jeudi 29 juillet 2010

Burger King : The Next Generation

Ce soir, j’ai été mangé chez Burger King. Oui, je sais, la grosse classe, mais nous n’avions pas le temps de nous éterniser au restaurant ni de préparer le souper.

À 14 ans, j’ai travaillé chez Burger King. Celui de la rue d’Estimauville, dans le centre d’achat des Galeries de la canardière. C’était mon premier emploi de la sorte. Auparavant, j’avais livré le Publi-sac pendant 2 ans et camelot quelques mois pour le journal le Soleil.

Avouez que mon emploi actuel m’était prédestiné!

Revenons à BK. Il y a trois caisses d’ouvertes pour prendre les commandes. Deux gars et une fille. Les deux gars ne se sont pas rasés depuis plusieurs jours et chaque mouvement de l’index sur le clavier de la caisse semble aussi pénible que de résoudre une équation d’algèbre.

Moi, à l’époque, j’ai omis de me raser une seule fois et immédiatement la superviseure m’a réprimandé et menacé de me raser avec un Bic et à l’eau froide. J’étais à la cuisine, presque personne ne me voyait.

Ça s'était de la rigueur, même si je fulminais de recevoir un avertissement!

Je passe la remarque à ma conjointe. Je brûle d’envie de raconter mon anecdote au gérant, le seul qui ressemble à un adulte responsable.

Le gars se traîne les pieds. On dirait qu’il doit se concentrer pour avancer.

Gauche, droite, gauche, droite, droite…non, gauche, congestion au cerveau, manque d'équilibre. Houston, on a un problème... mets le pied droit maintenant... il reste immobile 30 secondes et recommence à fonctionner! (Je déconne, mais si peu!)

Il prend mollement le contenant de plastique pour la poutine et attend son tour, l'air découragé, derrière les filles qui salent les frites.

L’autre gars est dépassé par les événements. Il capote et ne sait plus où donner de la tête.

Peut-être que dans la vie de tous les jours, ils sont super sympathiques, de party, serviable ou qu’ils viennent d’être embauché. C’est ma perception, si je l’ai vu, les autres aussi ont dû le voir. Enfin, le service est discutable.

J’aurais dû le voir dynamique et avec la broue dans le toupet! Mais juste la barbe du matin, jamais ça ne devrait être toléré. Je remarque la différence de génération, tant au niveau de l’employé que de l’employeur.

Un le fait, l’autre le tolère. Un peu de rigueur, ça ne ferait pas de tort.

Parlant de toupet, je me rappelle quand je travaillais au Pacini, côte-de-la Fabrique, dans le Vieux-Québec. Je faisais la plonge. C’était la première année des médiévales. La rue était bondée, le restaurant aussi. Nous sommes deux à laver la vaisselle. Je cours comme un débile pendant que l’autre ne fout strictement rien. Je fournis pour deux. J’ai faim, mon trente minutes de dîner est dépassé depuis longtemps. J’informe le gars que je vais manger. Mon sandwich n’est même pas terminé, qui je vois arriver? Le deuxième plongeur.

Qui lave en haut? Personne.

Je recommence mon boulot. Où est mon aide? Le gérant vient me voir et me demande où il est. Je l’ignore. À quel endroit le trouve-t-il?

Au bar à pain! Avec les autres clients.

Il est congédié en plein rush! C’est le gérant qui vient m’aider. La preuve que des nonchalants, des paresseux et des profiteurs, il y a en a dans chaque génération.

lundi 26 juillet 2010

Biscuit Chinois 13 - Hôtels/motels



Geneviève Blouin - Qui aura la peau de Panzer Bishop?

Le président d’une association de combats extrêmes cherche par tous les moyens de se débarrasser de Panzer Bishop.

Je ne connais rien à la UFC, je ne peux que vous nommer notre champion québécois et encore, c’est parce que les médias en ont parlé. Dans ce récit, l’auteure nous amène dans les coulisses de ce sport et nous sert le plan machiavélique que le président veut faire. Un peu trop axé sur ce dernier et son bras droit. Bishop n’est qu’un faible élément de l’histoire. Malgré cela, l’auteure a un talent indéniable pour raconter et nous accrocher à sa plume.

Cathy Bazinet – Cuba Libre

Une touriste prend connaissance du récit d’un portier qui gagne plus qu’un neurochirurgien.

Un peu moralisateur, cette histoire coule bien et nous révèle une réalité troublante (si elle est vraie!). L’auteure a su m’embarquer dès le début.

Marie-Jeanne Gagné – Dodge Motel

Un automobiliste tombe en panne sur une route isolée. À la recherche d’un endroit pour l’aider, il tombe sur le Dodge Motel.

L’automobiliste rencontre le résident de Dodge Motel (je ne vous en dit pas plus!) et les deux deviennent rapidement de bons amis. Il ne se passe rien sauf de la mélancolie. J’ai trouvé cette nouvelle ennuyeuse.

Annie Cloutier – Monsieur Stone

Un futur où le sexe naturel a été remplacé par le sexe informatisé.

C’est une nouvelle bien rendue, des détails juste assez, mais pas trop, je me suis perdu, je me suis retrouvé, je me suis questionné, j’ai ris, je me suis dis, ça n’a pas de bon sens, bref, j’ai tripé!

Mélanie Jannard – Denise

L’histoire de Cadotte et de Mélanie, deux personnes au bas fond de leurs vies.

Si Mélanie avait été à l’atelier, elle aurait été sévèrement critiquée sur son style d’écriture. Je le sais, je l’ai vécu. Moi, ça ne me dérange pas (sauf quand ça devient extrême comme Édouard H Bond), même que j’aime ça. Le récit est bien ficelé, bravo!

Simon Thibault – Le Plaster

L’histoire de deux amants dont le chemin est sur le point de se séparer.

Intéressant, un peu classique quoique bien rendu. J’ai ressenti cet amour qui se meurt dont seule la relation physique reste.

Ulysse Hébert – En guise de remerciement

Suite à une rupture, un gars veut en finir avec la vie et ce, par pendaison.

J’avoue que les histoires de suicide moi, je ne tripe pas. Même un peu humoristique sur les bords, j’ai toujours un malaise à lire cela. Ici, le choix du narrateur n’est pas le bon, ça nous laisse des indices trop évidents sur la conclusion. Le reste est correct, sans plus.

Aude Maltais-Landry – Nuit blanche

Le quotidien de gens (camionneurs?) dans un village isolé.

Récit bien raconté d’une femme seule, loin de son conjoint dont le couple vacille. Dans ce coin perdu, il n’y a rien à faire sauf manger ensemble à la cuisine et fumer un joint. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur l’endroit, sur le gens, sur le personnage. Utiliser M. ou A. pour désigner quelqu’un est un détail qui m'a titillé. Malgré tout, j’ai apprécié.

Bon numéro, vraiment pas déçu, je n’avais pas eu une telle satisfaction depuis le numéro sur la télécommande et colocataire. Petite pub : si vous n’avez pas remarqué, à la colonne de droite sur mon blogue, j’ai une nouvelle qui sera publiée dans le prochain numéro.

Écrire un résumé

Avez-vous le même problème que moi? Écrire le résumé de l'une de vos histoires est compliqué et pénible.

Quand un éditeur me demande de lui fournir le résumé et/ou le synopsis de mon récit, j'en arrache royalement. Je ne veux rien oublier, rien omettre parce que ce détail pourrait attirer l'attention de l'éditeur. Je demande souvent à un ami de le faire. Ensuite, je prends ses arguments, prends les miens et complète le résumé avec ça.

Quoique la dernière soumission, c'est son texte entier que j'ai envoyé et l'éditeur s'est montré curieux de lire mon manuscrit. Il a été refusé par manque d'élément fantastique. Dans ce roman, j'avais surtout travaillé l'aspect psychologique du personnage, mais pour ce genre littéraire, il faut exploiter l'élément fantastique tout le long du récit, d'où ce billet.

J'ai aussi essuyé quelques refus de quelques nouvelles pour la même raison.

J'oubliais de vous dire que d'écrire ma biographie est tout aussi pénible. J'ai plein de choses à dire tout en évitant de parler de mes anciennes amours, je me dis que c'est bien ordinaire tout ça. Je ne vous demande pas si vous vivez le même problème, chaque fois que je le demande, j'ai 0 commentaire!!!!

samedi 24 juillet 2010

Sac de noeuds - Robert Malacci



En vacance à la Guadeloupe, Robert Malacci rencontre Isabelle Thibaudier qu'il courtise. Cependant, son patron, Gonzague Chalifoux, lui demande de revenir d'urgence à Montréal.

Juste avant son départ, Malacci apprend que Thibaudier a été assassiné et qu'il est suspecté. L'enquêteur Jacquot le laisse quand même partir chez lui.

Lorsque Malacci se présente chez Écho-Matin, Chalifoux l'informe qu'il doit « rédiger un article » sur la mort de Raymond Sancerre, patron et actionnaire de Zegma Technologies.

Baudry, un agent de la GRC, mène lui aussi sa petite enquête, mais surveille de près le photographe. Malacci devine rapidement que l'étau se resserre et qu'il est prisonnier d'un véritable... sac de noeuds!

Ce titre est le moins bon des cinq, mais l'auteur réussit quand même à insérer tous les ingrédients pour qu'on accroche à son récit. Tantôt chez les Barnes (l'autre actionnaire de Zegma), tantôt chez les Sancerre, Malacci a l'impression qu'il est la marionnette de Chalifoux et de Baudry.

L'histoire est intelligente, l'intrigue bien ficelée, Malacci (l'auteur) utilise tout son talent pour nous servie une bonne histoire. On ne voudrait pas être à sa place dans cette enquête qui n'avance pas. De plus, puisqu'il s'agit d'un auteur québécois, je m'identifie plus au quartier Rosement ou Westmount que Manhattan ou le Bronx. Quoi qu'il en soit, du Malacci, j'en veux toujours plus!

Acheter ce livre.

vendredi 23 juillet 2010

Éviter de dire, s.v.p.

Chaque métier comporte la même rengaine, surtout quand on fait affaire avec la clientèle. Donc, je poste ici, les répliques que je connais et j'informe les gens qu'il n'est pas nécessaires de les dire et les redire, vous êtres probablement la 10e personne qui passe le commentaire aujourd'hui.

Facteur

Garde les comptes.(habituellement accompagné d'un rire gras)

Donne-moi les chèques. (habituellement accompagné d'un rire gras)

J'attends une lettre importante (c'est un classique quand le client veut se plaindre d'une erreur de livraison)

C'est moins chaud aujourd'hui (sérieux? J'avais pas remarqué, merci)

Lors d'un problème de livraison : le propriétaire ne fait rien. (Ah ouin? Lui as-tu déjà demandé?)

Éboueur

Quand une auto est stationnée devant un conteneur, le client dit : « Embarque-le! »

Commis de magasin

Le mardi 30% de rabais pour les personnes âgées. De grandes pancartes sont accrochées sur les murs et pendent au plafond. Ces mêmes personnes viennent vous voir, le dos courbé et demande : c'est aujourd'hui la journée des p'tits vieux? (je veux bien vous respecter, mais il faudrait commencer pas vous-même)

Avez-vous des commentaires dont vous n'êtes plus capable et que le client qui vous le dit pense avoir trouvé la blague du jour?

mercredi 21 juillet 2010

Course contre la mort - Christopher Reich



L'Allemagne nazie n'est plus. Le procès de Nuremberg est sur le point de commencer afin de juger les coupables de crimes de guerre.

Erich Seyss, ancien champion olympique de course à pied et officier nazi, s'évade de prison dans le but de faire avorter le procès. L'officier, Devlin Judge (il porte bien son nom) se lance à la poursuite de cet homme.

Je vous l'accorde, j'ai un faible pour ce genre d'histoire. Pourtant, je n'ai pas aimé Le commando des Bâtards qui, après 30 minutes, terminait sa diffusion chez moi. Cependant, pour ce titre, l'auteur a joliment bien réussi à imposer un rythme effréné et constant.

Au tout début, les deux hommes se rencontrent et l'hésitation du Judge permet à Seyss de se défendre et de s'enfuir. Résultat : Judge a une côte fêlée et une journée de moins pour le retrouver. Parce que, j'ai oublié de vous le dire, l'américain n'a que 7 jours pour retrouver le fugitif.

Ce que j'ai apprécié le plus, ce sont ces ellipses entre l'enquêteur américain et le fugitif nazi. Souvent, Judge fait une action et quelques lignes plus bas, Seyss continue son périple sous ses yeux. Mon préféré : Seyss embarque sur un vélo et une ellipse après, Judge voit quelqu'un partir en vélo.

L'auteur m'a convaincu que j'étais dans cette Allemagne après-guerre, en ruine, sous les débris des bombes alliées. La chasse à l'homme ne m'a pas laissé de répit. Un thriller historique que je vous recommande.

Petite note comique : l'auteur possède le nom de famille parfait pour écrire ce livre, vous ne croyez pas?

Acheter ce livre.

mardi 20 juillet 2010

Super Mario Bros. Wii



Super Mario Bros. Wii était l'un des jeux les plus attendus pour Noël 2009. Fans des jeux de plateforme traditionnelle, vous allez être charmé! Je mentirais si je disais qu'ils ont raté leur coup!












Tout y est! Mario, Luigi, les toads, les Goombas, les Paratroopas, les plantes carnivores, les tuyaux, etc. Rien n'a été oublié. Les nostalgiques de l'époque de la première console NES seront ravis, surtout si vous avez joué et aimé Super Mario Bros. 3 (SM3).



Comme pour SM3, vous avez une carte du monde qui vous indique où vous êtes et vous avancez au monde 1-1 par exemple. Vous devez le passer avec succès si vous voulez avancer au 1-2. Souvent, le chemin se coupe en Y. Vous pouvez aller dans une maison jouer à un jeu de mémoire afin de gagner des champignons, fleurs ou cennes utiles pour les prochains mondes.

Les tableaux peuvent être joués de gauche et droite ou de bas en haut. Il y a les mondes souterrains des égouts, l'océan, les châteaux avec le reptile à battre pour lui ravir son bâton. Quand je vous dis semblable, je devrais dire identique.


Vous pouvez jouer jusqu'à 4 sur le même écran. Mais c'est là que ça se gâche. Je n'ai jamais vu un jeu aussi frustrant, aussi ******** (insérez le juron de votre choix). Vous devez aider votre partenaire à se rendre avec vous à la fin du tableau, mais il vous dérange sans cesse.

Si vous montez trop vite et que votre partenaire ne vous suit pas, il meurt. Si vous sautez trop vite pour éviter les obstacles et que vous partenaire ne vous suit pas, il meurt. Si on ne voit plus le personnage de votre ami à l'écran, il meurt. Si par bonheur, vous réussissez à esquiver quelque chose et que vous tombez sur la tête de votre partenaire, vous rebondissez et sois qu'il meurt parce qu'il ne peut plus bouger et quelque chose l'a touché ou vous crevez en tombant dans un ravin ou touché par un boulet de canon (il y a une pléiade de manières de mourir en innocent!). Votre partenaire a besoin d'un objet, mais malheur, c'est vous qui le ramassez. La tension augmente à la vitesse de vos erreurs et/ou de vos insuccès.



Bref, en solo, le jeu est lassant. Entre amis, vous allez vous nuire la plupart du temps. On se critique tout le temps.

« Tasse-toi, faut que je monte là! »
« Pourquoi t'as ramassé le champignon? Chu mort là! »
« Qu'est-ce que tu fais? »

Une belle soirée de chicane en perspective...



Pour un caractère comme le mien, ce jeu est à éviter. J'avais le goût d'utiliser le disque comme pigeon d'argile et le tirer au bazooka. Pour ma part, j'ai cessé de jouer la journée où mon fils s'est échappé et m'a injurié. En plus d'être puni, de ne plus jouer à ce jeu avec lui, je lui ai rappelé qu'il joue avec son père, pas un de ses chums dans la cour de récréation.

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samedi 17 juillet 2010

Les filles du juge - Robert Malacci



Sylvie Rissère a disparu, le juge André Rissère demande à son ami, l'avocat Gérard Bonenfant, d'offrir une somme à Malacci afin qu'il retrouve sa fille.

En 2008, les éditions Alire ont réédité les deux premiers titres de Robert Malacci publié chez Québec/Amérique au milieu des années 90. Robert Malacci est, selon moi, le meilleur auteur de polar du Québec.

Pour vous mettre dans le contexte, Robert Malacci travaille comme photographe chez Écho-Matin, un « torchon » genre Allô police. Alfred Pouliot, son patron journaliste l'appelle sans cesse pour l'assister, comme photographe, dans des affaires morbides.

Malacci est un sacré charmeur. Il aime les femmes et décrit ses ébats avec justesse et avec assez de détails pour nous imaginer que ce fils d'un père italien et une mère française drague tout ce qui bouge.

Mais le photographe a le don de se mettre les deux pieds dans les plats. Malacci se retrouve vite la victime de gens qui ont intérêt à ce que la vérité, la véritable raison de la fuite de Sylvie, ne se sache pas. Sylvie aussi sera victime d'actes criminels. Malacci devra comprendre l'histoire de la famille, les cauchemars de Sylvie et la relation entre le juge et l'avocat.

Robert Malacci a un talent fou pour bâtir une histoire abracadabrante, pleine de rebondissements. Comme je le disais pour Ad nauseam, cet auteur a su trouver l'équilibre parfait entre le jargon québécois et la littérature internationale. J'aime qu'on exploite les expressions de chez nous tout en conservant un certain respect envers la langue française et Malacci réussit l'exploit.

Vivement une prochaine publication inédite!

Acheter ce livre.

jeudi 15 juillet 2010

Savoir arrêter?

Au début de l'été, je voulais prendre un break d'écriture et même de blogue. Ma décision pour l'écriture avait été renchérie par ma fermeture d'esprit lors de l'atelier. Comme vous avez lu plus tôt, je n’ai quand même pas chômé avec tout le tralala de la vie quotidienne. J'ai même oublié de mentionner un roman pseudo sf que Guillaume et Alain m'ont confirmé que rien ne tenait debout!!

Mais malheur, je veux participer à un appel à texte et il se termine le.... 31 août 2010. Donc, je dois revenir sur ma décision. J'ai donc suivi l'un des conseils de l'atelier, l'un des plus importants : le remue-méninge.

Qui?

Pourquoi?

Comment c’est arrivé?

Où?

De quelle façon?

Quel narrateur?

J'ai répondu à toutes ces questions et mon texte que j'ai commencé cette semaine est rendu à plus de 2000 mots. Je suis content et fier de ce que j'ai écrit. Depuis environ deux semaine, je fais des recherches sur le Net et à la bibliothèque. J'ai consulté plusieurs livres et façonné une idée qui me plait. On verra le résultat!

lundi 12 juillet 2010

Réponse de Josée Verner pour le programme d'aide

J'avais demandé :

Bonjour madame Verner,

J'espère que vous lirez personnellement ce message et non pas seulement votre attaché politique.
(bien sûr, je rêvais...)

Votre gouvernement a l'intention de couper les subventions aux revues dont le tirage est inférieur à 5000 copies par année (http://www.pch.gc.ca/fra/1268240166828/1268251838678). Je dois avouer que je ne comprends pas cette direction. Des revues à l'aise financièrement continueront de recevoir des subventions (http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/55-enjeux/1339-quebecor-fonds-publics), pourtant la publicité et le fort tirage leurs rapportent les revenus nécessaires pour continuer à publier, pas ceux comme la revue Virages (http://revuevirages.com/NewFiles/communiques.html) ou Solaris (http://www.revue-solaris.com/).

Vous allez vous dire que je prêche pour ma paroisse, peut-être. Mais si des gens ont besoin de magazine comme le 7 jours et le Reader's Digest pour se divertir, d'autres gens ont besoin d'une autre sorte de littérature que les potins de la clique artistique québécoise. De plus, je l'avoue, je soumets dans ces revues et j'ai été publié. C'est important de continuer à encourager la littérature française dont le marché est petit et pas très riche.

Pouvez-vous intervenir et/ou me fournir des renseignements sur la vraie nature de ce changement proposé par la parti Conservateur?


Et elle m'a répondu :

Bonjour M. Bourdeau,

Pour répondre à votre question, je me suis adressé au ministre du Patrimoine canadien, M. James Moore, responsable de ce dossier.

Tout d’abord, il faut préciser qu’une évaluation du Fonds du Canada pour les magazines a permis de déterminer que le volet « Aide aux magazines artistiques et littéraires » et un programme similaire géré par le Conseil des Arts du Canada se recoupaient. C’est la raison pour laquelle le ministère du Patrimoine canadien n’accordera plus de soutien spécialisé à ces titres dans le cadre du nouveau FCP. Cependant, le Conseil des Arts du Canada continue de verser environ 3 millions de dollars par année aux magazines artistiques et littéraires en fonction de leur excellence littéraire.

Le FCP appuie les préférences de lecture des Canadiens. L’élément principal du programme, soit le volet « Aide aux éditeurs », exige qu’au moins 5 000 exemplaires soient vendus par année. Par ailleurs, les magazines artistiques et littéraires, y compris ceux qui vendent moins de 5 000 exemplaires, peuvent obtenir du financement pour des projets présentés dans le cadre du volet « Innovation commerciale » où ils profiteront d’un accès prioritaire au cours des prochaines années. Les projets en question visent à aider les plus petits magazines à exploiter des idées d’affaires novatrices, à accroître leur lectorat et à examiner les possibilités qu’offre la technologie numérique.

Je vous remercie pour votre courriel et j’espère avoir répondu à votre question.


Tirez vos propres conclusions.

Réaction outre-mer

Ceux et celles qui croient qu'un blog n'apporte rien ou ne provoque pas de réactions, détrompez-vous! Internet a coupé bien des frontières, dont celle de la communication. J'ai reçu, sur mon compte Facebook, le commentaire de l'auteur Alexandre Najjar :

Cher monsieur,
merci pour votre commentaire très pertinent à propos de "Berlin 36". Pour répondre à votre observation, je vous rappelle que la mort de Hitler coïncide avec celle de Goebbels et il m'a paru intéressant de montrer la fin de ce dernier tout comme je montre la fin de chacun des autres protagonistes du roman. Quant à Hitler, il était effectivement "mou" avec les femmes, tous les témoins et biographes l'affirment. Merci encore, vous êtes un lecteur extrêmement perspicace.
Bonne chance pour votre blog !
Bien cordialement
Alexandre Najjar


Même si un océan nous sépare, il a pu prendre connaissance de ma critique et réagir! N'est-ce pas merveilleux et motivant?

P.S. : Ça m'est arrivé une fois, pour Le mâle idéal de Mathieu Fortin. Ce dernier avait mis le lien sur son défunt compte Facebook. J'avais oublié Carl Rocheleau sur son blog. Désolé!

samedi 10 juillet 2010

Berlin 36 - Alexandre Najjar


Au travers de la vie de personnalités importantes de l’époque dont James Cleveland Owens (Jesse Owens), Leni Riefenstahl et Claire Lagarde nous entrons tête première dans la propagande raciale des nazis pour ces jeux.

Le livre est découpé en trois parties, Panem et circenses, la grand-messe et après. La première partie traite de l’organisation nazie de la XIe olympique des temps modernes.

Jesse Owens, un noir originaire d’Oakville dont les parents sont les enfants d’esclaves, le père travaille dans un champ de coton. Cette grosse famille de 11 enfants déménage à Cleveland. Jesse va à l’école. Mais l’Amérique des années 20 est raciste, très raciste même. Par exemple, les Noirs ne peuvent pas emprunter le même ascenseur que les Blancs ou n’ont pas le droit de louer une chambre dans un motel dont l’affiche mentionne « interdit aux Noirs ». Jesse sera recruté et entrainé par Charles Riley.

Leni Riefenstahl est productrice de cinéma allemand. Goebbels, le ministre de la propagande et Hitler lui demande de créer un film propagandiste sur les Jeux olympiques de Berlin et la gloire de IIIe Reich.

Claire Lagarde est une journaliste française qui travaille pour l’Auto, un journal français. Elle suivra les jeux de Berlin et critiquera le caractère racial et politique des jeux.

On devine vite que cet événement veut prouver la supériorité aryenne sur les autres ethnies de la planète. Goebbels travaille fort pour réussir ce pari. Lors des jeux, on voit un Hitler frustré de la domination de Owens pour la seule raison qu’il est noir. Malgré son engagement envers le CIO, Hitler refuse de serrer la main à un athlète de couleur.

Je trouve que plusieurs chapitres de la dernière partie sont inutiles. Nous n’avons pas besoin de savoir que la guerre a été déclarée ni qu’Hitler se suicide dans son bunker. Ce sujet a été traité de long en large par des milliers de romans, de films et de documentaires. De plus, j’ai eu l’impression que le Hitler de ce roman était trop mou, trop compréhensif. Quand on a lu comment il était vraiment, on peut s’attendre à le voir engueuler tout le monde dès qu’il est contrarié. Aussi, chaque chapitre commence par « Où l’on voit… » et cela m’agressait. Par exemple : « Où on lit la critique de Berlin 36 ».

On comprend que le retour à la réalité de Owens le frappe de plein fouet. Qu’il est devenu une bête de cirque.

J’ai lu les 278 pages de ce livre en 3 jours. J’ai beaucoup aimé. L’auteur révèle, à la fin de son ouvrage, une bibliographie impressionnante sur chacun des personnages et sur l’événement des olympiques à Berlin. Drapeaux rouges à la croix gammée, soldat parcourant les rues avec un brassard rouge au bras, on assiste à l’une des plus grandes tromperies que l’humanité ait connues (surtout quand on sait la suite des événements). Goebbels, Göring, Hitler, Eva Braun, Ress, la plupart des noms associés au IIIe Reich sont présents. J’ai eu l’impression de participer à ces jeux, d’être dans le Olympiastadion avec les 100 000 spectateurs hystériques.

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vendredi 9 juillet 2010

Super Paper Mario




Prévu pour la console GameCube, la suite de Paper Mario, the thousand years door, est intéressante. J'avoue, au début, avoir été un peu déçu. Malgré tout, j'ai eu beaucoup de plaisir à jouer.












Mario doit retrouver les Pure hearts afin de sauver le monde de la destruction par le Count Bleck et ses acolytes. Mario se rend dans les villages de Flipside et de Flopside où il rencontre Merlon et Merlee. Jusqu'ici, le concept est semblable au titre précédent.

Au fur et à mesure que le jeu avance, la noirceur (une sorte de déchirure dans le ciel à gauche de l'écran) grossit. La fin du monde approche.




Mario a la faculté de traverser dans le monde 3D. En appuyant sur A, il traverse dans ce monde pour y découvrir certains trésors ou passages secrets. Souvent, une colonne vous empêche de passer, mais dans cette dimension, vous pouvez passer à côté. Mais attention, vous avez un temps limite pour retourner en 2D, sinon, vous perdez un point de vie et la barre de temps revient complète pour recommencer à descendre.

Mario sera aidé par ses amis (et ennemi) habituels. Princesse Peach, Bowser et Luigi accompagneront Mario avec chacun leurs forces et leurs faiblesses. Les pixls vous aideront aussi. Tipi, une sorte de papillon, vous aide et discute à votre place (Mario ne parle presque pas, sauf pour faire un son quelconque) et avec votre manette de Wii, deviendra une lampe de poche. Vous pourrez alors découvrir certaines portes cachées. D'autres pixls se joindrons à vous. Ils pourront créer un marteau, avancer plus vite, rapetisser, attraper des objets, etc.



Comme l'autre titre, chaque monde est séparé comme un livre c'est-à-dire par chapitres. Beaucoup de lecture inutile, qu'on ne lit jamais (même en français, je ne lirais pas). Malgré tout, si une traduction en joual, à la Mario Galaxy, existait, ça me ferait sourire et augmenterait l'attachement au jeu. Les gamers québécois savent que le Québec hérite majoritairement des versions américaines.

Quoi qu'il en soit, chaque monde vous permet de rencontrer un nouveau pixl et à la fin, vous trouverez un coeur. Ce qui est plate, c'est de rechercher le « heart pillar », la colonne dans laquelle vous devez le placer pour passer à l'autre niveau. Ça peut être long et des fois, les indices en anglais ne sont pas toujours évidents à bien comprendre (je lis assez bien l'anglais et souvent, je me grattais la tête).



Le jeu est aussi plaisant que le précédent. Un peu moins long, les combats sont moins structurés, mais ça n'empêche pas d'aimer ce titre. Pas trop long à terminer, vous n'aurez aucune difficulté à le trouver chez un EB Games, par exemple. Je vous invite à l'essayer, vous allez aimer!




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mardi 6 juillet 2010

Legends of Wrestlemania


Encore un jeu que j'ai acheté à rabais. 20$ chez Zellers. Le pire c'est que je l'ai trouvé encore moins cher chez Future Shop, mais bon, pour une piastre de moins, je devrais réussir à manger cette semaine!

Vous incarnez les lutteurs les plus connus de tous les Wrestlemania. Certains choix sont douteux comme Nikolai Volkoff ou Junkyard Dog par exemple. Vous pouvez aussi choisir le décor de Wrestlemania que vous voulez, avoir un gérant et le type de combat souhaité (royal rumble, survivor serie, etc).



Chaque intro, musique et mimique a été fidèlement reproduites. Ce qui est plate, c'est que les personnages n'ont aucune émotion dans le visage, leur mouvement est statique, et pas seulement dans ce jeu, les programmeurs n'ont pas encore trouvé une façon de rendre les expressions et la gestuelle réalistes. Bref, regardez une animation d'une des trois consoles disponibles, prenez un jeu mettant en vedette des humains et vous allez comprendre.



Apprendre les prises est tout aussi compliqué. Une manette avec 11 boutons et 3 sticks, ça fait de la combinaison monsieur! Le joueur peut appuyer sur start pour voir le menu d'aide, mais c'est difficile à mémoriser parce que chaque prise est utilisée dans une situation (dans les câbles, hors du ring, de dos, de face, couché, etc). C'est sûr qu'à force de joueur, on doit finir par les connaitre sauf qu'au début, on ne fait que des coups de poings, de pied et une ou deux prises qui se répètent sans arrêt. Rien de bien palpitant.



Les mouvements sont saccadés, l'ambiance est ratée, il n'y a rien d'extraordinaire dans ce jeu. Pas moyen de se pratiquer dans un gymnase par exemple ou de mettre un deuxième joueur inactif (quand tu n'as pas la deuxième manette) pour essayer des choses. Grosse déception! À déconseiller.

dimanche 4 juillet 2010

Questionnement héréditaire

Avez-vous déjà vécu une situation qui vous a figé? D'avoir l'impression que les murs se resserrent sur vous, de vous sentir étouffé, de n'avoir envie de rien sauf vous enfuir en courant, de nager dans la négation, de ne plus écouter ce qu'on raconte autour de vous, d'être partagé entre la colère, la frustration, la déception et l'humiliation?

Peu importe le moment et l'instant dans votre vie, j'ai réalisé une chose complètement malade : le bagage génétique de mon fils est quasi identique au mien.

J'ai ressenti cette angoisse, cette peur, cette envie de vouloir tout balancer au bout de mes bras et de se traiter de pas bon, de mauvais, de pourri, etc.

Avez-vous vécu une situation qui vous oblige à encaisser parce qu'il le faut, qu'il n'y a pas de moyen de fuite. Vous sentez cette implosion en train de se produire en fond de vos tripes et impossible de la contrôler.

J'ai été frappé. Tellement que j'ai dû m'éloigner, fuir, prendre le recul que je ne pouvais pas prendre parce que la situation exigeait que je reste présent, complètement perdu dans mes pensées fatalistes, victime d'un dédain envers soi-même.

Et ils avaient tous raison. Ça, ça fait mal.

Je me dis, pourquoi ça tombe sur moi? Pourquoi je ne perfome pas quand je dois le faire? Pourquoi n'étais-je pas prêt à ça? Pourquoi étais-je si vulnérable? Je me sentais comme au banc des accusés, me sachant innocent, écoutant l'avocat adverse manipule la preuve contre moi et que l'acquittement est impossible.

Fuir. Fuir avant d'exploser. Cet écoeurement, ce dégoût pour mes dix doigts, on dirait que ça a ravivé ce mal de pied que j'endure depuis 1 semaine suite à un coup de bâton accidentel pendant une partie de deck-hockey.

Reconnaître mon gars en moi, ça m'a sonné, j'étais fessé, terrassé. Même si je voulais nier, il n'y a aucun doute, cette angoisse compulsive vient de son père. J'ai peut-être perdu le respect de certains, mais je vais aider mon gars à gagner son combat parce que je l'aime et le comprends plus que jamais.

vendredi 2 juillet 2010

Je ne me plains pas!

Je croyais avoir ralenti depuis le mois de mai.

J'ai calculé mes projets 2010:

J'ai ouvert un blog, j'investi beaucoup de temps dans le syndicat, je joue au le hockey cosom (les gars ont donné une raclée de 9-4 hier et j'étais absent (blessure au pied lors du match de dimanche soir)), mon fils demande énormément d'énergie, les amis que je vois moins et la famille.

Pourtant, je ne suis pas en léthargie. De mémoire, j'ai écrit 2 livres, jeunesse et adulte, et trois nouvelles. Une pour l'atelier de ce week-end, une en attente et l'autre qui n'est pas fantastique.

De quoi je me plains? Rien! Ça me tentait de l'écrire et de récapituler ce que j'ai accompli en 2010.