jeudi 31 mars 2011

1 fois au 4 ans, ce n'est pas si pire

Ça aurait pu être les élections fédérales, mais non, encore une fois, détrompez-vous, je parle ici d'un vote de mandat de grève.

Les négociations entre mon Syndicat et mon employeur semblent être au point mort. Les demandes des deux parties sont aux antipodes et leurs positions forment une ligne parallèle qui ne se touchera jamais.

Le Syndicat demande à ses membres de leur donner un mandat de grève fort afin de prouver à l'employeur que tout le monde est prêt à aller jusqu'au bout (Patrick Senécal sort de ce corps!). Si on frôle 90% de OUI avec un taux élevé de participation, nous pouvons changer le cour de la négo.

Aujourd'hui, les gens doivent se présenter à trois heures différentes 8h30, 12h et 19h.

Plainte : les gens auraient aimé qu'un vote se tienne vers 15h pour éviter d'y aller le soir. OK, j'avoue que malgré ces heures choisies pour toucher chaque quart de travail, nous aurions pu en ajouter une quatrième. Cela ne changerait rien, la salle est louée pour la journée.

Constatation : beaucoup ont des rendez-vous chez le médecin et doivent voter immédiatement sinon ils nous « menacent » que nous allons perdre un vote, ils ne peuvent pas se présenter en soirée pour x raison, vite vite, je dois partir!

Je dois laisser le bénéfice du doute, mais ne trouvez-vous pas cela louche que ces rendez-vous tombent à ces heures-ci, toute la même date? Est-ce un poisson d'avril une journée à l'avance?

D'après les statuts nationaux, avant le vote, l'exécutif et des permanents de la région doivent informer les gens des enjeux. Nous avons pris en considération d'après les commentaires reçus, que la rencontre pourrait être longue et endormante, donc plus vite le placotage sera terminé, content seront le monde!

Bizarrement, les gens se présentent à n'importe quelle heure, prétextant qu'on leur avait dit qu'on pouvait voter à n'importe quel moment de la journée. Ce qui est faux!

De plus, j'ai remarqué que si les explications durent plus de 10 minutes, certains se lèvent et quittent la salle! Ça me dépasse! C'est notre avenir qui est en jeu et c'est réel! Ce n'est pas la construction d'un amphithéâtre fictif avec une équipe de la LNH fictive, c'est la vraie vie, une vraie convention avec laquelle vous devrez vivre si les offres patronales sont acceptées. Je ne suis pas fâché contre vous et peut comprendre que vous n'avez pas juste ça à faire de vos journées, mais j'aurais cru que vous prendriez cela plus au sérieux.

Changeriez-vous de poste après 30 minutes si le participant du Banquier avait des chances de gagner gros? Éteindriez-vous la télé avant la fin de la troisième période dans un match de 4-3 du Canadiens contre les Bruins? Pourquoi vous sauvez-vous de ces rencontres?

1 heure, 1 fois au 4 ans, prendre le temps de s'informer, ce n'est pas la fin du monde, je me trompe?

mercredi 30 mars 2011

L'attente me tue

Détrompez-vous, ce billet n'a aucun rapport avec une réponse pour mes publications! Non, je suis tanné d'attendre que mon syndicat et l'employeur parviennent à une entente de principe (même si je n'y crois pas).

Pendant ce temps, les dépenses sont réservées aux premières nécessités (maison, bouffe, hydro, etc.). Impossible de prévoir un projet ou une rénovation. D'ailleurs, la compagnie qui a acquis le jumelé voisin de chez moi a mis la maison en vente. Les acheteurs potentiels ont tous le même discours, il faut changer la toiture. Comme vous pouvez le voir sur les photos de l'hiver 2007 (les maisons du quartier sont toutes identiques), le bardeau descend sur les côtés de la maison. Donc, si l'entrepreneur désire changer le toit, il doit s'entendre avec moi. Ça m'intéresse, mais le spectre de la grève me refroidit. Si je demande un prêt et je tombe en grève ou en lock-out quelques jours plus tard, je suis dans la schnoutte! J'aimerais tellement continuer ma routine sans me soucier de cela chaque jour...

Attendu que les négos vont mal.

Qu'il soit résolu qu'ils s'entendent opc!

samedi 26 mars 2011

La nuit du tueur - Jonathan Reynolds


Pendant son examen, Samantha s'évanouit. À son réveil, une histoire d'horreur a été écrite de sa main. Peu de temps après, le processus recommence et lui révèle la deuxième partie de l'histoire et plus tard, la troisième. Elle et ses amis ne seront plus jamais en sécurité.

Je n'avais lu aucune critique de ce livre afin de ne pas influencer la mienne. J'aime beaucoup ce que l'auteur écrit et je n'ai pas pu attendre le SILQ pour l'acheter!

Premièrement, j'ai trouvé l'histoire longue à démarrer. Bien sûr, il fallait installer les personnages et nous guider vers l'action, mais j'aurais aimé que le premier évanouissement de Samantha survienne plus tôt, peut-être mettre quatre parties du récit quand elle se réveille au lieu de trois. À mon goût, trop de temps passe entre chaque évènement.

Entre chaque évanouissement qui nous révèle l'histoire du tueur et l'angoisse de l’héroïne, j'ai trouvé qu'il y avait trop de placotage. Pas que cela n'avait aucun sens ou intérêt, mais Jonathan Reynolds n'a pas réussi à installer avec succès son atmosphère d'horreur qui le qualifie si bien. Les adolescents, quoique bien rendu et crédible, avait l'air de faire n'importe quoi pendant que nous, le lecteur, voulions connaître la suite de l'action du tueur. Ce sont des ados, je vous le concède...

Par contre, lorsque l'action débute, un stress s'installe et on a toujours peur que tel ou tel personnage meure et obligerait, bien entendu, Samantha à continuer son aventure seule. Sur ce plan, c'est très bien réussi. Par contre, l'histoire manque d'un petit quelque chose dont je ne saurai identifier clairement. Peut-être qu'une suite pourrait satisfaire mes attentes.

Quoi qu'il en soit, la lecture de La nuit du tueur a été agréable et pour un coût modeste (les livres de la collection Obzcure chez les Z'ailées se vendent 5$ chaque), j'ai été bien diverti!

Acheter ce livre.

jeudi 24 mars 2011

Le mur de briques

Quand une brique te tombe sur la tête, on dirait que le mur au complet s'effondre sur toi. Quand tu réussis à en retirer une, les autres risquent de suivre peu de temps après.

C'est le premier message positif debout un méchant bout et je prends quelques minutes pour le partager avec vous.

Hier, j'avais rendez-vous avec des T.S. qui travaillent à la direction de la protection de la jeunesse. Quand l'un d'eux m'avait appelé en janvier, j'étais tellement frustré que je lui avais balancé un paquet de réprimande sur le fait qu'aucun fonctionnaire va me dire comment élevé mon fils et que ce n'est pas l'État qui va prendre les décisions à ma place. Ça, je le pense encore, j'ai un tel mépris pour l'État et un cynisme pour la classe politique et leurs « vraies valeurs » (c'est-à-dire se faire réélire dans 4 ans). Je dis donc à l'homme à l'autre bout du fil que je n'ai rien à lui dire et qu'on ne se rencontrera pas.

Plusieurs semaines plus tard, je discute avec un bénévole d'un organisme qui défend les parents contre cet organisme. Il me raconte des histoires d'horreur. Bref, le meilleur conseil qu'il me donne est de rappeler l'homme à qui j'ai parlé et de le rencontrer. Je le fais dès que ce bénévole, un confrère de travail aussi, quitte mon bureau.

La rencontre avait lieu hier. Je m'assois avec une crainte justifiée de voir ces deux intervenants, un homme (celui a qui j'ai parlé) et une femme, tenté de m'emberlificoter dans une série de contradictions afin de me fourvoyer et de me mettre dans le pétrin. Je m'étais dis de parler le moins que possible. Finalement, je fais un politicien de moi-même et ne tiens pas ma promesse. Je parle et raconte en toute honnêteté mon cheminement, mes espoirs, mes objectifs, mes gains et mes échecs. On me pose des questions, mais je n'ai rien à cacher je n'ai jamais frappé mon gars et je ne me lève pas le matin en cherchant comment je pourrais lui faire de la peine.

Le plus dur dans tout cela c'est que moi-même je n'ai pas eu une adolescence facile, surtout mon passage au secondaire, et j'essaie d'éviter qu'il ne vive une situation semblable. Comme vous le savez, pour un ado, les parent, ce n'est pas cool. La seule différence entre lui et moi est que je n'ai jamais eu d'idées noires, je n'ai jamais parlé de suicide ni prétendre avoir l'intention de.

Une heure trente plus tard, la seule chose qu'on me « reproche » c'est de ne pas laisser assez de place à la mère pour s'exprimer (!) lors de rencontre avec les intervenants.

Mardi, j'avais rencontré les deux autres intervenants, un homme et une femme, de l'Hôtel-Dieu-du-Sacré-Coeur et la dame m'a dit qu'aucun médicament ne peut guérir le négativisme et le mal de vivre de mon fils. Si j'avais pu sauter au plafond, je l'aurais fais! Je l'ai félicité parce que c'est la première fois qu'on n'a pas la « solution médicament », qu'on approuve ce que je clame depuis des années.

Il y a encore beaucoup de travail à faire, je ne suis pas au bout de mes peines, mais quand j'ai quitté la pièce, la dame de la direction de la protection de la jeunesse m'a félicité d'être un père et de parler avec mon coeur. J'espère qu'ils ont compris que j'aime mon gars et que je désire que lui rendre la vie plus belle.

La dénonciatrice aurait dû (et avait l'obligation d'après moi) d'agir autrement que cette manière sournoise et mesquine.

Belle victoire pour papa!

mercredi 23 mars 2011

STTP World Tour

Présentement, avec les membres de l'exécutif, je fais le tous des bureaux de Québec et de la région et je passe des heures au téléphone pour rejoindre les membres. Désolé si mon blogue en souffre, j'essaie aussi de recommencer à écrire, j'ai quelques petites idées, mais je manque de motivation pour le moment!

dimanche 20 mars 2011

Je m'excuse

Mon blogue a, en moyenne, 50 visites par jour. Si je me fis à Tout le monde en blogue, quand j'ajoute un message, je monte, quand je passe une journée, ça descend en pente!

J'ai souvent des opinions tranchantes et de ces temps-ci, j'ai les nerfs à vif et je suis facilement irritable. Ça va passer. J'en conviens que mes avis ou mes frustrations peuvent irriter certaines personnes. Ça ne fait pas de moi un mauvais type pour autant.

Ce qui me frappe depuis quelque temps, c'est que des gens qui n'ont jamais consulté mon blogue viennent, après un évènement, vérifier si j'ai « Quelque chose à dire ». Pourtant, ils (ou elles) n'ont jamais lu un traître mot de mes récits ou de ce blogue. Subitement, là, ça les intéresse de savoir ce que je pense. Pourtant, quelques mois auparavant ils s'en moquaient (synonyme ici du mot que j'avais le goût d'écrire!).

Je m'excuse si ça me frustre de voir le gouvernement me vider les poches pour financer plein de programmes qui mériteraient de disparaître. Je m'excuse que la passivité québécoise me lève le coeur. Je m'excuse si ça m'enrage de subir les commérages d'une personne qui va directement influencer mon quotidien. Je m'excuse d'espérer moins d'État dans ma vie, de prôner l'utilisateur/payeur, de vouloir plus d'argent sur ma paie et la dépenser aux endroits que je juge nécessaire au lieu de la donner aux gouvernements pour qu'ils la brûlent dans des commissions bidons ou des trucs quelconques comme l'Amphithéâtre à Québec. Je m'excuse d'être sensible à l'avenir de mon fils, de ne pas prendre cela à la légère, d'être dégoûté par le coup de poignard que j'ai reçu d'une T.S., d'endurer les accusations de sa mère et malgré tout, de garder une bonne humeur relative. Je m'excuse d'être inquiet qu'une grève ou un lock-out éclate avec mon employeur, moi qui nourrissais l'espoir d'une convention collective négociée, avec la première offre déposée sur la table, je doute fort qu'on puisse y parvenir. Je m'excuse d'être outré par l'indifférence de certains confrères qui disent que tout ce que le syndicat fait c'est de la merde. Je m'excuse d'avoir laissé mourir l'amour que j'avais pour la conjointe avec qui j'étais depuis plus de 8 ans et qui quittera la maison à la fin du mois. Si j'avais parlé peut-être il y aurait eu arrangement (à quelques jours du départ, ces questionnements me chicotent). Je m'excuse d'être intolérant face aux assistés sociaux qui siphonnent l'argent de l'État (notre argent, parce que l'État ne crée pas d'argent neuf) même s'ils sont aptes à l'emploi, privant, du même coup, ceux et celles qui en profiteraient réellement et, avec un chèque plus élevé, auraient une meilleure qualité de vie. Je m'excuse de penser qu'un ami doit rester un ami même dans les situations les plus difficiles dans laquelle son petit ange et son petit démon se déchirent l'action à prendre et qui payent maintenant pour avoir pris la mauvaise décision. Je m'excuse de refuser de m'endetter jusqu'aux oreilles, de rembourser une dette à la fois avant d'en contracter une autre et ainsi, remettre à plus tard des projets dont certaines personnes auraient aimé faire immédiatement. Être solvable n'est pas, d'après moi, d'être fauché le lendemain que tu as reçu ta paie. Je m'excuse de penser différemment, de ne pas me tourner la langue tout le temps et ainsi créer des frictions parce que je rame presque toujours contre le vent populaire. Je m'excuse de froisser mes confrères de travail parce que je leur ai dit qu'ils brisaient leur job en courant pour livrer le courrier. Je m'excuse d'oublier des choses dont je devrai m'excuser.

Je m'excuse que vous lisiez mes humeurs sur ce blogue bien inoffensif, mais je vous raconte ma vie, avec ses avantages et ses inconvénients, ses victoires et ses défaites, ses changements et sa routine. Bref, je m'excuse de m'excuser.

samedi 19 mars 2011

Survivre à l'innommable et reprendre le pouvoir sur sa vie - Pierre-Hugues Boisvenu


Pierre-Hugues Boisvenu est le père de Julie Boisvenu, assassinée et violée dans le stationnement d'un bar de Sherbrooke et d'Isabelle Boisvenu, décédée tragiquement d'un accident de voiture dans le parc faunique de La Vérendrye. Il nous raconte combat.

Je me souviens très bien de cette histoire de récidiviste. Comme dans le cas du jeune Alexandre Livernoche dont le père, André Livernoche a livré un combat acharné contre le gouvernement pour dénoncer la remise en liberté de criminels récidivistes et dangereux. Il a poursuivi le gouvernement pour 400 000$ et fatigué et malade, il a accepté les 17 500$ offerts. Voilà plusieurs années, j'ai rencontré le père d'Alexandre aux Galeries de la Capitale, j'ai peu discuté avec lui, il était là pour amasser du financement pour continuer son combat. Sa santé semblait déjà fragile et dans ce rare cas, j'ai donné. Cela m'interpelle. Les sentences « bonbons », les multirécidivistes, les discours creux des politiciens et la passivité de la population, ce sont des attitudes qui me dérangent et m'attristent. Monsieur Boisvenu a trouvé l'inspiration et la force d'entamer ce combat après le décès de sa fille.

Nous comprenons, avec ce livre, qu'ici, au Québec, les criminels sont favorisés par rapport aux victimes. Dans cette belle province qui prône la réhabilitation de l'individu (même les plus dangereux), la famille d'une personne assassinée recevait 600$ pour les obsèques pendant que le meurtrier profitait des multiples facilités des centres de détention aux frais de l'état donc des contribuables.

Il a eu le courage de parler aux médias, d'informer la population sur la vérité de notre beau système, de dénoncer les maintes lacunes de la loi, il a rencontré des ministres qui, comme un gros paquebot qui prend du temps à tourner en mer, ont apporté de timides modifications aux lois carcérales ainsi que l'aide aux familles. Avec l'aide de Michel Bolduc, père d'Isabelle Bolduc elle aussi assassinée à Sherbrooke et dont le père avait abandonné la bataille contre l'état, il a fondé l'association des familles de personnes assassinées ou disparues. Le mot « disparues » a été ajouté parce qu'un jour, le Michel Surprenant, père de Julie Surprenant l'a contacté pour lui offrir son aide en échange de l'ajout de cet aspect.

Ceux et celles qui consultent mon blogue ont remarqué que j'ai lu quelques biographies (Erwin Rommel, Marilyn Monroe). En plus d'être située loin dans le temps (je n'étais pas né quand ces deux personnages sont morts), leur aventure se passe bien loin de moi. Cette fois-ci, lorsque monsieur Boisvenu nomme un nom, je le reconnais, je peux mettre un visage ou situer l’évènement dans le temps. À chaque fois je me rappelle de qui il parle.

Je l'ai dis à bien des proches, si on me demande qui est la personne que j'admire le plus, ma réponse est sans hésiter Pierre-Hugues Boisvenu. Pour son courage, sa persévérance, son intelligence, sa force de caractère, son dynamisme, sa verve. Des Pierre-Hugues Boisvenu, il n'y en aura jamais assez. Lisez ce livre, vous ne le regretterez pas.

Dites-vous une chose, la solidarité et l'union font la force, quand tu livre ton combat avec les bons alliés et des centaines de familles derrière toi pour te soutenir, le gouvernement a plus de chance d'écouter tes revendications que si tu livres ton combat seul contre la terrible machine qui se protège (ceci est mon commentaire personnel et n'a rien à voir avec le livre).

Acheter ce livre.

jeudi 17 mars 2011

Pas surpris, mais j'aimerais une bonne nouvelle dans les prochains mois

J'ai reçu un refus pour mon livre hier, mais je n'étais pas surpris, je m'attendais pas à ce que cette maison d'édition accepte toutes la violence et le sexe de mon roman de vampires.

Il n'y a, je crois, qu'une maison d'édition assez audacieuse pour me publier. Le refus n'est pas d'eux. Donc, je croise les doigts!

samedi 12 mars 2011

Bestiaire - Éric Dupont



Les aventures, en Gaspésie, d'Éric, un enfant de la génération Expo 67. Il vit le divorce de ses parents, entend parler de la réalité de la menace séparatiste, l'auteur raconte le vécu d'une famille dont le père est policier à la Sûreté du Québec et la mère, cuisinière de métier.

Dans ce récit « autobiographique », Éric Dupont rend très bien la réalité de l'époque avec ses peurs, ses ambitions, ses désirs, ses espoirs. Dupont amène avec brio tous les éléments qui ont créé le Québec moderne. Je parle ici de la vie des régions par rapport à la ville, au déroulement des Jeux olympiques de 1976, la guerre froide, le Refus global, l'élection du Parti québécois, véritable changement dans l'histoire du Québec moderne.

Éric Dupont nous raconte sa vie dans un village où la réalité est complètement différente de celle de la grande ville. À la radio, les chanteurs clament l'indépendance. Dans les écoles, le caractère catholique si contesté et disparu de nos jours (confirmation, par exemple) est toujours présent et important. Vous voyez le topo?

Pour moi, ce livre a été une belle révélation. Autant que j'aime les histoires et les biographies de la Seconde Guerre mondiale, lire un récit écrit dans un français qui me rejoint, quelque peu différent du français international (il y en a qui n'aime pas, moi, j'apprécie et m'en délecte!), j'aime les histoires proches de notre réalité et qui nous ramène à notre passé.

Quoiqu'un peu plus vieux que moi, Éric Dupont et moi sommes de la même génération. Si je me fie à son livre, il a vécu dans des régions éloignées tandis que moi, j'ai toujours vécu en ville. Encore là, je me reconnais dans son histoire. Je ne sais pas pour vous, ami lecteur, mais l'intérêt de votre lecture ne sera que redoublé si l'auteur sait créer un personnage dans lequel vous vous reconnaissez. Je vous conseille Bestiaire, une belle découverte.

Le livre est en vente ici.

jeudi 10 mars 2011

Photos inédites d'Eva Braun

Puisque j'ai critiqué plusieurs ouvrages qui traitent de ce sujet, Cyberpresse nous propose un lien sur le site de Life où 31 photos inédites ont été mises en ligne.

Il y a d'autres photos du Troisième Reich. Très intéressant! Finalement, je me promène sur le site depuis 1 heure et des photos, en veux-tu? En v'la! J'ai seulement vérifié le sujet « guerre » et j'ai trouvé la guerre de sécession, la Première Guerre mondiale, la Deuxième Guerre mondiale, la guerre du Vietnam...

mercredi 9 mars 2011

H1N1 - Christian Gernigon



Trois attentats surviennent simultanément dans trois pays différents. Cette distraction permet à un groupe terroriste de voler le virus du H1N1b de laboratoires à haute sécurité. Maintenant, le risque d’une attaque bactériologie est réel et les autorités françaises tentent de capturer les coupables. Ils ont peu de temps.

Quand j’ai choisi ce roman, je riais un peu parce que je me disais que l’auteur avait su exploiter l’une des arnaques les plus médiatisées des dernières années. Aussi risible que l'ont été le SRAS, la vache folle, le virus du Nil occidental, le bogue de l’an 2000 et j'en passe (ou plutôt j'en oublie).J’ai donc commencé la lecture de ce livre avec un préjugé défavorable.

Le H1N1, une pandémie surévaluée alimentée par les peurologues, qu'est-ce qu'il va me sortir de ces pages? Et bien, j’ai été agréablement surpris du talent de l’auteur de me laisser sur le qui-vive.

Premièrement, l’aspect terroriste semble crédible et est très bien rapporté. Tout comme les agissements du gouvernement français. La panique gagne le président, le premier ministre et les ministres.

La branche policière qui recherche les terroristes n’est pas de tout repos non plus. Encore là, l’auteur a réussi à créer des personnages d’une brigade policière sans pitié qui, puisqu'ils ont carte blanche, éliminent tous individus qu’ils jugent suspects. Sans oublier le médecin et la journaliste prise au centre des événements et qui nous permet de comprendre l’autre réalité, celle plus humaine.

Honnêtement, H1N1 est un très bon livre qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Je n’ai pas vu de failles irréalistes et les terroristes (de ce que j’en sais) agissent comme ils feraient dans la réalité. Une belle surprise que je vous recommande.

Acheter ce livre.

lundi 7 mars 2011

Caisse que je fais avec ça?

Quand je suis arrivé chez moi après ma livraison restreinte, il y avait un message sur le répondeur. Je devais rappeler la caisse pop.

Je vous mets en situation. Pour une raison hors de mon contrôle, mon hypothèque à la caisse A et mon compte personnel est à la caisse B.

La caisse B ignore les augmentations ou les diminutions de montant décidées par la caisse A lorsque le taux hypothécaire change. Deux fois, dans les années passées, j'ai dû m'obstiner avec un conseiller incapable de modifier le nouveau montant. Je m'en suis rendu compte quand, ristourne épuisée, la caisse A m'a rejoint pour me dire qu'il me manque d'argent pour payer. Ce n'était pas de ma faute si l'autre tata était incapable de changer des chiffres (et on leur donne des millions à gérer...)

Donc, une dame de la caisse A m'informe que je dois aviser la caisse B de l'action que j'ai prise dernièrement parce que les montants ne sont plus les mêmes. Dans le passé, j'ai été échaudé avec les caisses et les banques donc quand elles m'appellent, je suis baveux, arrogant et très cinglant dans mes commentaires. Un jour, je vous décrirai ce que la banque m'a fait vivre à cause de leur propre erreur et pourquoi cette dernière est bannie à vie plus 100 ans!

Je dis à la dame que je n'appellerai pas le gars de la caisse B parce que ça lui prend 3 mois pour réussir la modification. Que je n'ai pas de temps à perdre à les appeler chaque fois que je dois faire un changement. La dame de la caisse A insiste en m'expliquant qu'elle ne peut rien faire parce que les fonds arrivent de la caisse B. Je réponds qu'en signant les papiers qui les autorisent à faire les modifications, je leur donne aussi le droit d'en informer ma caisse pour qu'elle agisse en conséquence. Je refuse donc d'appeler la caisse B.

Donc, la dame va faire travailler mon employeur et mon confrère de travail en m'envoyant une lettre, que je devrai signer, et la retourner dans l'enveloppe préaffranchie avant le 16 mars!

Qu'elle fasse sa job! Je ne me taperai pas ces enfantillages chaque fois que je prends une décision. D'ailleurs, ma prochaine action sera de transférer tous mes avoirs à la caisse B, celle dont je suis membre depuis plus de 15 ans (avez-vous déjà tenté de changer de caisse? De faire suivre vos financements, épargnes et tout le tralala? Vous signez environ 32 feuilles et vous perdez 1 heure de votre vie pour continuer comme avant!) Il me semble qu'à l'air électronique, ça devrait se faire tout seul.

samedi 5 mars 2011

Les plaisirs de la réécriture

Outre le fait qu'on a souvent un travail colossal de correction de phrases, répétitions et surtout, la cohérence du récit.

Quand un texte dort longtemps, ce qui me fascine le plus c'est que j'arrive à me surprendre moi-même, à m'étonner d'avoir penser à un tel dénouement ou à m'horrifier sur l'idée dégueu que j'ai eu! Et ça, ça me fait triper!!

Alors, je vais recommencer à lire ce que j'ai fait et j'espère me surprendre, m'étonner, me dire que c'est pas si pire, voir et supprimer (ou corriger) les passages nébuleux. Et vous, ça vous fait cet effet?

jeudi 3 mars 2011

Bouleversements

Voici la conclusion des billets précédents où je décrivais ce qui me dérangeait dans mon couple. On a tenté de parler (je ne suis pas un grand orateur surtout dans ces situations), j'ai écrit, mais l'inévitable devait arriver et je crois, maintenant, que c'est pour le mieux, nous avons décidé d'arrêter notre fréquentation.

Oui, réapprendre à vivre seul, à ne plus avoir de présences autour de soi chaque jour, le silence dans la maison, cela devient un apprentissage. Apprendre sur soi, apprendre à vivre sa peine (parce que j'ai bien beau crier que je suis tanné de ci et de ça, hier, quand nous discutions de comment s'arranger pour nous laisser le moins possible dans la m, j'ai eu la boule dans la gorge et les larmes aux yeux. Ça faisait plus de 8 ans quand même.

Si tu exiges qu'une personne change et qu'elle le fait pour toi, cette personne n'est plus soi-même et elle risque d'exploser un jour ou l'autre. Il faut apprécier les gens comme ils sont, avec leur personnalité, leurs qualités et leurs défauts, leurs désirs, leurs angoisses, leurs peurs, leurs joies, leurs passés, leurs objectifs, etc. Si tu n'es pas bien, ne t'acharne pas.

Certes, mon fils est 90% de la problématique, mais toute l'énergie mise sur lui m'a empêché d'en mettre sur mon couple. Encore là, ça aurait changé quelque chose? Est-ce que les petits problèmes que nous avions auraient été réglés? Non!

mardi 1 mars 2011

Les femmes d'Hitler - Guido Knopp



Magda Goebbels
Magda Goebbels, la première dame du Troisième Reich, prêchait par l’exemple. Son désir de gravir les échelles de la politique, d’optimiser son influence, a été récompensé le jour où elle a marié Joseph Goebbels, ministre de la propagande. Ce n’était pas lui qu’elle aimait, mais le Fürher. Elle est la seule avec qui Hitler s’assoyait pour discuter et demandait conseil. Leur relation était purement intellectuelle. Le couple Goebbels devait incarner la famille parfaite, sans problème ni défaut. Pourtant, son mari flirtait avec une Tchèque et c’est après l’intervention (ou les menaces) de Hitler que son ministre a abandonné cette relation. Elle a accompagné Hitler, son mari et leurs 6 enfants dans la mort dans les derniers jours du Troisième Reich, lors de leur suicide dans le bunker de la chancellerie.

Eva Braun

Malgré ce qu’on peut en penser, Eva Braun était complètement apolitique. Elle voulait être aimée par Hitler. Ce dernier tentait, d’une certaine manière de substituer son seul grand amour de sa vie, sa nièce Geli Raubal. Retenue, avec quelques domestiques et un homme de confiance du Fürher, dans une maison de campagne loin des affres de la guerre, Eva Braun tente de se divertir et de s’amuser. Elle fera deux tentatives de suicide pour attirer l’attention de l’homme qu’elle aime. Hitler, peut-être hanter par la mort de sa nièce, s’occupera un peu plus de sa maîtresse. Elle voulait se marier, Hitler disait que l’Allemagne était son plus grand amour. Finalement, dans le bunker sous la chancellerie, le Fürher accepta de se marier avec elle. Ils se suicidèrent peu de temps après.

Winifred Wagner

Hitler vouait un culte pour le compositeur Richard Wagner. Ses spectacles teintés d’antisémitisme l’ont inspiré pour la création de la race pure et la suprématie du peuple aryen. Son descendant Siegfried Wagner et sa femme Winifred ont tous deux été directeurs du Festival de Bayreuth. Winifred appuyait la philosophie national-socialiste, et l'appuiera jusqu’à sa mort. Elle disait qu’elle appréciait l’homme qu’était Adolf Hitler et non la personnalité politique. Elle a rencontré le Fürher à quelques reprises.

Leni Riefenstahl

Comédienne et cinéaste, elle a contribué à la propagande nazie sans nécessairement vouloir le faire. C’est elle qui a tourné le film sur les olympiques de 1936, à Berlin. Quand la guerre a éclaté, jamais elle n’a apporté une caméra sur le champ de bataille. Pourtant, pendant certains tournages, par manque de figurants, elle a utilisé des Tzignames qui, peu après, allaient mourir dans les chambres à gaz. Elle est morte en 2003, à l’âge de 101 ans.

Zarah Leander

Suédoise d’origine, elle a obtenu un vif succès international grâce au Troisième Reich. Ce dernier cherchait une icône féminine pour remplacer Marlene Dietrich, qui avait refusé ce rôle et concurrencé des personnalités comme Greta Garbo. Sa voix grave était sa distinction. Pourtant, sa chevelure flamboyante, ses taches de rousseur, ses hanches fortes, elle ne ressemblait en rien la femme allemande parfaite (blonde, yeux bleus, ect). Encore une autre qui disait ignorer la politique. Elle s’est enrichi avec l’UFA (Universum Film AG) une importante société cinématographique allemande de l’époque et lorsqu’elle a compris que l’Allemagne perdrait la guerre, elle est retournée en Suède neutre.

Marlene Dietrich

Partie en Amérique parce que la Paramount lui avait offert un contrat, elle accumule succès et déception. On lui fait jouer des rôles de femmes aux mœurs légères et son producteur est juif. Évidemment, cela ne plait pas aux bonzes du Troisième Reich. Ces derniers tenteront à plusieurs reprises de la rapatrier au pays. Elle refusera. La presse propagandiste nazie a sali sa réputation. Malgré les événements en Allemagne, Marlène Dietrich restait allemande dans l’âme.

Un livre riche en informations historiques et intéressant à lire. Une des choses qui m’a agacé, c’est le jugement de l’auteur sur certains haut placés nazi (limace pour Himmler, Goebbels, l’insignifiant, par exemple). Puis-je simplement me faire mon idée sur les atrocités de la Seconde Guerre mondiale sans être constamment influencé par un auteur? Pas besoin de me décrire ce que je sais déjà ou ce que je vais découvrir en lisant ces pages. J'en conclus que sa nièce a été la seule qu'il a aimée.

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