jeudi 30 septembre 2010

Améliorations

Je ne serai jamais un Sidney Crosby, sauf si je réussis à lui voler son talent comme dans Basket spatial...

Notre saison de Dekhockey s'est soldée avec un revers frustrant de 4-3 contre la meilleure équipe de la ligue. Frustrant parce que nous avons eu l'impression que l'arbitrage était à 2 vitesses. Lors du dernier but, des adversaires avaient les 2 pieds dans le rectangle du gardien. Dans un match en saison, nous avons déjà eu un but refusé, mais là, on a eu le droit à une explication tirée par les cheveux.

En tout cas...

Nous avons bu une bière sur la terrasse, sous l'auvent, à l'abri du déluge extérieur. Ç'a brassé un peu. Puisque j'ai dit à un joueur qu'il était remercié, il en a profité pour demander pourquoi il était dehors. Il accusait toute l'équipe d'être contre lui, mais en réalité, la suggestion m'est venue de 2 joueurs et j'ai pris ma décision. Il m'a traité de menteur, que je lui avais dit que toute l'équipe voulait son départ. Je l'ai envoyé paitre, parce que ce n'était pas vrai, il avait extrapolé et quand je lui avais annoncé la mauvaise nouvelle, il avait commencé à énumérer qui aurait pu « voter contre lui ». La tension a monté.

Il s'est levé, j'ai fait pareil. J'aurais probablement mangé une volée si les autres gars n'avaient pas été là pour qu'on s'assoie. Mais bon, j'ose croire qu'il a compris que la raison principale de son départ est un problème de comportement impulsif.

Les autres joueurs lui ont expliqué pourquoi il est remercié de ses services.

Le côté positif, j'ai eu le droit à des éloges. J'ai commencé la saison à la défense et pour des raisons que je n'explique pas, je paniquais avec la balle, comme si c'était une bombe, me disait Pat, le gardien. Pourquoi? Je ne le sais pas, je suis à la défense dans l'autre ligne et on me dit que je suis solide, mais c'est du 3 contre 3. À 5 contre 5, je suis meilleur à l'avant. C'est le fun, j'apprends vite. Je panique moins avec la balle, mes passes sont plus précises et moins molles, mon cardio est meilleur, bref, je m'améliore. Je suis content de cela!

Je pensais que je stagnais, que je ne pouvais pas en donner plus, mais ç'a l'air que non, qu'avec un peu de pratique, je peux surprendre. J'aimerais ne plus être celui où l'équipe a une faiblesse, vous comprenez ce que je veux dire...

mardi 28 septembre 2010

Ghostbusters Wii




Amateurs, amatrices de Ghostbusters, voici le moment de mettre vos talents à l'épreuve.


Dans ce jeu, sorti sur les 3 consoles, vous incarnez une recrue engagée chez Ghostbusters. Vous rencontrez nos quatre sympathiques chasseurs de fantômes dans leur QG de New York et vous participez à leurs missions.






Tout d'abord, j'aimerais spécifier que j'ai aussi essayé ce jeu sur la version ps2 et ps3, mais c'est sur la Wii que j'ai eu le plus de plaisir. Premièrement, parce que je pouvais acheter le fusil à proton utilisé pour attraper les méchants fantômes et y incorporer la manette et le nunchuk. Vous pointez l'écran avec la manette et tentez d'amener le fantôme dans la boîte. Cette façon de jouer est très réussie.


Les voix, les méchants et l'environnement des films sont présents pendant toute la durée du jeu. Certains éléments inventés ont été ajoutés pour le jeu.

Comme dans la première mission de S.O.S Fantômes, vous démolirez l'hôtel et la salle de bal. Vous affronterez Stay Puff plus énorme que jamais, vous vous ferez engluer, etc. Même la secrétaire répondra au téléphone de la même façon que vous avez vue dans le film. C'est l'une, sinon la première fois que je vois autant de soucis dans un jeu pour les détails d'un film.


Ce ne sont pas tous les amateurs qui apprécieront ce jeu. Vous ne ferez pas de jogging, de tir à l'arc ou de lancer du frisbee comme dans Wii sport resort. Vous ne lancerez pas une boule de quille virtuelle vous ne danserez pas sur un tapis de dance dance revolution. Vous n'avez qu'une mission à accomplir, attraper des fantômes et revenir sain et sauf. Vos coéquipiers vous encourageront, mais ne seront pas très utile. C'est normal, c'est à vous et non à eux de faire la mission.

De plus, vous devrez apprendre à manipuler le fusil à proton pour déplacer des objets, les lancer dans la pièce, dégager la voie, etc.


Moi, j'ai beaucoup aimé ce jeu. J'ai aimé son réalisme et j'ai eu du plaisir à jouer. Je vous avertis, ce n'est pas un grand jeu et sa durée de vie est faible. Les personnages sont un peu plus cartoon, moins réaliste, mais bon, trop de détails auraient probablement amené plus de bogues, d'images qui figent et de ralentissement.

Acheter ce jeu.

dimanche 26 septembre 2010

Du nouveau

J'écris rarement deux billets la même journée, mais j'ai eu des nouvelles de ma nouvelle.

Négatif, mais je n'y croyais pas vraiment, ça confirme les lacunes que je crois et que je dois travailler.

De plus, mon roman vampire est rendu à 2 éditeurs. Je croise les doigts maintenant.

Je ne devrai pas écrire un troisième billet, sauf si je gagne au dek tantôt!

Pas le temps de s'ennuyer

J'écris un petit billet puisque le dernier criait la déprime. La pilule est passée. J'ai compris le gros du problème et les prochaines soumissions à cet éditeur auront un style d'écriture autre que celui que j'aime utiliser pour mes romans.

J'ai soumis mon roman à 1 maison d'édition (les éditeurs ne courent pas les rues pour un roman de vampires) et je prends des notes pour d'autres histoires.

J'ai une nouvelle de commencée, mais je dois avouer que ces derniers mois, je suis bien occupé. La preuve, nous sommes dimanche matin, j'ai une assemblée mensuelle à 10h et ensuite, je joue au dekhockey à 15h. La semaine prochaine, je travaille comme vp (donc, je finis minimum à 15h chaque jour, pas comme mon job qui me permet souvent de finir plus tôt) et lundi soir, je recommence à jouer dans la ligue de hockey cosom où nous avons gagné l'an passé, mais cette fois, dans la catégorie A, plus fort que la B.

La fin de semaine prochaine, samedi, je fête les 65 ans de ma mère et dimanche, je recommence à jouer au hockey cosom amical au Patro. Le 5 octobre, j'ai une rencontre très importante pour mon fils et au milieu de tout cela, j'essaie de terminer les rénos. Quelques retouches seulement, mais il faut les faire!

Je ne me plains absolument pas. Sauf que j'ai bien de la difficulté à me discipliner à écrire et juste faire ça. Au dernier atelier, je disais à mon professeur que je serai incapable de faire un atelier long parce que je suis incapable de rester concentrer sur mon ordi à travailler du texte 18h par jour. Donc, ça avance au rythme que ça avance, c'est-à-dire, lentement.

Alors, voilà mon programme des prochaines semaines qui ressemble à celui des semaines avant et ressemblera à celles qui s'en viennent! Vous voyez que je n'ai pas le temps de déprimer!!

jeudi 23 septembre 2010

Déception

Je viens de recevoir une première réponse pour mon roman et ce n'est pas cette fois que je vais fêter cela au champagne.

Probablement pour ne pas me décourager, la réponse fait l'éloge de mon histoire, mais encore là, la formulation des phrases est trop locale, donc pas exportable.

Je suis shaké, je respecte la décision, mais bon, avec le temps, la plaie va se reboucher.

mercredi 22 septembre 2010

Sans nouvelle de ma nouvelle

J'avais soumis une nouvelle au début du mois de septembre (la date de tombée était le premier) et depuis, pas de nouvelles. Bizarre, parce que la première fois, j'avais eu une réponse en moins d'une semaine.

Je considère donc qu'il s'agit d'un refus. Dommage!

dimanche 19 septembre 2010

Erwin Rommel- Benoît Lemay




Une biographie de l’historien Benoît Lemay qui relate les débuts de la carrière, mais surtout les faits d’armes du feld-maréchal Erwin Rommel.

Je ne suis pas un amateur de biographie. La preuve, c’est la première que je lis. Quand je l’ai feuilletée, je la trouvais facile à lire, un peu à la manière d’un roman.

Lemay nous raconte brièvement l'enfance et les premiers pas de Rommel dans le monde adulte. Il a fréquenté une femme avec qui il a eu un enfant hors mariage. Évidemment, il a caché ce fait à ses proches. À l’époque, c’était très mal vu. Cette femme l’a attendu longtemps, restant monoparentale, élevant l’enfant seule, espérant qu’un jour, Rommel reviendrait. Elle est morte et sans jamais revoir Rommel.

Comme bien les hauts-gradés nazis, Rommel a participé à la Première Guerre mondiale et s’est distingué par ses prouesses. Rommel n’avait pas peur. Quand son arme était à court de munitions, il chargeait ses ennemis à la baïonnette. Souvent, il prenait des chances. Mais cela lui réussissait.

Après la guerre, il est devenu entraineur militaire. Rommel vouait une admiration sans bornes à Hitler. Tout ce que le Führer faisait était pour le bien de la nation Allemande. Lorsque Rommel débarque en Afrique du Nord pour aider ses alliés italiens, le Führer admirait aussi Rommel qui est monté en grade 5 fois en 3 ans.

En France comme en Afrique du Nord, les victoires de Rommel ont provoqué une confiance démesurée en lui. L'Allemagne le monta au rang de héros national, Goebbels l'utilisa dans ses films de propagande, même les alliés le craignait.

Rommel volait au-dessus du front pour découvrir les mouvements ennemis, il roulait en première ligne dans ses Panzers et avaient échappé tellement de fois à la mort qu’il se croyait guidé par Dieu. Le Führer et le Duce avaient une confiance inébranlable en lui. Par contre, des conflits tactiques avec le Commando Supremo italien retardaient souvent les attaques. Souvent cela aidait l’armée britannique à bout de souffle.

El-Alamein signifie le premier recul de Rommel. On comprend très vite qu’il ne pouvait opposer ses troupes exténuées à des troupes britanniques approvisionnées en armes, en essence et en hommes. Le général Bernard Montgomery connaissait la plupart de ses tactiques. Celle-ci devaient souvent être approuvées par le Führer. Elles étaient encodées par la machine Enigma et décryptées par les britanniques à Bletchley park.

L’Allemagne s’enlisait en URSS et les ravitaillements faisaient cruellement défauts à l’Afrikakorps.

L’auteur nous révèle que Rommel avait le courage de ses opinions. Il opposait ses idées à celles du Führer et contrairement à la majorité des feld-maréchaux, il ne changeait pas ses idées quand Hitler piquait une crise. Les lettres à sa femme Lucie nous donnent aussi le moral de l’homme au sommet de sa gloire comme à son déclin. Je ne vous révélerai pas tout, c’est à vous de le découvrir! Il y a une cinquantaine de pages de références et de cartes de mouvement qui accompagnent cette biographie. Si les tactiques de la Seconde Guerre mondiale vous intéressant, cet ouvrage est pour vous.

Ce livre est en vente ici.

vendredi 17 septembre 2010

L'action de la dernière semaine

Je viens de m'écraser devant mon ordinateur, ma semaine comme président vient de se terminer et laisser moi vous dire, je suis brûlé!

Des convocations en entrevue (4 au total), j'ai rendu visite à mes collègues de Montmagny et j'ai roulé dans le beau secteur de Lotbinière pour rencontrer des FFRS.

Lundi, j'ai terminé ma journée à 18 heures, j'avais donc travaillé 11 heures!

Ce matin, visite dans un bureau, discussions diverses avec l'employeur (je deviens de plus en plus strict), observation syndicale en santé-sécurité, convocation imprévue, connaissance des répercussions de ma plainte écrite aux relations de travail, une consoeur me rend visite au local, mais je ne suis pas là. Dossier complexe, mais ma collègue doit se démêler avec ça pendant que je discute avec elle au téléphone.

On a même annulé 3-3 au dekhockey!

Seule déception, je n'ai pas écrit une ligne de plus de ma nouvelle sur une aventure de mon groupe préféré ni de la suite de mon roman. J'avais des idées, j'ai pris des notes, j'avais le goût de commencer, mais cette semaine, je ne me sentais pas productif.

Aucun stress, il n'y a aucune date de tombée. Bref, la fin de semaine sera appréciée!

jeudi 16 septembre 2010

Coups de tête!

Avouez que je vous ai eu! Ce billet ne parle pas de l'excellente maison d'édition, mais plutôt de l'achat de ma conjointe.

Devrais-je appeler cela un coup de coeur ou un coup de tête? Quoi qu'il en soit, c'est très joli et ça donne du style.

Voici une petite animation qualité médiocre (avec ma caméra numérique), qui vous donne une idée des flammes et de la braise!
video

mercredi 15 septembre 2010

Entre l'arbre et l'écorce

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de fréquenter quelqu'un de méga impulsif?

De peser chacun de vos mots parce qu'ils sont susceptibles de le contrarier?

Avant, je pognais les nerfs pour rien, avec le temps, je me suis ramolli!

Je suis souvent mal à l'aise avec ces personnes. Premièrement, parce que je ne peux rien dire parce que cela va les contrarier et deuxièmement, il faut les prendre avec des pincettes!

Dans le temps de la musique, en plus de recevoir toutes sortes d'injures et de menaces par courriel, j'endurais les gars avec moi qui m'imposaient leurs idées. Pas qu'elles étaient mauvaises, mais la décision finale revenait à moi. C'était des obstinations du genre :

« Tu divagues. Tu dis n'importe quoi. Si tu ne fais pas telle chose, je te tiens personnellement responsable, etc. »

À cette époque, j'étais attaqué de l'extérieur et de l'intérieur. Si quelqu'un m'avait suggéré une idée que j'aimais, ce qui annulait l'idée de départ, j'avais le droit à une crise. Vous comprenez le topo?

Je m'étais juré de ne plus fréquenter ce genre de personnage. De me retrouver entre l'arbre et l'écorce pour prendre une décision. Avoir un ami ou une conjointe comme ça, je m'éclipserai sans avertissement. Par contre, là, je dois faire avec, je suis obligé. Pourtant, c'est une personne que j'apprécie beaucoup. Mais pas son caractère... tu te sens presque coupable de cligner des yeux! Ce n'est pas le pétage de coche comme tel qui me trouble, c'est le comportement enfantin et l'impossibilité de communication. Peu importe ce que tu leur dis, ils ne sont jamais content. Tu leur donnes la lune, ça leur prend une planète.

lundi 13 septembre 2010

Réponse de Scott Shortliffe de Patrimoine Canada pour les publications à faible tirage

Le 1er septembre 2010, j'ai envoyé le même message qu'à Josée Verner, au ministre de Patrimoine Canada. Voici sa réponse :

Bonjour M.Bourdeau,

Je vous écris pour faire suite à votre courriel du 1er septembre, portant sur les revues à petit tirage. Le Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) est un nouveau programme qui remplace le Programme d'aide aux publications et le Fonds du Canada pourles magazines, qui appuie les magazines et les journaux non quotidiens à produire et à diffuser du contenu canadien. Le gouvernement a décidé dedonner une nouvelle orientation aux programmes d'aide aux périodiques, car l'évaluation de ces programmes ont démontré, entre autres, que le programme Aide aux magazines artistiques et littéraires (AMAL) dédoublait le financement offert par le Conseil des arts du Canada.

Le Fonds du Canada pour les périodiques comportent plusieurs volets : Aide aux éditeurs, Innovation commerciale et Initiatives collectives. Les publications faisant une demande au volet Aide aux éditeurs doivent en effet compter une diffusion minimale de 5000 exemplaires payés par année. Le gouvernement reconnaît néanmoins les caractéristiques du marché francophone et a réduit ce seuil à 2500 exemplaires payés pour les publications de langue officielle en situation minoritaire.

Par ailleurs, le volet Innovation commerciale est destiné tout particulièrement aux revues de petite et moyenne taille. Pour être admissible à ce volet, il suffit, entre autres, d'afficher une diffusion d'au moins 250 exemplaires. Il faut néanmoins satisfaire aux autres critères d'admissibilité dont vous trouverez la liste dans le Guide du demandeur à : http://www.pch.gc.ca/fra/1267313838781/1268328701928.

De plus, pour l'année 2010-2011, soulignons que la priorité sera accordée aux magazines d'art et de littérature.

Enfin, le Fonds du Canada pour les périodiques n'est pas le seul programme fédéral qui s'adresse aux revues, car le Conseil des arts du Canada continue d'appuyer les revues d'art et de littérature avec une aide d'environ 3 millions de dollars par année.

Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées.

Scott Shortliffe
Directeur/Director Politique et programmes de l'édition des périodiques/Periodical Publishing Policy and Programs
Patrimoine canadien/Canadian Heritage
(819) 953-2838

Avec la réponse de Josée Verner, vous connaissez leur réflexion.

dimanche 12 septembre 2010

Un peu de chaleur...













Voilà ce que ma chérie et moi magasinons. Un foyer mural qui simule les flammes derrière un sol sableux de trois couleurs. Vous pouvez regarder ici, la vidéo de la compagnie sur YouTube.

Prix pas si pire que ça, il dégage même de la chaleur. Pas assez pour réchauffer la pièce et sujet à briser facilement (et rapidement), j'aime bien le style. Nous n'avons pas encore acheté, on magasine, mais le choix penche vers la photo.

De plus, hier, j'ai terminé la pose des quarts de rond et j'ai installé les plinthes manquantes. Il me reste que la moulure de plancher. Je vais devoir attendre parce que le magasin n'avait qu'un seul exemplaire de ce que je voulais. Ahh, les travaux, tu sais quand tu commences, mais pas quand ça finit!

vendredi 10 septembre 2010

El presidente

Je commence à y penser. Je suis nerveux. La semaine prochaine, le 4e vice-président deviendra pour une semaine seulement (on dirait une annonce publicitaire) le président.

Le président et la 3e seront en formation, le 1er est en congé sabbatique et le 2e sera en vacances. Si je fais le décompte, qui reste-t-il?

Moi!

Avec la secrétaire et la secrétaire-trésorière. Je commence ma semaine avec 3 entrevues disciplinaires dans un bureau problématique. Mais je m'inquiète pour rien, je ne serai pas abandonné à moi-même, il y aura du monde pour m'aider.

mercredi 8 septembre 2010

Virages 53 - Le rêve



Vitrine – Martine Théberge

Un petit garçon rêve d’une locomotive rouge.

Habituellement, les textes de deux pages sont incomplets et sont décevants. Celui-ci, planté dans l’imaginaire d’un enfant est particulièrement bien réussi.

Il n’y a que la vérité qui blesse – Nico Bally

Un détenu se réfugie dans le rêve pour mieux survivre à sa peine.

Histoire bien ficellé avec de petites longueurs. La façon dont l’auteur amène le lecteur entre le monde imaginaire et réel est intéressante.

En flagrant X – Mireille Messier

La déception de ne pas rêver de ce qu’on aime.

Deux pages seulement! Dans un thème qui aurait pu être si bien exploité. Moi, mes rêves sont souvent à mon désavantage. Par exemple, ne jamais parvenir au bout de la rue. J’aurais aimé plus.

La belle au train dormant – Marie-Catherine Daniel


Une jeune femme rêve qu’elle prend le train qui la mène vers des endroits merveilleux.

Encore une courte nouvelle. Le personnage principal se réfugie dans un rêve de train et mélange le tout avec le récit de la belle au bois dormant. Naïveté bien rendue!

À fossoyeur, fossoyeur et demi – Aristote Kavungu

Un fossoyeur se moque pas mal de la peine de ses clients qui pleurent la mort d’un proche. Jusqu’au jour où il rêve…

J’ai senti le mépris dans le texte du fossoyeur. L’incompréhension et l’insensibilité aussi. Vous comprenez le thème exploité. J’ai beaucoup apprécié, très bon!

La vie rêvée – Mireille Matteau

Un homme très âgé expose un fantasme.

J’avoue que le choix du sujet est original. Quand j’allais voir la tante de ma conjointe au CHSLD, que je voyais toutes ces personnes âgées réduites à l’état végétatif, j’étais loin de m’imaginer leur envie de sexe. Bravo!

Château de neige – Michèle Laframboise

Un abribus, une tempête et voilà, vous avez votre château!

L’image que donne l’auteure à ce château m’a plu. La description de l’environnement autour du personnage qui attend aussi. Malheureusement, je n’ai pas accroché.

Le concours – Louise Dandeneau

Une femme angoisse à l’idée de participer à un concours de beauté.

WOW! J'ai adoré, je ne voulais pas que cela finisse! Le complexe physique de la femme, de se sentir moins attirante parce que ses seins tombent, qu’elle fait de la cellulite, qu’elle a des pattes d’oie, etc. Excellent texte!

L’abri de verre – Diane Fortin

Sophie et ses amis belges ont construit un chalet quelque part à l’abri de la civilisation.

Un beau regard de la nature et des aurores boréales. J’aurais espéré qu’il se passe un peu plus de choses (je ne sais quoi).

La trace d’un rêve – Lysette Brochu

Anita Bourdeau (c’est bien la première fois que je lis un personnage avec mon nom!) recherche des jumeaux que sa mère a connu, qui sont partis à la guerre et qu’elle n’a plus jamais revus.

Histoire un peu prévisible. J’avais cette impression que tout s’emboîtait comme un casse-tête parce que telle affaire devait arriver pour faire avancer l’histoire. La fin est trop moralisatrice pour moi.

Désaccordée – Simon Thibault

Une femme fuit son chez elle. Mais le radiateur de son véhicule a lâché et elle doit se rendre à une halte où elle conte sa vie.

Elle qui a été malchanceuse en amour, qui fuit sa vie et la réalité, raconte toutes ses péripéties à un inconnu. Ce dernier lui fait la morale et lui suggère une solution. Je sais pas, pour moi, il y a quelque chose qui cloche. Le choix de certains mots est discutable.

Les muses – Paul Savoie

Une aventure de rêve de dieux cuillère et fourchette, d’une femme enceinte et de sa thérapie.

Je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Je vais m’abstenir.

La fête foraine – Léa Silva

Un enfant fugue (ou s’est perdu) et affronte la colère de ses parents.

La naïveté de l’enfant et bien exploitée. Mais je n’ai pas accroché. Aucun nom, juste l’enfant, l’homme, la femme, la mère, le père. Ceci m’a distancé par rapport aux personnages. Trop impersonnel.

Un numéro montagne russe. Le rêve, imagination à l’infinie, semble avoir manqué d’inspiration pour les nouvellistes. La page couverture reflète bien la pensée des gens de la revue envers les coupures fédérales. La plupart des nouvelles ne dépassent pas quatre pages, peut-être mieux développer aurait été bénéfique.

mardi 7 septembre 2010

Avant et après

Voilà le résultat de l'huile de coude et de la sueur. J'ai appris que j'avais des muscles sous-utilisés, dont celui-ci à l'intérieur de la cuisse, du bassin au genou. Les fesses et les genoux pensent à me poursuivre pour exploitation!

Avant :

Céramique de la cuisine
















Parqueterie du salon
















Après :

Bois franc du salon



Épuisé, la chienne semble se demander si ça va finir bientôt pour qu'elle puisse dormir tranquille!



Sol stratifié de la cuisine
















Aimez-vous ça? Moi, je suis très satisfait!

samedi 4 septembre 2010

Un petit pas pour l'homme - Stéphane Dompierre


Récemment célibataire, Daniel se remet en question tout en explorant le mystérieux monde féminin.

Daniel travaille dans une boutique de musique sur le Plateau Mont-Royal. Il nous décrit si bien ce coin de Montréal que j'ai l'impression de rester en permanence chez mon chum, Met, chez qui j'ai couché mes 2 participations à l'atelier d'écriture et qui reste, bien sûr, sur le plateau).

L'apprivoisement du célibataire de retourner vivre en logement, dans un demi sous-sol, m'a fait sourire. Un petit fait vécu m'était remonté à l'esprit.

En pleine crise de la trentaine, Daniel traverse diverses périodes identitaires. De l'espoir de retrouver l'amour, à la baise sans lendemain, Daniel, Deejay pour les autres (à cause de ses initiales), s'enfonce toujours un peu plus.

J'ai été déçu par ce titre. Peut-être parce que j'avais lu Mal élevé et que l'auteur exploite un thème semblable, mais la magie n'a pas opéré. Même l'humour que j'avais trouvé si drôle et adéquat, manque de piquant. Alex, le personnage principal de Mal élevé, est présent dans ce titre. J'ai adoré les liens que l'auteur a faits entre les deux personnages parce que je connaissais la réponse ou ce qui s'était passé. Sur ce plan, vraiment réussi.

Pour moi, il manquait un petit quelque chose pour que m'identifie à ce pauvre Daniel. À certains endroits, je me demande pourquoi l'auteur avait tant élaboré et donné des détails.

Personnellement, je vous recommande Mal élevé avant la lecture d'Un petit pas pour l'homme. Beaucoup plus drôle, dynamique et attachant.

Livre disponible à l'achat ici.

vendredi 3 septembre 2010

Où est la main-d'oeuvre?

Comme vous le savez déjà, ma conjointe a créé une petite entreprise. Ça va tellement bien, qu'elle doit refuser des contrats et de nouveaux clients. Cette situation m'attriste. L'incapacité de prendre de l'expansion parce que manque de main d'oeuvre. Elle n'arrive pas à engager et ainsi faire une deuxième équipe. Ça me désole qu'elle doit faire du surplace.

La cerise sur le sundae : son employée quitte la semaine prochaine. Meilleur emploi, meilleure condition, meilleur salaire, je suis heureux pour elle, j'aurais fait pareil.

La patronne compose un texte qu'elle met sur emploi-Québec. L'annonce a été vue environ 400 fois. Salaire compétitif (je veux dire qu'ailleurs il ne paie pas mieux), lundi au vendredi de jour, transport inclus (tu n'as qu'à te rendre chez moi), possibilité d'avancement (si un jour la fameuse deuxième équipe est créée), etc. Vous le constatez, ce n'est pas si pire.

Malheureusement, la dernière journée d'avis s'en vient et elle n'a pas embauché. Impossible de trouver quelqu'un. La seule personne qu'elle a rencontrée a écrit, le lendemain, un courriel expliquant qu'elle vient d'être embauchée ailleurs...

Les curriculum vitae qu'elle reçoit sont bourrés de fautes de français, les candidats ne se présentent pas à l'entrevue ou, comme une dame, se décommande 15 minutes avant l'entrevue. Elle avait trouvé...

Où est la main-d'oeuvre? Simple question, sans pensée méchante ou négative, je veux comprendre. Faut-il payer 20$ de l'heure avec 4 semaines de vacances, en juillet, dès la première journée?

Ce n'est pas un jugement que je porte, je me questionne. À Québec, c'est le plein emploi, ça n'aide pas, mais tout de même, 1 personne, 1 seule et unique personne, où est-elle?

Je vous ai conté certaines anecdotes qui me sont arrivées. Sans jeter le blâme sur toute une génération, je me gratte la tête. Par exemple, mercredi, trop chaud pour cuisiner, on va chercher de la bouffe au restaurant. Arrivé chez nous, on constate que la fille s'est trompée, elle a mis 2 frites au lieu d'un frite et d'une boîte d'ailes de poulet. Peut-être si elle avait moins raconté sa vie, moins textée sur la job, elle aurait pu se concentrer. J'ai appelé le gérant pour me faire créditer et je lui ai conseillé que son restaurant devrait interdire les cellulaires sur la job. Il m'a avoué, un peu découragée de me donner raison :

« Ils sont tous de même. »

Ça vous choque? Vous êtes en désaccord? J'ai le jugement facile? J'ai tort, j'invente des histoires? Je chiale? Ça n'arrive qu'à moi? Qu'est-ce que vous allez dire quand l'un d'eux va faire une erreur dans vos médicaments quand vous serez malade, parce qu'il textait en même temps?

Qu'est-ce qui différencie cette génération à la mienne et à celle de mes parents? Les baby-boomers ont construit ce pays, les X, eux, commencent à faire leur place, leurs parents partent à la retraite, mais les Y et la génération qui les suit, que font-ils? Oui, oui, oui, je sais, je généralise, mais faisons une moyenne, OK?

J'ai un couple d'amis qui ont 2 ados à la maison. Cet été, leur gars de 14 ans a passé ses journées à jouer à XBOX live avec ses amis. La fille de ma conjointe, 13 ans, qui doit travailler environ 2 heures par semaine avec sa mère pour se faire un peu d'argent pour payer sa carte prépayée de cellulaire (1 fois par mois), trouve régulièrement des astuces pour se défiler de sa tâche. Elle préfère un téléphone sans temps que de travailler. Au début de l'été, j'avais offert à mon fils de venir passer des circulaires pour la business, j'allais le payer. Il n'a pas bougé.

Question d'éducation? Tous les parents ne sont pas assez sévères?

Comme je le disais, à 12 ans, je livrais le publi-sac et à 14, j'étais chez Burger King. Je n'étais pas parfait, j'ai fait des conneries comme tout le monde, mais je travaillais. C'était plus sévère et moins permissif. Et puis, dans mon temps, de l'emploi, il y en avait pas mal moins.

Mon beau-père a 69 ans et travaille encore à temps partiel.

Bref, ma conjointe va perdre la moitié de ses clients. Elle n'a pas trouvé et elle est épuisée de chercher. Je viens de lire la dernière personne qu'elle devait passer en entrevue, elle a trouvé un emploi...

Elle a essayé, sans succès, au printemps de former une 2e équipe et là, ça urge et rien de rien. Peut-être redondant comme message, mais ça fesse, comme le choc démographique va fesser dans moins de 10 ans.

jeudi 2 septembre 2010

Comment j'ai perdu mon innocence

Laissez-moi vous raconter pourquoi je n'aime pas, que je méprise et comme bien des gens, j'ai du cynisme envers la classe politique.

Jacques Parizeau arrive au pouvoir le 12 septembre 1994. Il n'a qu'un but en tête, faire la souveraineté du Québec. À cette date, j'ai 20 ans (j'étais moi aussi souverainiste, j'étais heureux que Daniel Johnson fils soit battu). J'étudie au CÉGEP de Limoilou, je demeure en appartement, seul, sur la 7e rue et je bénéficie d'un prêt et d'une bourse. Je travaille depuis avril la même année au Village des Valeurs comme caissier les fins de semaine.

Début 1995, c'est le temps des impôts. Je dois faire une projection de mes revenus pour l'année fiscale qui s'en vient. Moi et mon père estimons mes revenus d'emploi à 4000$.

Le fisc se rend compte que je n'ai pas gagné 4000$, mais bien 5000$. Ohhh, le vilain étudiant, il faut lui faire rembourser sa bourse. Donc, sur une bourse d'environ 750$, je dois rembourser 650$.

Choqué, parce que nettement en dessous du seuil de la pauvreté, je rencontre la députée péquiste de l'époque, Diane Barbeau. Je tiens le même argument. Cet argent m'est nécessaire pour me nourrir, étudier et me loger. Elle m'écoute, comprend et me donne raison. Je crois que j'ai une chance.

Qu'est-ce que 5000$? Des peanuts!

Je dois patienter plusieurs mois, l'équipe de la députée cherche les réponses. De mon côté, je rencontre les membres de l'AGEECL (association générale des étudiantes et étudiants du collège de Limoilou), une sorte d'entité qui gère la radio étudiante et demande des fonds à l'école pour des projets dont tout le monde ignore l'existence.

Lors d'une assemblée à la cafétéria, je parle au micro. Je dénonce ce qui m'arrive et propose des moyens de pression pour oui me sortir de l'impasse, mais aussi faire en sorte qu'à l'avenir, cela n'arrivera plus.

Dans la salle, j'ai des amis qui entendent murmurer autour d'eux. Les cégepiens et cégepiennes disent que j'ai raison, que ça leur est arrivé (ou à quelqu'un qu'il connaisse), qu'on devrait bouger, etc. Quand je quitte la salle, personne ne vient à ma rencontre. J'invite les gens à venir me rencontrer dans un local X, mais pas un chat ne se présente ou se montre intéressé par ma proposition.

Quand on dit que le québécois chiale, mais ne fait jamais rien, je l'ai compris cette journée-là. J'avais perdu mon innocence.

Les 3 mois pour rembourser Jean Campeau, le ministre des Finances de l'époque, sont expirés. Je reçois un appel de l'attaché politique qui me dit :

« C'est la loi, tu dois payer. »

Et vlan, je signe un chèque avec des intérêts parce que je suis hors délai. J'ai compris qu’à l'avenir, personne ne me viendrait en aide, que je ne me fierai qu'à une seule personne : moi.

Je trouve cela bien triste. Je vois, par exemple, des mères de famille pleurer la mort de leur enfant qui a été frappé par un récidiviste de l'alcool au volant et qui implore le gouvernement de faire quelque chose. Personne n'agit parce que ça n'atteint pas sa famille. Nous sommes (je m'inclus, je ne suis pas mieux) un peuple individualiste qui vit aux mamelles de l'état. Nous avons été élevé comme cela. Nous croulons sous 221 milliards de dettes (source : institut économique de Montréal). Ma génération et la génération suivante devront payer pour les erreurs du passé. Vous ne pouvez pas m'en vouloir de les traiter de chiens et de menteurs. C'est ce qu'ils sont. Dès la première journée qu'un politicien gagne ses élections, il ne pense qu'à une chose, gagner la prochaine dans 4 ans.

mercredi 1 septembre 2010

Manifestez-vous!

Comme vous le savez, le gouvernement fédéral coupe les subventions aux revues qui vendent moins de 5000 copies par année. Qu'est-ce qui motive cette décision? Je l'ignore. Je n'entrerai pas dans la guerre conservateur méchant contre libéral gentil. Ce sont des politiciens et ajouter un h après le c et vous avez ce que je pense d'eux.

Dans le numéro 53 de Virages, l'éditrice Marguerite Andersen explique que Virages vend entre 1300 et 1350 revues annuellement, qu'elle publie entre 10 et 14 nouvelles et donne un cachet de 50$ aux auteurs.

La subvention perdue est de 10 000$.

WOW, moi qui croyais qu'on jouait dans les 6 chiffres....

Elle vous invite à écrire à monsieur Scott Shortliffe à fcp-cpf@patrimoinecanadien.gc.ca pour manifester votre désaccord.

Virages est la seule revue francophone hors Québec. De plus, le ratio anglais/français devrait être pris en considération (environ 3 pour 1) donc les fonfons devraient diviser le 5000 par 3. Mais quand la logique y est, le gouvernement lui, est absent.

J'espère de tout coeur que tous ceux et celles qui me lisent vont prendre quelques minutes de leur journée pour réagir.