jeudi 30 décembre 2010

Des personnages en carton

Outre écrire une histoire qui captivera le lecteur, il faut créer des personnages avec des caractères distincts et des réactions diverses.

PIS ÇA, J'AI DE LA MISÈRE EN TABOUÈRE!!!

J'ai beau lire des romans et de la nouvelle, on dirait que ça ne veut pas entrer dans ma petite cervelle!

Quoi qu'il en soit, je mets en mode pause les deux romans que j'écris (je suis satisfait des efforts déployés pour avancer l'histoire pendant mes vacances (l'un est passé de 3500 mots à 12000 et l'autre de 6500 à 12000)). Je suis bloqué pour l'un et l'autre j'ai décidé de prendre une petite pause (même si je sais où je m'en vais, je veux prendre mon temps, c'est une suite, rien ne presse la première partie n'est pas publiée et si elle ne l'est pas, ce texte deviendra caduc).

Puisque je recommence à travailler la semaine prochaine, je sais que mes idées viennent souvent au boulot. Quand je suis dehors, je pense à tout et à rien et des fois, l'idée nait dans ma tête. Ça ne peut que faire du bien.

J'ai copié et collé tous les commentaires que les gens de l'atelier m'ont donnés dans un texte .doc et je les ai lus (sauf ceux directement dans le texte). Pourquoi ceux-ci en dernier? Je vais fonctionner ainsi : je réécris mon texte en entier (il peut y avoir du nouveau et aussi des séquences de la nouvelle originale) et ensuite, je consulte ce qu'on me suggère.

Je suis plus à l'aise avec la critique virtuelle que direct. Pourquoi? Je ne sais pas.

Peut-on être d'accord avec tout? Je ne crois pas.

J'ai rejeté les suggestions de l'un d'eux parce que je suis complètement en désaccord avec lui. Cependant, j'utilise ses autres idées. Je veux mener ce projet à terme, je veux et je vais réussir à publier dans certaines revues dont je n'ai pas encore publié. J'ai peut-être plus de difficulté que d'autres. Peut-être que mes histoires se tiennent moins, sont plus clichés, moins originales, je ne le sais pas. Comme on m'a dit plusieurs fois, tout a été écrit, il faut juste le raconter différemment.

Ça prendra le temps que ça prend, mais un jour, mon nom apparaitra sur la page couverture. D'ici là, j'ai beaucoup de travail à faire, mais je suis têtu.

mardi 28 décembre 2010

Vieillir

Ce billet va probablement plus rejoindre ceux âgés entre 30 et 45 ans. Est-ce que votre Noël raccourcit chaque année? Avez-vous l'impression que ça devient lourd d'organiser la réception des fêtes? Au jour de l'an, est-ce que tout le monde quittera à 0h05, après avoir regardé le Bye-Bye et dire comme chaque année que ce n'était pas drôle! (ok, cette dernière phrase n'a aucun rapport avec ce que je veux dire!)

Ma constatation : nos parents vieillissent. Moins tolérants, fatigués tôt, plus irritables.

Cela m'a frappé de plein fouet cette année quand, à 22h15, le 24 décembre, tout le monde avait quitté. Mon beau-père avait passé la journée chez moi et avait un début de mal de tête et puisque c'est ma belle-mère et ma conjointe qui donnent les lifts à toute la famille, les autres n'ont pas le choix de suivre.

Idem chez ma mère, le 25, nous retournions à la maison et il n'était même pas 23h!

Bref, la période des fêtes devient plate, nous devons prendre la relève, mais ce n'est pas évident, ces gens ont leur fierté, ont le coeur gros comme la planète et ont toujours peur de manquer de bouffe. Vient un temps qu'il faut passer le flambeau, mais pour bien faire, il faudrait que les jeunes se procurent un véhicule et donne un lift à sa grand-mère et non l'inverse. À suivre!

Malgré tout, j'espère que vous passez une belle période des fêtes!

vendredi 24 décembre 2010

Dernier extrait pour les fêtes!

Voici le troisième et dernier extrait d'une scène de milieu de manuscrit de la suite de mon roman. J'ai été déçu du peu de réponse des autres fois, mais ce n'est pas grave, je vous l'offre quand même. Comme vous allez le constater, j'aime beaucoup parler des milieux du sexe dans mes histoires. Bonne lecture et joyeux Noël!

***

J’ai du mal à dormir. Je me réveille sans cesse. Je fais des rêves bizarres. Tanné de me tourner et me retourner dans le lit, je me lève. J’ai l’impression d’être magané comme un lendemain de brosse. Mal de tête, bouche sèche, paupières lourdes, je lave mon visage avec une débarbouillette d’eau froide. J’ai soif. À la place de me servir une bouteille de sang, je gobe mes derniers no five. J’adore les effets de cette drogue. Plus rien ne me dérange de ma condition de vampires, je pourrais presque me faire bronzer dans le sud!

À l’Orgasme, j’appuie sur la sonnette de la porte de côté. Un portier vient m’ouvrir. D’un mouvement du menton, il m’indique d’entrer. Je me dirige à la loge. Il est tôt, il y a peu de clients, mais Shawna se pomponne afin d’être prête à donner sa prestation.

« Salut, la chatte!
— Salut!
— Tu t’amuses bien avec les pépites?
— Oui!
— Je peux te poser une question indiscrète? »

Je fronce les sourcils, je n’aime pas trop qu’on veuille en savoir sur moi.

« Pourquoi le masque? As-tu si honte de toi?
— Je ne veux pas en parler.
— Ton concept est original, mais ton visage peut aussi t’apporter de nombreux clients. »

Elle touche un point. C’était la principale raison des services intimes que j’offrais au salon de massage afin de me différencier de la compétition. Elle attend une réponse. Le DJ me sauve en annonçant que la séduisante Shawna s’en vient.

Je me promène parmi les clients et rejoins Naomi, seule dans un coin, assise sur un tabouret. Nous échangeons des bisous sur les joues. J’adosse le mur et regarde d’un œil passif, la prestation de Shawna. Proche de la scène, je remarque Anne-So qui discute avec trois hommes. Rires, caresses impudiques, beuverie à l’alcool, la vie semble belle. Je n’ai pas encore vu François. Où est-il?

« J’ai besoin de no five, je demande à Naomi.
— Demande à Shawna. »

Avec l’index, un client m’indique de venir le voir. Je m’assois sur la chaise à côté de lui. Après les politesses d’usage, je lui demande s’il désire me faire danser. Il répond par l’affirmative. Je lui prends la main et l’emmène dans un isoloir.

Il me paie le prix exigé pour obtenir une relation complète. La soirée débute bien! Il dévore mes seins avec appétit. Sous l’effet de la drogue, mes sens réagissent différemment que pendant mon état normal et je l’apprécie beaucoup. N’importe qui penserait que posséder des sensations super aiguisées, dont celui du toucher, serait une bénédiction. Détrompez-vous, rien ne vaut mieux qu’être vraie et sentir cette chaleur répartie partout sur son corps.

Je descends sa fermeture éclair et m’apprête à entrer son membre en moi quand une violente explosion cause la vibration de tous les murs du bar. La musique cesse net. Les portiers accourent à l’extérieur de la bâtisse. Je m’excuse auprès de l’homme et quitte l’isoloir.

Les serveuses, les danseuses et les clients sortent de l’établissement pour connaître la raison de ce boum. J’enfile ma robe de la soirée avant de les rejoindre.

Dans le stationnement, des débris fumants jonchent le bitume. Le squelette noirci du véhicule ciblé indique le lieu de la détonation. Les voitures les plus proches ont perdu leurs vitres. Je remarque des lambeaux de chairs collées sur de la carrosserie.

Revolver à la main, un portier avance tranquillement vers l’endroit de la déflagration vérifier si un indice quelconque pourrait trahir l’auteur de cet attentat.

Un coup de feu perce le silence. Le portier s’effondre sur le sol.
La panique gagne la foule. Tout le monde court dans tous les sens. Second coup de feu. Un autre mort, un client. Un doorman se pointe avec une carabine munie d’une lunette de visée. Deux autres le suivent avec des mitraillettes. Ils tirent en direction d’une automobile stationnée dans la rue. Les crissements de pneus confirment qu’ils ont vu juste. Les assassins essaient de fuir. L’homme à la carabine appuie sur la gâchette une seconde fois. Il fracasse la vitre arrière du véhicule ennemi avant que ce dernier emprunte un chemin perpendiculaire. Ils sont maintenant hors de portée.

Dans le stationnement, les autos contournent les cadavres comme s’il s’agissait d’un nid-de-poule. Anne-So sort constater les dégâts. Le portier en chef, un grand gaillard d’au moins six pieds six pouces, trois cents livres de muscles, examine dans tous les sens afin de s’assurer que sa boss n’est pas en danger.

« Les Midnights? demande-t-elle.
— Pas mal sûr!
— Nettoyez-moi ça! »

Les portiers rangent leurs armes et s’activent à ramasser les débris.
« Les filles, c’est off pour ce soir! », nous informe-t-elle.

Anne-So retourne à l’intérieur. J’aperçois Shawna et Naomi qui se partage une cigarette. Shawna tremble. Naomi essuie ses larmes, son maquillage a coulé.

J’ai besoin de pépites, ça presse! Je dépose deux cents dollars dans la main de Shawna. Elle compte les billets de vingt dollars et déclare :

« On reste pas ici.
— Qu’est-ce qu’on fait?
— N’importe quoi. J’ai besoin de m’éclater. »

jeudi 23 décembre 2010

Puer de la yeule

Mise en situation

Admettons que tu es contre l'utilisation du rince-bouche. Que tu détestes les multinationales qui les fabriques parce qu'elles extraient leurs produits d'une forêt où les animaux sont en danger. Ça fait des mois que tu ne te rinces plus la bouche et des fois, tu sautes une journée de brossage de dents.

Un jour, dans une réunion quelconque, nous nous croisons et discutons de tout et de rien. Et là, soudainement, tu tombes sur mon blogue. Et mon billet traite d'une soirée où j'ai parlé avec un individu qui avait une odeur buccale pire qu'un conteneur à déchets. Tu sursautes, tu es sûr que je parle de toi. Pourtant, ça doit faire deux mois que nous ne nous sommes pas vus.

Donc, en panique, tu déposes une plainte à Blogger, appelles tous nos contacts communs et déclares qu'il est injuste de parler de ceux qui puent de la yeule.

Cependant, quand tu jettes ton venin sur ces produits, tout le monde doit t'écouter religieusement et approuver tes dires. Tu insistes même pour qu'on fasse comme toi. C'est ton opinion et tu as le droit.

Sauf que la mienne t'atteint de plein fouet. Je ne pense pas comme toi et ta petite personne n'aime pas se sentir attaquée. Es-tu certain à 100% que je parlais de toi? Est-il possible qu'il existe d'autres personnes que toi qui puent de la yeule? En deux mois, j'ai peut-être rencontré 200 personnes différentes, pourquoi te viserais-je?

Si le chapeau te fait, mets-le... Que puis-je faire pour que tu cesses de paniquer?

Alors relaxe, prend un rendez-vous chez la massothérapeute, n'importe quoi, mais décompresse. Mon blogue vient tout juste d'obtenir le chiffre magique de 10 000 visiteurs,(merci à tout le monde!) et j'ai une moyenne 50 visites par jour, on s'entend que ce n'est pas celui de Patrick Lagacé! Tu peux même m'écrire (j'ai déplacé l'onglet en haut de la page, à droite) ou lors de notre prochaine rencontre vient me le dire et je te dirais que je ne parlais pas de toi. Me croiras-tu? Il y a des dizaines de façon de se comprendre, mais céder à la panique n'en est pas une.

Toute ressemblance avec quelqu'un qui pue de la yeule est purement fortuite

mercredi 22 décembre 2010

L'homme dans le labyrinthe - Robert Silverberg


Il y a 9 ans, Richard Muller s'est réfugié dans le labyrinthe sur la planète Lemnos.
Un groupe venu de la Terre part à sa recherche dans le but de le faire sortir de cet endroit. L'humanité a besoin de lui.


Ce labyrinthe est bourré de pièges et la mort y est presque assurée. Muller recherche la solitude et rejette tout contact avec des humains. Il est porteur d'un mal mystérieux dont la médecine ne peut le guérir. Ceci empêche tout contact avec les autres.

Au lieu de la mort, il s'est exilé dans un labyrinthe vieux de millions d'années et crée par des êtres inconnus dotés d'une technologie très avancée.

Ce livre, publié en 1969, m'a été suggéré par un membre de l'atelier d'écriture afin que je comprenne mieux la façon d'écrire des groupes commandos. J'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.

À cette époque, on dirait que les gens imaginaient des Clubs Med un peu partout dans la galaxie. Une maison close sur Vénus, une colonie sur une planète gazeuse non identifiée, nous savons que ce genre de planètes est hostile et impossible à bâtir une ville ou même un village. Dans ce roman, l'homme a conquis l'univers, mais il vient de découvrir une civilisation qu'il croit avancée technologiquement et veut établir un dialogue avec eux.

La façon d'amener l'histoire est intéressante, mais combien classique! Robots, cube érotique, vaisseau interstellaire, des mots utilisés des milliers de fois en science-fiction. Moi qui croyais que l'histoire allait déboucher sur de l'action effrénée, cet aspect m'a déçu. Beaucoup de psychologie, de bla-bla-bla, pour nous faire comprendre comment Muller pense et réagit.

Malgré cela, la lecture est agréable et l'auteur réussit à nous captiver. Si, en 2050, je lis un livre de science-fiction publié en 2010 et que l'auteur (e) se projette dans l'avenir, je risque d'obtenir les mêmes résultats.

Acheter ce livre.

mardi 21 décembre 2010

Lost Odyssey - Xbox 360



Kaim Argonar est un immortel âgé de 1000 ans. Dans les montagnes de la Wohl, il participe à un dur combat à l'épée entre les forces d'Urha et des êtres maléfiques. Soudainement, une météorite s'écrase au centre de la zone d'affrontement. Tout le monde est mort sauf Kaim. Pourquoi?



Ce jeu, crée par le fondateur de la série à succès Final Fantasy, possède 4 disques et a une durée de vie de plus de 50 heures. Très intéressant!




Kaim a perdu la mémoire. Pendant la partie, des événements permettront à Kaim de retrouver des bribes de souvenirs. Lorsqu'il dort, il peut les revoir sous forme de rêve. Vous les consultez comme si vous lisiez un livre.

Comme tout bon RPG qui se respecte, veux-tu de l'animation parce en v'là! Vous pouvez les passer grâce au menu pause. Mais il faut les écouter au moins une fois pour comprendre l'histoire. Des fois, c'est tellement long que je me demande si je n'écoute pas un film plutôt que de jouer à un jeu. Cependant, ces animations sont
très réalistes et en français.



Pour ceux qui ignorent la façon de jouer d'un RPG, voici un petit résumé. Vous promenez votre personnage dans un endroit déterminé et soudainement tout s'arrête et un combat commence. Chacun doit attaquer à tour de rôle selon sa rapidité. Des statistiques comme la force, la rapidité, la défense magique, la défense physique augmentent la force de vos coups ou la résistance aux impacts.

Comme la photo ci-dessus, vous connaissez l'ordre des attaques. Vous pouvez empoisonner, pétrifier, méduser, paralyser, endormir, un ennemi ou subir le même sort si vous ne possédez pas les objets nécessaires pour vous protéger.

Les trois personnages du début sont Kaim et Satie (des immortels) qui attaquent à l'épée et Jansen qui attaquent à la magie. Évidemment après chacun de vos combats vous gagnez des points d'expérience qui leur permettent de monter de niveau et devenir plus fort. Lorsque vous arrivez dans un nouveau secteur, les premières altercations font monter votre expérience très rapidement. Si la moyenne du niveau des monstres de la place est 28, lorsque vous serez rendu à ce niveau, vos chiffres vont monter au compte-goutte. Cela vous oblige à utiliser d'autres personnages puisque seulement un maximum de 5 peut combattre en même temps. Vous devez donc choisir les bons personnages pendant vos recherches avant qu'un combat survienne.



Vous visitez des villes, trouvez des coffres au trésor, fouillez dans des pots ou arracher des annonces (pour trouver des objets utiles), recevez des armes ou des potions nécessaires pour vous guérir ou flacons pour attaquer. Au fur et à mesure que l'aventure avance et que vos personnages montent de niveau, les personnages magiques apprennent de nouvelles attaques physiques ou magiques et de la défense magique.

Ceux qui se battent à l'épée acquièrent des compétences. Ce qui est génial avec les immortels c'est que vous pouvez créer un lien de compétence avec un mortel. Cela veut dire que votre personnage peut apprendre et après l'obtention des points nécessaires donnés pendant un combat vous pourrez les utiliser à votre guise. Par contre, vous devrez faire des choix, car un maximum peut être utilisé en même temps. Vous pourrez donc utiliser des fonctions spéciales comme voler (les ennemis ont des objets sur eux), de nouveaux sorts ou des attaques plus puissantes.



Donc, si vous aimez ce genre de jeu, vous ne serez pas déçu par ce titre. Il est sorti depuis quelques années déjà et vous pourrez le trouver à prix raisonnables. Vous devez cependant être patient, cela peut prendre un certain temps avant de maitriser toutes les fonctions (mixte pour créer des anneaux, lancer les bons sorts au bon moment (chaque ennemi a sa faiblesse)), mais quand ces connaissances seront acquises, vous tirerez le maximum de ce jeu. Un détail agaçant, pour continuer à avancer, si vous êtes bloqué à un endroit, par exemple, vous n'arrivez pas à éliminer à ennemi, vous ne pouvez rien faire tant que vous n'avez pas réussi. Pour un fan de GTA et The Saboteur comme moi ou des missions libres sont disponibles en plus des missions pour faire avancer le jeu, j'ai de la misère avec cela!

Acheter ce jeu.

samedi 18 décembre 2010

Les règles d'un blogue, selon moi

Je me rends compte que certaines personnes qui me lisent prennent au pied de la lettre chaque billet ou chaque critique que je fais (surtout quand c'est négatif, l'esprit humain semble s'acharner au négatif et rejeter le positif). Ce n'est peut-être pas votre cas, mais voici l'accord passé à moi-même quand j'ai commencé ce blogue :

  1. Les critiques et les commentaires que je fais sont les miens sauf ceux écrits par les visiteurs dans la section commentaires. Mon nom est inscrit dans le titre du blogue et si vous avez un problème avec un billet, faites-moi signe, on peut s'expliquer.
  2. Je ne vise JAMAIS personne quand je critique. Ce blogue n'est pas un règlement de compte ni une vendetta contre des collègues de travail ou qui que ce soit. Je n'ai pas d'ennemis (enfin, j'espère sinon je ne le connais pas!) et je ne déteste personne. Compatibilité à 100% avec tout le monde? Non, impossible! Respect? Oui!
  3. Pour 1 critique négative, vous en avez probablement 100 positives. Dites-vous que si je n'ai pas aimé, c'est peut-être que le sujet traité ne me rejoignait pas ou qu'il comportait, à mes yeux, des lacunes irritantes. Un ami m'avouait que la Deuxième Guerre mondiale, il n'accroche pas. Il a le droit! Comme j'ai le droit de lire à ce sujet. Je sais ce que l'on vit quand on se fait varloper, comment on se sent en dedans. Ce n'est pas mon objectif de vous pourrir l'existence.
  4. Nous sommes 7 milliards d'humains sur la Terre donc 7 milliards d'avis, de pensées, de philosophies et de vécus différents, nous ne pouvons pas tous avoir les mêmes goûts et des fois, et c'est normal, un élément d'un billet nous irrite plus qu'un autre. Encore une fois, ce n'est pas PERSONNEL.
  5. Si, un jour, je publie un roman, j'aurais moi aussi à vivre avec la critique. En 2003, quand j'étais au sommet de ma popularité à Musique plus, que je trônais au sommet du top 5 (pendant 7 semaines consécutives!), des critiques et surtout de la merde, j'en ai eu pour remplir une van de 53' (peut-être même plusieurs...). Je ne cherche pas la controverse ni d'abaisser les autres, je fais attention de ne jamais nommer personne pour ne pas lui faire de la peine et qu'elle se sente viser.
  6. La vie est déjà assez compliquée, ne laissez pas un blogue envenimer la vôtre.
  7. Je suis pour la liberté d'expression et contre la censure. Cependant, je suis contre la diffamation et les phrases prises hors contexte afin de donner un autre sens à un texte.
J'ai peut-être oublié des détails, je les ajouterai, mais le gros y est. Ça m'a vraiment ébranlé hier! J'étais loin de m'attendre à cela! Bonne journée!

vendredi 17 décembre 2010

Un autre extrait!

Tiens, ça m'amuse! Je vous offre un extrait d'un roman que j'écris présentement. Vous allez vite comprendre le sujet dont je parle, malgré qu'avec cet extrait, cela pourrait être trompeur. Quoi qu'il en soit, ça ne veut pas dire que ça ne changera pas lors de corrections.

Vous êtes adultes, mais juste vous dire que ça parle de sexe en masse et c'est assez direct, sans être vulgaire (chose dans laquelle je n'aimerais pas tomber). Dites-moi, vous aimez ou pas?

***


Ce vendredi a été long et interminable, mais le cadran indique enfin cinq heures. Tout le staff débarque au Cinnamon, un lounge populaire pas trop loin du boulot. Ici, on a opté pour de la musique électronique. C’est mauvais, mais il faut faire avec!

Les banquettes en cuirette pourpre, la lumière tamisée, le mur de brique rouge, les affiches laminées de publicité de boissons alcoolisées datant des années soixante et les petites tables rondes acajou créent une chaude ambiance.

Je discute avec Luc, un confrère de travail qui, avec les années, est devenu un ami. Bière à la main, nous parlons du contrat lucratif qui assure l’avenir de la compagnie à moyen terme. Notre discussion bifurque rapidement sur les femmes. Je ne peux m’empêcher de contempler quelques une de mes collègues féminines. Certaines portent une robe légère, d’autres un tailleur avec des sandales ou des souliers à talons hauts. La moyenne d’âge tourne autour de trente ans. De plus, comme une bonne occasion n’arrive jamais seule, l’endroit fourmille de splendides clientes roulées comme des princesses! Craques de seins, grandes jambes, visages poupins, cela accélère mon rythme cardiaque et risque de me faire péter un infarctus! Luc claque des doigts à deux pouces de mon nez.

« La Terre appelle la Lune! »

Je secoue la tête.

« Ça fait longtemps que je ne suis pas sorti dans une place comme ici. Les bars miteux que je visite avec le band n’attirent jamais grand monde!

— Pourquoi te prives-tu? Magasine!
— Je suis en couple, je te rappelle.
— Ferme ta gueule, profite de la vie pis Caro ne le saura pas. »

Facile pour lui. Coureur de jupon émérite, sans femme stable ni enfant, il rencontre sans arrêt et profite des avantages de n’entretenir aucune relation sérieuse. Chacun reste chez soi et souvent, il en fréquente deux ou trois en même temps. Quand l’une désire quelque chose à long terme, il se faufile comme une couleuvre vers la porte de sortie. Il porte le goulot à sa bouche et me dit :

« Essuie la bave sur le bord de tes lèvres! »

J’esquisse un sourire béat et j’éponge ma bouche avec la manche de ma chemise. Joanie s’arrête à notre table. Fin vingtaine, célibataire, mignonne à croquer, nous avons discuté quelquefois pendant nos heures de dîner. Sa robe noire dévoile de belles pattes bronzées et ses épaules dénudées, sur lesquelles tombent ses longs cheveux ébène, attirent plutôt mon attention vers ses jolis seins. Je glisse mon bras à sa taille et lui donne un baiser sur chaque joue. La sensation de toucher un autre corps, la douce peau de son visage et son parfum éveille des hormones endormies depuis des mois.

« Allô, Franck
— Salut Jo! »

Elle fait pareil avec Luc. D’après moi, c’est lui qu’elle vient voir.

« Pourquoi restez-vous seul dans votre coin? demande-t-elle.
— On jasait de tout et de rien, répond Luc.
— De quoi deux hommes peuvent-ils bien parler?
— Penses-y deux minutes! », je lance.

Elle demeure silencieuse, mais son rire veut tout dire.

« Je peux t’offrir un verre?
— D’accord! »

Une heure du matin. La plupart de mes collègues, dont Luc, sont retournés à la maison. Joanie et moi sommes assis, face à face, et discutons. Bien des questions me trottent dans la tête. Primo, nous avons une dizaine d’années de différence, est-ce que cela la dérange? Deusio, elle connait ma situation familiale, ce n’est pas un secret pour personne au bureau, le sait-elle ou est-ce moi qui me fais des idées? Quelque chose m’oblige à rester, à me perdre dans ses yeux bleus, à admirer sa silhouette, à vouloir la baiser sur le comptoir devant tout le monde et l’entendre crier : « Oh! François, j’aime sentir ta grosse queue au fond de moi, traite moi de noms! »

Je n’ai pas ressenti cette excitation, cet engouement pour une femme depuis longtemps, très longtemps même. Ce regard qu’elle a pour moi, je gagerais un vieux deux que Joanie partage les mêmes idées que moi! Elle m’extirpe de mes pensées :

« J’ai su que tu joues de la musique.
— J’ai un band avec de vieux chums.
— Faites-vous des shows?
— Des fois. Ça fait un bout qu’on n’en a pas cédulé. »

La discussion paraît banale, mais elle ne l’est pas. J’ai la preuve vivante qu’une femme peut s’intéresser à moi. Que je peux toujours plaire malgré mes cheveux blancs et mon front qui se dégarnit. La serveuse nous informe du last call. Déjà? Je n’ai pas vu l’heure. Nous quittons le Cinnamon, main dans la main, et sans dire un mot de plus, je la colle contre mon auto. Nous échangeons un baiser langoureux puis nos langues se rencontrent. J’ai une érection instantanée! J’ouvre la portière arrière de ma voiture familiale. Je l’ai tout juste refermée que ma conquête détache mon pantalon et le baisse aux chevilles. Elle introduit mon membre dans sa bouche. Une éternité s’est écoulée sans que j’aie droit à ce cadeau. Caroline ne m’a pas gâté depuis des mois. C’est génial, je suis aux anges, Joanie sait vraiment comment faire! Elle fouille dans sa sacoche. Elle déchire le coin de l’enveloppe d’un condom et le déroule sur ma verge. Elle embarque sur moi et dirige mon sexe en elle. Ça urgeait, dirait-on!

Quel plaisir de caresser un autre corps. Ses seins, dont la gravité n’a pas encore fait son sale boulot, taquinent ma bouche. Je délecte ses mamelons. L’étroitesse de sa chatte et la nervosité occasionnent un sérieux défi afin de ne pas éjaculer trop tôt. Elle se retire et m’invite à la prendre par l’arrière. Elle oriente mon pénis dans le second orifice.

Mon cœur tambourine si violemment que j’entends à peine Joanie m’ordonner d’aller plus vite, de lui donner des claques sur les fesses, plus fort, plus vite, plus fort, plus vite, FORT, VITE, n’arrête pas, c'est bon! Elle crie, elle hurle, elle s’époumone… et je viens!

Nous relaxons quelques instants, le temps de retrouver notre respiration normale. Joanie cache ses magnifiques seins et descend sa robe. Elle me donne un baiser et chuchote :

« Bonne nuit! »

Elle se dirige vers son auto et quitte le stationnement.

jeudi 16 décembre 2010

Virages 54




Les gens rusés ont une histoire- Joanne Goulet-Giroux

Une femme attend son blind date dans un café.

Courte nouvelle de deux pages, bien rendue. Si ça avait été plus long, je crois que ça n'aurait pas aussi bien fonctionné.

Lieux de passage – Ariane Gélinas


Une jeune femme parcourt les routes et couche dans les motels à la recherche du plaisir.

Oh la la! Quelle nouvelle étonnante! L’auteure traite d’un sujet vieux comme le monde avec une habileté incroyable. Je me souviens qu’à l’atelier, notre professeure voulait lui faire travailler le côté sensuel et sexuel de sa nouvelle. Je dois admettre qu’elle sait bien rendre la chose! J’ai beaucoup aimé.

Un grain de sel dans la mer morte – Mélissa Verreault
Le jour de l’enterrement de sa mère et son père déjà remarié avec une femme dont le personnage n’apprécie guère la perfection.

La façon dont l’auteur mène les aspects exaspérations envers quelqu’un qu’on a pas le choix d’endurer est bien. Les souvenirs jamais oubliés et les phrases creuses dites par les gens lors d’un décès m’ont étonné par son exactitude.

Le secret - Aude Maltais-Landry

Après sa visite à l’hôpital, une personne est frappée de stupeur par ce que sont devenus les gens qu’elle connait.

Belle constatation de gens hospitalisés, mais pour des raisons que j’ignore, je n’ai pas accroché. Je partais dans la lune et quand je revenais au texte, j’étais perdu. Dommage, la magie n’a pas opéré pour moi.

Elle danse avec le vent – Véronique Morel

Deux passionnés de l’environnement et de la météorologie doivent se rencontrer un soir, mais monsieur ne se présente pas. Pourquoi?

Exploiter la température et la faire tourner autour d’une histoire d’amoureuse est un tour de force que l’auteure réussit de main de maître. Un peu prévisible, cela demeure toutefois une belle surprise.

Cicatrice – Christian Bergeron

L’amour à sens unique d’un homme pour une femme.

Je trouve que Bergeron touche un point intéressant, que se passe-t-il dans la tête de quelqu’un qui se fait des idées sur l’amour qu'il éprouve pour quelqu'un? Jusqu’où est-il prêt à aller pour entrer dans les bonnes grâces de l’être aimé? Souvenir ressassé par une cicatrice, l'auteur exploite avec brio le déséquilibre que l'on peut vivre quand on croit si fort en l’amour d'une connaissance.

L’éclat de la différence – Diane Paradis

Ne se sentant pas apprécié par son père, un jeune homme quitte le domicile familial. Il s’arrête dans un restaurant 24h où il fraternise avec Archie, le propriétaire.

La différence est l’homosexualité. Le père du jeune homme ne l’accepte pas. Je trouve que la rencontre avec Archie et tous les avantages que cela comporte arrive trop rapidement, mais ça aurait été inutile de parcourir dix établissements avant de commencer. Le développement et la conclusion sont un peu garrochés à mes yeux, mais la nouvelle demeure très agréable à lire.

Secrets – A.M. Matte

Invitée à coucher chez son amie, Doréna et Naïa discutent de la soirée de danse et d’un garçon que Doréna trouve de son goût.

Courte nouvelle dont la naïveté et la quête de l’identité chez les adolescentes sont racontées avec brio. La conclusion, que l'on voit venir comme un train dans un salon, est intense et dévoile comment deux amies peuvent avoir des émotions différentes.

En quête de confidences – Marie-Josée Rinfret

Une adolescente n’accepte pas la séparation de ses parents.

Dans notre société, le couple étant devenu facilement remplaçable et la séparation une solution, l’auteure traite du désarroi d’une enfant, de ce qu’elle a voulu faire pour éviter l’inévitable, des conséquences que cela a provoquées dans sa propre vie. Vraiment bien, je voulais que ça continue encore et encore!

Laisse-moi t’aimer – Michel Dumas

Menacé par la caissière, le client d’un dépanneur se défend et devient l’acteur d’un tragique accident.

Comique, avec des expressions bien de cheu nous, c’est le genre de nouvelle qui se lit comme on regarde un film d’action : tu laisses ton cerveau au vestiaire et tu profites du divertissement. Ce n’est pas négatif, au contraire, c’est amusant!

Inventaire avant liquidation – Caroline Legouix

Les derniers moments de la vie d’une vieille dame.

Surprenant, étonnant même, j’ai compris à la fin qui me racontait cette histoire pour le moins banale. La nouvelle est courte, mais on n’a pas besoin de plus.

mercredi 15 décembre 2010

laterrasse.com, nouvelle version

Je n'ai pas encore publié de billet vous permettant de lire ce que j'écris. J'ignore si beaucoup d'entre vous ont lu ma nouvelle dans Katapulpe 5, laterrasse.com, mais la voici remaniée pour le début de mon roman. Je ne révèle rien de nouveau puisque c'est exactement la même chose.

Ce n'est pas un conte de Noël, comme dans le billet écrit par Richard Tremblay, mais j'aimerais savoir si vous aimez ou non.

Merci à ceux et celles qui ont accepté de m'aider, de commenter avec honnêteté dans ce projet et tous les autres que j'ai entrepris. Je ne vous nommerai pas, je ne sais pas si vous voulez et je risque d'en oublier.

Je ne vous l'ai pas encore dit, « Merci! »

En attendant, j'espère toujours d'obtenir une réponse positive pour ce projet.

***

Amélie me dicte le trajet que j’ai fait imprimer de Google Maps et m’indique d’emprunter la rue d’un parc industriel. J’aperçois enfin l’insigne lumineuse House sur la paroi en aluminium d’un mur extérieur. L’adresse fournie par François sur le site de laterrasse.com correspond bel et bien à cette place.

Le stationnement est désert. Je n’y vois pas âme qui vive. Même pas un fumeur qui grille une cigarette. À cette heure, toutes les compagnies aux alentours sont fermées. Personne ne débarquerait ici sans raison. Je me félicite d’avoir demandé à ma chum de sortir avec moi.

Ce n’est pas l’emplacement le plus vendeur. Je ne peux pas m'imaginer que tout le monde est venu ici à pied. Peut-être organisent-ils des voyages d’autobus afin de faciliter la vie de la clientèle. J’esquisse un rictus et garde cette réflexion pour moi.

Je gare l’auto et scrute l’extérieur de la bâtisse : revêtement détérioré, fenêtres sales et teintées protégés par des barreaux, le gros luxe, quoi!

Nous nous dirigeons vers ce que je suppose être l’entrée. Je pousse la porte et tombe face à face avec le portier. Il nous lance un petit coup d’œil. Je lui souris béatement.

La musique qui résonne dans mes oreilles est entrainante et me donne envie de me dégourdir les pattes.

Un homme est adossé au mur. Il sirote une mixture rouge tout en m’observant de haut en bas. Je tends mon manteau à la préposée au vestiaire. L’inconnu fixe intensément le décolleté de ma camisole moulante. À croire qu’il contemple la première craque de sa vie! Il avance vers moi.

« Chloé?
— Oui.
— Je suis content que tu sois venue. »

Je reconnais François grâce à ses photos sur le site de rencontres et aux échanges dans nos e-mails. Il me donne un bisou sur chaque joue et me prend la main afin que je le suive à l’intérieur.

« Il faut attendre Amélie.
— Pas de problème! »

Elle nous rejoint après avoir payé son vestiaire.

Je me suis trompée. La place est bondée de monde. François doit pousser dans le dos des autres pour que nous puissions passer. La plupart des clients se retournent et me déshabillent des yeux, exercice qui semble être commun ici. Devant moi, au fond, il y a une scène sur laquelle dansent des hommes torse nu et des filles en tenue légère.

J’avoue que ces messieurs sont très attirants avec leurs six pack reluisants de sueur, leurs biceps découpés et leurs pectoraux athlétiques. Avec leurs maquillages vulgaires et leurs robes provocantes, les femmes dévoilent leurs attributs féminins plus qu’elles ne les cachent.

La piste de danse est au pied de la scène. Là aussi, ça se dandine collé les uns contre les autres. Bien des gars portent la camisole ou ont la chemise déboutonnée jusqu’au nombril. La plupart des clientes revêtent un jean moulant ou une mini-jupe. La boule disco suspendue au plafond diffuse des petits points blancs partout. La lumière stroboscopique me donne l’impression de marcher comme un robot. François nous amène au comptoir.

« Quelque chose à boire, les filles?
— Une bière pour moi.
— Même chose. », dit Amélie.

Il lève la main. La barmaid vient prendre sa commande.

« Pis, qu’est-ce que t’en penses? », je demande à Amélie.
« J’ai l’impression d’être un morceau de steak dans un abattoir.
— T’as vu Anne-So? »

Elle secoue la tête. La raison principale de mon abonnement sur laterrasse.com est que je n’ai plus de nouvelles d’Anne-So depuis plus d’un mois. Nous passions rarement une journée sans au moins nous appeler. Même lorsque nous avions un chum, nous continuions à nous fréquenter et faire des activités. Elle avait essayé de me convaincre de me créer un profil sur laterrasse.com, mais ça ne me disait rien jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Parmi la banque de célibataire, j’ai reconnu François. Anne-So m’en avait souvent parlé et m’avait montré des photos de lui.

François nous apporte nos consommations. Il s’est acheté un breuvage rouge et épais servi dans un long verre. Pas très appétissant! Un autre homme le rejoint. Blond, les yeux bleus, barbe bien taillée, il me dépasse d’une bonne demi-tête. Il échange quelques mots avec François.

« Les filles, je vous présente Jonathan. », nous lance-t-il.
« Enchanté! », réplique Jonathan, en nous embrassant toutes les deux sur les joues.
« On va danser? », propose François.

Quelle surprise! Un gars qui danse! Je réponds par l’affirmative et nous nous précipitons sur la piste. Après une courte bataille de coup de coude, nous avons un espace suffisant pour bouger. Les caisses de son crachent un beat assourdissant qui m’ordonne de me défoncer. J’en oublie presque la raison de ma présence.

La seule place où je pourrais avoir une vue d’ensemble est sur la scène, mais je ne suis pas assez chaude pour m’exhiber devant les autres.

Un nouveau couple semble se former. Jonathan a saisi Amélie par la taille et lui bécote le cou avec une ardeur dévorante. Ce n’était pas le but de la soirée, mais je connais ma chum, elle ne refusera pas de coucher avec un homme qu’elle trouve de son goût. François me sort de mes pensées.

« Tu l’as vu?
— Non, y a trop de monde.
— Pourtant, je la vois ici régulièrement. »

Un de ses messages me demandait si j’avais un but précis en m’inscrivant à laterrasse.com. Je lui ai expliqué que j’étais curieuse mais aussi qu’une de mes amies était accro de ce site et avait rencontré quelqu’un (je n’allais pas lui dire que c’était lui). Je lui ai envoyé une photo d’Anne-So avec moi lors d’un party. Nous n’étions pas à notre meilleur, mais c’était la seule que j’avais. François m’a proposé de sortir avec lui au House afin de vérifier par moi-même si c’était bien Anne-So qu’il avait vu et non un sosie.

Une blonde de cinq pieds dix avec une bonne paire et un piercing sur le nez, ça ne passe pas inaperçu!

Tout d’un coup, la musique ralentie. Le beat a diminué de bpm. Je consulte ma montre : à peine passé minuit. Les slows commencent si tôt? François s’approche de moi et colle ses lèvres sur les miennes. Ses mains baladeuses caressent mon dos et descendent sur mes fesses. Je suis hypnotisé, incapable de remuer un seul doigt et de le repousser. Moi qui garde toujours une certaine distance lors d’un premier rendez-vous, j’ai le goût de sexe et tout de suite. Jamais je n’ai été aussi en manque.

Autour de moi, des couples se cajolent sans pudeur. Hommes avec femmes, hommes avec hommes, femmes avec femmes ou en groupe, c’est l’orgie! Jonathan déguste les seins d’Amélie dont les mamelons sont si durs qu’ils pourraient lui crever un œil! Elle est complètement subjuguée par la technique de son partenaire.

François me couche au sol, mordille mon lobe d’oreille et embrasse ma nuque. La sensation est extrême. Ma petite culotte ne peut plus rien absorber tellement je mouille! J’ai chaud, je dois me déshabiller et j’attends juste que François passe à l’acte. Qu’il me pénètre brusquement et vienne au fond de moi.

Il se relève, la bouche et le menton tachés de sang. À côté de lui, Anne-So me regarde avec un sourire affectueux. Elle s’approche de moi, enlève les cheveux collés sur mon visage et caresse ma joue avec le revers de sa main. Je la trouve bizarre. Elle a changé de look. Sa peau blafarde qui se reflète sous les black lights me fait peur. Sa joie profonde envers ma présence et ses câlins sème un doute dans mon esprit.

« Je suis ravie de te revoir, Chloé. Laisse-moi te goûter! »

Elle exhibe ses canines et pose sa bouche à la même place que François. Des machines propulsent de la fumée sur la piste de danse. Ça sent la poudre pour bébé. Je n’arrive plus à voir autour de moi. J’émets de petits cris de jouissance et agrippe l’arrière de la tête de mon amie. Pas pour la repousser, mais pour savourer encore plus ce moment. Après un délai qui m’a paru trop court, j'aperçois le visage d’Anne-So, le menton taché de sang. Elle se lèche les babines et les doigts.

« Tu sens bon et ton goût est exquis. », murmure-t-elle à mon oreille.

J’ai presque une crise d’hyperventilation tellement je cherche mon air. Le nuage commence à se dissiper. Je remarque Amélie couchée sous Jonathan. Elle l’enlace dans ses bras pendant qu’il déguste je ne sais trop quoi.

« Maintenant, tu as un choix à faire. »

Mes yeux se ferment malgré ma volonté.

lundi 13 décembre 2010

Les chevreuils

Un excellent texte d'un confrère de l'Estrie :










Les chevreuils

Ce fléau est présent partout au Canada. Chaque bureau possède ses chevreuils. Je connais peu ces gens, ils ne me parlent presque jamais et puisque j'étais délégué et que maintenant je fais partie de l'exécutif, ils ne m'aiment pas parce que j' ai toujours exigé que l'heure de début de travail soit respectée et empêche, autant que faire se peut, toutes les niaiseries que les chevreuils voudraient faire pour finir plus tôt.

Les chevreuils finissent en moyenne vers 11h et c'est encore trop tard. Ce sont des briseurs de job. J'ai connu un chevreuil qui avait fini avant 10h sa route et son surtemps! Maintenant, il s'est calmé, a compris les enjeux, est même devenu délégué de son bureau et a un comportement exemplaire.

Le chevreuil trie ses circulaires dans son casier quand il revient au bureau. Du bénévolat donné à l'employeur parce que les circulaires sont prêtes pour le lendemain. Le chevreuil utilise, la plupart du temps, son véhicule. C'est plus rapide pour se rendre sur sa route et n'a pas d'attente de taxi.

Comme l'explique mon confrère, les boss apprécient les chevreuils. Les boss suivent et soupçonnent ceux et celles qui finissent tard et qui réclament des heures supplémentaires sur leur propre route. Les routes sont de plus en plus grosses, mais les chevreuils trouvent toujours le moyen de finir pour 11h sinon moins!

Pour le chevreuil, l'heure à laquelle il finit est toujours trop tard.

Le chevreuil est asocial et participe peu ou pas aux activités organisées par les consoeurs et confrères du bureau.

Le pire, si un chevreuil lit ce texte, il va dire que c'est moi le méchant et va m'en vouloir de « dénoncer » ce comportement. Qu'il sache que je ne le vise pas personnellement, je vise la situation qui est ridicule.

Qu'il sache que moi aussi j'aime finir tôt. Que moi aussi, il m'arrive de finir vers midi. Mais le chevreuil peut réussir cet exploit même avec un volume de courrier élevé, 30 circulaires à livrer plus une tempête de neige! J'exagère?... OK, disons 20 circulaires!

Après mon party de bureau hier, j'ai su que mon texte a causé toute une commotion. Certains se sont sentis visés par mes propos. Je l'ai écris et je le répète, ce texte ne vise personne et est ma vision de ce que signifie un chevreuil. La personne qui a fini sa route et son surtemps à 10h n'a jamais travaillé à mon bureau. Celui ou ceux qui pensent que je parlais d'eux sont dans le champs.

dimanche 12 décembre 2010

Namco museum Megamix Wii



Pac Man revient dans une nouvelle aventure. Encore une fois, Namco intègre leurs classiques de l'époque comme Xavious, Dig Dug 1 et 2, Galaga, Mappy, nommez-les!












Pour ce jeu, Pac Man n'a pas de jambes ni de bras. Bref, c'est l'évolution à l'envers! Pac Man roule, saute, prend son élan, s'agrippe avec la bouche pour ne pas tomber, bouffe des Pac dots (il doit en manger un minimum pour continuer le tableau, sinon il est bloqué. C'est un jeu de labyrinthe classique, en 3D, avec bien sûr, les fantômes à vos trousses!

Pas facile à contrôler avec le Nunchuk, vous pouvez recommencer encore et encore pour la simple et bonne raison que vous manquez de dextérité.



Quand vous commencez votre partie, Pac Man atterrit dans une sorte de terrain de jeu. Vous choisissez à quoi vous voulez jouer. Vous avez l'arcade où tous les classiques sont réunis, un jeu de glissade où, avec le viseur, vous devez éliminer les insectes qui attaquent (ce jeu peut être joué en multijoueur), un jeu de tank (voir image), etc. Bref, vous avez l'embarras du choix!



Pour les nostalgiques, c'est le jeu idéal. Les jeux me rappelaient mon adolescence quand je visitais, avec des amis, l'arcade au centre d'achat avec mon rouleau de 25¢. Je me souviens de tous les titres proposés. Même que je possédais certains jeux sur l'Atari 2600 (Dig Dug). Excellent rapport qualité-prix, moi, j'aime bien. Ce jeu passe-partout pourrait être une belle surprise sous l'arbre de Noël.

Acheter ce jeu.

jeudi 9 décembre 2010

Maman poule

La mère de mon fils est arrivée 30 minutes en retard au rendez-vous au CLSC. Évidemment, elle avait une bonne raison, elle a toujours une bonne défaite pour participer le moins que possible (c'est mon impression) et je trouve cela bien dommage.

Donc, la dame que nous rencontrions nous a fortement suggéré de laisser un peu de corde à notre fils. Survint alors une réponse que je n'attendais pas : « Va falloir que je me fasse à l'idée! » Quoi? Une maman poule?

Ça fait deux ans que je dis que mon gars est assez grand pour marcher 10-15 minutes après l'école, qu'il n'a qu'une côte à monter. Depuis la maternelle, même certaines journées où il devait aller chez sa mère, j'étais obligé de lui faire un lift pour l'amener chez sa mère... Quand elle ne pouvait pas le déposer à l'école, elle payait le taxi...

La raison? Simple, elle demeure sur le territoire d'une autre école donc « c'est loin ». Malgré tous les événements, je me suis battu pour qu'il reste à la même école.

D'après moi, ça va lui faire le plus grand bien de marcher un peu. Il est capable de le faire. Je parlais avec un confrère de travail et il m'expliquait que les mères avaient plus de misère à laisser leur garçon et les pères, leur fille.

Les mamans et les papas qui me lisent, si vous avez un enfant en 5e ou 6e année, avez-vous cette réticence? J'ai une école primaire sur ma route de facteur et à l'heure du dîner, je vois des enfants plus jeunes que le mien (et de beaucoup) marcher pour aller dîner à la maison. Même moi, à son âge, j'allais chez moi pour le dîner et je marchais le trajet.

Mon gars manque d'autonomie, je le sais. Depuis quelques mois, quand il ne voulait pas participer à nos activités (c'est-à-dire presque tout le temps) nous le laissions à la maison. Ce n'était pas vraiment dangereux, il restait dans le sous-sol et jouait à l'ordinateur.

Hier, quand j'ai été le porter chez sa mère, j'ai jasé avec elle. Elle m'a dit vouloir attendre après les fêtes. J'ai insisté pour commencer tout de suite, il fait plus froid en janvier. Je n'ai pas eu de réponse. Finalement, elle m'a appelé pour me dire qu'aujourd'hui, fiston allait faire le chemin entre l'école et la maison. C'est lui qui l'a demandé. Il faut se déniaiser le secondaire commence dans quelques mois... beaucoup de travail en perceptive.

mardi 7 décembre 2010

La liste est créée (idée cadeau)

J'ai reçu quelques suggestions cadeaux. De là, j'ai crée une page avec des liens.

C'est le temps de m'écrire pour que j'ajoute vos idées.

L'objectif de la liste : aider ceux qui, comme moi, se casse la tête pour donner des cadeaux de Noël. J'aimerais beaucoup que la liste se rallonge. Je compte sur vous, à votre participation!

Consultez mes 2 billets précédents si vous désirez mieux comprendre ce que j'ai voulu faire.

Le lien est ici et sera en permanence en dessous du titre du blogue.

***Important***

Ceux et celles qui veulent m'aider, ajouter vos idées dans ce billet. Cela m'évitera de parcourir 2 ou 3 billets à la recherche des nouveaux messages concernant les cadeaux. Merci!

lundi 6 décembre 2010

Suggestion de cadeaux

Je fais un essai. Malgré le nombre peu élevé de commentaires, je crois que mon billet d'hier a intrigué beaucoup de monde.

Et si on créait une liste de cadeaux de Noël? Si la participation est grande et les choix nombreux, ça pourrait inspirer quelqu'un. Il pourrait piger dans cette liste. Vous savez, le fameux : « Ce n'est pas une mauvaise idée, je n'y avais pas pensé. »

Pas besoin d'écrire un truc qui sort de l'ordinaire, ça peut être un certificat-cadeau dans un endroit X, un livre, dc, jeu de société, abonnement à une revue, etc. Ça peut aussi être différent et original. Bref, toutes les idées sont permises, sauf les niaiseries qui ne tiennent pas debout!

Pour les auteurs, vous pouvez mettre vos titres avec un lien (e-bay, Amazon, site de l'éditeur, etc) pour l'achat en ligne. Les autres items, si vous avez des liens sur des sites, inscrivez-les.

J'ai besoin d'un minimum de 10 commentaires et/ou choix, sinon, je considérerais que cela n'intéresse personne. Si ce nombre est atteint, je vais créer, jusqu'à Noël, un lien juste en dessous du titre de mon blogue. Dans cette page, les visiteurs cliqueront pour aller voir les idées.

Si vous croyez, et avec le net, rien n'est sécurisé, que votre idée mérite d'être affichée, mais avez peur de dévoiler votre secret à la personne qui va le recevoir, envoyez-moi un courriel.

Ne perdons pas trop de temps, il ne reste que 19 jours avant Noël!

Ho, ho, ho! À vos claviers!

dimanche 5 décembre 2010

Le stress de Noël

Oui, j'aime Noël et la période des fêtes. J'aime voir ma famille, mes oncles, tantes, cousins, cousines que je ne vois presque plus. J'aime voir ma belle-famille. Mais je me suis rendu compte qu'il y a une chose que je ne supporte plus, que brise la féérie de Noël : les cadeaux.

Le public sac a un pouce d'épais, le numéro spécial de Protégez-vous, les émissions de télévision sur les gadgets trop cher et qui seront à moitié prix dans un an car désuet, le Boxing day, etc. Je me sens étouffé.

Le pire c'est que, dans la société d'hyperconsommation dont nous vivons, quand nous voulons de quoi, nous partons le chercher. Made in China, il est brisé trois mois plus tard, pas grave, on retourne en acheter un autre.

Les enfants, ma blonde et moi-même ne savons même pas quoi demander pour Noël donc je dois deviner ce que les autres aimeraient avoir. Je le sais même pas pour moi, comment le savoir pour eux???

Pour mon gars c'est simple, des jeux vidéos. Je me casse les méninges à trouver quelque chose qui pourrait l'éloigner de la console, mais ses autres suggestions sont des bonhommes de je ne sais trop quelle série télévisée. La plus vieille, elle, demande de ravoir ce qu'elle perd pendant l'année! Imaginez-vous donc qu'elle avait perdu son portefeuille avec sa carte d'autobus. Où les a-t-elle retrouvé? Dans sa case à l'école! Ça doit être un puissant bordel! Imaginez-vous sa chambre maintenant!

Sérieusement, elle a perdu son lecteur mp3, la manette d'un DVD portable utile quand nous montons en Ontario rendre une visite à ma belle-soeur et bien des objets que j'ai oublié. Les enfants se disent (et probablement que j'étais pareil à leur âge) « Pas grave, mon père va m'en acheter un autre, il va au guichet et l'argent sort! »

Noël s'en vient, je suis en vacances, je pourrai magasiner un lundi avant-midi quand il n'y a pas trop de monde dans les magasins et tenter de trouver le cadeau idéal. Honnêtement, j'ai hâte que ma conjointe accepte qu'on ne se fasse plus de cadeau, ça va être un casse-tête de moins! Joyeux Noël!

samedi 4 décembre 2010

Youppi! Les vacances!

Ça y est, j'y suis arrivé, mes vacances ont commencé hier et dureront 4 semaines, après le jour de l'an.

Rien de bien palpitant de prévu, du repos, me vider le cerveau du travail et tenter d'avancer mes projets. Je vais rester seul (avec le chien et le hamster!!) à la maison. Je vais vivre au jour le jour... pas de stress avec ça!

Je commence lundi avec un bon massage (un vrai, un thérapeutique pas celui que vous pensez ;-)). Hier je voulais veiller et je suis tombé au combat à 21h pour me lever à 8h30. Ça fait du bien, j'en avais besoin!

jeudi 2 décembre 2010

La peur - Gabriel Chevallier



L'aventure d'un soldat français dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale.

Quand la Deuxième Guerre mondiale a commencé, l'oeuvre de Chevallier a subi le même sort que celui d'Edlef Koppën, c'est-à-dire qu'il a été retiré des tablettes afin de protéger la propagande française sur le front. La seule différence : l'un l'a fait volontairement, par patriotisme, l'autre était pour ne pas nuire aux enjeux mégalomaniaques de ses dirigeants politiques.

En 1914, l'armée française possédait encore leur vieil uniforme d'armée avant 1900. Trop voyant, les Allemands pouvaient les voir de loin de les abattre plus facilement quand les soldats sortaient des tranchées. Vient ensuite l'uniforme bleu ciel. Le surnom qu'on avait donné à cette armée était les Poilus!

L'auteur raconte ce que le soldat ressent le plus en attendant les ordres (ou la mort) dans les tranchées : la peur. Cette peur qui en gèle certains et qui en motive d'autres. Sortir des tranchées, sous le feu nourri des mitraillettes allemandes, avancer coûte que coûte malgré les compagnons d'armes qui meurent autour de toi, tuer l'ennemi à la baïonnette, etc. Tout ça pour gagner une parcelle de territoire et la perdre, souvent, après une contre-attaque.

Note : Ici, après avoir lu ce livre je savais que ce n'était pas plus rose dans le clan Allemand. J'avais une perception différente de cette mutinerie.

Le soldat visite l'hôpital où il nous explique ce qu'est une bonne blessure pour que la guerre, comment d'autres souffrent d'éclats d'obus quelque part dans la cache thoracique, l'amputation, etc. Une vraie boucherie croyez-moi!

Chevallier raconte aussi la perception de la guerre par les plus âgés. Époque complètement différente de la nôtre, ces hommes auraient aimé participer à la guerre et avaient une grande fierté de côtoyer leurs soldats. Un fils devait revenir avec une distinction, ce n'était pas assez de revoir en vie, en un morceau...

Un excellent livre sur le Premier conflit mondial, intégral à quelques mots près, j'aimerais lire d'autres aventures écrites par des soldats de pays différents, dont le Canada. En connaissez-vous?

Acheter ce livre.

mardi 30 novembre 2010

Quel match!

Hier soir, dans la LHCI (la ligue de hockey cosom intérieur, celle où, l'an passé, notre équipe a gagné les finales de la catégorie B avant de monter A), commençait les finales de l'automne.

Nous affrontions nos éternels rivaux, les Oranges, rebaptisés Blitzkrieg. Ils nous ont battus dans le seul match nous opposant en saison régulière. Nous les avions pas pris au sérieux et nous avons payé le prix. Honnêtement, je crois que cette défaite nous a ramenés sur Terre après environ 15 matchs de suite sans défaite.

Dans cette ligue, il n'est pas rare, pour ne pas dire commun, de voir un pointage de 10 buts et plus pour une équipe, quand ce n'est pas les deux. 3 contre 3, ça donne beaucoup d'ouverture de jeu et le gymnase de l'école primaire est plus petit que le secondaire ou un gymnase régulier.

Après une période, c'était 1-0 pour nous. À deux reprises, nous tirions de l'arrière par 2 buts. À chaque punition, ils nous faisaient payer notre indiscipline. Nous perdions 3 à 1 quand Luc a marqué deux buts rapides en fin de période.

Nous avons débuté la troisième en force. Mathieu manque son tir sur réception et atteint le poteau. Le gardien adverse avait des jambières énormes, qui couvraient une grand superficie du but (surtout quand il faisait le grand écart), il fallait viser le haut du filet, du côté de la mitaine.

Le plan du match était fort simple. Leur équipe est plus jeune que la nôtre, ils sont plus nombreux, nous devons jouer l'homme, rester dans leur culotte, ne pas leur laisser la chance de penser. La troisième se termine, c'est 5 à 5. Nous allons en prolongation, une première, je crois.

Même pas 30 secondes de jouer, Max bat le gardien avec un tir du poignet, top net! Nous sommes accourus sur Max et sautions comme des enfants, fiers de cette victoire. On m'a dit que moi et Pat, le gardien, avons fait une grande différence en jouant un match parfait en défensive. C'est le fun, parce que j'essaie d'appliquer leurs conseils et ce n'est pas toujours évident.

Prochain match,lundi prochain, comme les Gaspésiens, la seconde équipe qui nous a battus en saison. Ça risque d'être intéressant!

dimanche 28 novembre 2010

La critique

Tiens, c'est à mon tour d'argumenter un peu sur ce sujet déjà traité sur les blogues de Jonathan Reynolds et Philippe-Aubert Côté.

Je crois que la critique permet à celui qui la reçoit de s'améliorer ou de comprendre pourquoi son oeuvre bloque quelque part. Sommes-nous des critiqueux professionnels? Non! En tout cas, pas moi, je donne mon feeling sur les expériences que j'ai vécues.

Ce qui est bien avec les blogues, c'est, par exemple, des auteurs qui peuvent lire ta critique et t'en faire un commentaire. Personnellement, ça fait 2 fois que j'ai des messages sur Facebook pour des questions à propos de mon blogue. Comme les commentaires que tu laisses, c'est motivant de savoir qu'on est lu et apprécié.

Dans une critique, il faut expliquer pourquoi on aime ou on n'aime pas. Trop souvent, la méchanceté fait place à la critique, des fois guidée par la jalousie, des fois, parce qu'on n'aime pas un auteur en particulier. Nous ne pouvons pas tous aimer les mêmes trucs, ni nous entendre tous à la merveille sans qu'il y ait, de temps en autre, des frictions. Un outil génial a été créé pour régler ces litiges et cela s'appelle le dialogue!

Sur les blogues comme dans les journaux, des gens ont acquis une certaine notoriété dans le domaine de la critique. Encore là, il faut en prendre et en laisser. Le pire piège dans lequel un auteur pourrait tomber serait de vouloir faire plaisir à ceux qui le déteste au détriment des fans.

mercredi 24 novembre 2010

Google translate et Yahoo Babel fish

Dans mon temps (oups, je viens de prendre 10 cheveux blancs de plus), quand le professeur d'anglais me donnait un devoir, je devais chercher dans mon dictionnaire Harrap's et le Robert, épais comme une brique.

Maintenant, un outil très pratique est utilisé par les étudiants pour traduire leur devoir d'anglais et j'ai nommé Google Translate. Pas parfait, loin de mettre les bons mots (par exemple, sur Yahoo, le poisson ne traduit jamais les mots comme don't ou isn't à cause de la présence de l'apostrophe.

Donc, j'ai intercepté la plus vieille à faire son devoir sur Google Translate. Où est l'effort? Comment va-t-elle comprendre le sens des mots et des verbes s’il n'y a pas un tantinet de recherche? Déjà que les cours font pitié et sont trop rare dans l'horaire de l'enfant, si on les laisse utiliser la loi du moindre effort, ils vont régresser au lieu de s'améliorer. Et pendant un examen, que va-t-elle faire sans son google translate? Elle va faire ses recherches sur son cellulaire?

Google translate et Yahoo Babel fish sont des outils très utiles, mais ne doivent pas être utilisés comme une béquille pour les élèves. J'ai eu le droit à une belle baboune!

lundi 22 novembre 2010

Le non fantastique

Mes idées arrivent par flash.

Entre amis ou confrères et consoeurs de trav,ail nous parlons de tout et de rien. C'est de cette façon que je trouve ma dernière idée.

Je trouve bien des idées en travaillant. Je marche, les écouteurs aux oreilles pour écouter la radio, et je ne pense pas à grand-chose. Je traîne du papier avec moi et quand une idée nait dans ma tête, je la prends en note.

Donc, pour revenir à mon sujet principal, j'ai trouvé une idée pour un roman non fantastique. Je vais m'inspirer de mes propres expériences, mais de ce que les autres m'ont raconté. J'ai noté quelques faits. J'ignore comment cette aventure va se conclure, mais ça pourrait m'ouvrir les portes de certaines maisons qui publient de la littérature plus générale.

C'est un nouveau défi!

Donc, pour le moment, j'ai 1 nouvelle fantastique que je réécris et je travaille sur la suite de mon roman non publié, mais en attente d'une réponse, plus ce roman qui vient de s'imposer! J'ai même un premier jet, que je dois recommencer à zéro, d'un roman pour les 7-12 ans. Où vais-je trouver le temps et la discipline pour mener ces projets à terme?

samedi 20 novembre 2010

Mario Kart Wii



Nintendo reprend tous ses classiques et les adeptes à la Wii. Mario Kart n'y échappe pas.



Dans la boîte, il y a un volant en plastique dans lequel vous insérez une manette Wii. Vous conduisez avec le volant devant vous, dans les airs!



Avant de commencer, vous choisissez votre Mii. Ensuite, vous sélectionnez le type de compétition que vous voulez (grand prix, contre-la-montre, 2 contre 2, etc.). Vous prenez un des personnages présents, bons et vilains avec son bolide et la course que vous vous faire. Quatre courses vous sont proposées et vous pouvez en débloquer quatre autres, en gagnant chaque course dans chaque catégorie (50 cc, 100 cc et 150 cc).

Chaque grand prix contient quatre courses. Vous accumulez des points et celui qui en a les plus à la fin, gagne le trophée.

Comme Mario Kart dans les consoles précédentes, la course se déroule à un rythme effréné. Ramassez des boîtes avec un ? pour acquérir une carapace de tortue (que vous pourrez lancer sur un adversaire), des pelures de banane (que vous pourrez laisser derrière vous et piéger ceux qui vous suivent), un nuage avec des éclairs, etc.



J'adore ce jeu. Je vous le recommande. Un, parce que ce n'est pas compliqué comme un simulateur de course et deux, parce que l'univers Mario Bros. est très bien exploité. J'ai du plaisir à jouer à ce jeu seul ou contre quelqu'un. Une excellente idée-cadeau pour Noël.

Acheter ce jeu pour des heures de plaisir.

jeudi 18 novembre 2010

Damné!?

Hier, j'ai reçu un courriel dont je ne m'attendais pas du tout.

Biscuit Chinois m'informait qu'après tergiversations, insomnies et autres angoisses le numéro 14 sortirait enfin. Je n'étais même pas au courant que la revue était en difficulté. Encore un effet direct des coupures fédérales?

Après PopFiction, Virages dont on ne sait trop, Biscuit Chinois a failli m'annoncer la même mauvaise nouvelle.

Et Nocturne, qu'est-ce qui arrive avec le fanzine? Je me demande si un numéro est paru cette année. Mort lui aussi? J'espère que tout cela va se stabiliser et que le monde des fanzines et des revues va continuer. Vous avez des scoops? Partagez-les!

mercredi 17 novembre 2010

Marilyn, le dernier secret - William Reymond



Une nouvelle enquête sur le tragique destin de Marilyn Monroe.

Loin d'être un fan de Marilyn, ce livre a piqué ma curiosité. J'étais intrigué par les révélations que l'auteur ferait (grâce à la description sur la jaquette) afin de trouver la vraie raison de la mort de la Blonde.

Mon billet sera court, je ne voudrais pas révéler accidentellement des éléments de l'enquête que vous devriez lire dans ce livre.

Par exemple, il nous révèle que la Fox a travaillé fort pour détruire l'image de l'actrice. Le studio s'enlisait dans un gouffre financier avec le tournage de Cléopatre avec Élizabeth Taylor et quelqu'un devait payer pour ces déboires.

John F et Robert F Kennedy ont-il eu un rôle à jouer dans la mort de Marilyn? Meurtre ou suicide? L'actrice était-elle en perte de contrôle de sa carrière et de sa vie avant le tragique événement du 4 août 1962? Thomas Noguchi a-t-il bâclé son autopsie? L'auteur nous propose des pistes nouvelles et dément par des preuves solides certaines rumeurs qui ont traversé les décennies.

Certains ont menti, d'autres ont été engagés par le FBI ou le sénat américain pour cacher la véritable cause de la mort. Les soupçons de l'auteur se dirigent ailleurs, sur un chemin inconnu. Il utilise des livres, des reportages et des enquêtes de magazine pour tenter de trouver la vérité. Bien des éléments ont été cachés au public et pas seulement Marilyn Monroe. On peut penser à l'assassinat de John F Kennedy ou le décès d'Elvis Presley.

Un livre très intéressant, une enquête menée avec le souci des détails, un excellent choix! C'est sûr que je vais me procurer son enquête sur JFK.

Pour en connaître plus sur l'auteur : www.williamreymond.com ou pour acheter ce livre.

dimanche 14 novembre 2010

École publique (suite)

Je reviens sur le sujet, mais avec une école secondaire. Pendant ses dernières années au primaire, la fille de ma conjointe participait à un programme de volleyball. Elle apprenait comment recevoir le ballon en manchette, le retourner en touche et faire les 3 passes avant de lancer le ballon chez l'adversaire. Seule différence avec un vrai match : lors du service, les filles devaient arrêter le ballon avec leurs mains et le relancer dans les airs en direction d'une coéquipière.

De plus, j'ai jasé avec ce professeur d'éducation physique. Il m'a avoué qu'il menait ce projet par passion et après les cours. De plus, il pensait comme moi sur bien des sujets vis-à-vis le temps et l'argent dédiés aux sports.

Il a recommandé à ma conjointe l'école Jean-de-Brébeuf où il y a une concentration volleyball (à ne pas confondre avec un programme sport-études). Les premiers doivent pratiquer minimum 3 fois par semaine, le deuxième, je l'ignore, mais c'est beaucoup moins.

En secondaire un, les filles dominaient déjà. Alors imaginez une année de plus...

Il a recommandé l'école Jean-de-Brébeuf où il y a une concentration volleyball (à ne pas confondre avec un programme sport-études). Le premier doivent pratiquer 3 fois par semaine, le deuxième, je l'ignore, mais c'est beaucoup moins.

Hier, je suis allé voir une petite compétition entre quelques écoles. J'étais impressionné par le jeu des filles. Service précis en lançant le ballon au-dessus de la tête, smash, saut au filet, esprit d'équipe (cris d'équipe, chanson, rythme (vous devriez les voir frapper dans les mains et taper du pied lors d'un arrêt de jeu). Elles sont trop fortes et de beaucoup. Chaque partie s'est terminée par un massacre! On les entendaient dire que c'est plate.

Je dois vous avouer que les filles sont en shape! On oublie le gras. À part quelques petites joueuses (qui n'empêchait en rien la qualité de leur jeu), toutes les filles ont des jambes musclées. Je sais que la semaine, elles pratiquent l'entrainement physique pour améliorer le cardio.

La nôtre participe à des compétitions provinciale d'athlétisme au PEPS.

J'ai vu l'entraineur, une dame qui adore ce qu'elle fait et ça parait, parler aux filles après un mauvais jeu. Et là, tu écoutes! Si elle dit bleu, t'as pas intérêt à dire rouge!

Je veux bien croire à l'importance d'avoir son derrière assis sur une chaise et d'écouter un professeur expliquer sa matière, mais on dira ce qu'on voudra, le sport est une belle façon d'entretenir nos jeunes.

J'essaie d'encourager le mien à jouer au football l'an prochain. L'école secondaire où il risque d'aller a fait construire un terrain et des installations cet été. Il est costaud et grand, mais il manque de coeur. Je suis certain que l'activité physique l'aiderait. Dommage.

vendredi 12 novembre 2010

Seul dans le noir - Paul Auster



Un vieillard, August Brill, critique littéraire à la retraite vit, depuis la mort de sa femme, dans la même maison que sa fille et sa petite-fille. Il raconte sa vie en utilisant une histoire parallèle.

Owen Brick se réveille dans ce monde parallèle où l'Amérique a de nouveau fait sécession et où la guerre sévit une seconde fois. Cette histoire, c'est le grand-père qui la raconte alors qu'il souffre d'insomnie.

L'auteur se promène avec aisance d'un monde à l'autre. L'aventure est entrecoupée des souvenirs du vieillard. Intéressant, bien monté, j'aimais vraiment cette Amérique qui n'a pas connu la guerre en Irak, le 11 septembre 2001, l'ancien président Georges W. Bush (il est là, mais occupe une autre fonction). Et surtout l'idée que si Owen Brick veut revenir dans sa réalité, il doit assassiner l'auteur!

Finalement, Brill termine brusquement son histoire. Katya, sa petite-fille qui a le sommeil agité depuis la mort de son mari entre dans la chambre de son grand-père. Et là, jusqu'à la dernière page, il nous raconte ses péripéties avec sa grand-mère. J'ai trouvé ça pénible, parce que j'appréciais beaucoup ce monde parallèle.

C'est un roman qui se lit bien, intéressant, mais sans plus. J'ai trouvé que les infos utiles à comprendre la tristesse des trois personnages (Brill, Miriam, sa fille et Katya, sa petite-fille) étaient concentrées dans une vingtaine de pages. J'ai trouvé que ça manquait de coconsistance et d'actions. Comme je me le fait reprocher pour mes propres histoires, c'est trop long avant qu'il se passe quelque chose.

Acheter ce livre.

jeudi 11 novembre 2010

L'incident - Pierre H. Charron



Simon et David sont des amis inséparables, pour ne pas dire des frères de sang. Simon est victime de saignement et lui fait voir des tragédies à venir. Les deux amis tenteront d'empêcher l'incident...

Pierre H. Charron nous amène d'un endroit à un autre, avec des personnages et des événements différents, maîtrisant son récit avec brio jusqu'au dénouement final. L'auteur sait où il s'en va et cela paraît. Chaque scène a pour but de lever un soupçon sur quelqu'un. Avec Simon et David, nous tentons de découvrir qui sera victime de la tragédie. Sur ce, je peux dire que j'ai adoré la façon proposée par l'auteur.

L'auteur a un talent indéniable pour les mots et les phrases. Je suis d'accord avec Richard Tremblay pour les quelques lacunes, mais l'histoire est si joliment racontée qu'on oublie ces erreurs. D'ailleurs, s'il y en a un qui fait des fautes et qui se fourre dans les temps de verbes, c'est bien moi! Mais ça, c'est une autre histoire...

Même si cela est nécessaire de connaître tous les personnages pour arriver à la conclusion, j'avoue que j'ai eu le même sentiment que ma critique précédente. J'étais agacé d'être propulsé un peu partout. Ce qui fait que je n'arrive peu ou pas à m'attacher à un personnage. Ça me laisse un peu froid sur la suite des événements. Cet effet, je le vis chaque fois qu'une histoire est écrite ainsi.

L'incident est un bon récit qui nous tient en haleine et qui, malgré mon chialage dans le paragraphe précédent, nous fait suspecter chaque personnage. Vous devez vous le procurer. Au prix qu'il coûte en plus, cela ne vous cassera pas! Les novellas sont toujours amusantes et divertissantes.

Acheter ce livre.

mercredi 10 novembre 2010

Le marché et la concurrence

Hier, j'ai reçu une lettre recommandée. La factrice avait même deux signatures à me demander, ce qui est très très très très rare!

J'ouvre la fameuse lettre et je constate qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour le monde de l'édition, Popfiction tire sa révérence. La lettre explique comment l'éditeur procédera à la fermeture. J'hésitais avant de l'écrire, mais finalement j'ai décidé de le faire.

Ce que ça change pour moi? Bien, ma nouvelle Au-delà du rêve, redevient orpheline. Heureusement, les gens de l'atelier ont accepté de la lire pour m'aider à l'améliorer. Je vous en remercie, dans cette ère de vitesse extrême, des fois, on n'a plus le temps de rien faire.

Sur ce, je souhaite à Stéphane Vallée, éditeur, du succès dans ses autres projets. Je ne l'ai jamais rencontré, mais il m'a paru sympathique et honnête, deux qualités que j'apprécie.

lundi 8 novembre 2010

Titanic 2012 - Christophe Lambert



Pour commémorer le centième anniversaire de la tragédie (14 avril 2012), un milliardaire a fait construire un hôtel et un musée 3800 mètres sous la mer permettant aux touristes de voir la célèbre épave.

Réglons d'abord la première question : l'auteur. Non, ce n'est pas la vedette de la série Highlanders, mais un auteur de science-fiction français. Je commence avec cette précision puisqu'il le fait lui aussi au début de son roman.

Ce livre n'est pas récent, il date de 1999. On parle largement du film de James Cameron et de l'acteur Leonardo DiCaprio.

L'auteur a tenté de créer divers outils qui pourraient exister 13 ans après la sortie de son livre. Malheureusement, à deux ans de la vraie date, j'ai plus le goût de rire que de dire qu'il était visionnaire. L'auteur invente à profusion des noms d'appareil futuriste dont certains ne sont plus utilisés depuis des années. Exemple : un walkman laser (lecteur mp3, qui écoute de la musique avec un discman?), mondovision (pour la télévision mondiale), data disc (pour disquette), databloc (iPad?), etc.

Par contre, Lambert a un sacré talent de vulgarisation. Je n'étais pas perdu dans les termes techniques de physique ou de construction. Plusieurs dessins bien détaillés venaient appuyer ces explications. La deuxième partie du roman est entièrement consacrée aux détails du Coeur de l'océan (le nom du projet) et quoique cela peut sembler très utile et crédible, je me demande si cela était nécessaire.

Évidemment, il y a des méchants qui ne veulent pas que le projet aboutisse. J'aurais préféré que l'auteur se concentre sur ses personnages et sur les rebondissements. J'ai eu l'impression que Lambert a mis des méchants parce qu'il devait en mettre, sur ce, l'effet est raté.

Après chaque lecture d'un roman au narrateur omniscient, je comprends de mieux en mieux pourquoi mon professeur (Élisabeth Vonarburg, pour ne pas la nommer) insiste pour qu'on utilise un narrateur aligné sur un personnage. Dans la première partie, j'étais complètement perdu dans les personnages. Qui faisait quoi? Qui allait où? Qui se faisait payer pour accomplir quoi? À chaque chapitre, l'auteur me lançait dans les bureaux ou la maison d'un nouveau personnage et ce n'était pas facile à suivre.

Par contre, à la troisième partie, quand l'action commence vraiment, on veut savoir comment ça va finir. Je suis resté accroché aux pages et j'ai lu ce livre en 3 jours. L'action est bien menée.

Pour vous faire une idée, c'est Jurassic Park, mais avec le Titanic. C'est l'océan la menace au lieu des dinosaures. Beaucoup de films ou de chansons vieillissent mal, c'est le cas de Titanic 2012. Un bon divertissement quand même.

vendredi 5 novembre 2010

Destination : Afghanistan

Dimanche, je suis invité à un brunch en l'honneur de la cousine de ma conjointe. Elle est militaire, section médecine. Elle part pour l'Afghanistan dans quelques semaines.

Ce billet n'est pas un défoulement contre la présence du Canada en Afghanistan. Je connais trop peu de choses sur l'intervention en Afghanistan pour affirmer quelle est bonne ou mauvaise. Je lève mon chapeau à ces hommes et à ces femmes courageux (courageuses) qui maintiennent la fragile paix dans ce coin du globe.

Je voulais surtout écrire que ça me fait bizarre de connaître quelqu'un qui doit laisser enfants et conjoint seuls pendant des mois. Je ne suis pas pour la guerre. Ça n'a apporté que le désespoir, la tristesse et le malheur. Malheureusement, certains extrémistes ne comprennent que de cette façon et je trouve ça désolant pour la population des pays concernés et pour celle des pays qui participe aux missions de paix.

Les soldats sur le terrain font face à un réel danger et j'en connais une qui sera au front. Que puis-je dire autre que d'espérer qu'elle revienne en vie et avec tous ses morceaux?

mercredi 3 novembre 2010

Contre Dieu - Patrick Senécal



Un homme apprend que sa femme et ses deux enfants sont morts dans un tragique accident de la route. Sa vie bascule, perd tout son sens. Cet homme, c'est toi.

Deux questions te brûlent les lèvres : pourquoi moi? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?

Alors, tu pètes les plombs. Tu vois la moindre banalité sous un autre oeil, le bonheur des autres deviennent illusion, si fragile, si facile à détruire. Pourquoi ce couple est-il heureux? Pourquoi ces enfants reviennent-ils à la maison? Ta routine quotidienne est du passé, pourquoi toi?

Tu refuses toute aide. Ils ne comprennent pas ta douleur. Personne ne peut la comprendre. Toi, qui avait une vie rangée, souffre comme jamais tu n'as souffert, pourtant les délinquants, ceux qui cherche les aventures et la drogue ne sont pas victimes d'une tragédie comme la tienne. Pourquoi?

Déçu par Le vide et Hell.com, c'est avec une certaine curiosité et beaucoup d'espoir que j'ai acquis ce livre hier, quelques minutes avant la fermeture des magasins. Je n'avais rien lu des extraits ni chercher à en lire. Je voulais que Patrick Senécal me fasse à nouveau tomber sous le charme de son style unique, de ses idées noires, de son talent à exploiter le côté sombre des gens. Vous savez quoi? Mission accomplie!

Je n'ai pas pu fermer ce livre avant d'être rendu à la dernière page. Aucun point à la fin d'une phrase, quelquefois coupée par un dialogue, je me sentais obligé de lire ce livre... jusqu'au bout!

Chaque phrase amène sa remise en question, chaque geste inopportun trouve sa raison, c'est 105 pages qui défilent à un rythme endiablé.

Sombre comme seul Patrick Senécal peut le faire, Contre Dieu m'a confirmé que l'auteur peut revenir à la base, oublier ces milliardaires blasés dont on ne peut s'identifier et parler des gens en général.

Acheter ce livre.

mardi 2 novembre 2010

À quel âge commence l'autonomie?

Ça fait longtemps que je me pose cette question. Nous avons pris l'habitude de protéger nos enfants, de tout faire à leur place, mais est-ce que nous leur nuisons plus que nous les aidons?

Par exemple, à l'Halloween, de jeunes enfants cognent aux portes afin de récolter des bonbons. Papa ou maman sont présents, mais assis dans l'auto. L'enfant embarque dans l'auto jusqu'à la maison suivante.

Juste vous informer que je ne demeure pas dans un rang où chaque maison est séparée par un immense champ!

Les parents doivent être là, ça, c'est non négociable. Mais à pied, pas en voiture.

J'ai un autre exemple. Quand je pars travailler le matin, je vois un véhicule arrêter à certaines portes. Un garçon d'une douzaine d'années ouvre la portière et va livrer le journal. Il embarque dans l'auto de papa jusqu'au prochain client.

J'ai déjà livré le journal et ma mère ne s'est jamais levée pour le livrer à ma place. J'enviais un de mes amis dont le père livrait régulièrement le journal à sa place et lui, pouvait dormir.

Ma mère répétait toujours que si je pouvais faire ce que tu voulais, mais je devais m'organiser moi-même. Les lifts à l'école pour éviter l'autobus, le taxi pour éviter qu'il marche 10 minutes, je trouve tout cela bien exagéré.

Ado, à 2 reprises je suis revenu avec le bicycle sur l'épaule parce que j'avais eu une crevaison. J'étais dans le Vieux-Québec, j'habitais à Beauport (environ 2 heures à pied). Si je voulais voir des amis, l'été, j'utilisais mon vélo et l'hiver, je m'habillais en conséquence et je partais à pied.

Bref, je comprends qu'il faut les protéger, mais il faut leur laisser un peu de corde, non? Sinon, ils risquent de partir de la maison à l'âge de la retraite!

lundi 1 novembre 2010

Musique et écriture

Habituellement, j’ai besoin de calme autour de moi pour écrire.

Cependant, j’aime beaucoup choisir des chansons de circonstances en rapport avec ce qui arrive dans mon récit et les écouter en boucle pendant que j’écris. Ça me met dans l’ambiance. Des fois, les personnages sont à des endroits où il y a de la musique comme un spectacle, un bar ou une auto et j’indique quel titre joue.

J’essaie d’utiliser ces chansons comme atout pour moi et le lecteur. Et vous, avez-vous une technique particulière?

dimanche 31 octobre 2010

Halloween!

Hier, j'ai fêté l'halloween avec ma belle-famille. Le concept était d'être le plus mal habillé que possible. Pour le souper, nous avions droit à un souper capoté! Qu'est-ce que c'est que ça? Simple, chaque invité écrit sur une feuille un chiffre de 1 à 12 (ou 13, ou 15 ça dépend de ce que vous avez à offrir). Chaque numéro représente un plat ou un ustensile. Donc, vous pouvez commencer votre repas par le dessert et le finir par l'entrée et le manger avec vos mains! Voici donc ce que j'ai eu hier :

Entrée

Pudding
Serviette de table
Couteau
Cuillère

Plat principal

Spaghetti
Verre d'eau
Pain
Salade de macaroni
(comme vous le voyez, je n'ai pas reçu d'ustensile)

Dessert

Fromage rapé
Fourchette
Cure-dent
Beurre

Quelques chanceux ont fait le bon choix, les autres, comme moi, ont travaillé avec les moyens du bord!

Voici maintenant quelques photos :








Je n'ai pas d'images en train de manger mon spaghetti, mais je sais que quelqu'un l'a sur son appareil! À suivre!

jeudi 28 octobre 2010

Kolyma - Tom Rob Smith



L’église Sainte-Sophie est détruite et son prêtre, Lazare, est enfermé pour des raisons politiques. Sept ans plus tard, Staline meurt. Nikita Khrouchtchev veut faire du changement. Un rapport est publié dénonçant toutes les atrocités du régime stalinien. Leo Demidov, ancien agent repenti du MGB, maintenant aux homicides, voit sa famille menacée s’il ne délivre pas Lazare du goulag de Kolyma.

L’histoire débute en 1949. Leo, alias Maxime, gagne la confiance de Lazare et sa femme. Il fait enfermer le mari.

En 1956, la femme de Lazare, Anisya, qui a changé de nom pour Fraera, dirige un groupe appelé vorys. Le groupe kidnappe la fille adoptive de Leo, Zoya. Fraera donne un seul choix à Leo, libérer Lazare du goulag 57, en échange de la liberté de Zoya. Sinon, elle mourra ainsi que tous les membres de sa famille. Leo est prêt à risquer sa vie pour les sauver.

Smith a su me tenir en haleine du début à la fin. Ses connaissances du régime barbare soviétique sous l’ère de Staline et post Staline nous font vivre l’U.R.S.S. de la guerre froide. L’État qui contrôle tout, qui refuse tout dissident, qui cache les apparences aux yeux de la planète. L’auteur sait maintenir un suspense permanent tout en propulsant dans l’action.

Depuis la chute du mur de Berlin, bien des livres et de la documentation nous parviennent et nous font comprendre ce qu’était le régime soviétique(commentaire de Richard Tremblay). Kolyma, en Sibérie, camp de travaux forcés, nous fait vivre l’histoire à la manière de Smith.

J’ai bien aimé Kolyma. Les quelques critiques que j’ai lues sont unanimes pour dire qu'Enfant 44 est encore meilleur. J’ai hâte de me le procurer!

Acheter ce livre.