lundi 29 août 2011

Pluie noire - Masuji Ibuse

Cinq ans après l'explosion de la bombe, la jeune Yasuko vit avec son oncle et sa tante dans un village proche d'Hiroshima où ils se sont réfugiés après la destruction de la ville. Gracieuse, intelligente et douce, Yasuko ne parvient pourtant pas à se marier. En effet, le bruit court qu'elle a reçu l'averse de pluie noire qui retomba sur tout l'ouest de la ville après que c'était élevé dans le ciel le monstrueux nuage atomique. Cette pluie était radioactive.

Voilà un livre qui révèle une partie sombre de la Seconde Guerre mondiale, l'attaque atomique sur Hiroshima. Ici, l'auteur traite de l'après-explosion parce que pour convaincre les gens que Yasuko n'a pas été atomisée, l'oncle pige dans le journal qu'il tenait en 1945.

La description des horreurs est à couper le souffle. Autant celle des maisons détruites par la bombe que les cadavres présents partout dans la ville. Par exemple, l'oncle aperçoit quelqu'un qui boit de l'eau dans la rivière. Il va le voir. C'est un cadavre figé dans cette position. Les macchabées flottent sur la rivière comme de la pitoune sur le fleuve! La peau noircie, rongée jusqu'aux os, le désespoir des citoyens est palpable.On voudrait prendre le prochain avion et les aider.

N'oublions pas les malades, ceux qui expirent dans d'atroces souffrances les jours après l'explosion de la bombe. Dans son livre, l'auteur rassemble diverses explications de témoins de la montée vers le ciel du champignon atomique ou du bruit de l'impact avant la destruction. Je vous le dis, tout y est, on s'y croit vraiment.

Il n'y a plus grand-chose qui fonctionne adéquatement à Hiroshima. Des structures gouvernementales dont les employés sont tous morts et l'immeuble détruit, un pont tient encore, décoré d'avis de recherche de père, mère, grands parents ou enfants à la recherche de survivants de leur famille, etc.

Un petit point négatif, en français, c'est compliqué à suivre. Fujita, Shizuma, Tashiro, Kobatake, ce lexique japonais alourdissait ma lecture. Je sais bien que si c'était des Tremblay, Smith ou Pappas, il y aurait un problème de crédibilité, mais en plus d'avoir des notes de bas de page pour expliquer la recette d'un repas (presque toutes à base de riz), ou pour informer d'un élément culturel propre au Japon, j'avais bien de la difficulté à rester concentrer longtemps chaque soir.

Quoi qu'il en soit, passionnés de la Seconde Guerre mondiale, voici un livre qui ne raconte pas ce que les Américains veulent bien nous dire avec Truman, Little Boy et l'Enola Gay, mais la misère du peuple victime des séquelles de la bombe atomique.

Acheter ce livre.

jeudi 25 août 2011

L'homme Whippet - Charles Paquin

Un portrait peu reluisant de l'homme québécois, appelé ici l'homme whippet en hommage au chien, mais aussi au célèbre biscuit. L'homme québécois est comme le whippet, dur à l'extérieur, mou à l'intérieur.

Ce qui fait de ce livre de 144 pages un incontournable, c'est l'exactitude, la ressemblance des propos sur cet homme whippet. On a tous vécu ou on connait tous quelqu'un qui vit sous le joug d'une femme-araignée, celle qui tisse sa toile pour emprisonner l'homme whippet dans sa relation de couple.

D'après l'auteur (et je ne vous apprends rien), l'homme est la femme sont différents. Une courte analyse biologique nous fait comprendre que l'homme est de type polygame et que la femme est de type nidification, faire des enfants.

La femme moule l'homme à son image et l'homme whippet se laisse faire. Incapable de supporter la solitude, il plie aux caprices de la femme qui l'empêchera peu à peu de voir ses amis de gars et qui éloignera aussi ses propres amis pour se concentrer que sur le couple. C'est le début de la fin.

L'homme whippet ne parle pas et se laisse guider au gré du vent. Dès la conception de l'enfant, la femme refuse toute relation sexuelle, elle est devenue une mère, l'amante passionnée a disparu et l'homme whippet pâtit dans son coin dans l'espoir de jours meilleurs. L'homme whippet retenu dans la prison du couple va peut-être, à la grande surprise de la femme, la quitter pour regagner son célibat. Souvent, à ce stade, les amis sont déjà tous aux prises avec des enfants et des femmes-araignées!

L'homme continue de reluquer les femmes tandis que la femme désire fonder une famille. Dès la naissance de l'enfant, l'homme devient secondaire. Fini les sorties en amoureux, toute l'univers de la femme se concentre sur le bébé.

Ce livre est tout simplement succulent! Pendant ma lecture, j'ai eu des images de mes relations passées ainsi que des relations de personnes que je connais. L'auteur décrit avec justesse et précision sa vision du couple québécois et je dois vous avouer qu'il n'a pas tort.

L'homme whippet est mou, lâche, peureux et paresseux.

Je vous recommande ce petit bijou qui se lit en un peu plus d'une heure. Prenez la critique avec un grain de sel. Il n'a rien de scientifique, c'est le lourd constat de l'auteur, mais l'image qu'il trace de la vie de couple est juste et sévère, mais oh combien réaliste! J'ai adoré!

Acheter ce livre.

dimanche 21 août 2011

Super Mario All-Stars 25e anniversaire


Les titres Super Mario Bros., Super Mario Bros. 2, Super Mario Bros. 3 et Super Mario Bros., the lost level plus un disque compact des chansons des jeux de Mario et de effets spéciaux comme sauter ou terminer un niveau.

Pour la fête de mon fils, j'avais acheté, aux États-Unis, le jeu pour la Wii Super Mario All Star 25e anniversaire.


Honnêtement, il n'y a pas vraiment grand-chose à dire sur ce titre. Il renferme 4 des titres les plus populaires de la NES (Nintendo Entertainment System). Comme pour Super Mario Bros. Wii, vous jouer la manette à l'horizontale.


Ce sont les mêmes niveaux, les mêmes passages secrets, les mêmes difficultés, la même musique en version amélioré, mais très peu. Personnellement, j'aurais aimé que Nintendo fasse un remixe complet de l'un de ces titres adapté pour la Wii.




Dans la pochette, il y a deux cd. Celui du jeu et l'autre avec des chansons. On a évidemment le classique de Super Mario Bros., mais aussi des plus récents comme Mario Galaxy. Cependant, tu n'écoutes pas ce disque très longtemps!


En édition limitée, même si mon gars m'a dit avoir vu ce titre au marché aux puces, les nostalgiques seront ravis!


jeudi 18 août 2011

Les mensonges

S'il y a quelque chose que je déteste, c'est bien le mensonge. Me faire mentir en pleine face surtout quand il s'agit de mon fils, ça me mets hors de moi.

D'ailleurs, le mensonge a été à l'origine de ma séparation avec la mère de mon fils. Il n'y avait pas que ça, il y avait eu une accumulation de problèmes, mais un évènement que je n'expliquerait pas, alimenté par le mensonge, a tranché mon indécision.

Même après la séparation elle me ment. Elle m'a menti et me mentira encore.

Voici sa dernière trouvaille.

Comme vous le savez, fiston requiert des services éducatifs plus personnalisé. Le directeur de son école primaire, le seul que j'ai vraiment apprécié, m'a dit, un jour :

« Si Gabriel arrive dans une classe de 30 élèves avec 12 professeurs différents par semaine, il va péter! »

Je suis du même avis, pas sa mère.

L'école qui avait été recommandée s'appelle l'école St-François. Là, j'étais en accord avec sa mère que cette école s'occupait de cas trop lourd pour les besoins de notre fils. Il a un problème de confiance en soi, d'estime de soi, de valorisation, de socialisation, ce n'est pas un délinquant ou un drogué. Elle m'expliquait, très sérieusement, que le directeur de l'école bloquait les admissions ailleurs qu'à cette école, mais aussi que les autres écoles refusaient son admission parce qu'il représentait un cas problématique et selon son dossier d'un pouce d'épais, les écoles, hormis St-François, n'avaient pas les ressources pour l'encadrer.

Aujourd'hui, j'arrive chez moi et j'ai sur mon répondeur téléphonique un message de la polyvalente de Charlesbourg à savoir si mon fils va fréquenter cette école. J'en ai donc profité pour savoir si c'était vrai que les écoles secondaires refusaient les enfants problématiques, la dame au téléphone m'a confirmé que non.

Plus tôt cette année, le directeur de son école primaire m'avait aussi dit qu'il ne bloquait pas Gabriel pour les écoles secondaires générales. Je savais que je ne pouvais pas me fier à sa mère, parce qu'à chaque fois que je n'entreprends pas un dossier, ça vire tout croche. J'avais raison de me méfier, elle m'a encore menti.

Le premier août, elle a déménagé à Forestville, la région d'où elle vient. Fiston a voulu partir avec elle. Qu'est-ce qu'il va faire là-bas? Bonne question! Dans mon contrat de séparation, j'avais une clause qui obligeait mon fils à rester avec moi si elle partait hors de la ville de Québec. La clause devenait nulle si je ne m'opposais pas au départ. Je ne l'ai pas utilisé. Pourquoi? Parce que si je dois utiliser mon autorité et que mon gars ne sait pas ce que c'est que de rester dans une région défavorisée, avec sa mère 12 jours sur 14, il va me casser les oreilles que tout irait mieux chez sa mère. Elle m'a promis qu'elle descendrait me le porter 1 fin de semaine sur 2. Je l'ai toujours eu pas mal plus que ça, presque 50% du temps.

La polyvalente de Forestville risque d'avoir bien des difficultés quand fiston va connaître une crise. Aucune ressource autre qu'un CLSC. Rien en pédopsychiatrie. Dans une région à fort chômage, je me demande bien comment elle et son conjoint vont faire pour travailler. Et mon gars, va-t-il vraiment changer jusqu'à être méconnaissable parce que personne le connait? J'en doute, c'est à lui de me prouver le contraire. Je ne demande que ça. Je n'ai jamais vu un enfant avec autant le mal de vivre.

Je lui ai confirmé que si ça ne marchait pas là-bas, il pourrait revenir... à mes conditions.

À suivre...

samedi 13 août 2011

Ne le dis pas à maman - Toni Maguire

La mère d'Antoinette (Toni) est entrée à l'hospice et ses jours sont comptés. Les souvenirs d'une enfance douloureuse, d'un père incestueux, d'une mère soumise à son mari reviennent hanter les souvenirs de Toni maintenant adulte.

Le récit se situe dans les années 50. Les mentalités étaient bien différentes. À l'âge de 6 ans, Antoinette est violée par son père. Promenée entre l'Angleterre, où vit sa famille maternelle et l'Irlande du Nord, où vit sa famille paternelle, la petite fille est seule pour affronter ces difficultés.

Ce qui est dérangeant dans ce livre, c'est, d'une part, la description précise des actes du paternel et d'une autre part, la réaction des gens de l'époque. Le voile de « la famille heureuse et unie » devient l'objectif de la mère. Ayant participé à la Seconde Guerre mondiale comme volontaire (en Irlande du Nord, la conscription n'existe pas), il est interdit de salir sa réputation puisqu'il est considéré comme un héros de la guerre.

Il bat sa fille, la viole, la menace, l'insulte. Il lui dit que si elle révèle son secret, sa mère ne l'aimera plus. Les autres vont la juger et s'éloigner d'elle. « Veux-tu vraiment faire cela à ton papa? », lui demande-t-il presque chaque fois qu'il vient de passer à l'acte.

Lorsque le secret éclate au grand jour et que le père paie pour toutes ses années de terreur, seul le juge lui dit que ces évènements ne sont pas de sa faute, ce qu'elle a vécu, elle ne l'a jamais voulu. La réalité sera autre.

Nous sommes dans les années 1960 où pédophilie et inceste ne sont pas des mots très répandus. Pourtant, je vous ramène en 2002, à Québec, lors de l'Opération Scorpion, les adolescentes forcées à se prostituer ont été pas mal plus jugées que les notables qui ont utilisé leurs services. Quelques proxénètes ont été emprisonnés, mais les autres ont eu des sentences comme brasser de la sauce à spaghetti...

40 ans, un océan de distance et pourtant, les préjugés restent.

Bref, ce livre sur l'enfance de Toni Maguire, parce qu'elle semble raconter son histoire, est touchant, émouvant et triste. L'indifférence d'une mère, la méchanceté d'un père, le jugement de la société (professeur, voisins, employeurs, infirmières, médecins), les émotions sont relatées avec brio et remettent en doute nos valeurs pendant toute notre lecture.

Achat disponible ici.

lundi 8 août 2011

Femmes sous l'occupation - Célia Bertin

La vie de Célia Bertin dans la Résistance française pendant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale.

Quand j’ai choisi ce livre, je n'ai pas considéré le « s » après le mot femme dans le titre. Grosse erreur de ma part! L’auteure raconte des anecdotes de plusieurs femmes au lieu de se concentrer sur elle.

Moi, ce que je voulais connaître avec ce livre c'est comment les femmes contribuaient à la Résistance, j'aurais aimé avoir un peu de suspense en nous décrivant les faits d'une mission par exemple. Je n'ai lu que la moitié, déçu et fatigué de me dire chaque fois que j'ouvrais ces pages que la suite serait meilleure que ce que j'ai lu la veille.

D'ailleurs, quand tu lis moins de 10 pages, tu refermes et la suite va dans 3-4 jours, cela veut dire que ce livre te laisse indifférent.

De quelle façon l'auteure a contribué à la Résistance? Aucun détail. Elle nous révèle qu’elle a participé à quelques missions périlleuses, mais lesquelles? Qu’est-ce qui s’est passé? Pourquoi ces missions étaient-elles dangereuses? Je comprends qu’infiltrer ou côtoyer les autorités allemandes, plus la peur de se faire dénoncer par un collabo, constituaient un danger pour sa vie, mais voilà des détails que j’aurais aimé connaître.

Elle parle beaucoup du gouvernement de Vichy et de la collaboration de Pétain avec les nazis. Du peuple français déchiré entre la patrie et l'envahisseur. Comme je vous ai déjà raconté avec l'histoire de la Gestapo tome 4, bien des Français étaient pires que les Allemands envers leurs citoyens et les juifs.

Des éditions clandestines ou des rendez-vous à des lieux connus, Bertin ne parle que du crémage sur le gâteau, jamais de la sorte de gâteau. Aux carottes, fromage, vanille, chocolat, on ne le sait pas, mais le glaçage lui, on a la bouche toute beurrée!

Je me suis trompé de livre, si vous avez des titres, n’hésitez pas à me les suggérer.

Acheter ce livre.

samedi 6 août 2011

Jour 6 - La plage plus les deux derniers jours


Si, la veille, ma blonde avait accepté de m’accompagner aux Marlins, je devais moi aussi faire un compromis. Donc, la sixième journée était réservée à la plage.

À Fort Lauderdale, trouver la plage s’avéra moins pénible qu’à notre visite à Miami. D’ailleurs, avec tous ces stationnements payants, j’avais l’impression d’être dans le Vieux-Québec!

Juste cet aspect, on s’entend!

Ici aussi, les condos et les hôtels polluent notre vision. Pollue parce que trop c’est comme pas assez. Sans oublier les 3-4 pétroliers au loin gâchaient une partie du décor.

Les fameux immeubles le long de la plage

Un montage Photoshop pourrait ajouter un aileron de requin
et la mise en scène serait parfaite

Quoi qu’il en soit, nous nous étendons sur une chaise longue et utilisons un parasol. Je me doutais bien que ces facilités n’étaient pas offertes gratuitement. J’ai eu la confirmation lorsqu’un monsieur nous a demandé si nous voulions les louer. 55$ la chaise et 35$ le parasol (je ne suis plus absolument certain des prix, mais une chose est sûre, la location des deux items frôlait les 100$). Nous avons pris nos serviettes et nous avons trouvé une place à quelques mètres de la plage.

Prévoyez 100$ si vous désirez louer cette chaise et ce parasol


La seule fois de ma vie où j’ai pu me baigner dans l’océan était Old Orchard et j’avais environ 15 ans. Donc, 21 ans plus tard, je revenais me mouiller dans l’océan Atlantique. Je me souviens qu’au Maine, l’eau était glacée. Seuls quelques courageux, dont moi, s’étaient risqués à se baigner. Tsé, une fois saucé, tu restes dans l’eau! Mais en Floride, l’eau est chaude et tu n’attends pas que ton corps s’habitue à la température pour entrer dans l’eau.

Quand nous sommes débarqués de l’auto pour nous diriger à la plage, je me suis dis : « Il va y avoir tellement de belles femmes à regarder que je vais avoir un torticolis! » Détrompez-vous! Les Québécoises sont les plus belles femmes au monde! Je n’ai pas vu grand pétard là-bas!




J’ai tripé de me baigner dans cette eau chaude. Je ne pensais pas aimer la plage autant. On est loin du centre de plein air Sainte-Foy! J’ai eu un magnifique coup de soleil! Notre dîner s’est résumé à des nachos, quoique très décevant. Un bol en nachos, remplis de nachos rouges, violets et jaunes, avec du fromage et du poulet, selon l’ingrédient demandé. Cependant, les coupes de margaritas étaient géniales!

Nous avons mangé chez Bonefish Grill, un bon steak house. J’ai choisi un bol de fettucine aux épinards avec des crevettes. Le lendemain, nous avons essayé le Smokey bones. C’est mon préféré. Le sympathique serveur n’arrêtait pas de faire de pitrerie et la bouffe était délicieuse. J’ai mangé des côtes-levées, avec une patate au four avec de la crème sure et des brocolis vapeurs. Nous avons bu un pichet de Blue Moon. Si vous ne la connaissez pas, le goût et la couleur ressemblent beaucoup à la Hoegaarden.

Je vous épargne le vendredi puisque nous avons relaxé sur le bord de la piscine et pris cette journée off! Le samedi, nous devions quitter la chambre et nous diriger à l’aéroport pour notre départ de 15h45.

Si tous les Dunkin Donuts au Québec ressemblaient à celui où nous avons déjeuné, je comprends pourquoi Tim Hortons les a rayés de la compétition. La dame derrière le comptoir m’a demandé ce que je voulais dans mon café. « One milk and one sugar. », que j’ai répondu. Elle ne comprenait rien et répétait sans cesse la question et je répondais la même chose. Elle a demandé à sa fille de venir me parler. Cette dernière m'a redemandé ce que je voulais et a dit en espagnol à sa mère ce que je voulais. La fille qui préparait le mets a déposé le sac sur le comptoir sans même me regarder ni me dire « bon appétit ». Les tables étaient sales et la fille qui passait la moppe aurait eu besoin de mes conseils (j’ai passé la moppe assez souvent dans ma vie!).

Le retour en avion s’est déroulé sans anicroche. Lors de notre escale, nous avons visité l’aéroport de Philadelphie et sommes repartis à Québec à l’heure prévue. À Québec, nous avons eu la chance de rencontrer un chauffeur de taxi bête comme ses deux pieds qui s’est empressés de fermer son taximètre et d’indiquer à l’ordinateur (cette compagnie n’utilise plus la radio, mais un écran tactile d’une dizaine de pouces dont les chauffeurs ne sont incapables d’arrêter d’appuyer dessus pour se zoner plus vite) et il nous a chargé 6 dollars de plus pour le voyage. Nous ne savions pas que c’était minimum de 14,25$ même si ça coûte moins cher. Il aurait pu nous le dire au lieu d’insinuer qu’il nous chargeait cette somme parce que nous ne savions pas où nous allions. C’est qui le chauffeur, lui ou moi?

En résumé, j’ai adoré mon premier voyage. Mon baptême de l’air aussi! Je vous confirme que les Américains sont sympathiques, mais l’obésité est omniprésente. Je vous rappelle que tous les menus que j'ai vu contient burgers, pizzas, frites et autres trucs du genre? Cela ne surprend pas que les Américains possèdent les plus grandes chaînes de restaurant de burgers au monde, mais aussi le record d'obésité!

 Aussi. l'utilisation du cellulaire au volant est un fléau. Même ailleurs c'est un fléau. Les gens ne se parlent plus, ne se regardent plus, ils sont sur le téléphone portable.

La cigarette : au Québec, il y aurait supposément environ 25% de fumeurs. Si tel est le cas, le pourcentage aux États-Unis doit se situer à 10%. Beaucoup moins de fumeurs là-bas qu'ici. Si je considère que le États-Unis ont 25% de fumeurs et que je me fis à mon expérience personnel, par exemple, le poste de facteurs où je travaille, mon équipe de hockey, mon ancienne belle-famille dont la moitié sont des fumeurs, au Québec, le pourcentage doit être d'au moins 45% de fumeurs.

Ah oui, leurs routes sont belles, mais nos femmes le sont encore plus!

vendredi 5 août 2011

Jour 5 - Miami et les Marlins

Avant de partir en Floride, j’avais demandé à ma conjointe si ça lui dérangeait d’assister à un match de baseball des Marlins de la Floride. Elle m’a répondu qu’elle voulait bien y aller.

Ce que vous ne savez pas c’est que le deal est d’aller à la plage le lendemain. J’avais demandé de ne pas faire 5 jours de plage consécutifs sinon je virais fou!

Le match débutait à 19h. Marlins contre Padres. Je ne connais pas un nom dans l’une ou l’autre des équipes. Pas grave, c’est le happening qui m’intéresse!

Pour passer la journée, nous avons programmé Garmin pour qu’il nous amène dans certains coins de Miami et/ou certains centres d’achat. Il y a des boutiques là-bas qui n’existe pas ici comme une boutique Lego, bien sûr Disney et une autre réservée à une marque d’espadrille en vente seulement chez Sports expert et quelques modèles uniquement!

Sur la route, ce qui me surprend le plus (et m’agresse par le fait même) c’est le nombre de conducteurs et conductrices discuter au volant. C’est une maladie, c’en est ridicule. Que du placotage. Tout le monde parle avec son maudit téléphone portable au lieu de se concentrer sur la route. À une lumière verte, je me demandais pourquoi le véhicule devant moi n’avançait pas. Devinez ce que la conductrice faisait au lieu de conduire?

Elle textait! Je lui aurais fait bouffer son téléphone!

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis un fervent partisan d’un plus petit État, d’un gouvernement moins présent dans nos vies donc moins de lois restrictives, mais celle d’interdire l’utilisation du cellulaire au volant, que les policiers n’appliquent pas, je suis d’accord à 100%!

Même si Garmin nous a sortis souvent de l’impasse, des fois, il est mêlé et nous amène dans des coins résidentiels de Miami. Je dois revenir sur mes pas et le programmer! Ma blonde voulait qu’on descende à Miami via le boulevard qui longe l’océan. Quelle déception de voir tous ces grattes-ciel, condos et hôtels, polluer la plage! Le seul bout de mer que nous avons vu, nous avons dû traverser un pont!

Lorsque nous avons trouvé le Sunlife Stadium où les Marlins jouent leur dernière saison, nous avons niaisé dans les environs. Honnêtement, il n’y a pas grand-chose dans ce quartier. Nous avions faim et puisque les McDonald’s, Burger King, Wendy et autres s’affichent à chaque coin de rue, j’ai offert d’aller voir à quoi ressemblaient ces fameux Wal-Mart supercenter puisque le concept s’en vient au Canada. Les affiches sont en deux langues : anglais et espagnol. Il y a une grande communauté latino, hispanophone.J'ai entendu parler espagnol comme rarement dans ma vie! Pour le Wal-Mart supercenter, je vous dirais que c’est un plus gros Wal-Mart avec une section épicerie.




19h, nous achetons nos billets et entrons dans le Sunlife Stadium. J’avais visité le Stade Olympique dans le temps de nos défunts Expos de Montréal et c’était la première fois que je visitais un autre endroit. Désuet? Peut-être puisqu’il en construise un autre, mais combien mieux que le Stade Olympique pour le Baseball. Dans un atmosphère digne des dernières saisons des Expos, il y avait peut-être 5000 personnes, les Marlins ont perdu 14-3 contre les Padres. C’était 11-0 après 2 manches, dont 9 points en deuxième!

Je ne me souvenais plus que j’aimais autant le baseball. Tous ceux que je connais n’aiment pas ça. Moi, j’adore. Pas à la télé et encore moins à la radio, mais sur place c’est génial. J’ai eu peur que notre soirée soit gâchée par des averses, mais comme c’est le cas en Floride, il pleut 15 minutes et ça arrête.




Je dois vous conter une anecdote cocasse. Héritage de mon paternel, j’ai les cheveux poivre et sel. Je n’ai pas l’air d’avoir 19 ans! Je voulais boire une bière et je ne voyais aucun vendeur proche. Je me suis dirigé à un restaurant proche et le caissière m’a carté! Oui, oui, vous avez bien lu, j’ai été carté à 36 ans presque 37! Pourtant, quand j’en ai acheté une autre, à l’un de ces vendeurs qui se promènent dans les estrades, il n’a pas demandé ma carte!
Histoire à suivre…


Belle soirée, j’ai acheté 2 t-shirts des Marlins, un pour moi et l’autre pour le gars qui gardait mon chien pendant mes vacances. J’ai adoré ma soirée et si ce que Rodger Brulotte dit est vrai, il y aurait un groupe d’investisseur sérieux pour ramener un club à Montréal. Je crois que je vais monter les escaliers de la basilique de Ste-Anne-de-Beaupré à genoux!

Prochain : la plage plus les derniers jours!

mercredi 3 août 2011

Si tu savais... - Richard Plourde

Richard et Jocelyne Plourde apprennent une terrible nouvelle. Après plusieurs années, la leucémie de leur fils, Gabriel, récidive. Pour le sauver, ils devront se rendre à Sainte-Justine lui faire subir une greffe de moelle osseuse. Si Richard avait su que son enfant aurait été malade, aurait-il voulu le mettre au monde?

Le thème du cancer et de la leucémie chez un enfant ne peut laisser personne indifférent. Dans son roman, Plourde explique avec précision les étapes du traitement, les causes, les effets secondaires, etc.

Le personnel infirmier tout comme le protocole à respecter avant d’entrer dans une chambre d’isolement ou dans un secteur à circulation restreint est relaté avec justesse et brio. L’auteur connait son sujet et cela paraît. Le lecteur apprend beaucoup sur les mots, les termes et les techniques utilisées pour la guérison de l’enfant. Trois fois bravo pour cette vulgarisation.

Où l’histoire se gâte et m’a fait décrocher, au point de me rendre insensible aux malheurs de Gabriel, c’est l’utilisation à outrance de la morale judéo-chrétienne. Dieu est amour, Dieu aime les hommes, l'Homme aime Dieu, Dieu doit répondre aux prières si on remplit la part qu’on a promise, Dieu est bon, Dieu par ci, Dieu par là… la foi, les prières, la croyance, la providence, pour l’amour du bon dieu, la religion prend une place énorme et cela devient abrutissant.

Aussi, la philosophie écolo-gauchiste que les hommes sont une plaie pour la Terre, avoir pitié pour des gens qui fument parce qu’ils ne font pas attention à leur santé, les supposés produits cancérigènes sur les aliments, les pesticides, m’a agressé. J’avais l’impression d’écouter le bulletin de Radio-Canada.

La lobotomie d'un concierge, les explications de l'immigration d'un couple grec propriétaire d'un restaurant, les préférences d'un infirmier, le narrateur omniscient nous dit presque la couleur des bobettes de tous les personnages de l'histoire, important ou pas. Trop de détails superflus.

Peut-être suis-je trop simple d’esprit pour comprendre, mais j’ai constaté des erreurs de datation. Le 1er février 1991, Bill, le personnage du passé qui veut rencontrer Richard, celui du futur, semble se promener dans les années 2000. J’ai même reconsulté le début du chapitre pour m’assurer que je ne m’étais pas trompé. Surtout quand Bill parle, en 1991, du départ de Patrick Roy en 1995. Est-ce Bill de 1991 qui est, par je ne sais trop quelle manière, propulsé en 2003 et qui parle avec le personnel de cette époque? Qui est où et quand? Bombardé ça et là de la théorie de la physique quantique. Pas facile à suivre.

La relation amicale de Bill et sa coloc m’a paru un fantasme de l’auteur. Il répète à profusion qu’ils n’ont aucune attirance l’un pour l’autre, mais ils s’embrassent comme de jeunes amoureux lorsqu'ils discutent ensemble. Quelques questionnements sur la possibilité d’une relation sérieuse entre eux pour tenter de nous faire croire que l’amour est possible m’ont semblé non crédibles et la facilité du duo à se convaincre d’un possible évènement temporel m’a titillé.

L’auteur a su quand même bien amener le sujet du traitement de l'enfant. Les critiques sont élogieuses, mais pour moi, cela n’a pas fonctionné. Trop d'erreur, un travail de direction littéraire aurait été utile et celui-ci m'a paru bâclé. Trop de questions pour apprécier le roman à sa juste valeur.

Ah oui, un petit conseil pour monsieur Plourde, s’il vous plaît, pourriez-vous éliminer 95% et même 99% de vos adverbes? Sans vraiment chercher, je peux en trouver trois dans la même phrase. Cela rend votre texte lourd et des adverbes moins qu’il y en a, mieux on s’en porte. Voici un exemple :

Il reprit la tâche sans se plaindre jusqu’à ce que le piston soit complètement vide. Il retira alors l’aiguille du réceptacle et, fièrement, présenta la seringue à l’infirmière qui le félicita énergiquement.
Bill était époustouflé. Pratiquement toute la population
(…)

Et c’est ainsi pendant toute la lecture. Ouf!

Site de l'auteur.

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lundi 1 août 2011

Jour 4 - La NASA


La quatrième journée, nous devons quitter notre chambre à Orlando et nous diriger à Fort Lauderdale pour la suite de notre voyage. Un des joueurs de mon équipe m’avait conseillé de visiter la NASA.

« Si tu vas en Floride, faut que tu ailles à la NASA », m’avait-il dit pendant une discussion sur le banc.

Ma blonde savait que ça m’intéressait beaucoup, que j’aimais beaucoup tout ce qui a rapport aux étoiles et aux planètes. Cependant, nous devons rouler 3 heures d’Orlando et Fort Lauderdale et nous diriger à la NASA rallongerait le trajet d’au moins 1 heure. Nous sommes en vacances ou nous ne le sommes pas, le temps ne compte plus, nous irons voir ce complexe!

Dès votre arrivée, vous apercevez ces fusées.

D'un autre angle
Encore ici, il y a un autobus à prendre pour se rendre aux endroits les plus intéressants. Durant le trajet, le chauffeur explique ce que nous voyons. Du simple immeuble aux alligators, nous ne ratons pas grand-chose! Anecdote : sur le chemin du retour, le chauffeur annonce que nous arrivons dans un secteur propice à une bête (je n’ai pas entendu le nom) et tout le monde s’est précipité aux fenêtres. Je demande à ma copine :

« On cherche quoi au juste? »

On ne le saura jamais, nous n’avons vu que des arbres!

L’autobus nous débarque à une sorte de tour. Nous pouvons monter au sommet, regarder et comprendre (grâce aux panneaux explicatifs) ce que nous voyons au loin. Pour 50 sous, vous pouvez vous payer des jumelles et regarder de plus proche. Un des attraits les plus passionnants est la technologie derrière les moteurs de la navette. L’un des systèmes les plus complexes que l’humain a construit (ce n’est pas moi qui le dis, c’est eux!)

Vue de la tour, ce n'est pas très spectaculaire

Vous la reconnaissez?

Et ici?
Nous redescendons, visitons la petite boutique souvenir où j’achète un cadeau à ma mère. Nous embarquons dans un autobus et nous nous rendons à un autre endroit.

Avant de franchir les portes coulissantes, nous devons attendre une dizaine de minutes. Un écran géant nous présente l’aventure spatiale américaine qui a commencé au président Dwight Eisenhower (c’est sous sa présidence que la NASA a été créée) et John F. Kennedy et sa promesse de marcher sur la Lune. La salle suivante nous présente divers outils utilisés par les astronautes, photos, gants, répliques de l’intérieur des capsules, du centre de contrôle et véhicule lunaire. Très instructif! Le fait de pouvoir lire au lieu d’écouter améliorer grandement ma compréhension!

Nous entrons dans une salle où la réplique de la salle de contrôle de la NASA (celle du 20 juillet 1969) et nous assistons aux 3 dernières minutes avant l’amerrissage. Quand cela se termine, la salle suivante nous expose, en version réelle, les fusées Saturn V, les écussons des missions Apollo, divers engins spatiaux, une salle de visionnement d’un film, un casse-croûte, une salle d’exposition, une boutique souvenir, etc. Vous n’avez pas idée comment les structures sont énormes. À couper le souffle!

Des éléments de cette maquette bougent en même temps que les explications 

Réplique de la salle de contrôle d'Apollo 11



Écussons géantes des missions Appolo


Voici un extra-terrestre sorti de la vraie capsule d'Appolo 14.
Tirer sur le X pour l'éliminer!

Les habits au fil des années 60

Réplique de l'intérieur d'une navette
Malgré cet émerveillement, il y a une certaine redondance dans cette visite. Après avoir vu une combinaison spatiale 3 fois, on a compris. Où les explications des programmes Gemini et Apollo tournent toujours autour des mêmes trucs. Vous allez dire, ils ne peuvent pas inventer des évènements et vous avez raison. Toutefois, ça valait le détour.

Nous n'avons pas essayé les simulateurs, car nous devions partir, il parait que nous avons manqué le meilleur!

Direction Fort Lauderdale. Outre les cellulaires au volant, les américains ne signalent pas quand ils désirent changer de voie. Devine-le!

Notre chambre se situe dans un Holiday Inn express. Un peu moins chic que Double Tree, mais bien correct. Nous avons faim et nous ne voulons pas manger de junk food, la nourriture favorite de nos amis du sud! Nous demandons un steak house au sympathique gars à l’accueil. Il nous propose le J Alexander et nous dessine le chemin.

En plein mardi, 20h, la place est bondée. La fille à l’accueil nous donne un bidule qui va vibrer pour nous avertir que c’est à notre tour. J’essaie une nouvelle bière : la yuengling lager en fût. Délicieuse, je vous la conseille! Le steak et la salade sont excellents et cela fait changement du traditionnel burger. Nous avons passé une belle soirée et une journée chargée!

Prochain : Miami et les Marlins se transforment en poisson rouge!