :

1- N’utilisez pas Westjet, leur service est à chier. Ils mentent. Le lendemain de Chichen, ma conjointe a voulu discuter avec notre organisatrice. La fille de Bestday, leur associé dans les excursions, lui réponds que l’organisatrice est en congé. Qui ne vois-je pas arriver 5 minutes après? L’organisatrice! Je me suis levé et je lui ai parlé. Elle n'avait rien à foutre de mes commentaires. Cette femme nous avait demandé d’utiliser Bestday au cas où un problème surviendrait, cela serait plus facile à régler. Pourtant, lorsque ma blonde est retournée la voir le lendemain, elle était encore absente. Elle lui a laissé un message et jamais eu de retour d’appel.

Sans oublier que les hôtes et hôtesses de l’air dans les avions ne parlent pas français dans des avions en direction de la ville de Québec où il y a environ 99% de francophone. Je ne suis pas un maniaque du français partout, mais il me semble que c'est illogique d'avoir que des anglophones dans un vol vers une ville de langue française.

2- Évitez Bestday, ils sont là pour vendre, pas pour se soucier de vos tracas.

3- Si vous marchandez avec les Mexicains, renchérissez toujours à moitié prix de l'offre. Si vous ne voulez rien savoir, ignorez-les tout simplement. Il y a tellement de monde qu’ils vont aller quémander ailleurs.

4- Je n’aurais aucun problème à réutiliser les services de la chaîne hôtelière Iberostar.

Joyeux Noël!

vendredi 23 décembre 2011

Back to the future Wii

Si vous espériez une suite de Retour vers le futur, je vous conseille de vous tourner vers ce jeu disponible sur la Wii et la PS3. L'action se passe après les évènements de la trilogie. Vous devez à nouveau conduire la DeLorean au cycle du temps et sauver Doc Brown ou vous-même de la tyrannie de la famille Tannen dans le village de Hill Valley.


De l'action? Oubliez ça tout de suite. Vous devrez utiliser votre tête pour trouver la bonne stratégie qui débloquera le jeu. Vous pointez la manette Wii vers l'écran, le curseur représente le convecteur temporel, et dirigez Marty McFly dans les rues de Hill Valley.

Tout d'abord, premier défaut, Marty marche comme Gaston Lagaffe et ne cours jamais. Il est difficile de placer le curseur au bon endroit, d'appuyer sur A pour faire apparaître une petite flèche rouge et diriger Marty à l'endroit voulu. Vous pouvez utiliser la croix, mais les concepteurs du jeu n'ont pas pensé qu'on pourrait utiliser la manette à l'horizontale et cela devient complexe de bien faire avancer Marty où l'on veut qu'il aille.

Autre problème, il faut suivre une direction définie. Vous ne pouvez pas emprunter la rue, c'est le trottoir. Le personnage s'immobilise en attendant que vous lui indiquiez le bon chemin. En 2011, cela fait un peu NES comme déroulement.


Lorsque vous adressez la parole à un personnage, vous avez une liste proposée de sujets dont vous pouvez discuter. Selon vos choix, le personnage vous répondra quelque chose de différent. Ici, ça me fait penser à L.A. Noire, mais en plus cheap. Le caractère cartoon semble incapable d'émettre une grimace autre que le sourire. Des fois, il froncera des sourcils, mais c'est le plus loin que j'ai vu.


Revenons à l'histoire. Vous devez donc provoquer des situations et utiliser la bonne phrase ou le bon objet dans votre inventaire pour résoudre l’énigme. Vous pouvez recommencer autant de fois que vous le voulez jusqu'à ce que vous trouviez le bon truc pour faire avancer l'histoire.

Il y a une section appelée Indices représentée par un ?. Vous avez toujours un indice et disposez de quelque autre que vous utilisez si vous le voulez. Est-ce que cela change l'histoire? Je ne sais pas. J'ai terminé la première mission et aucun pourcentage ne m'a été donné pour me dire si j'ai bien réussi ou non l'épisode (chaque histoire est séparé en épisode. Un peu comme si le film était devenu une série télévisée (pensez à Terminator)).


Les concepteurs ont tenté de conserver un lien avec les films. Par exemple, le méchant Tanner de 1931 (c'est l'année où vous allez pour le premier épisode) termine son chemin dans une voiture de fumier. Plusieurs personnages sont des dérivés des films comme la soeur de Strickland, le jeune Emmett ou une autre génération de Tannen. Le deuxième épisode, comme pour le deuxième film, vous oblige à éviter de croiser votre moi de 1931 (vous devez retourner rétablir le continuum espace-temps).

Les voix de Doc Brown et Marty Mcfly sont les véritables voix du film. Cela donne un certain charme à la partie.

Ce jeu ne propose rien de nouveau. Que du déjà vu. Les fans de la trilogie devraient aimer, mais vous ne souffrirez pas d'une dislocation de la mâchoire à cause du graphisme (ordinaire), de la jouabilité (aurait pu être meilleur) et l'histoire dans son ensemble. Le prix raisonnable n'est pas une barrière à l'achat, mais la durabilité du jeu semble de courte durée. Je lui donne la note de passage, pas plus, pas moins.

Acheter ce jeu.

jeudi 22 décembre 2011

Mexique - Chichén Itzá


La deuxième excursion, V.I.P. (on ne rit plus!) nous amenait à Chichén Itzá, les fameuses pyramides Mayas. Trois heures de route qui nous arrêteraient pour le dîner dans un village mexicain, nager dans une grotte pour terminer dans une ville coloniale.

Nous avions choisi une journée avec un guide francophone dans le minibus et à Chichén Itzá.

Nous étions 8 Québécois dans l’autobus plus une famille de Chilien. Notre guide, Horacio, en a profité pour se délier la langue en espagnol puisqu’en français, il avait de la difficulté. Un monsieur du groupe a brassé notre guide en lui disant que c’était une excursion en français et que les francophones étaient majoritaires dans le minibus.

J’avais les genoux collés dans le banc en avant de moi et des fois, je devais me lever parce que j’avais trop mal à la jambe gauche.

Nous avons roulé jusqu’à une sorte de marché aux puces où nous pouvions acheter des cossins. Nous devions rester une vingtaine de minutes, mais nous y sommes presque restés 1 heure parce que nous attendions l’autre minibus de francophone. Personnellement, je trouve que c’est une erreur, car les cossins mexicains c’est après ma visite que je veux les acheter, pas avant.

À la longue, toutes les bébelles se ressemblent

Remarquez qu'aucun vendeur n'est proche de moi pour me solliciter
Honnêtement, tous les bidules mexicains se ressemblent. Chapeaux, bijoux, pyramides ou calendrier mayas, la seule différence est le prix. Je me promenais dans les allées quand j’ai remarqué qu’une femme me suivait partout où j’allais. Si je touchais à quelque chose, et c’est bien là le malheur d’être touriste, on te saute dessus pour que tu achètes. T’as beau dire « I’m just watching. », ils vont baisser le prix et te harceler. J’ai rejoint mon groupe à l’extérieur avant que cela m’arrive. Lorsque nous étions prêt à partir, on a dû attendre 10 minutes la famille chilienne et nous les avons tous applaudis quand ils sont entrés dans le minibus. Avait-il compris le message?

Après un autre 30 minutes de route, nous arrivons enfin à Chichén Itzá. Dès notre arrivée, on s’est fait solliciter. Moi, je voulais juste voir la pyramide et avoir la paix! On entre dans un bâtiment, reçoit nos billets, Horacio va voir la caissière pour s’assurer que tout est en règle et finalement, nous sommes prêts pour notre visite.

En déposant le pied dans l’allée terreuse, on s’est fait solliciter pour acheter des cossins. Aux 5 minutes, un marchand soufflait dans une sorte de pipe qui imitait le cri du jaguar. Je vous avoue qu’après 1 heure, je rêvais d’enfoncer cette pipe dans la gorge d'un souffleux!

Voici le côté non rénové (c'est voulu). Quand même impressionnant
On nous présente notre guide, les touristes des deux minibus de langue française se rejoignent et on arrive enfin à la pyramide. Première grande déception, même si je comprends la raison, l’accès à la pyramide est interdit. Dans le passé, il y a eu des graffitis, vandalismes, certains ont pris des morceaux de pierre, etc. Donc, nous sommes condamnés à écouter notre guide qui nous parle comme si elle récitait un exposé devant un groupe du secondaire. Elle est drabe, drabe, mais drabe, c'est épouvantable. Chaque virgule et chaque point étaient calculés, posés. Sans oublier les incessantes sollicitations pour acheter des trucs. C’était sans arrêt. Sans exagérer, aux 2 minutes quelqu’un voulait te vendre de quoi.

Les 1000 colonnes

Le sommet du temple vu d'en bas des 1000 colonnes
Le truc est que le vendeur ne cesse de crier « Just one dollar! ». Quand tu te retournes et que tu veux acheter, ce n’est pas l’item convoité qui coûte 1 dollar, mais un gugusse gros comme une pièce d’un jeu d’échec. Le masque que tu veux coûte 60$. Tu le baisses à 30$ (toujours la moitié) et le bargain commence. Si le vendeur est intraitable, éloignez-vous, il va revenir avec une offre proche de la vôtre. Baissez-le encore et négociez. Ensuite, libre à vous de dire oui ou non.

Quand notre guide a fini ses ennuyantes explications (pertinentes, mais ennuyantes), on avait 1 heure pour se promener et prendre des photos. Toutes les ruines étaient protégées par des cordes. Dire que la pyramide était un calendrier, fallait se donner du mal quand même!

Nous devions emprunter un sentier pour voir les autres ruines sauf qu’à gauche comme à droite, des vendeurs nous criaient qu’ils avaient les meilleurs prix. Nous avons même entendu, avec une prononciation parfaite :

« Un cadeau pour la belle-mère? »

ou

« Un bon prix pour les français! »

Comme pour Playa del Carmen, tu dois éviter de regarder les tables sinon le vendeur croit que tu es intéressé. Bref, tu te fais solliciter pendant toute la visite sur le site.

L'observatoire

Des ruines. J'ignore à quoi elles servaient,
notre guide n'a pas jugé bon de nous accompagner

Aucun centimètre disponible. Les 2 côtés veulent vendre les mêmes trucs
Nous sommes V.I.P, mais le minibus ne contient aucun endroit pour stocker nos achats. Nous sommes coincés comme des sardines et devons toujours tenir nos sacs. Pour le côté pratique, on repassera!

L’heure est passée. Nous partons manger dans un village mexicain. Les chiliens arrivent dans le minibus en nous disant : « On time! » Ils avaient compris.

Pendant le trajet, j’ai vu la réelle pauvreté. Des maisons pas de porte ni de fenêtre. Dans la pièce, un hamac suspendu. Des chiens errants avec que la peau sur les os. Des murets de briques en décrépitude. Ça m’a amené à me dire qu’est-ce que la pauvreté au Québec? Ne pas avoir d’écran plat 42 pouces, pas de câble, de char, l’Internet et un cellulaire? Vous croyez que j’exagère? Pourtant, des groupes de pression comme la FRAPRU répètent sans cesse qu’il faut aider les pauvres. On se vante que notre système social-démocrate aide les pauvres et pourtant, quand tu vois ces gens marcher dans les rues non asphaltées, nu pied, on se dit qu’au moins ils n’endurent pas des froids de – 20. Chez ces pauvres, nos pauvres sont riches.

Tentative de prise de photo d'un village pauvre par la fenêtre du minibus

Seconde tentative

Troisième tentative
Le restaurant nous offre un buffet. Je me sers, rien d’extraordinaire à manger. À ma gauche, une scène sur laquelle s’exécutent des danseurs et des danseuses. Voyez ça comme une cabane à sucre mexicaine. Le seul hic, c’est le pourboire. Le serveur et les danseurs en veulent. Les Mexicains ne demandent que ça du pourboire. C'est tellement omniprésent que tu ne veux plus en donner. Tu vas même faire une pisse et un gars se tient aux toilettes pour t’offrir un essuie-tout pour t'essuyer les mains en échange d’un pourboire. Pour la discrétion, on repassera!

Après la sollicitation, demander un pourboire est le deuxième intérêt dans le travail des Mexicains.

Nous enfilons nos costumes de bain dans un endroit prévu à cet effet et nous partons pour la caverne. J’espérais marcher quelques minutes dans une vraie caverne et ensuite me baigner, mais non. Après nous être fait solliciter par des petites filles de 5 ans et des vendeurs de noix de coco ou bidules identiques qu'à Chichén, nous descendons des marches en béton vers un bassin d’eau. Nous nous baignons parmi les poissons-chats et après 5 minutes, nous sortons de l’eau. De l’eau, que ce soit une piscine, une grotte ou l’océan, quand tu te baignes, ça ne change pas grand-chose. Pas impressionnant, mais quand même l’activité la plus intéressante de la journée.

Racine d'un arbre qui descendait dans la caverne

Pour l'aventure, on repassera!

L'endroit est minuscule. Le manque de nature vierge enlève beaucoup de cachet
On termine notre périple dans le village colonial de Valladolid. Horacio nous propose de visiter l’église et le parc. On a 20 minutes. Ah bon, c’est tout? Pas d’explication, rien? Des églises, j’en ai vu des dizaines. Elles sont tellement désertes chez nous que sur ma route de facteur, elle a été démolie cet été. Comme toutes les églises, elle forme une croix et à l’arrière de l’autel se tient un Jésus-Christ crucifié. Quelques personnes prient.

Dans le parc, des centaines d’oiseaux piaillent si fort que nous devons crier pour nous entendre. Au centre du parc, une statue. Un parc, c’est un parc. Surtout celui-ci. Peut-être que Central Park m’aurait impressionné…

On se dirige sur le trottoir, traversons la rue, j'aperçois un Subway (quel cachet…) et n’avons rien d’autre à faire que visiter des magasins qui vendent les mêmes bébelles qu’ailleurs.


Sur le chemin du retour, devinez ce que notre guide nous demande? Un pourboire. Je m’aperçois que le masque que j’ai acheté est tombé du filet fixé derrière le banc devant moi et il est cassé. Je deviens de très mauvaise humeur. Les Mexicains nous agressent avec leur cochonnerie et les autobus d’excursion ne sont même pas foutus de fournir un coffre ou une boîte pour protéger nos achats. Nous visitions depuis 12 heures, je suis fatigué et déçu et je pense déjà au billet que je vais pondre pour simplement vous dire : n’allez pas à Chichén Itzá, mais plutôt à Coba (ma blonde l’a visité avec son amie), vous pouvez monter et personne ne court après vous pour vous vendre ses guenilles. Vous ferez moins de route et en retirerez autant de satisfaction sinon plus.

Mon guide n'a pas eu son pourboire ni de remerciement.

mercredi 21 décembre 2011

Mexique - Xel Ha


Xel ha est un parc naturel situé à 1 heure de Riviera Maya. Il s’agit d’une immense étendue d’eau salée avec des activités à l’intérieur et à l’extérieur de l’eau. Moi, je voulais nager avec les poissons et les tortues.

Vision époustouflante de l'étendue d'eau 

À leur arrivée, les gens se sont précipités au buffet. Nous avions eu la chance de déjeuner avant notre départ, pas eux. Je loue une paire de lunette et de palme ainsi qu’un tuba. Je ne pensais pas aimer autant nager avec des poissons et des raies, mais j’ai tripé! Toutes sortes d’espèces, de toutes les couleurs et grosseurs, c’est impressionnant. La première raie que j’ai vue était cachée dans le sable blanc. Je voyais le contour et les poissons qui nageaient autour.

Je regarde les poissons et cherche les tortues

L'eau est bonne!
Mais grosse déception, la seule et majeure (il l’annonce encore sur leur site), aucune tortue de mer. On l’a demandé pour connaître le meilleur endroit pour les voir et la dame nous a répondu qu’il n’y avait pas de tortues. Même sur les affiches du parc il y avait un dessin de cet animal. Méchante publicité trompeuse!

Nous avons fait le tour du parc en suivant le sentier bétonné incrusté de fossiles (pas des vrais, bien sûr). À un moment donné, nous avons emprunté une fourche qui nous a mené dans un coin absent de clients. Nous avons marché, seuls, pendant une trentaine de minutes, sans croiser personne sauf 3 employés du parc qui discutaient ensemble. Nous avons nourri les poissons d’un étang (il y avait un distributeur de nourriture) et ces animaux ((voir photo)).

Quel est le nom de ces bêtes? Réponse : des coatis!
Nous avons glissé sur un câble au-dessus de l’eau. Nous avons embarqué sur une chambre à air et avons navigué sous des ronces (sans épine, donc il y a probablement un autre nom pour cette végétation). On s’est fait prendre en photo et à la sortie, nous pouvions acheter notre photo si elle nous plaisait. Nous pouvions aussi nager avec les dauphins, mais encore là, il fallait payer.

Le marais dans une zone tranquille du parc

Une iguane au soleil
Encore là, des iguanes, oiseaux de couleur et bibittes diverses. Si les tortues avaient été présentes, la journée aurait été parfaite. Choses à noter, les commis dans les commerces ne nous ont jamais agressé avec une sollicitation agressive complètement l’inverse de notre prochaine excursion, Chichén Itzá.

mardi 20 décembre 2011

Mexique - Iberostar Paraiso beach

Pour le partir en voyage au Mexique, nous avons utilisé les services de WestJet. Aucun retard, le passage à la douane et l’embarquement n'ont pas été problématiques.

Cependant, sur un avion à la capacité d’environ 150 personnes, au moins 20 enfants en très bas âge étaient dans l’avion. Quel calvaire!

Quelques sièges devant moi, un garçon d’environ 5 mois était tenu à bout de bras par son père et le grand-père (ou l’arrière grand-père, allez savoir, (j’ai su quand nous avons débarqué que les 4 générations voyageaient ensemble)) faisait des tatas à son petit-fils.

Notre avion à l'aéroport de Québec
Cris, pleurs, course dans l’allée centrale de l’avion pendant plus de 4 heures, c’est assez pour vouloir sauter en parachute dans la mer des Caraïbes avec espoir que Jack Sparrow vient me ramasser avant les requins.

Quelle est la logique d’amener des enfants de moins de 5 ans en voyage? Ils n’auront aucun souvenir et les parents n’auront aucun repos. Changer les couches, boire aux 4 heures, jouer dans la petite piscine prévue pour les enfants, surveiller sans cesse si bébé est bien ou quand ils sont plus vieux, qu’il n’est pas en danger proche de la mer, etc.  Je trouve cela complètement ridicule. Oh qu’ils vont relaxer les parents et pourquoi pas énerver les autres... Après quelques discussions avec des touristes québécois, nous étions plusieurs à penser que l’avion avait été transformée en garderie.

La vue lorsque nous marchions sur le sentier 
À l'aéroport, plein de Mexicains observent les touristes pour offrir leur service. Nous le savions pas lorsque l'un d'eux nous a proposé de prendre nos valises jusqu'à l'embarquement de l'autobus et bien sûr, en échange d'un pourboire. Tenez toujours vos valises prêt de vous, ils sont rapides pour les saisir et après cela, pas le choix de le laisser faire.

Après, l'agitation dans l'avion et le passage à la douane à l'aéroport, nous sommes finalement arrivés au Iberostar Paraiso Beach. Le site est gigantesque et parfait. Les planchers sont cirés à la perfection, aucune ampoule n’est brûlée dans les lustres suspendus au plafond du lobby, feuilles coupées égales dans tous les arbres et arbustes, des hola d'un peu tout le monde, à couper le souffle! C’est un tout inclus, mon premier et j'ai apprécié. Tu veux une bière tu vas au bar et il t’en donne une. Tu veux un pina colada? Va au bar. Même pas besoin de sortir de l’immense piscine.

Remarquez que vous ne serez jamais saoul (ce n'est pas le but non plus lorsqu'on est en vacances). L’alcool est tellement dilué avec de la glace et du jus, tout ça dans le blender versé dans un verre!

Une section de la piscine
Notre chambre était magnifique. Lit king, douche en céramique (pas beaucoup de pression ni d'eau chaude), petit réfrigérateur avec bières, liqueurs et bouteilles d’eau, télévision, air conditionné, rien ne manque à notre confort.

La première journée, nous avons profité du buffet et de la piscine.

La plage, le premier jour
Dimanche, je me suis baigné dans la mer. La température oscillait autour de 27 degrés, celle de la mer, je ne sais pas, mais ça ne m'a pas pris 10 minutes pour entrer. De plus, contrairement au Québec, je n’avais pas l’impression qu’il faisait 35 avec humidité. Confortable, l’eau était bonne et le soleil nous réchauffait agréablement. Des vendeurs demandaient aux touristes s’ils voulaient acheter des colliers, des cigares, des sacs, des statuettes, etc. Des massothérapeutes nous demandait si nous voulions un massage au son des vagues.

Le soir, nous avons utilisé le colectivo, un minibus d'environ 15 places qui te prend n’importe où et te dépose n’importe où pour une somme modique. Nous allions visiter Playa del Carmen et sa 5e avenue.

Et là, retenez bien ce mot, car il va revenir souvent : sollicitation.

Les marchands crient sans arrêt de visiter leur boutique. Les restaurateurs font de même pour leur restaurant. Plusieurs viennent vous chercher dans la rue. vous oblige à prendre leur carte d'affaire, vous incite à entrer dans leur commerce pour acheter quelque chose dont vous n’avez pas besoin. Si tu as le malheur de tourner ton regard vers eux, ils tendent le bras vers l’intérieur de la boutique en disant : « Welcome! » ou « Hola! ». Tu dois regarder droit devant ou à terre sinon tu te fais attraper. C’est fou! Retourner à cet endroit 2 fois dans ta vie, c'est du masochisme!

Les boutiques les plus présentes : les bijouteries! En deuxième place: l’artisanat.

Moi et ma douce photographiés par le serveur
Nous avons choisi un restaurant, le Yaxche. La bouffe était correct sans être extraordinaire. Nous mangions à l'extérieur quand la pluie a commencé à tomber. Si vous n’avez jamais vu une table entrer dans un restaurant plus vite que son ombre, moi je peux affirmer que je l’ai vécu ce soir-là! Quand les Mexicains ont un client, ils font tout pour le satisfaire. Pour le service : A-1!

À gauche, l'un des restaurants. Au fond, la salle de spectacle

Une autre section de la piscine
Quelque part sur le site

Nous sommes revenus avec le colectivo. Nous avons emprunté des rues sombres et inconnues à la recherche du point d’embarquement (en ville, le colectivo a des endroits pour te prendre, pas sur le bord de l’autoroute, je l’ai su plus tard) et après 30 minutes et quelques discussions hasardeuses avec des Mexicains, nous avons finalement trouver notre transport. Il fallait retourner au même endroit où nous avions débarqué.

Prochain : Xel ha!

lundi 19 décembre 2011

La veuve du sud - Robert Hicks

D’après les historiens, la bataille de Franklin, Tennessee, est la bataille la plus sanglante de la guerre de Secession. Plus de 9200 soldats, des sudistes pour la plupart, sont morts en banlieue de cette petite ville d’environ 2000 âmes. Sous les ordres du général Nathan Forrest, la demeure de Carrie McGavock est alors transformée en hôpital où viendront mourir des milliers d’hommes de la Confédération.

Par respect pour les morts, Carrie McGavock construira un cimetière sur ses terres. Elle répertoria les noms de 1500 défunts et l’endroit où ils ont été inhumés.

Basé sur une histoire vraie, l’auteur nous raconte l’avant, le pendant et l’après-combat de Franklin. Avant même le combat d'Appomattox, les citoyens et les soldats de la Confédération savaient qu’ils avaient perdu la guerre. 6700 sudistes sont morts pendant l’affrontement.

Le sergent Zachariah Cashwell est amputé de la jambe à la résidence des McGavock. Son désir de mourir, son indifférence à tromper la mort fera que Carrie s’intéressera à lui. Chaque chapitre raconte la vision des personnages de Cashwell ou McGavock. Quand il s’agit d’un lieu, l’auteur nous raconte les gestes de Mariah, une haïtienne, domestique à la maison des McGavock ou de John McGavock, le mari de Carrie.

Carrie a perdu 3 enfants dont elle garde la peinture sur un mur. Avant l’arrivée de Forrest, elle était alitée, malade la plupart du temps. Aider les blessés et accompagner les hommes dans la mort semblent avoir donné un nouveau souffle à sa santé. Seul Cashwell restera plus longtemps, car elle a des sentiments pour l’homme.

La défaite de la Confédération n’a pas éliminé le racisme et les esclaves ne savent pas plus quoi faire de leur nouvelle liberté. Un jour, Baylor, un richissime banquier et homme d’affaires de Franklin, veut transformer l’ancien champ de bataille en nouvelle plantation. Carrie s’y oppose et des événements viendront bouleverser le village.

L’ensemble est bien raconté. C’est un bon roman même si je préfère les histoires militaires que celle d'amour. J’ai quand même apprécié ma lecture. La troisième partie, celle de l’après-guerre, nous fait comprendre que malgré les milliers de morts, les mentalités ne changent pas. Les noirs sont encore persécutés à bien des endroits et la haine de l’Union est toujours omniprésente.

Cliquez ici pour consulter un site intéressant à ce sujet.

Acheter ce livre.

dimanche 18 décembre 2011

Modifications

Suite aux messages de spam sur mon blogue, je dois laisser actif la modération des messages. Pas que je veux filtrer ce que vous dites, comme cet anonyme qui me traite d'inculte parce que je n'ai pas aimé Paradis clef en main qui a été, pour moi, une perte de temps littéraire, mais pour empêcher la prolifération de ces messages de pilules.

Puisque plusieurs manque de courage, j'ai retiré la fonction anonyme, vous devrez vous identifier pour écrire. C'est trop facile de dire n'importe quoi en se réfugiant derrière l'anonymat.

Merci.

jeudi 8 décembre 2011

Spam

J'aimerais savoir, collègues blogueurs, si vous recevez des messages d'un extrait d'un billet quelconque de votre blogue au nom de par exemple Buy Viagra ou Pharmacy Pills?

J'ai ajouté ces noms dans le spam, mais comme la mauvaise herbe, ils trouveront toujours une façon de contourner comme jouer avec les minuscules et les majuscules.

J'aimerais recevoir des réponses pour savoir si ce mal est répandu ou si seulement quelques blogues, dont le mien, sont visés.

Merci.

jeudi 1 décembre 2011

Les enfants, l'école et le suicide

Tout d'abord, j'aimerais présenter mes condoléances à la famille. Ce billet sera un ramassis de faits vécus et d'opinions.

Premièrement, comme je l'ai mentionné dans mon statut Facebook, si la victime avait été un garçon, on n'en parlerait pas. Pourquoi? Parce que le suicide chez les garçons est banalisé, voire accepté par la population. Si un jeune homme de 17-18 ans s'enlève la vie, il n'aura pas toute cette attention médiatique.

Tout suicide devrait être déploré.

Ce dédain pour la réalité face à l'intimidation va durer combien de temps? Jusqu'au prochain épisode de Star Académie? Jusqu'à l'enterrement? Jusqu'à ce que le premier ministre nomme une commission d'enquête contre l'intimidation à l'école qui coûtera 10 millions pour revenir au point de départ, c'est-à-dire, rien.

Pour le 10 millions, contactez-moi pour le folio de mon compte en banque!

Oui, c'est triste qu'une aussi belle fille se suicide. La mère raconte qu'elle a poussé sa fille dans la gueule du loup. Elle va s'en vouloir toute sa vie.

La direction des écoles s'intéressent rarement au cas des élèves en difficulté donc, je suppose que l'intimidation, le taxage, le harcèlement et tous leurs dérivés sont traités qu'en extrême urgence. Manque de ressources? Trouvez en! L'argent ne doit pas passer au-dessus des problèmes de nos jeunes. Vous en trouvez quand c'est pour des niaiseries insignifiantes!

Je peux vous en parler puisque mon fils, turbulent, négatif, parle de suicide depuis qu'il a 7 ans, etc.

Heureusement, pour ce dernier point, ça a l'air d'être passé.

La première directrice de son école n'avait qu'un mot dans la bouche : ritalin. Le Québec mène le bal en prescription de ritalin. Pendant que les flos sont gelés, les profs ont la paix.

N'a-t-on pas compris que les gars et les filles n'apprennent pas de la même façon? Les professeurs, forte majorité de femmes, préfèrent uniformiser la classe. Le manque de référence masculine bouleverse aussi le monde de l'éducation. Les hommes n'y vont plus de peur de se faire accuser d'agression ou de voyeurisme par les petites adolescentes aux atouts dévoilés ou de leurs parents convaincus des propos de leur progéniture.

Imaginez-vous si le pauvre monsieur voit sa face dans les médias, se fait crucifier sur la place publique, qu'un Dominic Maurais (animateur à CHOI dont l'un des dadas est la chasse aux pédophiles) décide de lui taper sur la tomate, et que tout cela est faux? Un peu comme l'épisode de Lance et compte où Lulu est accusé d'agression sexuel sur un joueur de hockey de l'équipe qu'il dirige, tout cela inventé par l'enfant dont le père le force à jouer.

Le deuxième directeur avait l'air d'un administrateur de budget. Sous son règne, une enseignante a trouvé deux enfants pratiquer la fellation dans la salle de bain.

La réaction de l'école? Contacter la merde qu'on appelle la DPJ. Il faut tenir les fonctionnaires le plus loin que possible de nos vies et de nos enfants. Il existe des histoires d'horreurs à la DPJ. Par exemple, la pseudo intervenante du CLSC a porté plainte à la DPJ contre moi et sa mère prétextant qu'on ne l'aimait pas, qu'on le dénigrait, qu'on ne s'en occupait pas, etc. Si la lologue avait retiré son nez de ses livres, peut-être aurait-elle remarqué que nous (les parents) étions au bout du rouleau et que mon fils peut se dénigrer, détester la vie et tout le reste sans l'aide de personne.

J'ai dû m'expliquer devant 2 fonfons du gouvernement et en conclusion, la dame m'a dit :

« Vous avez parlé avec votre coeur de père, c'est ça qu'on voulait.
- Parfait, qu'est-ce qu'on fait maintenant? je demande.
- Rien, nous on vérifie que les fondements de la plainte.
- Mais pourquoi ne pas intervenir immédiatement, cet enfant a besoin d'aide, d'aimer la vie, de s'aimer, d'aimer les autres. Ce n'est pas une rencontre par mois qui va faire avancer les choses.
- Vous avez commencé un suivi à l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur, c'est la démarche à suivre. »

Après la fille du CLSC qui ne comprenait rien, voilà ces deux fonctionnaires qui me rencontraient que pour fermer le dossier. Et moi qui voulait exploiter leurs contacts pour aider mon fils, j'étais dans un cul-de-sac. Notre système de santé communiste est tellement engorgé autant en psychiatrie qu'en médecine diverse, mes espoirs étaient minces.

Le troisième directeur a été le meilleur. On voyait qu'il prenait à coeur la cause des élèves en difficulté. S'il a été mis au courant d'intimidation ou d'une problématique majeure, je crois que cet homme aurait immédiatement agi pour que cela cesse. Mais nous sommes au primaire, le secondaire est encore plus mesquin. Sa mère n'y croyant pas, m'inventant des histoires mensongères, j'étais une fois de plus seul à me débattre.

Autre anecdote : mon fils a eu 12 ans en août. L'an dernier, donc, à 11 ans, sa mère a dû se rendre à l'urgence de l'hôpital parce qu'il menaçait de se suicider avec un outil et il s'était barricadé derrière une porte verrouillée. L'urgentologue l'a laissé partir parce qu'il a jugé que son cas n'était pas dangereux. Bref, avec les pédo-psychiatres et tous ces lologues inutiles, les traitements s'éternisent et ne mènent à rien.

D'après eux, mon fils parle de la mort pour attirer l'attention, notre attention. Une façon négative d'attirer la sympathie. Il ne comprends pas qu'il a mon attention depuis qu'il est né! Sauf l'accouchement parce que la nature a décidé que les femmes portaient les enfants, j'ai fait et je fais tout ce qu'un père peut faire pour son enfant. C'est sûr que de s'emprisonner dans le sous-sol pour jouer à un jeu vidéo et refuser les activités physiques ou sorties diverses, la vie doit être plate. Que faire quand ton enfant ne veut jamais rien savoir?

Est-ce que les enfants des années 2000 ont un mal de vivre plus grand que ceux des années 1920 par exemple ? Sujet tabou à l'époque ou avec le travail sur la ferme, tu n'avais pas le temps de penser à t'enlever la vie. D'ailleurs, on joue tellement dans le coco de nos enfants qu'on leur sert un cocktail de médicaments assez puissant pour assommer un cheval. J'ai écouté cette émission des grands reportages, cette semaine.

Les humoristes, les médias, les politiciens et la population s'indignent. Mais pour les 3 personnes qui vont se suicider aujourd'hui au Québec (1068 suicides en 2009) est-ce que vous allez vous indigner? Faut-il que le mort soit une jolie jeune fille pour qu'on dénonce? C'est pourtant le sentiment que j'ai.

On parle de la Gaspésie. Croyez-vous que la drogue, l'intimidation et la violence n'existent pas dans les écoles multiethniques de Montréal? Dans une société où tout va trop vite, Marjorie Raymond sera oubliée de la pensée collective avant Noël et ce, dans le meilleur des scénarios.

De l'intimidation, il y en aura toujours. J'ai vécu un secondaire d'enfer. Il y a du monde que je déteste encore même après 20 ans. Puisque je n'étais (et ne suis pas) dans un gang, sur qui tu penses que les tatas se défoulait? Ma mère n'a jamais rien fait pour m'aider Je voulais changer d'école.

« Tu ne prendras pas l'autobus pour aller à l'école quand tu peux y aller à pied. », avait été sa réponse.

Je m'en souviens encore.

Elle a compris (les profs du secondaire également) qu'il y avait un problème lorsque mes absences ont monté à 68 jours en 3 étapes alors que les autres années, j'avais manqué moins de 10 jours. On a tous mangé de la m un jour ou l'autre.

Pourtant, le suicide ne m'a jamais effleuré l'esprit.