mercredi 28 avril 2010

Les collants sont arrivés!



J'ai commandé des collants muraux pour la chambre de mon fils. Blik, une compagnie californienne, fabrique des collants pour tous les goûts. J'hésitais entre le Mario des années 80 ou le Mario des années 2000. Finalement, j'ai opté pour ce dernier.



Reçu hier en fin d'après-midi, ça m'a coûté environ 150$, frais de douane inclus (43$).



Facile à décoller de la feuille et ce, sans risque de déchirure, je suis surpris de la qualité de ce produit.



Voyez-vous même le résultat final. Même le hamster n'a pas osé sortir le museau de son trou de peur de voir un Goomba lui sauter dessus.



Une dizaine de jours, au moins 3-4 en dédouanage, et la boîte est chez moi. Vive l'internet!

mardi 27 avril 2010

La réécriture, c'est l'art de voir ce qu'on ne voit pas

Je dois l'avouer, quand on écrit un texte (et même quand on le relit), je sursaute à la lecture de certains commentaires. Pas qu'ils sont faux, mais je me dis « Comment j'ai pu ne pas voir ça? ».

J'ai la fâcheuse manie d'expliquer des niaiseries en pleine action. Un peu comme les comics book de chez Marvel. Pendant que Spider-man, Iron man ou n'importe quel bonhomme dont le nom se terminer par man, il discute, fais des blagues entre deux coups de poing!

De là, l'importance d'avoir des gens qui relisent nos textes.

Des fois, ce sont des mots presque identiques, mais totalement différents de sens. Je me demande comment les écrivains (e)s pouvaient se corriger dans les années 50 par exemple. Bref, avant l'ordinateur maison et les programmes comme Antidote. Comment pouvaient-ils voir leurs répétitions? Devaient-ils relire leurs manuscrits des centaines de fois?

Je manque de discipline et de concentration. Quand je reviens de travailler, l'adrénaline doit descendre avant de me mettre au travail et ça peut prendre 1 heure, 1 heure 30. Le soir, je suis zombie. C'est le matin que je suis à mon meilleur (quand je n'ai pas un rhume qui me gruge l'énergie comme maintenant grrr!), je n'ai que 30 à 45 minutes (faut partir travailler).

Ce n'est pas pour me plaindre, mais j'ai hâte de retrouver mon rythme. Bon, je vais faire une sieste!

lundi 26 avril 2010

Le cinquième évangile - Philipp Vandenberg


Anne Von Seylitz reçoit une mauvaise nouvelle, son mari Guido est décédé dans un accident automobile. Elle décide de faire elle-même son enquête et de trouver les vraies raisons de sa mort. Elle apprend que son mari possédait un cinquième évangile très recherché par certains groupes. Sa quête la mènera partout dans le monde.

Quelle déception que Le cinquième évangile. Plate comme l’eau de la pluie. Ce qui m’a attiré était la mention « le Dan Brown allemand ». J’étais curieux de lire la ressemblance. Mais jamais Vandenberg n’a su exploiter le rythme si bien amené par Brown. Dan Brown écrit de court chapitre, plein d’action et de rebondissements. Les chapitres de Vandenberg sont longs, pénibles et des fois, on saute dans l’univers scientifique de certaines organisations.

Je ne voulais pas lire un clone de Brown, mais vouloir continuer ma lecture le lendemain. Ce qui n’était pas le cas. Le livre ramassait la poussière plus qu’autre chose et c’est bien triste. On se retrouve dans un village dans une montagne en Grèce où l’on traite des malades mentaux ou — et c’est ici que la ressemblance est —dans le Musée du Louvre à Paris ou on parle du Vatican.

Quand vais-je lire quelques détails d’un supposé évangile? J’aimerais ça, par exemple, qu’on écrire par bribe l’évangile de Judas — qui n’aurait pas vendu Jésus, mais obéit à celui-ci — entièrement inventé juste pour augmenter l’intérêt. L’église n’a plus aucune crédibilité, j’aimerais lire un auteur qui laisse son imagination ébranler le temple biblique encore une fois.

La prochaine fois, ne comparez pas les auteurs, mais laissez-vous guider par eux.

Acheter ce livre.

dimanche 25 avril 2010

Fin de semaine de cours

Détrompez-vous, ce n'était pas des cours de rattrapage! De nouvelles fonctions amènent de nouvelles responsabilités! Ça ressemble à Spider-man, mais bon...

Donc, toute la fin de semaine, j'ai suivi un cours donné par mon syndicat. J'ai appris des choses et il y en avait d'autres que je savais. Mais la convention collective fait environ 500 pages et apprendre ce jargon par coeur est un défi de taille.

Ça se passait à Dummondville. J'ai sorti un peu avec les confrères et les consoeurs (billard samedi et hockey vendredi). J'ai tenté d'avancer un peu dans la réécriture de mon roman. J'ai réussi 2 chapitres, c'est mieux que rien.

Je n'avais pas de maillot de bain. Ma chambre avait une porte-patio qui ouvrait directement sur la piscine intérieure et le spa. Tanné, je mis mes bobettes et j'ai sauté dans l'eau et relaxé dans les tourbillons du spa. C'était le fun, malgré que ça aurait été encore plus drôle avec 2-3 ami(e)s!

J'ai le crâne bourré. Je suis bien content d'être de retour chez moi.

jeudi 22 avril 2010

Ad Nauseam - Robert Malacci


Gonzague Chalifoux, le propriétaire d’Écho-Matin veut acheter un journal toulonnais, en France. Il envoie Alfred Pouliot, journaliste au langage coloré qui n’aime que les scènes dégueulasses et Robert Malacci, photographe à la pige. À Toulon, la relation entre Arabes et résidents est tendue. On accuse l’un d’eux du meurtre d’une Française. Pouliot saisit la balle au bond et écrit des articles incendiaires sous une autre identité. Bref, une guerre raciale est commencée. Malacci mène son enquête auprès de la communauté arabe.

Pour moi, Robert Malacci a été une révélation. J’ai commencé avec Sacs de nœuds, son dernier titre publié chez Alire et j’ai tout de suite accroché à son style. Pas trop français international ni jargon québécois. Malacci a su trouver un juste milieu qui m’a carrément fait triper.

J’ai tenté de lire Édouard H Bond, un extrême quand on parle du style littéraire, mais cette particularité m’a repoussé.

Pour Malacci, je suis fan pas à peu près. D’ailleurs, vous pouvez consulter ses petites histoires en ligne dans mon blogroll (Humour noir), ça va vous donner une idée. Attention, vous pourriez devenir accro!

Je m’inspire souvent du style d’écriture de Malacci pour écrire. Sans le copier, je m’en inspire et je lui ai dit par courriel! Peut-être existe-t-il d’autres auteurs sur lesquels je triperais, mais il y a si peu de publicité qu’il demeure des inconnus. Évidemment, on utilise la notoriété de l’auteur pour attirer des lecteurs et ainsi faire une vente. Nelly Arcan et son suicide (je ne la connaissais pas avant ça), Dominique Michel et le livre sur sa vie vendu à 200 000 exemplaires, je crois, Patrick Senécal et son genre, dont les 2 derniers livres laissent à désirer. Il y a quelque part un auteur qui attend sa reconnaissance!

Ad nauseam est un polar qui se lit vite. L’action se déroule à vive allure et comme à son habitude, Malacci se met les pieds dans les plats sans oublier les jolies dames qu’il rencontre chaque fois. Tous les ouvrages de Malacci sont courts (plus ou moins 200 pages). Commencez avec La belle au gant noir, mais Ad nauseam n’est pas un mauvais choix.

Acheter ce livre.

mercredi 21 avril 2010

Le vice travaille!

Je viens de compléter ma deuxième journée à titre de quatrième vice-président de ma section locale.

Pour faire un court résumé, seul le président est libéré à temps plein. Son premier vice l'est presque tout le temps. Nous allons faire des rotations, car nous sommes une jeune équipe inexpérimentée (seul le premier vice a environ 20 ans d'expérience) et nous devons apprendre.

Depuis mardi : deux recontres patronale-syndicale, attribution des bureaux (si, si j'ai un bureau!), je règles des problèmes par ci par là, bref, de 7h à 15h, je ne m'ennuie pas. Mais j'aime ça.

Le désaventage dans tout ça est le manque de temps pour lire, écrire ou réécrire. Même jouer à Gran Theft Auto 4 est devenu compliqué parce que je manque de temps.

Présentement, je me sens quelque peu inutile parce qu'il y a beaucoup de chose à apprendre et à savoir, mais l'expérience va entrer. Le travail ne me fait pas peur!

lundi 19 avril 2010

L'Ordre du Jour - Edlef Köppen


Vous ne devriez pas tenir ce livre en main.

Roman sans lecteurs, interdit par les nazis en 1933, année de leur élection, L’ordre du Jour a été condamné au silence depuis soixante-treize ans. Ce livre figurait en tête de la « Liste des produits littéraires nocifs et indésirables » établie par les services de propagande du Reich.
(extrait du résumé)

En avez-vous assez des livres, films et histoires sur la Deuxième Guerre mondiale? On a décortiqué Hitler, Goering, Himmler, Goebbels, Denitz, Eva Braun et j’en passe. On a traité de long en large le génocide des juifs, l’opération Barbarossa (le viol du traité de non-agression Allemagne-Russie par les nazis), le jour J, la bataille d’Angleterre, etc.

Mais on a oublié les 10 millions de morts dans les tranchées et les 20 millions d’invalides de 1914-1918.(merci Wikipédia)

Pour ma part, je suis blasé de la 2e guerre. J’ai joué à Medal of Honor et Call of Duty. J’ai regardé Il faut sauver le soldat Ryan (le meilleur film, à mon avis), le commando des Bâtards (pas aimé du tout), la série Band of Brothers (où on ridiculise les soldats allemands, à mon avis, juste pour raviver le patriotisme américain?).

Seul Le sentier de la gloire, film en noir et blanc de Stanley Kubrick, m’avait impressionné.

Dans l’Ordre du Jour, on suit le récit d’un volontaire allemand qui s’est enrôlé dès le début de la guerre. Tranchées, camaraderie (du no man’s land jusque dans les hôpitaux), canons, bombes à éclat, gaz moutarde, pour la première fois on lit la version d’un soldat allemand. Et Köppen est un pacifiste (ou l’est devenu après le conflit). L’histoire qu’il nous raconte est la sienne.

Ce qui m’a fait accrocher, ce sont les informations qu’on a tout au long du livre. Des avancées technologiques aux commentaires de l’empereur, du chancelier, du ministère de la censure, du commandant en chef, etc. Voici des exemples :

Différents faits récemment survenus rendent nécessaire de rappeler expressément que le colportage et la propagation d’annonces de victoire non vérifiées tombent sous le coup des dispositions pénales de la proclamation du 15 novembre 1914. Elles sont grandement susceptibles de jeter le trouble dans les esprits et d’ébranler la confiance dans le commandement suprême.(…)

Tout ordre doit être exécuté, autant que faire se peut, à la lettre. Si le soldat rencontre dans sa mission des difficultés, il ne doit pas se mettre en tête que l’ordre est inexécutable : il lui faut réfléchir au moyen de surmonter ces difficultés, en sorte d’atteindre au but de manière un peu différente. (…)(code de la justice militaire allemand)

La publication de récits de «scènes de fraternisation» entre ami et ennemi dans les tranchées n’est pas souhaitable. (direction générale de la censure)

C’est ainsi tout le long du livre, entrecoupé du récit. On comprend très bien la propagande et le lavage de cerveau. Et détrompez-vous, ce n’était pas plus beau dans l’autre camp. Par exemple, la bataille de la Somme, le haut commandement britannique a envoyé 57000 soldats à la mort en une journée. 442 000 morts ou disparus du 1er juillet 1916 au 18 novembre 1916 (encore merci Wikipédia!).

Si vous aimez les histoires de guerre. Je vous recommande ce livre. Historique en plus. Il y a une histoire autour de ce livre et vous pouvez l'acheter ici!

dimanche 18 avril 2010

Entre deux textes

Je suis dans un entre-deux. Comme si je flânais sur un pont en attendant de décider quel bord je veux aller. C’est probablement la raison pourquoi j’ai autant de temps pour écrire sur mon blogue. Mon livre jeunesse a été soumis à 3 éditeurs et j'attends leurs réponses tandis que mon roman adulte reçoit les critiques de mon comité de lecture personnel.

Sur ce dernier point, je suis choyé. J’ai quatre personnes, 3 hommes et une femme, qui m’ont donné (ou vont me donner) leur avis. De la simple coquille à l’incohérence ou le manque de profondeur dans une scène, grâce à eux, je sais que je vais présenter un produit complet. Ce n’est pas évident de trouver des gens dévoués et je tiens à les remercier de tout coeur.

Je me souviens qu’une amie déplorait la façon dont ses lecteurs de manuscrit se défilaient pour ne pas la critiquer. D’ailleurs, ne dites pas oui si savez que vous allez dire non dans quelques semaines (je ne vise pas personne ici, c’est un simple commentaire. Je spécifie parce que dernièrement, des gens à mon travail se sont sentis visés par mes propos et ils n'auraient pas dû l'être). Je crois que tout le monde est conscient que s'il accepte de lire et d’aider quelqu'un, il doit aller jusqu'au bout comme dirait Patrick Senécal dans tous ses romans!).

Vous êtes une espèce en voie de disparation et l'écrivain amateur comme moi a besoin de vous!

Un de mes amis a compris qu’en littérature il ne faut pas passer par quatre chemins pour se faire expliquer nos lacunes dans un texte. Parce qu'on se connait depuis plus de 15 ans, il m'appelait pour justifier pourquoi moi, j'ai tort et lui, a raison. Résultat : refus presque partout, découragement et, c'est le côté positif de l'affaire, prise de conscience.

J'ai compris ce point lors de mon atelier d’écriture avec Élisabeth Vonarburg et les ateliéristes! J’avais soumis de la science-fiction et mettons que je me suis fait varloper. On oublie son égo. Si bien que ce texte est en attente. Déception devant la montagne de travail? Un peu. Mais j’attends la date du prochain atelier court (cette année, il y a du nouveau) pour soumettre un texte fantastique. Pas compliqué, j’en avais écrit deux l’an passé.

Actuellement, je prends des notes pour d’autres textes. J’ai eu de petites idées, des ébauches. Est-ce que ça va finir en roman ou en nouvelle, je ne le sais pas. Le plus triste c’est que j’ai un roman de 191 pages et 53000 mots qui dort dans mon ordi, refusé 3 fois. Pourtant, je suis convaincu de sa qualité, mais vous savez comme moi, ils sont rares les éditeurs qui expliquent la raison de leur refus. Sans oublier que les éditeurs de fantastique, ça ne court pas les rues.

samedi 17 avril 2010

Assurance tout risque!

Je viens de recevoir le renouvellement de mon assurance habitation. Comme je m’y attendais, le montant de ma prime a augmenté. Recommence donc les appels plates pour dénicher un assureur à meilleur prix.

Je ne peux même pas soumissionner par le net, la plupart des sites offre que l’assurance automobile. Quand je clique sur habitation, il me dirige sur une page avec leur numéro de téléphone.

Je trouve un nouvel assureur et fais venir les papiers. J’appelle mon assureur pour l’informer que j’annule sa police. La dame au bout de la ligne insiste pour proposer une contre-offre. La majorité de ce qu’elle me dit n’est pas inscrite sur le contrat. Contrat très minimaliste en passant.

Ses arguments sont solides et intéressants, mais finalement, elle ne peut pas offrir une prime moins chère que la mienne.

Jusqu’ici, c’est banal et normal. Mais pourquoi cette compagnie n’a-t-elle pas envoyé sa meilleure offre quand j’ai reçu son enveloppe dans ma boîte aux lettres? Pourquoi n’ont-ils pas inscrit (en caractère gras par exemple) toutes les clauses qu’elle m’a dites? Si j’échappe un gallon de peinture sur mon divan, je suis couvert. Si je fais un party et quelqu’un me vole un bijou (ne cherchez pas, j’en ai pas!), je suis couvert, etc.

Un autre assureur avait baissé ma prime annuelle de 500$ parce que, subitement, j’étais devenu mature avec la naissance de mon fils.

« Pourquoi ne pas me l’avoir demandé ou simplement l’inscrire sur votre site ou votre contrat? », avais-je demandé.

« C’est votre responsabilité! », m’avait-elle répondu.

« C’est sûr qu’après une naissance la première place que j’appelle c’est mon assureur! », j’avais conclu.

C’est prouvé, il n’y a aucune prime de fidélité. Tu sais si tu as une bonne assurance la journée que tu en as besoin. Sois assuré, mais ne réclame jamais sinon on te casse les oreilles avec ça pour les 6 années suivantes.

À mon humble avis, après les politiciens et les avocats, les assureurs sont probablement les pires voleurs!

vendredi 16 avril 2010

Le mâle idéal - Mathieu Fortin



À St-Édouard, on raconte que certaines familles se transmettent des dons extraordinaires de génération en génération. Certains parlent aux esprits, d'autres communiquent avec les animaux et certains accomplissent des prouesses encore plus spectaculaires. Sébastien, lui, peut soigner les blessures, réparer les coupures, guérir les grands malades… (extrait du résumé)

Quel excellent roman que Le mâle idéal. Mathieu Fortin a su m’entrainer dans une direction pour conclure complètement à l’opposé. Complètement... félin! J’aime mieux lire 85 pages avec plaisir que 400 pages monotones.

Au début, j’avais l’impression de lire Les fantômes de Péka, mais avec d’autres personnages et des pouvoirs différents. Celui de Pierre-Karl est de voir les fantômes tandis que Sébastien est de guérir. Chacun a des contraintes reliées à l’utilisation de leurs dons. Rapidement, j'ai compris que j'avais eu tort de comparer. Je m’attendais aussi à lire une écriture un peu plus mature puisque la série Obzcure s’adresse à un public de 12 ans et plus. Malgré ces petits détails, ce livre m’a plu énormément.

Et ça ne prend pas beaucoup de temps à votre journée, une heure, une heure trente maximum. Mon fils aime lire Garfield, aimerait-il Le mâle idéal?

Acquérir le livre.

mercredi 14 avril 2010

Pars vite et reviens tard - Fred Vargas



Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg enquête sur la présence de 4 inversés inscrits sur diverses portes dans l’arrondissement XIIIe de Paris. Peu après, les occupants des logements sont retrouvés morts. Des cadavres de rats sont présents à chaque fois.

Suggéré par une amie, ce livre est très long avant de commencer. Si vous passez les 100 premières pages, vous avez un excellent livre entre les mains. À la page 101, l’action débute et là, oubliez ça, on veut toujours en savoir plus, on ne peut plus fermer le livre.

De mémoire, le fameux 4 inversé était utilisé pour identifier un lieu infecté par la peste bubonique lors de l’épidémie la plus dévastatrice de l’humanité. Ça fonctionnait autant que les amulettes ou les épices que les médecins déposaient dans le bec de leur masque (voir photo). Pars vite et reviens tard était la phrase utilisée pour éloigner ce mal de la population.

Si, comme moi, vous adorez l’histoire et aimez incoporer ou lire des éléments historiques dans un récit, vous allez aimer la façon dont Fred Vargas a ramené la peste en plein cœur de Paris (après une courte recherche, j’ai lu que le dernier cas remonte à 1930). Évidemment, panique et crainte envahissent les Parisiens. Je vous le recommande!

J’ai eu l’opportunité de voir le film la journée immédiatement après que j’aie fini de lire ce roman. Drôle de hasard, je ne savais même pas qu’on avait tourné un film sur ce livre. Bien sûr, le roman est meilleur!

Acheter ce livre.

lundi 12 avril 2010

La nuit soupire quand elle s'arrête - Frédérick Durand


Je sais que la critique a bien reçu ce dernier titre de Frédérick Durand. Ce titre a remporté le prix Jacques-Brassard et toutes les critiques que j’ai lues étaient élogieuses. Loin de moi l’idée de dénigrer cet ouvrage parce que l’auteur a un talent d’écriture indéniable. Presque trop!!!

Je sais que j’ai un problème avec un roman ou une nouvelle quand je n’arrive pas à continuer la lecture chaque jour ou quand je retire le signet, je m'arrête après une dizaine de pages. Je veux être bien clair, j’ai discuté avec Frédérick Durand à deux occasions. Il est très sympathique et intéressant. On ne s'ennuie pas avec lui! Ne mélangeons pas les choses!

Au rendez-vous des courtisans glacés et Je hurle à la lune comme un chien sauvage sont excellents. Quoique je me pose encore la question sur la pertinence et/ou véracité d’un prostitué mâle au service des femmes. J’aurais cru que 99,9999999999999999999999% des clients de la prostitution sont des hommes. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de l'apprécier et de le lire en quelques jours. J’ai embarqué. Pas avec Adèle.

Pourquoi?

Simple, notre chère héroïne n’aboutit pas! Elle semble hésiter à faire de quoi, à agir. Elle pense à plein de torture ou de gestes tordus, mais jamais rien n’arrive. Elle tourne autour du pot et pour moi, comme lecteur, on me perd. Frédérick Durand a la même facilité à raconter une histoire que Patrick Senécal ou Mathieu Fortin, je le sais, j'ai lu 2 autres titres. Mais dans La nuit soupire quand elle s'arrête, je n’ai pas retrouvé cet aspect qui me fascine, qui me fait accrocher à l’histoire. J’aime quand ça avance, que l’auteur aille d’un point A à un point B. Vous n'avez qu'à lire mes 2 nouvelles dans Brins d'éternité.

Je vais continuer à encourager cet auteur (qui suis-je pour critiquer de la sorte si ce n’est qu’un ti-casse qui tente de se faire publier et qui essuie des refus?!? Ce qui veut dire que mes idées ne sont peut-être pas aussi bonnes que je le crois!!!). Ce livre n’était tout simplement pas pour moi. Frédérick Durand reste toujours un excellent auteur de fantastique et j’ai hâte de le lire son prochain ouvrage.

En passant, que se passe-t-il avec les éditions de la veuve noire? Le site Web… hors ligne. J’ai eu ouïe dire que madame Madore a refusé tous les manuscrits qu’elle avait reçus. Est-ce la fin? Si quelqu’un le sait, j’aimerais bien qu’il partage cette info avec moi.

dimanche 11 avril 2010

J'ai été élu!

Quatrième vice-président!

Merci!

Hier, SILQ et aujourd'hui, élection

J’aurais plein de choses à raconter, des livres, des nouvelles, mais j’aurais l’impression de radoter. J’ai commencé la lecture d’un livre, le hic est que le soir, je m’endors après une dizaine de pages. À ce rythme, ça va me prendre six mois pour le terminer!

Hier, j’ai été faire un tour au salon international du livre de Québec. Y avait du monde pas possible! Trop même! Un beau problème quoi! Le plus décevant c’est que je n’allais rien acheter, je n’avais aucune idée de ce que je voulais. J’avais consulté l’horaire de certains auteurs, mais c’est tout. J’ai donc jasé avec Jonathan Reynolds, Michel Vézina, Mathieu Fortin, Joël Champetier et sa conjointe Valérie.

Personnellement, l’édition de l’an passé était plus intéressante. J’avoue que de me faire barouetter par un peu tout le monde, je n’apprécie pas trop. Je ne suis pas du genre, non plus, à donner une claque dans le dos à quelqu’un en pleine discussion juste pour qu’il me remarque. J’ai donc acheté 2 livres, dont 1 que j’avais lu en location à la bibliothèque.

Là, je vais aux élections du nouvel exécutif de la région de Québec. Je me présente quatrième vice-président. Cependant, il y a des chances que je me retire si le président sortant n’est pas celui que je veux, celui qui m’a aussi convaincu à me présenter. Une autre grosse journée! Au moins, j’ai trouvé une vieille nouvelle à retravailler et à soumettre dans les prochaines semaines!

jeudi 8 avril 2010

Curriculum Vitae

Ma conjointe a une petite entreprise. Toute récente, toute nouvelle. Elle savait qu’il y avait une demande pour ce type de service, mais rapidement, son agenda est rempli et elle doit engager. Heureusement, on lui présente une femme qui a de l’expérience et qui veut participer au succès de l’entreprise. C’est après que ça se gâte.

Elle s’inscrit sur le site d’emploi Québec (guichet d’emploi) et dépose une offre d’emploi. Elle reçoit 2 messages de jeunes femmes intéressées. Elle les convoque en entrevue. Tout se passe bien et elle les engage toutes les deux.

La première, une amie de son employée, prend son courage à deux mains et lui écrit un beau message lui expliquant qu’elle a trouvé un meilleur emploi, mieux rémunéré, meilleur avantages sociaux et plus d’heures. La seconde appelle par le système interne de messagerie vocale pour laisser un message sur la boîte vocale. Elle est malade et ne peut pas être là… à sa première journée!!!

Retour à la case départ.

C’est tout nouveau pour moi de me retrouver de l’autre côté de la table. Employeur au lieu employé. Je dis cela parce que j’essaie de participer à l’essor de son entreprise. Elle continue de recevoir des réponses à son offre.
Elle les invite à la rejoindre au téléphone. Les gens n’appellent pas. Les CV sont bourrés de fautes d’orthographe qu’un enfant de 10 ans ne ferait pas. Pas une faute, une coquille, non, une dizaine de fautes dans une page, une page et demie. Et ce n’est pas 300 mots par page comme pour un roman! Les messages sont remplis d’erreur.

Exemple :
« Je vous est telephoner aujourdhui mes je navais pas de reponse alors sans faute demain matin je vous apelle. »
« Oui je serais disponibles.
vous avez juste a me dire la date et lheure et je vais vous confirmer tout sa. »
« Bonjours je vous est appeler et sa la pas repondu si vous voulais me rappeler au »

Je n’exagère pas et je ne mets pas les erreurs dans le cv. De plus, les postulants envoient leurs messages avec un nom bizarre. Au lieu de Benoit Bourdeau, par exemple, c’est écrit Bang dans ta face!

On se plaint que Montréal deviendra majoritairement anglophone dans 6 ans. Déjà que nous devrions tous être bilingue, pourquoi ne pas commencer par apprendre le français?

mardi 6 avril 2010

Toi et moi, it's complicated - Dominic Bellavance


Je me suis procuré ce livre lors du lancement au Chantauteuil. J’en ai profité pour serrer la pince à Jean-Louis Trudel, Guillaume Marchand, Jonathan Reynolds et Guillaume Houle. Et j’ai fait la bise à Lily! C’était aussi le bon moment pour rencontrer cet auteur de fantasy dont le seul texte que j’ai lu était sa nouvelle dans Brins d’Éternité 19. J’ai donc discuté de tout et de rien avec Dominic jusqu’à ce que je parte jouer au hockey cosom.

Je me demandais bien comment l'auteur allait m’intéresser à une histoire qui gravite autour de Facebook. De retour de mon hockey, l’adrénaline dans le piton, j’ai commencé à lire Toi et moi, it’s complicated. J’ai arrêté parce que l’horloge me l’a ordonné! Il était 22h30 et je me lève à 5h! J’avais lu une quarantaine de pages.

Ce qui est particulier, c’est la facilité qu'a l’auteur de nous plonger dans l'univers d’un accro du Facebook. Daniel, le personnage principal, regarde son fil de nouvelles au dix minutes (c’est du moins l’impression que ça m’a donnée). Chaque changement, chaque décision, Daniel doit l’indiquer à ses amis. Souvent avec l’espoir de recevoir une réponse, un conseil.

Rapidement, l’auteur m’a obligé à suivre et à décrypter (non sans intérêt) la complexité de la situation dans laquelle Daniel s’est fourré! Même l’écran de tchatte y est. Probablement mieux écrit et avec moins de fautes et d’abréviations qu’une vraie discussion instantanée! Je croyais que Daniel avait eu sa leçon et non, ça continue. Tiger dirait qu’il ne faut jamais faire fâcher une femme, ça brise une auto… et un fer 9!

Pour moi, ce livre est une belle révélation. Seules la fatigue et l’obligation de me coucher m’ont éloigné des pages de ce livre. J’aime lire les péripéties de monsieur et madame tout le monde et l’auteur réussit très bien à nous intéresser à cet accro de l’internet! Planifie-t-il une enquête dont le fil conducteur serait Twitter? Serait cool ça aussi!

Acheter ce livre.

lundi 5 avril 2010

Katapulpe 9 (Électronique)



Virginie Guilbert - Quadragénaire et solitaire
J’ai adoré ce court récit d’un homme solitaire et qui s’adonne aussi au plaisir solitaire! Pour combler sa solitude, il commande à un fabriquant une femme selon ses goûts. Bien pensé, quoique trop court. Katapulpe permet un maximum de 4 pages.

Hans Delrue – Relation de voisinage
Un gars est en amour avec sa voisine. Un jour, celle-ci oublie de verrouiller la porte et ce dernier en profite pour trafiquer l’ordinateur afin qu’il puisse falsifier les messages qu’elle reçoit de ses amants. Bien rendu, j’aurais aimé lire jusqu’où la dépendance du voisin peut aller. Je suppose que ce type de maladie peut entraîner des gestes maladifs (mentalement) allant plus loin que le simple espionnage et le détournement de courriels.

Valérie Bonenfant – Le justicier Tronix
Je crois que l’auteure a tenté de faire un peu d’humour en mélangeant robot, malfrats et justice. Honnêtement, les bouing bouing, poupoupoupou et schbouiiig qui envahissent ce texte de 3 pages l’ont rendu, à mes yeux, inintéressant et un sujet mal exploité.

Jonathan Deprès- Bourdonnement en sonnette
Je n’ai pas aimé cette nouvelle. Moi, j’aime qu’on développe un personnage, qu’on m’amène une histoire et qu’on me surprenne avec les rebondissements. Ici, tout est lancé pêle-mêle, dans un fouillis qui, après 3 lignes, m’a forcé à lire cette nouvelle en diagonale.

Eden Turbide – Vieux fossile en terrain inconnu
Alphonse et la technologie, ça ne marche pas! Borné, idiot ( désolé pour l’auteure, mais même ma grand-mère de 85 ans sait programmer le vidéo, paie par Interac et sait se servir d’un guichet automatique) et entêté. Toute sa vie, l’avancement technologique lui envenime son quotidien.
Cette réalité n’est pas fausse, mais j’ai trouvé que l’auteure a beurré épais les bourdes du pauvre Alphonse. À la fin, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il est un certainement un peu attardé.

Gabrielle Delavoie - Mascarade familiale
Une mère accouche de sextuplés identiques. Un mystère plane sur la naissance de deux derniers-nés. Ici, l’auteure exploite les médias (encore eux) avec les revues à potins et la web réalité. Un contrat relie la mère et la revue moyennant primeur sur les enfants. Ils deviennent bête de foire et on tente par tous les moyens de cacher une vérité au public. A-t-elle remis au goût du jour la triste vie des soeurs Dionne?

Andréas – Machines
Encore des robots… Lourd à lire, trop d’adjectifs (on passe par Rimouski pour aller à Montréal), l’événement malheureux dont l’enfant est victime m’a laissé complètement indifférent.

Philippe Lafortune – Au clair de l’urne
Dans mon atelier d’écriture, j’ai tenté moi aussi de créer un univers politique où la population est réprimée et le gouvernement contrôle tout. L’auteur ici nous invite dans un monde semblable. Le personnage principal doit aller voter pour… un seul candidat. Deux choses : premièrement, dans un pays totalitaire dirigé par un dictateur au pouvoir depuis 29 ans, je ne vois pas la nécessité d’un vote (rappelez-vous de la passation des pouvoirs de Fidel à son frère Raul Castro). Un peu partout dans le texte, il y a des rimettes et des fois, je me demande si ce n’est pas une coquille.

Anthony Boulanger – Élec et mat
En 2025, un ordinateur super puissant est devenu imbattable aux échecs. Un homme enseigne à sa fille de 6 ans les rouages de ce jeu. Elle est forte la petite, très forte même. Elle bat tout ce qui existe d’échec électronique. Mais pourquoi avoir ressorti les vieux programmes comme Deep Blue et le champion Kasparov? Rien n’a été fait de mieux et aucun nouveau champion avant l’arrivée de la machine imbattable? Et la fin, l’auteur dégonfle la bulle qu’il nous a créée.

Sylvie-Anne Boutin-Panneton – Poisson Cru
Le personnage principal achète un micro-ondes qui fait tout. On assiste à une avalanche d’énumération de marque de commerce. N’importe quoi! L’histoire ne tient pas à grand-chose non plus.

J’ai aimé ce numéro 9 et j'avoue que, de temps en temps, je vais m'amuser à refaire cet exercice. Tout dépend de ma disponibilité et de mon humeur!

Depuis quelques mois, je crois qu'il serait préférable que la direction littéraire explique clairement le modèle qu’elle veut recevoir. Pas juste demander une nouvelle de 1 à 4 pages. C’est déjà très court, mais on peut jouer avec l’interlignage et la grosseur de la police. Il faudrait savoir le nombre de mots maximums.

Je félicite Katapulpe pour leurs présentations et leurs mise en page originales. Simple suggestion : si, au lieu de mettre une dizaine de lignes dans une page, Katapulpe exploiterait toute la page, on pourrait soumettre et lire des textes plus étoffés. Peut-être est-ce un choix, une ligne directrice.

À l'attaque les braves, sauvons-nous, les voilà!

Peu importe ce qu'en pensent les réfractaires, je profite de mon espace anonyme pour exposer ma vision de ce qui aurait pu être une belle preuve de solidarité. Premièrement, certaines personnes semblent porter le blâme. Je parlerais plutôt d'un échec collectif. D'une crise d'invidualisme généralisée dans toutes les sociétés dites évoluées.

Donc, attendez-vous pas que les gens se tiennent, parce que si les mesures réprobatrices de l'employeur (ou du gouvernement!)n'affectent pas le petit confort des gens, les moyens d'action meurent.
Triste, mais vrai!

Au travail comme dans mes impôts, je me sens floué. Volé, arnaqué, entourloupé! Tout semble voué à l'échec parce que tout le monde ne s'occupe que de leurs nombrils. Et je ne m'exclus pas, je ne suis pas mieux! Je fais aussi partie des 7 milliards de terriens.

Sincèrement, à mon travail, je ne désire qu'une chose. Une qualité de vie correcte et des conditions décentes. Dans ma vie, je veux moins d'État et plus d'argent dans mes poches. Je refuse de payer pour les baby-boomers qui n'ont pensé qu'à une chose... eux. Encore là, je sais bien que ce n'est pas le profil de toute une génération, mais une bonne majorité va siphonner les rouages jusqu'à leur mort.

Au boulot, c'est simple, les gens n'ont pas assez mal. Les négos s'en viennent, ça va frapper fort et ça va être à moi, le ti-caille d'essayer de maintenir la chaloupe hors de l'eau (celle de mon bureau du moins!) Souhaitez-moi bonne chance!

vendredi 2 avril 2010

Jouer dehors

Tiens, pour mon premier article, je vais parler de ma consternation des activités des enfants. Dans mon temps, pas si lointain tout de même, on jouait dehors toute la journée. On ne passait pas nos journées évachés devant la télévision.

Le problème, d'après moi, c'est qu'il y a trop de choix à l'intérieur et trop peu à l'extérieur. Peut-être par ma faute aussi. Mais que voulez-vous faire quand votre enfant de 10 ans refuse de bouger son derrière? Par exemple, je voulais lui montrer comment on gagne de l'argent, qu'on ne peut pas toujours demander à papa et à maman d'acheter des bebelles pour jouer. Résultat : il préfère rester dans le sous-sol à ne rien faire que de sortir dehors à 15 degrés et se faire un dix piastres vite fait!

Il y a une phrase qui revient souvent : « J'sais pas quoi faire, y a rien à faire! » et là, les flos tournent autour de toi comme des abeilles autour d'un pot de miel. En 2010, les parents doivent agir en G.O. et c'est ridicule. La vie que nous menons laisse peu de place à ce genre d'activité. De plus, il est prouvé que les enfants ont un meilleur équilibre quand ils font du sport. Malheureusement, j'ai raté mon coup avec le mien. C'est sans compter les difficultés à l'école, son auto-flagellation (j'suis pas bon, je suis un cave, un démon, etc) qui, à chaque fois, me fait l'effet d'un coup de poids sur la mâchoire.

Pas d'intérêt dans quoi que ce soit. Triste à en mourir. Comment faire pour sortir de la routine quotidienne quand tu n'as pas de passions ni passe-temps. Le pire que j'ai vu c'est la fois qu'il jouait avec un ami au jeu vidéo (quoi d'autre!) et son ami s'intéressait à autre chose. Ils sont ensemble, mais ne jouent pas ensemble! Complètement fou!